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    Les réactions à Dun Laoghaire

    Jérémie Beyou en Irlande
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    Jérémie Beyou (BPI) : « Je me suis appliqué sur cette course. Parfois, ça finit par payer ! C’est déjà pas facile d’être devant, alors arriver à y être régulièrement et y rester…au bout du compte, t’es super content que toi. C’est top de claquer des étapes au Figaro ! C’est quelque chose qui ne se galvaudera jamais. Faire tout ça pour gagner une étape, c’est un truc, fabuleux, magique. C’est difficilement explicable ce que tu ressens une fois la ligne franchie. Ça fait du bien et vivement la prochaine ».

    Nicolas Lunven (Generali) : « Je prends avec bonheur cette seconde place parce qu’elle était dure cette course. C’était une étape de montagne. Tous ces grains à l’arrivée, ce n’était pas trop prévu au programme… avec le vent qui passe de 5 à 35 nœuds… Mais ça fait du bien de se battre et d’être récompensé à la fin. J’ai été dans le bon groupe tout le temps. Au début, j’étais entre 10 et 15. A Land’s End, j’étais troisième et après j’ai essayé de tenir mon rang jusqu’à l’arrivée. J’étais super content de la manière dont j’ai navigué. J’ai mal à mon genou droit. On s’est cogné de partout, il y avait beaucoup de mer, avec du vent. En plus, avec la fatigue, tu n’as plus trop les réflexes et tu te fais vraiment mal ».

    Adrien Hardy (Agir Recouvrement) : « On a toujours été groupé, et ça se joue au final. Cette nuit, j’en pouvais plus, alors je n’ai pas eu le choix que d’aller dormir. On était sous spi mais j’ai quand même dormi 3 ou 4 fois 20 minutes, ce qui est énorme. J’ai perdu pas mal de places mais je n’y arrivais plus : je voyais 2 spis à l’avant du bateau, c’était affreux… Alors j’ai arrêté mais du coup, ce matin, j’étais plus en forme que les autres, j’avais énormément d’énergie, vers 5 heures du matin, je me suis mis dessus. J’ai fait la route directe et ça a bien marché. »

    Morgan Lagravière (Vendée) (1er bizuth au général provisoire) : «Trois journées et trois nuits très difficiles dans de la mer et du vent fort : on n’avançait pas beaucoup… Je n’ai pas pris de plaisir, partagé entre l’envie de bien faire et la peur, parce qu’on s’est fait des sensations dans 35 nœuds sous spi. Ca partait dans tous les sens. Je suis évidemment content du résultat mais il va falloir se reposer, manger de vrais plats, faire le break avec le bateau et me changer les idées. Honnêtement, je me pose des questions quant à continuer sur le circuit Figaro ! Je suis content de voir à quoi ça ressemble parce que ce sont des régates spéciales et intéressantes, mais c’est tellement dur ! Parce que ça a été raide dès le départ de Caen. Et après, l’état de la mer était tel qu’on ne pouvait pas lâcher la barre… Le bateau allait à plus de 18 nœuds : c’est impressionnant. Et on se rend compte qu’on peut vite passer à l’eau quand on se fait balayer par les vagues et qu’on tombe tout le temps dans le bateau. »

    Gildas Morvan (Cercle vert) : « Une étape dure : on part déjà avec de gros grains au départ de Caen : 35 nœuds, ça annonçait la couleur ! On enchaîne ensuite le passage dans les cailloux au raz Blanchard… un peu chaud de nuit dans les cailloux ! Entre Guernesey et l’Angleterre on a eu droit à du près assez fort dans une mer démontée : on n’arrivait pas à se tenir ni à la barre ni à l’intérieur, c’était vraiment l’enfer ! Et pour finir sous spi dans 30 nœuds de vent, avec la fatigue ça a compliqué la tâche. C’était totalement impossible de dormir : la première nuit était compliquée dans les cailloux, puis en Manche à taper fort dans les vagues, ensuite on a eu petit temps sous l’Angleterre et enfin à fond sous spi pour finir. C’est décevant car il n’y a que l’arrivée qui me pénalise : à 20 milles j’étais encore juste derrière Nicolas Lunven qui finit deuxième… C’est un coup dur, ces deux spis explosés quand je les envoie et qui me font terminer 20e au lieu de 4 ou 5e, ça fait quand même du temps à rattraper. Déçu mais pas abattu je dirais !"