Manger ou ne pas manger, voilà la question du jour à bord de Hugo Boss. Ce tour du monde dure en effet plus longtemps que prévu et le duo formé par Andy Meiklejohn et Wouter Verbraak est obligé de faire attention à sa consommation. Le 60 pieds est actuellement à 1248 milles de la ligne d’arrivée qu’il devrait franchir dans environ une semaine pour prendre la septième place dans cette édition de la Barcelona World Race. Au départ, ils avaient calculé l’avitaillement nécessaire pour une centaine de jours de mer, mais ce jeudi est déjà le 104ème jour de course.
Selon les derniers calculs à bord de l’IMOCA, ils ne devraient cependant pas se trouver à court de nourriture. Meiklejohn incite même son co-skipper néerlandais à consommer du chocolat et des cacahuètes en expliquant que « cela ne servira à rien de les garder pour l’arrivée, » mais il reste néanmoins un inconnu de taille. Le vent en Méditerranée. Wouter, qui s’est fait une spécialité de la navigation et du routage, s’en méfie. « La Méditerranée est un peu bizarre en ce qui concerne la brise et de plus les prévisions ne sont pas très fiables. ». Il ajoute qu’un skipper espagnol, qui connaît bien ces eaux, lui a expliqué il y a quelques années qu’en Méditerranée il existe seulement trois types de vent : "le vent faible de face, le vent arrière faible et un vent fort de face", avant d’ajouter un quatrième scénario: "ou bien l’absence totale de vent…"









