Belle journée ensoleillée à Marseille

SNIM 2015
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Décidément, la grande course apparaît comme un serpent de mer pour cette 50ème édition. Opportunément annulée samedi soir pour cause de prévisions de vent un peu trop musclées dans la nuit, elle a tout autant été remise aux calendes grecques dimanche par peur d’une pétole galopante. Malgré un vent de 20 nœuds dans la matinée, le souffle d’Eole devait progressivement se transformer en râle d’asthmatique durant la journée, virant du Nord au Sud dans un demi-tour somnifère de la rose des vents. La réalité aura été moins sinistre, le vent gardant quelque vigueur en fin de journée. La faute à un anticyclone trop gonflé repoussant les moindres dépressions.

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Chez les IRC 1, 2 et 3, un apéro avec deux bananes, histoire de profiter des 15 nœuds de Mistral avant l’amollissement prévu. Puis un côtier, initialement de 16 milles, réduit à 13, avec une bouée au large de La Vesse et le tour du Frioul. L’A40 RC Glen Ellen V de Joël Xiberras et le GP 42 Team Vision Future de Jean-Jacques Chaubard s’adjugent les bananes (en temps compensé parce qu’en temps réel, c’est évidemment le VOR 70 SFS de Lionel Péan qui a fini devant) chez les IRC 1 et 2. Chez les IRC 3, victoires pour le Farr 36 d’Yves Ginoux Weekend Millionaire et le Sun Fast 3600 de Gilles Pages Tip. Sur le côtier, l’XP 44 Alizée de Laurent Camprubi et l’A35 Jin Tonic Sequel de Bernard Daurelle finissent la journée avec… la banane.

Chez les IRC 4 et les Grand Surprise, en rade sud, une première banane avec un vent très nord avant une pétole digestive, histoire de grignoter quelque chose, et un réveil éolien, timide mais suffisant pour éplucher trois nouvelles bananes. Côté sportif, chez les IRC 4, le JDK1010 de Frédéric Nicaise Sun Day, l’A31 de Christophe Heurtault Atlog et l’X34 Almogaver d’Antoine Illes (deux fois) ont pris les palmes du jour. Chez les Grand Surprise, Areva et Banque Populaire PC (trois fois) se sont attribués les victoires du jour.

La SNIM, Lionel Péan et son équipage en profitent pour peaufiner les réglages. “Sur les 900 Nautiques, on a pu travailler les manœuvres au large, ici on peaufine, on travaille le détail. En sachant que des bananes d’ 1,5 mille, avec ce type de bateau, c’est un peu dur. On n’a pas le temps d’envoyer le spi et on doit rester très conservateur dans les options en course.”