Armel Le Cléac`h améliore son propre record

Armel Le Cléac`h Banque Populaire VII
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Réalisant des pointes à plus de 35 nœuds sous les grains, Armel Le Cléac’h a franchi la mi-parcours en fin de nuit dernière, vers 4h30 avec déjà près de 350 milles d’avance sur le record établi en 2013 entre l’Espagne et les Bahamas (Route de la Découverte : 8j 16h 07’ 05’’) !

« On avance toujours très vite ce lundi midi après une nuit agitée avec pas mal de vent : l’alizé est plus soutenu que prévu avec 28-30 nœuds ! Et même s’il y a eu des grains, la trajectoire est très rectiligne depuis les Canaries. C’est bien d’avoir pu enchaîner les milles sur la moitié du parcours de cette Route de la Découverte. » indiquait Armel Le Cléac’h.

La situation météorologique est plutôt favorable jusqu’à mardi soir où, lorsque Banque Populaire VII approchera du 55° Ouest, les alizés vont souffler plus modérément : la vitesse moyenne va donc chuter mais tout de même rester au-delà des 20 nœuds alors qu’un nouvel empannage sera nécessaire pour finir le parcours jusqu’à San Salvador. Mais l’avantage de la configuration actuelle réside dans le fait que l’anticyclone des Açores est assez stable ce qui va réduire le nombre de manœuvres à effectuer, a contrario de Francis Joyon en 2013 qui avait dû enchaîner une quinzaine d’empannages depuis les Canaries…

« A 1 000 milles de l’arrivée, ce devrait être moins rapide que ces quatre premiers jours parce que le vent va mollir en approche de l’arc antillais. Je devrais avoir un empannage la nuit prochaine parce que l’alizé va passer au secteur Est aujourd’hui mais cela s’annonce pas mal pour la suite car je n’aurais pas d’autres manœuvres jusqu’à la longitude de Cuba. Je n’ai pas eu trop de changements de trajectoire et c’est bien sur un grand bateau : trois empannages avant les Canaries, un autre sous Gran Canaria. En revanche, j’ai dû changer de voiles d’avant et prendre des ris : je ne suis pas trop fatigué, mais nerveusement c’est un peu plus dur ! J’accuse un peu physiquement parce qu’il faut être sur le pont mais avec le vent qui faiblit, cela va me permettre de recharger les batteries… »