A bord de Spindrift

Trophée Jules Verne, 2015 © Yann Riou | Spindrift racing

Quatre degrés dans l’air, quatre degrés dans l’eau et 33 nœuds de vent de Sud-Ouest en provenance directe de l’Antarctique : l’atmosphère du Grand Sud est bien de retour ! Depuis hier samedi matin, les 473 milles de retard accusés par Spindrift 2 (son maximum dans le Pacifique) ont été balayés en seulement 36 heures. Avec bientôt 100 milles d’avance ce dimanche soir, c’est même un total de près de 600 milles repris sur Banque Populaire qui effectuait, à ce même moment il y a quatre ans, parmi les plus lentes heures de son périple.

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Les étraves de Spindrift 2 entrent dans une mer froide et hachée par presque 60 degrés Sud… soit cinq degrés plus bas encore que le Horn, le roc mythique de la pointe chilienne que les marins enrouleront a priori mardi matin. Alors que la nuit ne se couche même plus à ces latitudes, les marins, emmitouflés comme des cosmonautes, se relaient à la barre et sur le pont, œuvrant pour tirer le meilleur de la machine qui retrouve enfin du vent. En cette période de fêtes, ces heures de vitesse, avec une moyenne de plus de 33 nœuds sur les 4 dernières heures, sonnent comme de jolis cadeaux pour cette équipe qui a fait preuve de tant de patience la fin de semaine dernière passée au ralenti, sur un océan presque lisse.