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Cap-Martinique 2026. Sam Manuard et Erwann Le Mené vainqueurs en temps réel en POGO RC

© Marc Marsillon / Disobey. / Cap-Martinique

Sam Manuard et Erwann Le Mené ont franchi la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique 2026 ce lundi 11 mai à 13h12 heure locale (19h12), au terme de plus de 4 000 milles de course entre La Trinité-sur-Mer et la Martinique après 21 jours 2 heures 12 minutes et 12 secondes. La configuration de leur Pogo RC ayant un fort rating, leur handicap s’élève à 30 minutes par jour de course (soit 21 au total). Ils concèdent ainsi 11 heures au total à leurs poursuivants. Ainsi, Eric Guigné et Maxime Paul (Ose) doivent franchir la ligne d’arrivée aux alentours de minuit pour espérer l’emporter. Pour l’heure, l’arrivée de leur JPK 10.50 est estimée à 20h, soit 4 heures avant la deadline. Le compte à rebours est lancé !

Architecte naval reconnu, Sam Manuard fait partie des grandes figures de la course au large contemporaine. Derrière de nombreux bateaux performants engagés sur les plus grandes épreuves océaniques, il aime aussi naviguer sur ses propres créations. À ses côtés, Erwann Le Mené, maçon et maître d’œuvre, partage depuis plusieurs années cette passion du large et de la voile amateur engagée. Le duo soutenait l’association Guérir en Mer, qui accompagne les professionnels de santé confrontés à l’épuisement à travers la pratique de la voile. À bord de leur Pogo RC nouvelle génération, un bateau dessiné par Sam Manuard lui-même, le duo signe la première arrivée en temps réel de cette 3ᵉ édition, après une traversée menée aux avant-postes quasiment de bout en bout.

Ils ont su conserver un rythme élevé malgré une édition exigeante, marquée par des conditions météorologiques instables, des alizés peu établis et des choix stratégiques complexes. Le duo a notamment fait le choix de couper entre les îles du Cap-Vert, une option engagée qui aura contribué à maintenir leur avance sur le reste de la flotte.
“On contournait, on contournait et on allait de plus en plus sud. On commençait à avoir peur du pot-au-noir à la fin. Et puis on avait confiance dans la vitesse du bateau. Donc on n’avait pas peur de rallonger un peu la route parce qu’on était capable d’accélérer. Donc ça c’est aussi super intéressant” explique Erwann.

Comme souvent sur la Cap-Martinique, les marins auront vécu bien plus qu’une course : longues glissades sous spi, nuits écourtées, passages sans vent, vie à bord mouvementée… et surtout une aventure humaine hors du temps.
“Ça a été une course mais en même temps un voyage, ça a été magnifique. On ne pensait pas faire une traversée aussi longue et du coup, on est passé proche des côtes africaines, proche des îles Canaries, des îles du Cap-Vert et puis ensuite arrivés ici, on est passé à côté du rocher du diamant. Donc c’était vraiment chouette.
La Cap-Martinique c’est une course un peu à part. Il y avait un groupe WhatsApp entre les concurrents et c’était incroyable de voir la solidarité des gens. Ça ne s’est jamais vu une course comme ça et franchement c’est phénoménal. Il y a un état d’esprit, les gars racontaient leur galère, se filaient des coups de main. Ah c’était fantastique. Et je ne connais pas d’autres courses qui fait ça. Donc c’est à souligner parce que c’est vraiment dans le plus bel esprit amateur. Ça j’ai beaucoup beaucoup apprécié. Merci.” raconte Sam.

Même si ce premier passage de ligne constitue une performance sportive majeure, le classement général de la Cap-Martinique reste encore ouvert. Courue sous jauge IRC, l’épreuve repose sur un système de temps compensé : le temps réel de chaque bateau est corrigé selon ses caractéristiques techniques. Il faudra donc attendre l’arrivée des prochains équipages pour connaître les vainqueurs officiels de cette 3ᵉ édition.

La configuration de leur Pogo RC ayant un fort rating, leur handicap s’élève à 30 minutes par jour de course (soit 21 au total). Ils concèdent ainsi 11 heures au total à leurs poursuivants. Ainsi, Eric Guigné et Maxime Paul (Ose) doivent franchir la ligne d’arrivée aux alentours de minuit pour espérer l’emporter. Pour l’heure, l’arrivée de leur JPK 10.50 est estimée à 20h, soit 4 heures avant la deadline.
Le compte à rebours est lancé !

Cette nouvelle arrivée confirme en tout cas la montée en puissance sportive de la Cap-Martinique, dont le niveau de jeu et l’engagement des marins ne cessent de grandir au fil des éditions.

Les prochains sont attendus dans les prochaines heures à Fort-de-France.

Heures d’arrivée estimées des concurrents en local :
(ces prévisions peuvent évoluer selon les conditions météorologiques)
Eric Guigné et Maxime Paul (Ose) : lundi 11 mai à 20h
Alex Ozon (Trophée Estuaire Rose) : mardi 12 mai à 1h
Jean-Eudes et Joe Lacey (MS Society) : mardi 12 mai à 2h
Jean-Pierre Kelbert (Persaivert) : mardi 12 mai à 8h
Régis et Clémence Vian (Les Jardins Sous-marins) : mardi 12 mai à 12h