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Globe40. Les deux premiers terminent l’étape avec un écart de quelques secondes, le jury devra trancher !

jean-Marie Liot
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Les deux premiers Class40 arrivés ce samedi à Valparaiso au Chili, BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL ont terminé l’étape dans la situation incroyable d’une ligne d’arrivée avec un écart qui se compte en secondes. Compte tenu des enjeux de cette étape à coefficient 3, les acteurs de la chaine sportive, organisation, direction de course, comité de course et jury international se réuniront ce jour pour prendre une position finale quant au classement de l’étape.

Ce samedi 23 janvier 2026 est à marquer d’une pierre blanche dans les annales de la course au large. Partis le 1er janvier de Sydney les concurrents de la 4ème étape de la GLOBE40 avaient à franchir 6228 milles en route directe pour rejoindre Valparaiso au Chili. L’étape a été à la hauteur de la réputation des mers du grand sud avec un parcours seulement limité à 50° sud. L’engagement des skippers sur ce parcours est maximal et les records de vitesse sont à nouveau tombés avec 459 milles enregistrés. Mais plus encore c’est sans doute l’arrivée des premiers à Valparaiso que l’on retiendra. Avec près de 7000 milles en surface parcourus à la vitesse moyenne de 13,40 nœuds – nouveau record d’un événement au large Class40 – les deux premiers BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL terminent l’étape dans la situation incroyable d’une ligne d’arrivée avec un écart qui se compte en secondes.

Une transpacifique sans concessions.
Partis le 1er janvier de Sydney, une bonne entrée en matière pour une nouvelle année, les concurrents de cette 4ème étape avaient devant eux un Pacifique à traverser dans sa totalité. Si des étapes ont pu être plus longues dans l’événement, comme l’étape 2 entre le Cap-Vert et l’île de la Reunion ( 8000 milles) cette étape du Pacifique était inédite avec un océan à traverser dans sa totalité d’ouest en est, loin de toute terre habitée, et passant par le fameux point Nemo. Un parcours ou les dépressions se sont succédées une fois descendu au Sud de la Nouvelle-Zélande dans les quarantièmes. Froid, fatigue, mers abruptes avec jusqu’à 7 mètres de creux, angoisse de la casse de matériel rien n’a été épargné aux équipages. Plus encore cette étape était pionnière en ce sens que c’était la première fois que les Class40 de nouvelle génération effectuaient un tel parcours, le double d’une transat. L’expérience a été concluante et ouvre la porte à de nouveaux territoires de développement pour la Class40.

Une arrivée à Valparaiso jamais vue dans l’histoire de la course au large
Sur l’ensemble des étapes de la 2ème édition de la GLOBE40, comme pour toutes celles de la 1ère édition, les lignes d’arrivée sont des lignes virtuelles avec des classements calculés par tracker satellite. La technologie donne aujourd’hui des outils qui modernisent cette partie de l’organisation. C’était donc le cas à Valparaiso avec une fréquence de position de toutes les minutes. La ligne d’arrivée était définie par une ligne entre un point à terre à proximité de l’entrée sud de Valparaiso et un point en mer. Arrivé avec 5 milles d’avance BELGIUM OCEAN RACING- CURIUM s’est retrouvé dans le dernier mille de la course englué dans une zone sans vent en baie de Valparaiso. CREDIT MUTUEL arrivant à pleine vitesse a su profiter de cette situation pour revenir à 500m du premier avant d’être englué à son tour dans des zones sans vent. A force d’efforts les deux concurrents ont pu se rapprocher de la ligne d’arrivée en étant quasiment bord à bord avant de passer celle-ci avec un écart se comptant en secondes. Au vu de la faiblesse de cet écart ( 59″), et des enjeux de cette 4ème étape à coefficient 3 les responsables sportifs de l’épreuve ont décidé de se concerter et de vérifier l’ensemble des éléments avant de valider un classement de l’épreuve. C’est la rigueur de cette organisation, issue de dizaines d’années d’expérience arbitrale des courses au large par la FFV, qui est aussi un témoin de la qualité globale de l’épreuve. Mais quelque soit le résultat ce sont deux magnifiques équipes qui se sont affrontées toujours dans le respect l’un de l’autre. Et l’attend avec impatience le récit de tous les autres concurrents actuellement en mer.

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