Armel Le Cléac’h (Brit Air) : « On est toujours dans des conditions un peu rudes au large du cap Finisterre, avec encore pas mal de vent et de mer. Ça continue à taper, ce n’est pas très agréable, mais on avance et c’est le principal. Je ne peux pas aller très vite, je préfère ne pas prendre de risque, car dès qu’on arrive autour de 14 nœuds, ça tape de partout. Je suis toilé trois ris et trinquette. Il va y avoir du vent jusqu’au bout, même si ça devrait se calmer demain dans l’après-midi. C’est stressant parce que là, on est à moins de 500 milles du but et les conditions ne sont agréables ni pour le bateau, ni pour le skipper. On est concentrés sur le moindre bruit suspect et puis on va rentrer dans le trafic maritime, il va y avoir beaucoup de cargos. Ça va encore être une nuit où on ne va pas beaucoup dormir ! »
Arnaud Boissières (Akena Vérandas) : « J’ai eu une nuit agitée, mais au petit matin, le soleil a fait son apparition. C’est une belle journée qui se profile. Il a fallu que je réduise un peu la toile, j’ai pris un ris en pleine nuit, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Mais ce n’est pas désagréable car il fait assez chaud. Je suis maintenant sous deux ris trinquette, j’ai mis quelques heures pour trouver la bonne allure mais là, ça va. C’est vrai que la mer est un peu dure, elle tape. Cette nuit, j’ai eu un peu de mal à dormir. J’ai quelques jours comme ça d’ici la latitude des Canaries. Après, il y aura des choses à négocier avec les Açores. Ça ne me déplait pas. Je fais un beau parcours avec ma Véranda, elle m’est fidèle. Mon ETA ? Je ne sais pas trop, je suis encore trop loin, entre le 15 et 20 février, je pense. »
Marc Guillemot (Safran) : « J’arrive à l’endroit que je visais il y a quelques jours, c’est-à-dire dans la partie Ouest de cet anticyclone. J’ai quelques heures un peu poussives qui m’attendent pour réussir à le contourner. Dès la nuit prochaine, voire demain matin, je vais enfin pouvoir faire route directe vers les Sables d’Olonne. Si les routages sont corrects, je devrais pouvoir être aux Sables le 10 au soir ou le 11 au matin. Il y a de la pression, certainement de quoi faire de bonnes vitesses d’ici l’arrivée. C’est vrai que physiquement, Roxy est devant moi depuis pas mal de temps, mais virtuellement, avec mon bonus en heures, je n’ai jamais été derrière elle. Cela dit, ce qui m’intéresse, c’est d’arriver devant en temps réel. C’est pour ça que je me bats. Quant à la seconde place, je pense qu’il ne manquera pas grand-chose en temps compensé entre Armel et moi mais en toute objectivité, il gardera sa seconde place et moi, je prendrais la suivante si je n’ai pas de soucis d’ici l’arrivée.








