La flotte des 30 bateaux du Tour de France à la Voile est partie de Honfleur très tôt hier matin pour s’élancer sur la troisième étape de ralliement, en direction de Saint-Malo. Une course de 155 milles (coefficient 2,5) très physique qui se court actuellement dans des conditions de vent et de mer particulièrement éprouvantes pour les équipages et le matériel. Au pointage, effectué par le Comité de Course à 17h00 au large de la Pointe de Barfleur , toulon provence méditerranée coychyères était en tête, suivi de Bouygues Telecom et de Région Ile de France. Les premiers Mumm 30 ne sont attendus à Saint-Malo que ce matin. Reportée, suite aux conditions peu favorables sur le parcours, l’étape la plus longue de ce 28ème Tour de France à la Voile est finalement partie à 6h07 hier matin. Après un rappel général, le Comité de Course a lancé un deuxième départ sous pavillons Z + I, qui a aussitôt sanctionné CSC ESSEC pour avoir franchi la ligne trop tôt. L’équipage de Hervé Gautier devrait écoper d’une pénalité à son arrivée à Saint-Malo. Dans les heures suivant le départ, la flotte tire un long bord de près le long des plages du débarquement jusqu’à hauteur de Port en Bessin, où les bateaux virent sur bâbord amures pour mettre le cap vers la Pointe de Barfleur. Le vent semble se calmer à l’abri de la côte, mais au large il souffle toujours autour de 20 nœuds, atteignant 25 nœuds en rafales, et la mer reste agitée. Ces conditions font souffrir les marins et leur monture. Vers 16h10, une première avarie est à déplorer. Le Mumm 30 COTES D’ARMOR casse son étai et doit se diriger vers Cherbourg, où l’attend son équipe technique pour réparer. Et l’étape n’est pas encore terminée ! A 17h00, la flotte se trouve au large de Barfleur, au nord-ouest de la Presqu’île du Cotentin, soit à 94 milles de l’arrivée. Les bateaux doivent encore franchir le fameux Raz Blanchard, où des courants très forts peuvent lever une mer formée et casse bateaux. « A partir de 19h30, la marée s’inverse et les concurrents vont devoir franchir le Raz Blanchard avec les courants dans le nez », explique la Directrice de Course, Sylvie Viant, qui reste pourtant optimiste : « l’avantage c’est que nous n’allons pas assister à un passage à niveau qui aurait pu diviser la flotte. Tout le monde sera concerné par ces courants, même les premiers ». Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, le vent a lui aussi décidé de contrarier les concurrents. D’après les prévisions météo de mercredi, la brise d’ouest-nord-ouest devait tourner progressivement au nord et l’ensemble des équipages espérait une belle descendre sous spi vers Saint-Malo. Cela ne sera sans doute pas le cas. D’après le bulletin de Météo France de 15h42, pour la nuit du 7 au 8 juillet 2005, le vent devrait rester établi au nord-ouest, et ne tourner au nord qu’à partir de vendredi. « Notre ETA pour l’arrivée à Saint-Malo est comprise entre 5 heures et 10 heures ce matin », précise Sylvie Viant. Dans ce contexte, le Comité de Course a décidé de reporter la manche de ce matin (parcours olympique en Baie de Saint-Malo), initialement prévu à 9h30. Les bateaux quitteront les quais du Bassin Duguay-Trouin à 12h00.
Le jour le plus long
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