– Marseille, un Grand Prix à domicile, cela a-t-il une saveur particulière pour toi ? « Mes premiers bords, c’était ici au bout du Vieux Port à l’UNM. J’avais dix ans et j’ai découvert la voile par l’Optimist, comme la plupart des jeunes régatiers qui débutent ! Par la suite, j’ai continué à naviguer en dériveur mais en 420 à quelques encablures de là, à la Pointe Rouge. C’est donc toujours sympa de revenir naviguer par ici, cela me rappelle forcément des souvenirs. En 1999, lors du 1er Grand Prix de multicoques organisé à Marseille, c’était une drôle de sensation. C’était marrant de revenir ici avec un trimaran, moi qui connaissait ce coin en dériveur. Un bon souvenir ! » – Dans quel état d’esprit abordes-tu la 4ème manche du Championnat 2005 ? « Nous arrivons à Marseille avec le même objectif qu’à Calvi, c’est-à-dire à dire gagner ! Au sein de l’équipe, les mots d’ordre sont la concentration et l’envie de bien faire. Comme en Corse, je m’attends à beaucoup de concentration à bord pendant les manches et de façon plus générale sur les trois jours de régates. L’idée est aussi d’essayer de naviguer proprement sans se dire que le bateau va plus vite que les autres. Les écarts se resserrent de plus en plus et ce serait une erreur de compter uniquement sur les performances de Groupama 2.Plus la saison avance et moins cela sera le cas.» – Penses-tu possible de réitérer le Grand Chelem de Calvi ? « Oh, c’est toujours envisageable mais les trois journées d’entraînements qui viennent de s’écouler nous ont démontré que le match devrait être plus serré ici qu’en Corse. Géant, qui a notamment bien progressé dans la brise, et Banque Populaire ont chacun été en tête lors des manches d’entraînements. Gitana 11 est également toujours très proche de nous. » – De qui devrez-vous vous méfier le plus ? « De tous, d’autant qu’à Marseille les conditions de vent très changeantes peuvent très rapidement redistribuer les cartes. L’équipage de Michel Desjoyeaux ou de Frédéric Le Peutrec nous ont prouvé qu’il fallait compter sur eux. De même, Pascal Bidégorry est à la tête d’un équipage jeune mais qui apprend très vite et qui navigue de mieux en mieux. Enfin, Armel Le Cléach a encore des performances irrégulières mais est capable de très bonnes choses. »
Quatre questions à Franck Cammas
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