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    La deuxième étape vue par Corentin Douguet

    Corentin Douguet 2014
    DR

    Le repos britannique n’était pas superflu, mais il est terminé. Ce samedi 14 juin, les marins solitaires repartent de Plymouth pour une deuxième étape qui s’annonce modérément ventée et piégeuse. Avec humour, le skipper de ‘Un Maillot pour la Vie’ explique le scénario probable de ce deuxième acte…
     
    Corentin, cette deuxième étape Plymouth-Roscoff via le Fastnet est un gros morceau avec ses 535 milles. A quoi s’attendre du point de vue météo?
    ” Les ‘célèbres’ anticyclones de Plymouth et du Fastnet ne sont pas très connus du grand public… mais pourtant ils existent ! Nous allons naviguer dans des vents modérés de secteur nord à nord-est, une douzaine de noeuds. On pourrait même avoir droit à une belle pétole lundi au Fastnet. Et comme il y aura du courant, il peut se passer beaucoup de choses. C’est toujours la même histoire : si des petits malins parviennent à s’extraire avant les autres, ça peut créer des écarts conséquents.”
     
    Les difficultés du tracé ?
    “La première sera le petit parcours pour s’extraire de la baie de Plymouth. Il y aura du vent modéré, 12 à 15 noeuds, mais aussi beaucoup de courant sous l’effet d’un coefficient de marée important (99). Le vent sera de secteur nord et nous évoluerons sous la côte sud… inutile de faire un dessin :  il faudra se méfier des dévents et des effets de site. Ensuite – et nous aurons ces obstacles à l’aller vers le Fastnet comme au retour vers Roscoff – l’archipel des Scilly et ses trois DST (Dispositif de Séparation du Trafic) nous sont interdits. Il n’y aura probablement pas d’énormes options, pas de grands coups stratégiques à jouer… mais on sait d’expérience qu’à chaque fois qu’on a des bords prétendus obligatoires et tout droits où il ne doit rien se passer, c’est justement là que des écarts se créent ! “
     
    Ce ne sera donc pas si tranquille?
    “C’est une météo parfaite pour aller boire un coup à Kinsale en croisière, sous pilote automatique ! Mais à priori ce n’est pas notre cas, nous sommes en course et les choses sont donc assez différentes pour nous.Très souvent en Figaro, ce genre d’étape fait de sacrés écarts entre ceux qui arrivent à être toujours dans le bon tempo de ces phases de transition et les autres. Pour l’anecdote, c’est ma dernière étape de trentenaire : je fêterai mes 40 ans en mer pendant la troisième, mais il parait que ça ne fait pas mal… »

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