Ils seront donc 26 à prendre le départ de la 11ème édition de la Solo Arrimer, ce jeudi à 12h, au large des Sables d’Olonne. Les bulletins d’inscription ont continué d’affluer ces deux dernières semaines sur le bureau du directeur de course. Parmi eux, quelques « malheureux » de la Transat Bretagne – Martinique, comme Yann Eliès (Groupe Queguiner – Leucémie Espoir), Frédéric Duthil (Sepalumic), ou encore Thierry Chabagny (Gedimat). Contraints à l’abandon dès les premiers jours de mer, les trois skippers, figures de proue de la classe Figaro Bénéteau, ont dû revoir leur programme de courses, à la dernière minute.
Les « élèves », appliqués et talentueux, sont légion dans cette classe Figaro Bénéteau propice à l’éclosion de jeunes champions, à l’image de Xavier Macaire (skipper Hérault, vainqueur de l’ICOM Cup en mars), Paul Meilhat (skipper MACIF 2011), ou encore Morgan Lagravière (Vendée – deuxième de La Solitaire du Figaro et champion de France de course au large en 2012). Des « élèves » qui n’ont qu’une idée en tête : se mesurer aux maîtres de la discipline, en tête desquels figure Michel Desjoyeaux. Armé par son partenaire historique, TBS, il est conscient qu’il aura besoin de temps pour retrouver son niveau « d’antan » : « Cela fait quatre ans que je n’ai pas navigué en Figaro en mode compétition, la dernière vraie sortie datant de 2009. Je vais donc devoir me réadapter. Et vu le niveau des camarades, il va forcément falloir un peu de temps pour se hisser au même cran… »
Des camarades qui se nomment, entre autres, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Jérémie Beyou (Maître Coq), Yann Eliès (Groupe Queguiner) ou Nicolas Lunven (Generali). Des cadors du circuit tous vainqueurs (et parfois doubles) de La Solitaire du Figaro. N’oublions pas non plus les nombreux bizuths prêts à en découdre, comme Jack Bouttell, Benoit Hochart ou encore Claire Pruvot, seule femme au départ. Ainsi que Gilles Le Baud, de retour à ses chères études, 40 ans après la première de ses deux victoires sur la Course de l’Aurore.
Alors qu’une grosse dépression, accompagnée de vents violents, s’apprête à balayer l’ouest de la France aujourd’hui et demain, les fichiers météo penchent vers un affaiblissement du système dépressionnaire à compter de jeudi, jour où les trois coups de canon seront donnés. Le départ risque d’être musclé dans un régime de grains, avec un vent établi de secteur sud-ouest.









