Loïck Peyron, Virbac-Paprec 3 : « Le passage de Gibraltar a été laborieux. C’est le pire moment du navire. Nous avons pris beaucoup de vent, 40 noeuds, avec une mer à tout casser. C’est encore le cas en mer d’Alboran. Bienvenue en Méditerranée, la mer la pire parfois. C’est joli pour se baigner, mais pas pour les bateaux quand on a le vent dans le nez. En ce moment cela tape énormément. Pendant que je vous parle, je surveille par la petite fenêtre que nous n’allons pas percuter un cargo ou deux, car nous sommes en plein milieu du rail des cargos. C’est difficile pour un bateau. Il n’a jamais autant souffert maintenant que tout au long de ces trois derniers mois. Le près n’est pas très bon pour la structure du bateau. Là c’est difficile de le soulager. »
« Le début de la nuit était assez sympa. Nous avons rasé le Cap Espartel, la pointe Nord-Ouest du Maroc. Le cap Espartel je le connais bien. Mon papa est né à Tanger. Ça me rappelle des souvenirs d’enfance. Nous allions nous balader sur ce Cap quand nous étions petits. C’est un peu comme un retour aux sources. C’était notre promenade pour aller voir l’océan. Aujourd’hui je suis sur cet océan. Nous sommes passés à quelques mètres, au ras des cailloux en pleine nuit. C’était magnifique. »
« Je n’ai aucune idée sur notre ETA à Barcelone. C’est la Méditerranée. Avec Jean-Pierre nous avons découvert que l’un et l’autre nous ne nous mettions pas d’ETA en tête. Peut-être aux alentours de lundi. Encore 2 ou 3 jours … Tout devrait se faire encore au près. Donc cela ne va pas aller trop vite. Nous n’allons pas arriver comme cela à l’improviste. Vous comme nous aurons des informations plus précises au fur et à mesure de notre remontée vers Barcelone. »
Xabi Martinez, MAPFRE : « La houle nous a accompagnés depuis de nombreux jours, depuis les îles Canaries plus précisément. Cela commence à nous préoccuper, car après un Tour du Monde complet, ce n’est pas la meilleure option pour le bateau. Nous devrions franchir Gibraltar cette nuit ou demain dans la matinée. Nous devrions arriver à Barcelone vers le 5 avril. Tout dépendra des conditions météo rencontrées en Méditerranée. Les prévisions annoncent peu de vent au début, puis du vent arrière. Nous avons hâte d’arriver. Cela fait longtemps que nous sommes partis. Il nous tarde de rentrer en Méditerranée. »









