Loick Peyron Virbac-Paprec 3 : « Ça va vite, un petit moins que nos concurrents de derrière, mais c’est normal. Depuis le départ de la Nouvelle-Zélande on savait très bien que nos petits amis de MAPFRE allaient être mieux lotis que nous pendant pas mal de temps d’ailleurs, au moins pendant 24 h. Ils auront toujours deux ou trois jours meilleurs à chaque fois, car nous sommes un peu plus en avance sur un système anticyclonique devant nous et plus on s’en rapproche moins on a de vent. L’écart se réduit, c’est déjà le cas et ça va continuer, mais ensuite dès qu’on passera l’anticyclone ça va s’inverser. Nous serons les premiers à sortir du système et à retoucher un plus de vent avant eux. Je ne connaissais pas bien MAPFRE avant le départ et j’ai appris à les observer. Ils font partie des meilleurs. Ils ont un bagage et une expérience commune complémentaire. Ce sont des clients très sérieux sur un bateau non moins sérieux.»
Anna Corbella, GAES : « Ces dernières heures ont été assez agitées. Nous avons pris le plus fort front par l’arrière de toute l’épreuve. Du coup nous étions sous deux ris et solent et il a été difficile d’affaler la voile. Nous avons eu du mal à enrouler la voile d’avant, mais une fois que nous avons pu établir la configuration de voiles adéquate nous avons retrouvé le plaisir de naviguer. Si l’on regarde les prédictions météo avec tant de traits dans les flèches qui indiquent la direction du vent, les flèches de couleurs qui montrent toute l’intensité, cela me donne un peu de respect. Et puis voir Dee toujours aussi calme me donne la même tranquillité. Avec un peu de recul, ce que je retiens le plus pour l’heure, c’est la mer au Cap de Bonne-Espérance qui a été trés dure avec ce vent de face. Le bateau claquait, les bruits étaient horribles et j’espère que nous n’allons pas répéter la même expérience pendant la suite de l’épreuve, car ce n’est pas agréable. Le pire c’est de devoir marcher à quatre pattes à l’intérieur du bateau pour parer les mouvements terribles. »









