Impressionnnant Thomas Ruyant (Faber France) qui continue de vendanger les milles à chaque pointage ! Et celui du matin et encore plus significatif avec près de 50 milles d’avance sur HP Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys) et 63 milles sur l’étonnant François Cuinet (Plan Jardin) qui tient bien la pression ! Mais là où Thomas est bluffant : c’est le rageur 11,46 noeuds de vitesse plaqué entre deux relevés. Même si le pilote doit bien travailler, Thomas doit être aux écoutes, veiller aux bons réglages, faire et refaire ce way point Fernando do Noronha qui est la prochaine marque de passage qu’il doit laisser sur tribord (à droite) et entretient cette pression qui dit qu’une course n’est définitivement gagnée qu’une fois la ligne passée. Thomas le sait mais la priorité du moment est de bien faire avancer son plan Finot-Conq, et ça il s’y emploie divinement bien : 11,46 noeuds de vitesse en deux relevés. Qui dit mieux ? Personne… HP Schipman claque un 9,8 noeuds, François Cuinet 9,5 noeuds, Stéphane Le Diraison (Cultisol Marins sans frontières) 10,68 et Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) 10,08…
Côté série, le match reste sublime également. Est-ce que Francisco Lobato (ROFF TMN) va tenir sa pole position aujourd’hui ? Il revient du diable vauvert, reprend le pouvoir en série sur cette fin de deuxième étape et se recale tout en gardant la pole position. Maintenant, il va falloir qu’il se méfie une fois de plus de ce sacré Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) qui tourne à 8,15 noeuds entre deux pointages. 9 milles les séparent… Rien, d’autant que Francisco affiche 6,43 noeuds de vitesse. Une simple et logique histoire de cap suivi qui se transformera, une fois sur la même trajectoire, sur une simple et logique histoire de contrôle… La fabuleuse première étape est dans le tiroir et Francisco peut compter sur un matelas d’avance confortable. Maintenant, en bon régatier, Francisco va se battre et doit penser que claquer deux étapes est encore mieux. Mais c’est sans compter sur la horde des poursuiveurs qui ne lâcheront rien à l’image du groupe emmené par Charlie Dalin. Ce final va être magnifique d’autant qu’à l’approche du Brésil, les conditions ne navigation ne sont pas si simples avec flotte de bateaux de pêche, courants, effets côtiers de jour et de nuit… Et "le couple" de tête navigue propre en ce moment car Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) compte ce matin 27 milles de retard sur le leader et Fabien Sellier (Surfrider Foundation) 47 milles…









