C’est aujourd’hui à 14h02 locales que sera donné le coup de canon libérateur de cette deuxième étape… 3100 milles dans les étraves à avaler, des systémes météo à collectionner, des croches-pieds ambiance dévents et autres effets venturi… L’Atlantique est pour aujourd’hui.
Ils sont 83 à prendre le large ce matin… A 13 heures, les vedettes presse vont quitter le port et à 13h54 sera lancé la procédure de départ… Le départ devrait être donné à 14h02 locales soit 15h02 heures françaises.
Personne n’avait signé pour cela et pourtant c’est bien au près que partira cette deuxième étape de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2009 ! Un comble, alors que tous pensaient que les grandes voiles d’avant allaient propulser la flotte dans les alizés de nord-est et la faire débouler plein Sud… Et bien non! Une fois la bouée du Club Naval de Funchal doublée, il faudra border les voiles, matosser du bon côté et vivre penché. La faute à une dépression placée sur les Açores qui modifie les règles du jeu et perturbe le schéma classique d’une descente au portant pleine balle vers la porte du Cap-Vert. Là, il faut revisiter ses gammes et se tourner les méninges pour savoir comment être les premiers au contact de la dorsale, cette zone frontière, entre le vent généré par cette dépression et les alizés installés au niveau de la Mauritanie. Et qui dit zone frontière entre deux systèmes météo, dit incertitudes météorologiques avec zone instable et piégeuse.
« C’est une situation qui est un peu différente de ce que l’on a habituellement… explique Thomas Ruyant sur son proto Faber France. On a un anticyclone qui est centré sur l’Angleterre et une dépression sur les Açores qui va nous donner un flux de Sud sur le départ. Ce genre de dépression qui est stationnaire nous donne des alizés pas très puissants, voire complètement absents, comme en ce moment… Du coup, il va falloir trouver la porte de sortie dans ces conditions et faire du près pendant au moins 400 milles avant de trouver les alizés qui seront au niveau de la Mauritanie… Il y aura de ce fait une période de transition qui se traduira par peu de vent. On aura un passage obligé dans la molle ».









