Finish arrival of Armel Le Cleac’h (FRA), skipper Banque Populaire VIII, winner of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in 74d 3h min sec, in Les Sables d'Olonne, France, on January 19th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Armel Le Cleac’h (FRA), skipper Banque Populaire VIII, vainqueur du Vendee Globe en 74j 3h min sec, aux Sables d'Olonne, France, le 19 Janvier 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

L’Avis de Course a été rendu public ce 7 mai afin que les candidats au tour du monde puissent se préparer dans des conditions optimales. Plusieurs clarifications et ajustements ont été apportés.

La notion de « non assistance » a été largement détaillée. Avec notamment, l’interdiction de prendre la main sur l’ordinateur de bord depuis la terre.
Un temps limite pour terminer la course a été fixé à 163 jours (temps réalisé par Jean-François Coste, le dernier concurrent de la première édition)
En cas d’avarie après le départ et de retour au Port des Sables d’Olonne (seule escale technique autorisée), l’équipe pourra monter à bord du bateau dans les 3 milles avant la bouée Nouch Sud
La règle de remplacement en cas d’incapacité du skipper a été assouplie avec une possibilité après le départ de la course, sous certaines conditions
Le principe des 72 points de la Zone d’Exclusion Antarctique est entériné
Des frais d’inscription ont été établis (10 000 euros)
Le montant des prize money augmente (800 000 euros au lieu de 600 000 au total)

Qualifications nouvelle formule : la prime à ceux qui naviguent le plus

Mais ce qui intéresse en premier lieu les coureurs est la présentation des règles de qualification. Trente d’entre eux seulement pourront pavoiser dans le port des Sables d’Olonne et embouquer le chenal le 8 novembre 2020. Or, les déclarations d’intention dépassent déjà ce quota.

Trois principes régissent le dispositif de sélection :

1/ Certains projets seront prioritaires. Les coureurs ayant terminé le précédent Vendée Globe et ceux ayant un bateau neuf en construction (lancé à partir du 1er janvier 2017) seront présélectionnés. Mais ils ne pourront échapper à une phase de qualification. Les premiers devront à minima effectuer 2000 milles en solitaire sur un parcours déterminé avec la Direction de Course, à bord de leur nouveau bateau. Les seconds devront au moins disputer une des courses transatlantiques figurant au programme de la classe Imoca, les Globe Series.

2/ Pour les autres, en cas de dépassement des 30 pré-inscrits, la primeur sera donnée à ceux ayant cumulé le plus grand nombre de milles sur les courses du circuit Imoca, dont, obligatoirement une transat.

3/ L’organisation se laisse le choix d’accorder quatre « wild cards ».

Plus de 35 dossiers

« Auparavant, les plus prompts à déposer leur dossier d’inscription étaient les premiers « servis », explique le directeur de course, Jacques Caraës. Pour cette édition, nous avons appliqué le même principe que celui de la Mini Transat : plus tu navigues sur les épreuves des Globe Series, plus tu as de chances d’être qualifié (…) Le fait que l’Avis de Course soit édité beaucoup plus tôt que l’édition passée permet de donner un cadre de jeu suffisamment tôt pour que les marins puissent se préparer. »

Aujourd’hui, au moins 35 projets ont été portés à la connaissance du Vendée Globe. Les organisateurs, la Direction de Course et la Classe Imoca sont régulièrement sollicités par des coureurs qui rêvent d’être au départ. Les prétendants à ce défi ultime pourraient encore affluer d’ici le 1er novembre 2019, date limite du dépôt des candidatures.