« On prend ce que la mer nous donne », rappelle souvent Thomas Coville dans ses voice notes tout au long de son tour du monde. Alors que l’équipage de Sodebo Ultim n’est plus qu’à quatre jours de l’exploit, tout proche de battre le record du tour du monde détenu par IDEC Sport depuis 2017, un ultime obstacle se dresse sur la route du trimaran : une violente tempête hivernale, avec des rafales à 50 nœuds et une mer annoncée à 10 mètres de creux. Si, à l’équateur, Sodebo comptait près de 20 heures d’avance sur le record, cette fin de tour du monde s’annonce particulièrement épique pour les six marins à bord, ainsi que pour l’équipe de routage. Un record qui, décidément, se mérite jusqu’au bout. Tous les regards sont désormais tournés vers l’arrivée, attendue entre ce samedi 24 et dimanche 25 janvier. On croise les doigts pour Sodebo.
L’Atlantique Nord est particulièrement agité en ce moment, et cela devrait encore se renforcer d’ici ce week-end. Dans ce parcours autour du monde, il existe deux passages sensibles où il n’y a pas de voie d’échappatoire : le Horn et l’arrivée. On a vu, lors du dernier tour du monde en Ultim, que certains avaient ralenti pour choisir la météo de passage au Horn et avaient même fait escale aux Açores afin d’éviter un coup de vent en Iroise. Sur un record, ce luxe n’est pas possible. Il va falloir composer avec la météo, et SU3 va sans doute vivre les conditions les plus exigeantes qu’il ait jamais rencontrées depuis sa mise à l’eau.
Cette situation impose d’être mesuré sur les ETA. Il faudra trouver le meilleur créneau pour passer le cap Finisterre en fonction de l’état de la mer. Cela peut influencer la stratégie des 48 dernières heures dixit l’équipe routage de Sodebo.




















