Trophée Jules Verne. Bonne glisse au large du Brésil + 281 mn

Yann Riou à la barre
Yann Riou à la barre / PolaRYSE / Gitana S.A.

Le Maxi Edmond de Rothschild a retrouvé un bon rythme propulsés par un alizé de sud-est modéré, qui souffle aux alentours des 15 nœuds. Il glisse au large des côtes nord-brésiliennes après avoir doublé ce matin la latitude de Recife.

La nuit dernière, les routes de la tête de flotte du Vendée Globe, qui entre dans la dernière ligne droite de son tour du monde en solitaire après 68 jours de mer, et du Maxi Edmond de Rothschild se sont croisées au large du Brésil. Mais ce chassé-croisé, trop lointain, n’a malheureusement pas donné lieu à des contacts visuels et d’éventuelles images pourtant très attendues. Les Imocas remontent logiquement plus à la côte tandis que le géant de 32 mètres glisse actuellement plus au large, à environ 200 milles des rivages. Mais il n’est pas dit que dans les prochaines heures d’autres occasions ne se présentent. Dans ce cas, faisons confiance à Yann Riou, notre équipier média du bord, pour ne pas manquer ce moment inédit.

Le long du Brésil
Comme prévu, depuis leur passage de l’équateur hier après-midi, Franck Cammas, Charles Caudrelier et leurs quatre équipiers ont retrouvé des conditions de navigation plus clémentes mais surtout propices au vol et à la vitesse. Les six marins ont bien laissé dans le sillage du maxi-trimaran bleu les aléas du Pot-au-Noir et le coup d’arrêt brutal qu’il a provoqué durant 24 heures dans la chasse au record des hommes du Gitana Team. À la faveur d’un alizé de sud-est modéré, qu’il exploite parfaitement, l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild glisse désormais le long des côtes brésiliennes. Le vent adonnant, le géant de 32 mètres a pu légèrement incurver sa route et plonge plein Sud en direction du Cabo Frio, à quelques encablures de Rio de Janeiro, qu’il devrait atteindre demain en fin de journée.