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SailGP. Les Australiens dominent à Rio, compliqué pour les Français

DS Automobiles SailGP Team France driven by Quentin Delapierre underneath Sugarloaf Mountain as they chase BONDS Flying Roos SailGP Team driven by Tom Slingsby, on Race Day 1 of the ENEL Rio Sail Grand Prix in Rio de Janeiro, Brazil. Saturday 11 April 2026. Rolex SailGP Championship Event 4 2026 Season. Photo: Jason Ludlow for SailGP. Handout image supplied by SailGP
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Cette deuxième journée à Rio était plus belle que la première avec de meilleures conditions météos pour voler et autant de pièges à éviter. Les Australiens ont une nouvelle fois été solides devant des Espagnols qui s’imposent dans les meilleurs équipes du circuit avec les Suédois. Les Français sauvent les meubles mais concèdent des points.

Pour la toute première étape de l’histoire de SailGP en Amérique du Sud, ce GP de RIO aura été intéressant permettant à toute sles équipes de pouvoir s’exprimer. Les Américains et Allemands ont réalisé un bon samedi mais manqué le dimanche. Les Anglais sont passés complètement à côté en revanche.

DS Automobiles SailGP Team France a retrouvé la compétition sur la baie mythique de Guanabara dans des conditions particulièrement complexes. À l’issue du week-end, remporté par l’équipe australienne, les Tricolores terminent à la 8e place de cette étape. Un mauvais résultat en partie dû à la dernière manche où l’équipe perd une place suite à un Black Flag mais surtout aux conditions légères le samedi où Quentin Delapierre a du rapidement trouvé ses marques avec Glenn Ashby et Liv Mackay. L’équipe progressait le dimanche. Malgré ce résultat, l’équipe française se maintient à la 6e place du classement général du championnat 2026, dans un peloton extrêmement resserré où seulement cinq points séparent la 2e de la 6e place, après près de deux mois sans navigation.

Des conditions techniques et un week-end très ouvert
Dans un décor spectaculaire entre le Pain de Sucre et le Christ Rédempteur, les conditions ont offert un terrain de jeu particulièrement exigeant. Vent léger, instable et fortement perturbé par le relief environnant ont rendu la lecture du plan d’eau extrêmement complexe.
Ces conditions étaient les mêmes pour l’ensemble de la flotte et ont donné lieu à un week-end très ouvert. Lors de la première journée, quatre vainqueurs différents se sont imposés sur les manches disputées, confirmant le niveau de densité et d’incertitude de la compétition. Dans ce contexte, la capacité à s’adapter rapidement et à exécuter des manœuvres propres en vol a été déterminante.
Un retour en course avec un équipage en reconstruction
Après près de deux mois sans navigation et sans session d’“extra sailing”, le DS Automobiles SailGP Team France abordait cette étape avec un équipage partiellement renouvelé, intégrant Glenn Ashby et Liv McKay.
Face à des équipes très affûtées, l’équipe française a dû retrouver rapidement ses automatismes. Malgré cela, l’état d’esprit était résolument positif, avec le plaisir de naviguer à nouveau ensemble et de construire progressivement des repères communs.
Au fil du week-end, le groupe a montré une progression constante, notamment en capacité à revenir dans les courses après des départs parfois compliqués.
À l’issue de la première journée, dominée par les Australiens, les Français pointaient à la 8e place après quatre manches.

Une prise de risque qui ne paie pas en dernière manche
La deuxième journée a confirmé la complexité du plan d’eau, avec un vent légèrement plus soutenu mais toujours très instable, nécessitant des décisions rapides et engagées.
Dans une flotte très dense, l’équipe française a dû prendre des risques pour rester dans le match. Lors de la dernière course, une stratégie d’engagement au départ dans une zone très contrainte n’a pas payé, entraînant une pénalité black flag et une disqualification.

Quentin Delapierre, pilote – DS Automobiles SailGP Team France :
« Nous avons écopé d’une pénalité black flag au départ de la dernière manche. Nous avions mis en place une stratégie d’engagement tardif dans une zone très contrainte, mais nous nous sommes fait piéger dans le timing et cela nous a coûté cher. C’est forcément décevant, mais nous allons retenir les enseignements et nous projeter sur la suite de la saison.
C’était une première pour nous à Rio, avec une très belle ambiance et beaucoup de public. Le plan d’eau est très spécifique, avec un vent perturbé par le relief, des effets de site marqués et des trajectoires très techniques. C’est un cadre exceptionnel et une étape à part dans le championnat.
»

Philippe Presti, Team Manager – DS Automobiles SailGP Team France :
« Le départ de la dernière manche s’est joué dans un vent très instable, avec beaucoup d’opportunités mais aussi beaucoup de risques. Nous avions le bon timing pour lancer le bateau, mais la situation s’est refermée devant nous et cela nous a coûté une pénalité. C’est une règle de sécurité forte au départ et, dans ces cas-là, la sanction est immédiate.
Au-delà de cet épisode, il faut replacer ce week-end dans son contexte. Nous revenions après près de deux mois sans navigation, avec un équipage en partie renouvelé et sans temps pour recréer des automatismes. Dans ces conditions, et sur probablement le plan d’eau le plus technique du circuit, l’objectif était avant tout de progresser.
Et sur ce point, l’équipe a répondu présente. Nous avons vu des évolutions concrètes chaque jour, dans la coordination, dans les manœuvres et dans notre capacité à revenir dans les courses.
Il y a forcément de la frustration, parce que nous sommes une équipe qui vise haut. Mais cette frustration est saine, elle doit nous servir. Nous allons analyser en profondeur, continuer à travailler sur nos process et revenir plus solides dès les Bermudes.
»

Manon Audinet : une récupération en bonne voie
Absente sur l’eau et remplacée par Liv McKay, Manon Audinet a donné de ses nouvelles pendant le week-end :
« Ça fait vraiment plaisir de voir le bateau naviguer. Ce n’est pas simple de suivre les courses à distance, mais la récupération se passe bien. Il reste encore un peu de temps avant un retour à 100 %, mais je travaille pour revenir le plus vite possible avec l’équipe. »
Malgré l’accident d’Auckland, la stratégiste française se projette avec confiance vers son retour à la compétition.

Un week-end marqué par des activations partenaires
Au-delà de la compétition, ce Sail Grand Prix de Rio a également été l’occasion de déployer plusieurs activations avec les partenaires de l’équipe.
ALL Accor et Fairmont Rio ont notamment organisé une activation sur la mythique plage de Copacabana, réunissant athlètes et invités, dont le célèbre surfeur Pedro Scooby, autour d’une session de beach tennis dans un cadre emblématique. Un moment de partage et de convivialité illustrant l’engagement du team à proposer des expériences uniques au cœur de l’univers SailGP.
Cap sur la suite de la saison
Malgré un week-end en deçà des attentes, DS Automobiles SailGP Team France reste pleinement engagé dans la course au championnat, avec un classement général toujours très ouvert.
L’équipe va désormais capitaliser sur les enseignements de Rio, poursuivre son travail d’analyse et renforcer ses automatismes en vue du prochain rendez-vous aux Bermudes les 9 et 10 mai prochains.

CLASSEMENT ENEL SAIL GRAND PRIX I RIO
1.BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby
2.LOS GALLOS, Diego Botin
3.ARTEMIS, Nathan Outteridge
4.US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield
5.ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested
6.GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil
7.RED BULL ITALY, Phil Robertson
8.DS AUTOMOBILES SAILGP TEAM FRANCE, Quentin Delapierre
9.MUBADALA BRAZIL, Martine Grael
10.NORTHSTAR, Giles Scott
11.SWITZERLAND, Sébastien Schneiter
12.EMIRATES GBR, Dylan Fletcher
13.BLACK FOILS DNS
Les Black Foils manquent le Enel Sail Grand Prix en raison des dommages subis sur leurs F50 lors de leur collision pendant l’ITM New Zealand Sail Grand Prix | Auckland.

CLASSEMENT PROVISOIRE ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP SAISON 2026

  1. BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby – 35 pts
  2. EMIRATES GBR, Dylan Fletcher – 28 pts
  3. US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield – 27 pts
  4. LOS GALLOS, Diego Botin – 25 pts
  5. ARTEMIS, Nathan Outteridge – 23 pts
  6. DS TEAM FRANCE, Quentin Delapierre – 23 pts
  7. ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested – 17 pts
  8. GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil – 15 pts
  9. RED BULL ITALY, Phil Robertson – 15 pts
  10. MUBADALA BRAZIL, Martine Grael – 7 pts
  11. NORTHSTAR, Giles Scott – 7 pts
  12. BLACK FOILS, Peter Burling – 2 pts
  13. SWITZERLAND, Sébastien Schneiter – 1 pts
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