Lancé en 2010, chaque année le concours Mirabaud récompense les plus belles photos de voile réalisé par des professionnels. Pour la prochaine édition, le concours est ouvert jusqu’au 13 octobre.
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Le concours photo est ouvert
Dalin dans le rythme
Pour cette deuxième étape, on retrouve les mêmes aux avant-postes et on regarde forcément la position de Charlie Dalin actuellement devant. Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) en passant par Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire), Yoann Richomme (Skipper Macif 2014), Xavier Macaire (Chemins d’Océans) ou Nicolas Lunven (Generali) sont tous là… ou presque. Même si Corentin Douguet manque à l’appel, les sept n’ont laissé aucune place à un petit nouveau dans leur cercle de jeu.
Relégués à près de vingt milles du leader, ils sont quatre à se confronter pour un accessit et les encouragements du jury : Justine Mettraux (TeamWork), Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM), Arnaud Godard-Philippe (Faun Environnement – Martinique Destination Voile) et Martin Le Pape (Bellocq Paysages) se tiennent en moins d’un mille. Derrière, c’est plus compliqué pour Damien Cloarec (Saferail) dont le mât donne des signes de faiblesse : difficile dans ces conditions de trouver les ressources pour attaquer. En bon marin, le skipper de la baie de Morlaix a préféré lever le pied, animé par la volonté de ramener le bateau à bon port. Dans ces conditions terriblement sélectives Théo Moussion (#theoenfigaro) pointe maintenant à 70 milles des leaders : le prix de l’expérience.
Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) n’a pas laissé passer sa chance de prendre la tête de la flotte. Au terme d’une nuit fortement agitée, le leader du classement provisoire du Championnat de France mène la danse devant Gildas Morvan (Cercle Vert) et Xavier Macaire (Chemins d’Océans). Les habitués du circuit n’ont pas manqué ces conditions sélectives : quatre milles séparent le premier du septième, Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance).
Hausser le ton sans risquer l’extinction de voix. C’est un exercice dans lequel les ténors du circuit excellent quand les conditions deviennent délicates pour ne pas dire scabreuses. La nuit a été rude pour la flotte et plusieurs skippers déplorent de la casse. Pas de gros bobos, mais Sébastien Simon, comme Arnaud Godard-Philippe (Faun Environnement – Martinique Destination Voile) vont devoir composer avec un plan de voilure endommagé. Impossibilité pour le premier d’utiliser son étai creux, tangon de spi endommagé pour le deuxième. Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie) a déchiré son génois quand Damien Cloarec (Saferail) connaît des soucis de gréement qui l’amènent à ralentir le rythme.
Les écarts se creusent
Ils ont dit :
Nicolas Lunven (Generali) : « Pas simple, car ça gigote dans tous les sens : une vraie machine à laver. Après une première journée tranquille, les choses se sont corsées. Le vent est rentré sous spi, nous permettant des runs incroyable. On a eu jusqu’à 35-40 nœuds au passage du front la nuit dernière. Je ne comprends toujours pas comment le spi est encore en un seul morceau ! Après le front on a attaqué un reaching assez sauvage avec une mer dégueulasse. Gilet et harnais de rigueur. Mon antenne VHF en a profité pour se faire la malle, du coup plus de VHF ni AIS. Pas très grave. Tout va bien, sauf que mes cirés sont trempés et je n’en ai pas d’autre… »
Xavier Macaire (Chemins d’Océans) : “Nuit agitée, 30/35 nœuds sous grand spi GV haute jusqu’au passage du front. Maintenant reaching en mode sous marin dans 25/30 nœuds. Je suis à portée de main de Gildas Morvan, c’est parti pour un long speed-test de 880 milles.”
La Coupe à Toulon
La Coupe de l’America à Toulon commence ce vendredi jusqu’à dimanche. Franck Cammas aura à cœur de briller devant le public français. Pour la deuxième fois de son histoire, la Coupe de l’America revient en France.
Ce jeudi a eu lieu la conférence de presse officielle de l’ACWS de Toulon au Palais des Congrès avec Franck Cammas, Ben Ainslie, Dean Barker, Nathan Outteridge, James Spithill et Glenn Ashby. Tous les bateaux ont été mis à l’eau et les équipes ont peu s’entraîner l’après-midi, notamment Tom Slingsby qui s’est fait un peu peur.
Le village ouvrira ce vendredi avec la Fan Zone ouverte au public dès 11 heures, un grand show aérien Redbull et la parade des bateaux. Sur l’eau, la journée prendra des airs de répétition générale avec quatre manches d’entraînement au programme dès 14h00.
Ils ont dit :
Franck Cammas, skipper de Groupama Team France : « <em>Notre point fort c’est le petit temps. Nous avons eu de bons résultats dans ces conditions. Notre courbe de progression est bonne, mais celle des autres aussi ! Au fil des épreuves, nous avons connu des hauts et des bas. J’espère qu’à Toulon, nous serons dans les hauts ! </em><em>On a beaucoup travaillé pour ça. On est particulièrement motivé, en tout cas. On a à cœur de montrer une belle image de ce qu’on est capable de faire ici. De montrer ces bateaux au public. Notre objectif est de créer une équipe à la mode française pour les 10 prochaines années</em> »
Ben Ainslie, skipper de Land Rover BAR, en tête des Louis Vuitton America’s Cup World Series : « <em>Le sud de la France fait partie des plus beaux endroits du monde. Cela fait longtemps que je n’ai pas navigué dans le coin. Mais ce que je vois, c’est un site super, le plan d’eau est génial, la météo semble parfaite pour ce week-end. Notre objectif : gagner ! Rester dans le top 2 de ces séries. Mais ça va être serré, notamment avec notre poursuivant ORACLE TEAM USA qui est en pleine montée en puissance.</em> »
Tom Slingsby, barreur et skipper de ORACLE TEAM USA, remplaçant de James Spithill, blessé au coude : « <em>Ce sera ma première fois à la barre du bateau sur ces régates. C’est excitant mais un peu stressant. Le costume est un peu grand pour moi ! Et puis il ne reste plus que deux épreuves, si ça se passe mal, on peut tout perdre. James Spithill a des problèmes de tendons au coude depuis la dernière Coupe. Après Portsmouth, il a dû se faire opérer. C’est une chance pour moi, mais peu m’importe d’être skipper du bateau. Ce qui est important c’est de gagner. Du coup c’est Sam Newton qui me remplacera au poste de tacticien</em> ».
Dean Barker, skipper de SoftBank Team Japan, à propos du foiling tack (l’équipe a été la première à réussir un virement de bord sur les foils, ndr) : « <em>Depuis le début de l’America’s Cup, il y a toujours des théories traditionnelles qui disent qu’on ne peut pas faire certaines choses. Le challenge a toujours été de repousser ces limites, de faire mentir ces théories. Au début des foils, on pensait qu’il était difficile ou presque impossible de garder le bateau stable hors de l’eau. Maintenant, tout le monde y arrive. Mais rester en permanence hors de l’eau, au portant et au près et pendant les manœuvres, ça, c’est une autre affaire. C’est le grand objectif pour 2017.</em> »
Philippe Presti, coach de ORACLE TEAM USA : «<em> Oui, remporter les Louis Vuitton America’s Cup World Series c’est important ; cela permet d’entrer dans les Qualifiers avec deux points d’avance et on a envie de mettre ça dans notre poche ! Même si les AC45 sont différents de nos futurs bateaux, notamment au plan technique, ces épreuves restent une bonne préparation générale pour travailler les départs, la tactique, la stratégie. On apprend beaucoup dans ces situations de stress, on approfondit les relations tacticien-barreur. On travaille beaucoup là-dessus en ce moment ! Tom Slingsby, le remplaçant de James Spithill, ici à Toulon n’a jamais barré et skippé le bateau, mais c’est un super naviguant ! On ne lui met pas de pression, on a conservé à bord la même cellule de manœuvre, donc il devrait s’éclater et être libéré. Sinon, le fait que ces régates aient lieu en France, c’est un bonheur fou ! C’est joli à la télé mais montrer ce qu’on fait et toucher l’épreuve du doigt, c’est génial.</em> »
Plus rien n’arrête Charlie Dalin !
Charlie Dalin a franchi en 1ère position la ligne d’arrivée de la 1ère étape de la Douarnenez Horta Solo, au terme de 8 jours 6 heures 17 minutes et 59 secondes de course. Auteur d’une superbe navigation, toujours bien placé, le Skipper Macif 2015 continue à engranger les victoires sur le circuit Figaro Bénéteau et conforte sa place de leader au classement provisoire du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire. Son co-équipier, Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) a franchi la ligne d’arrivée devant Horta en 7ème position. Les deux marins bénéficient désormais des 6 jours d’escale pour recharger les batteries, en vue du départ le samedi 10 septembre de la 2ème et dernière étape en direction de Douarnenez.
A la question « Où est Charlie ? », la réponse est souvent devant ! Après la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten, la Le Havre Allmer Cup et la 3e étape de la Solitaire Bompard – Le Figaro, Charlie Dalin s’est offert hier une 4ème victoire cette saison ! Il va sans dire que le Skipper Macif 2015 porte bien son statut de favori sur le circuit.
« Je suis content de ma course, notamment de la deuxième partie », raconte Charlie à son arrivée sur le ponton. « Il y a plusieurs faits marquants que je retiendrai de cette étape. Tout d’abord, une rencontre inopinée avec une baleine au Cap Finisterre où j’ai dû pousser la barre en grand pour l’éviter de justesse. Ensuite, la session de vent fort le long des côtes du Portugal où j’ai rencontré mon problème de girouette. » Pour rappel, un brin de laine serrant le spinnaker s’était malencontreusement enroulée dans la girouette en haut du mât, privant Charlie d’informations importantes relatives à la météo. « Je n’avais plus mes repères, notamment lors des manœuvres et je mettais plus de temps à trouver le bon réglage. J’ai réussi à m’adapter en naviguant en mode « compas », mais j’étais content de réussir à tout démêler au bout de 3 jours ! Je me suis accroché pour ne pas être distancé mais cela m’a quand même pénalisé. Enfin, je savais que le passage de la dorsale serait le moment clé de la course, et que l’ordre de sortie des bateaux serait celui à l’arrivée. Je suis allé au bout de mes réserves cette nuit-là. J’ai empanné au bon moment et réussi à combler mon retard sur Nicolas Lunven pour le dépasser juste avant que le vent ne revienne. Les dernières 48 heures se sont faites sur un bord, sans manœuvre, et la hiérarchie n’a pas bougé. » conclut Charlie.
Trajectoires, options et décalages
Grâce à de superbes trajectoires, c’est sur le début de la course que Yoann Richomme a mené la flotte de cette Douarnenez Horta Solo. Après avoir parfaitement bien géré le vent fort au Cap Finisterre, et toujours dans le bon paquet le long de la descente du Portugal, le Skipper Macif 2014 a opté pour une route plus Nord lors du passage de l’avant dernier way-point.
« Le début de course était super, et j’ai adoré la session de vent fort au Cap Finisterre. Je navigue de mieux en mieux dans le vent fort sous spi. Ensuite, nous nous doutions que la Direction de Course imposerait de nouvelles portes de passage, pour nous éviter de rencontrer la dépression Gaston. Cela limitait forcément les options et lorsque j’ai vu une petite fenêtre s’ouvrir au nord entre les deux dernières portes, j’y suis allé. J’ai tenté mon option mais ne l’ai pas très bien exécuté avec un mauvais choix de voile. L’angle de vent était compliqué, différent des prévisions et il aurait fallu beaucoup manœuvrer pour que l’option soit payante. Je me suis donc recalé, 10 milles nautiques derrières mes concurrents. C’est la distance qui nous sépare à l’arrivée. J’ai 1h30 de retard sur Charlie, et 1h15 sur Nicolas Lunven, ce qui n’est pas rédhibitoire avec une 2ème étape retour. Même si ce n’est jamais évident de rattraper du temps sur ces deux marins ! »
Pendant les 6 jours d’escale à Horta, les deux marins vont tout d’abord se reposer de ces 8 jours de mer en solitaire, avant d’aller profiter un peu et découvrir les alentours. « C’était long pour arriver jusqu’ici et c’est une destination magique. Nous allons essayer de visiter quelques îles, notamment Pico. Puis il faudra vite se remettre dans la course et l’analyse météo de la 2ème étape. »
Le départ de la 2ème étape en direction de Douarnenez sera donné le samedi 10 septembre à 14h (heure française).
Sébastien Simon : « J’aurais été vexé de terminer 4e !»

En franchissant la ligne d’arrivée de la première étape de la Douarnenez – Horta Solo ce dimanche, à 21h22, Sébastien Simon s’est adjugé une belle troisième place à l’issue d’un final insoutenable avec Corentin Douguet, les deux hommes s’étant, en effet, battus comme des chiffonniers jusque dans les dernières longueurs, terminant à seulement 1 minutes et 32 secondes d’intervalle à l’issue des huit jours de course. Huit jours durant lesquels eux et les autres leaders auront régaté au coude à coude, jouant les petits décalages ici et là, jusqu’au passage d’une dorsale, hier, qui a légèrement redistribué la donne en permettant, notamment aux sudistes de revenir au score et de contenir des écarts assez faibles. Le point positif, c’est que tout reste à faire lors de l’étape retour et ça tombe bien, car le skipper de Bretagne – CMB Performance est, certes, fatigué après ce premier round, mais d’ores et déjà remonté comme un coucou pour le second !
Sébastien, vous terminez 3e après une bagarre incroyable avec Corentin Douguet dans les tout derniers milles. On vous imagine satisfait ?« Je suis content de finir sur le podium de cette première manche. Je m’étais fixé l’objectif de terminer dans le Top 4 en quittant Douarnenez. Le contrat est donc rempli. Cela étant, j’avoue que j’aurais vraiment été vexé de faire 4e après avoir occupé une place dans le top 3 pendant aussi longtemps. ça a vraiment été chaud avec Corentin. A l’approche de Faial, ma drisse a fait un nœud et je savais que pour envoyer le spi, il faudrait d’abord que j’affale le génois. J’ai anticipé autant que possible cette manœuvre or il se trouve que le vent a molli d’un coup et que je me suis retrouvé avec le petit spi en l’air et le bateau matossé pas du tout comme il fallait. Corentin en a profité pour me doubler à ce moment-là. Heureusement, j’ai réussi à le repasser à quelques mètres de la ligne d’arrivée ! »
Vous avez tous régaté à vue pendant toute la course ou presque. ça a dû être très intense ?
« Ça l’a été. Je pense avoir plutôt bien navigué. Je me suis senti bien sur l’eau et bien sur le bateau. J’ai encore des points à travailler mais j’ai pu clairement les identifier pendant la course et ça, c’est positif. Je dois, en l’occurrence, progresser à certaines allures, le près débridé et le reaching notamment. Je dois également mieux prendre en compte certaines phases nécessaires de repos. Parfois, je ne l’ai pas bien fait et après, j’ai accusé le coup avec des hallucinations et des fluctuations de moral. Cela est sans doute lié à mon manque d’expérience sur ce type d’exercice. Quoi qu’il en soit, je sais que je suis sur la bonne voie. Je regrette un peu de finir à une heure de Charlie (Dalin) et de Nico (Lunven), même si j’ai conscience que c’est un écart assez faible après huit jours de mer. »
Effectivement et cela signifie que tout reste à faire lors de l’étape retour…
« Oui. C’est motivant et j’espère montrer de nouveau que je suis dans le coup. J’espère, en tout cas, que je prendrai autant de plaisir que lors de la manche qui vient de s’achever. Nous avons vraiment rencontré des conditions parfaites. C’était incroyable. »
Anthony Marchand : « Un speed-test sur l’Atlantique monstrueux ! »

Peu avant 21h30, ce dimanche, Anthony Marchand a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Douarnenez – Horta Solo, s’octroyant ainsi une cinquième place. Si le skipper d’Ovimpex – Secours Populaire s’avoue un peu déçu de ne pas avoir pu monter sur le podium après avoir pourtant longtemps navigué dans le trio de tête jusqu’au passage d’une dorsale, hier, qui ne lui a pas souri, et la rencontre de quelques soucis mécaniques dans les derniers milles, il peut toutefois se satisfaire des écarts assez faibles entre les leaders. De fait, après huit jours de course, moins d’une heure et dix minutes séparent les cinq premiers au classement. Ainsi, rien n’est encore joué et le suspense reste entier avant l’étape retour dont le coup d’envoi est programmé samedi prochain.
Vous terminez finalement 5e de cette première étape. Quel est le sentiment domine à l’arrivée ?
« Je suis un peu déçu de ne pas monter sur le podium car j’ai très souvent bataillé dans les trois premiers lors de cette étape. Les écarts entre les huit premiers sont assez faibles et cela promet déjà une deuxième belle manche. C’était vraiment sympa de tous régater bord à bord du début à la fin. Ca a été un speed-test sur l’Atlantique monstrueux ! Dès que l’on se déconcentrait un tout petit peu, on perdait des milles et c’était dur, ensuite de les récupérer, même s’il y eu énormément de petits placements à jouer, des petites choses à faire comme lofer au bon moment, éviter les nuages… Au bout du compte, je suis content d’arriver surtout que lors de ces deux derniers jours, j’ai bataillé à cause de soucis mécaniques. »
Des soucis de quel ordre ?
« J’ai rencontré des problèmes d’alternateur. Cela m’a obligé à passer deux jours collé à la barre tout en bricolant la tête dans le moteur. Ce type de pépin n’est jamais facile à gérer car tout de suite, ça fait un peu perdre le fil de sa course. On rentre vite dans un autre mode avec les mains pleines de cambouis… J’arrive bien rincé à cause de ça. »
Finalement, c’est la fameuse dorsale que vous avez traversé hier qui aura été juge de paix de cette première étape…
« Oui et le moins que l’on puisse dire c’est que le paquet du milieu dont je faisais partie et qui a longtemps occupé la tête de la flotte n’a pas eu tellement de chance à ce moment-là. Clairement, dans cette dorsale, nous nous sommes retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment. De fait, pendant que nous étions au près à composer avec du vent dans tous les sens, les groupe du sud a continué tranquillement son petit bonhomme de chemin sous spi. Ca c’est vraiment mal goupillé pour nous mais c’est comme ça. Au final, on a limité la casse car seul Corentin Douguet a réussi à s’intercaler mais nous aurions pu avoir plus de bonus de temps bien plus confortable sur ceux qui ont choisi d’aller plus au sud avant d’attaquer l’étape retour, samedi. »
Classement étape 1 (avant jury)
1. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) en 8 j 6 h 17 m 59s
2. Nicolas Lunven (Generali) en 8 j 6 h 33 m 10s
3. Sébastien Simon (Bretagne – CMB Performance) en 8 j 7 h 22m 53s
4. Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie) en 8 j 7h 24m 25s
5. Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire) en 8j 7h 26m 21s
Bilan de la première étape
La première étape de la Douarnenez Horta Solo a vu la victoire de Charlie Dalin mais rien n’est joué et le match retour s’annonce corsé avec un Nicolas Lunven à 15 mn. Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) remplissait parfaitement l’objectif qu’il s’était fixé de finir dans les quatre premiers. Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie), pouvait se senti vexé de s’être fait souffler la troisième place pour moins de deux minutes. D’un autre côté, sa remontée express dans les cent derniers milles de course lui laisse entrevoir bien des espoirs. Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire) se félicitait d’avoir su rester dans le bon tempo, même s’il lui manque encore une certaine constance pour rester au niveau des leaders. Pour d’autres, le constat est forcément plus mitigé : Xavier Macaire (Chemins d’Océans), impeccable Champion de France en titre avouait une frustration évidente de n’avoir pas pu trouver la bonne carburation à certains moments. La faute à une préparation tardive et un budget de dernière minute : des conditions pas vraiment idéales pour préparer sereinement sa saison de course. De même Gildas Morvan (Cercle Vert) regrettait d’avoir peut-être voulu trop forcé la toile dans le vent fort au large du Portugal. « J’aurais peut-être été plus vite sous petit spi et je me serais moins fatigué… ». D’autres faisaient contre mauvaise fortune bon cœur, tel Yoann Richomme (Skipper Macif 2014), en pleine forme, qui relativisait une performance en deçà de ses habitudes par le plaisir de revenir dans l’archipel portugais.
Echanges pas standard
Il y a eu clairement deux courses dans la course : en tête de la « deuxième division », Martin Le Pape (Bellocq Paysages), oscillait entre satisfaction de sa navigation face à quelques gros bras du circuit et une petite frustration de n’avoir pas pu accrocher un ou deux ténors. A l’inverse, c’était avant tout le plaisir qui dominait tant chez Damien Cloarec (Saferail), Sophie Faguet (Région Normandie), Pierre Quiroga (Skipper espoir CEM) et Arnaud Godard-Philippe (Faun Environnement – Martinique Destination Voile). Ces quatre-là ont passé du bon temps, ont partagé leurs informations, leurs doutes, ont causé de tout et de rien, ont appris à se connaître. Même en tête de course, les adversaires n’ont guère été avares de petits tuyaux, d’échanges pas forcément liés à la situation stratégique du jour. Sur les pontons, on comparait les mérites respectifs de tel ou tel bidouillage, des plats appertisés et du lyophilisé. Préparateurs et skippers passaient d’un bateau à l’autre pour aider le dernier arrivé à plier ses voiles, à ranger écoutes et drisses, à amarrer correctement chacun contre les pannes des catways.
Une aventure collective
Car c’est une des caractéristiques de ce périple. Partis au large, les marins n’ont de comptes à rendre qu’à eux-mêmes. Du même coup, la parole se fait plus libre entre coureurs, d’autant que c’est la dernière course de la saison et que, mis à part quelques coureurs encore en lice pour le titre, les enjeux ne sont plus de même nature. Le parfum d’aventure retrouvé, une pression sportive et médiatique allégée, la course prend parfois des airs de colonie de vacances, même si tous le disent : ce qui ne change pas, c’est l’acharnement des gars à mettre du rythme.
Ils ont dit :
Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) :
« Personnellement, je suis content de mon résultat. La troisième place s’est jjouée à peu de choses, mais j’aurais été frustré de ne pas la prendre, car j’ai quand même été aux avant-postes tout au long de la course. C’est aussi maintenant que je me rends compte à quel point j’ai progressé en deux ans. En 2014, j’étais stressé tout au long de la traversée vers Horta. Là j’ai vraiment pris du plaisir à être en mer. »
Xavier Macaire (Chemins d’Océans) :
« J’aime bien ces formats au large où on peut jouer des grandes options. Le passage de la dorsale était vraiment passionnant. On a bien cru avec Gildas Morvan et Corentin Douguet que l’on allait ramasser la mise sur notre option sud. Finalement, les gars du nord, s’en sont sortis au dernier moment. Mais c’était sympa, il y avait du suspense, on en discutait entre nous, c’était top… »
Kito de Pavant en ordre de marche
Ce lundi 5 septembre au Grau du Roi Port Camargue, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a baptisé le monocoque IMOCA 60 Bastide Otio de Kito de Pavant. A cette occasion, elle a annoncé le partenariat de la Région aux côtés du skipper du Midi qui s’élancera le 6 novembre prochain sur la 8e édition du Vendée Globe.
A tout juste deux mois du départ du Vendée Globe, plus de 300 personnes étaient réunies ce lundi à Port Camargue pour le baptême de l’IMOCA 60’ Bastide Otio de Kito de Pavant. Partenaires Made in Midi, équipe Sixteam, famille, amis, plaisanciers, curieux, tous ceux qui soutiennent Kito de près ou de loin étaient présents pour l’occasion. Une grande fête, placée sous le signe de la convivialité et du partage, accueillie par Robert Crauste, Maire du Grau du Roi.
Guy Bastide, Président du Groupe Bastide Médical et Jean-Pierre Ferraud, Président du Groupe HBF, étaient aux côtés de Kito de Pavant pour cet événement important, comme depuis trois ans sur toutes les grandes courses à la voile. Franck Sinabian, Président de GSA (Elteans) et Jérôme Billerey, Directeur Général du Groupe Quadran, étaient également présents. Deux nouveaux partenaires qui viennent renforcer le team Made in Midi à quelques mois du Vendée Globe.
Sous le soleil du Midi et les applaudissements du public, la marraine Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a brisé la traditionnelle bouteille sur l’étrave de Bastide Otio. Un moment plein d’émotion pour le skipper méditerranéen et tous ceux qui l’accompagnent.
Quelques minutes plus tôt, la présidente de Région avait annoncé le soutien de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Un partenariat qui s’inscrit dans la continuité de la création du Team Sud de France qui regroupe les sportifs de haut niveau de la glisse et du nautisme, des Pyrénées à la Méditerranée, et dont Kito est parrain.
« A deux mois de la prochaine édition du Vendée Globe, la Région est aux côtés de Kito de Pavant, afin de le soutenir dans le plus grand défi à la voile. Il sera l’ambassadeur de notre Région. C’est avec joie que je serai la marraine de son 60 pieds Imoca Bastide Otio. Ce nouveau partenariat s’inscrit dans l’engagement fort voulu par la Région pour le nautisme avec le Team Sud de France. Cette équipe, dont Kito de Pavant est le parrain, est composée de sportifs de haut-niveau tous licenciés dans notre région et je tiens à les remercier pour leur engagement. Ils contribuent à valoriser le caractère exceptionnel de notre territoire entre Pyrénées et Méditerranée, à le conduire vers une notoriété plus importante encore. Cette aventure est aussi le symbole de notre engagement en faveur de la mer, et plus largement en faveur de la croissance bleue. Comme Kito de Pavant et son équipe, nous devons jouer collectif pour œuvrer ensemble au développement économique de la filière et se fixer comme cap un nouvel horizon pour le sport. »
Carole Delga,
Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
« C’est l’aventure vécue avec Kito sur la Route du Rhum 2014 qui nous a mis l’eau à la bouche. Et c’est une grande opportunité pour Bastide Médical de participer à cette épreuve exceptionnelle, sportive et humaine, qu’est le Vendée Globe. La première raison est d’ordre médical : à travers différentes études, Kito nous permet de récolter des données et nous l’aidons à notre tour dans sa préparation au niveau du sommeil, de l’alimentation et de la cicatrisation.Par ailleurs, Kito est un exceptionnel compétiteur. Il véhicule des valeurs, le courage, l’endurance, la pugnacité, que l’on retrouve dans le monde de l’entreprise, tout comme la solitude du dirigeant face à des concurrents acharnés et au déchainement des éléments. Et pour finir, il s’agit d’un projet humain. Voir partir Kito, seul sur son monocoque pendant trois mois, suscite beaucoup d’admiration et de respect pour l’homme qu’il est, modeste et humble, et pour ce qu’il fait. Des sentiments et des valeurs fondamentaux, de plus en plus rares de nos jours.Aussi nous sommes fiers chez Bastide Médical d’être associés à Kito de Pavant et nous lui souhaitons de boucler ce tour du monde ! »
Guy Bastide,
Fondateur et Président du Groupe Bastide Médical
« Le Vendée Globe, quelle aventure ! Déjà deux ans que nous écrivons cette formidable histoire auprès de Kito et du Groupe Bastide Médical. Nous n’avions pas la culture du sponsoring et pourtant nous avons immédiatement adhéré au projet pour les valeurs qu’il véhicule. Une course comme le Vendée Globe se court certes en solitaire mais c’est avant tout une formidable aventure humaine qui repose sur l’esprit d’équipe. Les 240 collaborateurs du Groupe HBF à travers le monde sont fiers d’accompagner Kito dans ce défi humain et sportif. »
Jean-Pierre Ferraud,
Président du Groupe HBF
« C’est un grand jour. Je peux enfin mesurer l’ampleur du travail accompli depuis 2013 pour construire ce projet et repartir à l’assaut du Vendée Globe. On m’aurait montré une photo de tout ce monde réuni aujourd’hui il y a trois ans, je n’y aurais pas cru… Mais quelle énergie il aura fallu pour en arriver là ! Combien d’obstacles, de plus en plus haut, il aura fallu franchir. Et je sais qu’il en reste encore quelques uns…
Voilà un joli bateau prêt pour l’aventure, financé à 100% par des entreprises de la Région. Une quarantaine de partenaires qui témoignent de la richesse de notre territoire. Ils ont tous leur place sur les voiles de mon bateau et dans mon cœur. Merci à tous pour votre engagement et votre amitié. C’est une chance et une lourde responsabilité de vous représenter autour du monde.
Je voudrais adresser un immense merci à Madame la présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée d’avoir accepté d’être la marraine de Bastide Otio. C’est un honneur et un encouragement fort pour l’avenir maritime de notre littoral. Il nous reste tant de choses à faire pour cette Méditerranée. »
Kito de Pavant,
Skipper Bastide Otio
MONDIAL SB20 : Gabrile Skoczek et son équipage vice-champion du monde
L’épreuve se déroulait à Cascais, au sud Portugal. 76 participants de 14 Nations différentes étaient inscrits à cette nouvelle édition du Championnat du Monde de SB20. Petit monotype de 6,50m à 3 ou 4 équipiers, le SB20 est depuis quelques années l’une des séries de référence au niveau international. Un bateau qui réussit bien aux Français avec la seconde place du barreur Gabriel Skockek (Dispositif France Jeune) et de son équipage composé de Emeric Michel (porteur du projet), Lucas Chatonnier et Marine Boudot. Le bateau fait suite au titre de Champion du Monde de Robin FOLLIN en 2015.
C’est donc un titre de Vice-Champion du Monde SB20-2016 que remportent Gabriel et son équipage, mais ils sont également les heureux Vainqueurs du Trophée « Jeunes » (U26). Il faut également noté que le barreur Kévin PEPPONNET (Dispositif France Jeune) et son équipage composé de Achille Nebout (porteur du projet avec Kevin), Bruno Mourniac et Camille Rossi terminent 7ème de ce Championnat du Monde. A cela s’ajoute le titre du meilleur équipage féminin de la barreuse Mathilde Geron et ses équipières : Sophie Deturckeim, Alice Ponsar et Julie Bossard. Grâce à ces 3 performances, la France remporte la Nation Cup, titre très convoité félicitant la meilleure Nation.
Très belle victoire de Charlie Dalin
Charlie Dalin s’impose sur la première étape de la Douarnenez Horta Solo. Une belle victoire après une longue course où la flotte est restée groupée jusqu’au large de Lisbonne. Une revanche pour Charlie Dalin après la Solitaire et qui le rapproche du titre de Champion de France Elite de Course au Large.
Pour gagner Charlie Dalin aura du batailler jusqu’au bout et se défaire de Nicolas Lunven (Generali) deuxième qui n’aura rien lâché tout au long de la course. Il n’aura cédé sa place de leader qu’au passage de la dorsale avant l’île de santa Maria.
Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) complète le podium en finissant 1mn 32s devant Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie) et moins de quatre minutes devant Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire). C’est dire l’intensité de la bagarre digne des plus belles étapes de la Solitaire Bompard Le Figaro.
Ils ont dit :
Charlie Dalin :
« Il a fallu aller chercher cette victoire. Tout s’est joué dans le franchissement de la dorsale. Je me suis vraiment fait mal, j’ai été puiser dans mes dernières ressources pour essayer de sortir en tête. Ça s’est joué à très peu de choses. A certains moments, j’étais en limite de lucidité. Et Nico est un adversaire particulièrement coriace.
J’avoue que j’aime particulièrement ces formats de course à mi chemin entre des parcours côtiers et une véritable traversée de l’Atlantique. C’est un format dans lequel je me sens à l’aise. Et puis, l’accueil aux Açores est tellement extraordinaire qu’on n’a qu’une envie, c’est de revenir. C’est mon quatrième passage ici, mais je ne m’en lasse pas… »
Nicolas Lunven :
« C’était une belle course. Dans le franchissement de la dorsale, je perds une place sur Charlie, mais globalement la hiérarchie a été respectée. Deuxième à Horta, ça me convient bien, ça veut dire que je suis dans le coup. Avec Charlie, on a pu se comparer. Il va plus vite que moi au reaching, en revanche, j’ai un petit plus sous spi… Pourvu que ce soit du portant pour le retour ! »
















