Accueil Blog Page 702

Gitana célèbre 140 années d’une saga maritime familiale

070416- Entrainement en solo au large de Groix du MONO60 EDMOND DE ROTHSCHILD, Gitana16, Skipper Sébastien Josse.

La lignée des bateaux Gitana célèbre 140 années d’une saga maritime familiale unique au monde. En effet, le 21 septembre 1876, La Gitana, goélette à vapeur de 24 mètres construite en Angleterre et assemblée en Suisse, navigue pour la première fois sur le Lac Léman. Armé par la baronne Julie de Rothschild, ce premier coursier, taillé pour les records de vitesse, réunit alors toute l’audace et la modernité de celle qui l’a fait naître. Dans son sillage, la branche franco-suisse de la famille Rothschild va transmettre sur cinq générations cette passion pour la navigation et l’innovation. Le livre des Gitana s’écrit, sur l’eau douce d’abord puis à travers les océans, mais toujours autour des architectes et marins qui donnent vie à des bateaux d’exception. À ce jour, vingt-sept navires ont porté le bleu et le jaune frappés du blason familial Rothschild et des cinq flèches tout aussi emblématiques.

Au sein du Gitana Team, l’écurie de course au large créée en 2000 par le baron et la baronne Benjamin de Rothschild, ingénieurs, sportifs et orfèvres perpétuent aujourd’hui la tradition. Tandis que le 6 novembre, le Mono60 Edmond de Rothschild franchira la ligne de départ du Vendée Globe avec Sébastien Josse à la barre, un nouveau maxi-trimaran de 33 mètres poursuivra sa construction à l’ombre des chantiers.

Afin de partager avec le public cet héritage maritime exceptionnel comme les grands défis à venir, Ariane et Benjamin de Rothschild ont souhaité marquer cette date anniversaire au travers de deux grands évènements. Ainsi, ces derniers mois, il n’y a pas que sur l’eau et dans les bureaux d’études que le Gitana Team a œuvré. Renouer avec le passé, parcourir les archives, imaginer et créer un lieu pédagogique, ludique, moderne et élégant, autant de chantiers menés à bien pour que l’exposition Gitana, entrez dans la légende ouvre ses portes et accueille un public de tout âge. Actuellement en escale à Genève, là où tout a commencé, l’installation de 200m2 ralliera ensuite Les Sables d’Olonne puis Paris. Enfin, un livre, fruit de plus d’un an de travail, sortira également le 3 octobre aux Editions La Martinière, préfacé par Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo et postfacé par l’académicien Erik Orsenna.

« Ces cent quarante ans coïncident avec le départ du Vendée Globe, ce qui nous a poussé à marquer cette date anniversaire. Le Vendée Globe étant à mes yeux la course mythique par excellence avec une dimension supplémentaire cette année du fait de l’arrivée des monocoques de dernière génération dotés de leurs plans porteurs. La course au large vit une révolution et le Gitana Team compte parmi les acteurs de cette transformation.
La saga des Gitana et la longévité de cette histoire maritime témoignent de la continuité que défend notre famille mais il est vraiment intéressant de constater combien cette passion n’est pas linéaire et comment chaque génération a su y laisser son empreinte selon ses convictions et ses aspirations, avec pour chacun un but extrêmement précis. Avec le Gitana Team, depuis plus de quatre ans, nous avons pris un virage résolument technologique avec une volonté affichée de construire les multicoques de demain, ceux qui voleront autour de la planète.

Casser les codes est très stimulant et guide nombre de nos actions car à mon sens cela est indispensable pour avancer et passer dans une autre dimension. L’innovation tient ainsi une place prépondérante, tout autant que le goût de la compétition et de la performance, mais la manière d’y parvenir est capitale. La voile est un sport d’équipe où les qualités humaines sont au cœur de l’action. » Ariane de Rothschild, CEO du Groupe Edmond de Rothschild.
Audace, esprit d’entreprise, transmission et vision
Après Julie de Rothschild, le baron Edmond de Rothschild donnera ses lettres de noblesse aux Gitana dans les années 60 à 90. Détenteur pendant dix-neuf ans du record du Fastnet, l’armateur et régatier a également lancé la classe des Maxis en construisant Gitana VIII (vainqueur de la Nioulargue 1984) ou encore remporté la Coupe du Monde des 8mJI avec Gitana Sixty. Son fils, Benjamin, a partagé des navigations complices avec son père. Le jeune équipier a grandi avec ces incroyables bateaux familiaux, toujours plus avant-gardistes et plus rapides. Lorsqu’il reprend la descendance des Gitana au début des années 2000, le baron Benjamin de Rothschild sait que la voile se professionnalise. Il imagine alors une équipe, sur le modèle des écuries automobiles, où pilotes, techniciens et designers travaillent ensemble. C’est ainsi que le Gitana Team voit le jour. À cette époque, le multicoque connaît son âge d’or. Les trimarans 60′ Orma gagnent tout et Gitana 11 remporte la Route du Rhum 2006 avec un record sur la traversée de 7 jours et 17 heures. Ce fut ensuite l’heure des records sur le maxi-catamaran Gitana 13, l’ouverture vers l’international sur des circuits anglo-saxons sans oublier l’aventure des MOD70 qui entraînera le Team vers de nouveaux horizons.

Innovation, savoir-faire et performance
Olin Stephens, German Frers, Gilles Ollier, Bruce Farr, Guillaume Verdier, autant d’architectes emblématiques qui ont signé les unités Gitana, toujours avec cette même volonté de défricher, d’ouvrir de nouvelles voies. Marc Guillemot, Frédéric Le Peutrec, Lionel Lemonchois, Yann Guichard, Loïck Peyron et Sébastien Josse, autant de marins au palmarès impressionnant ayant l’amour d’être en mer et le goût de la vitesse pour philosophie. Sous l’impulsion des armateurs, le Gitana Team a souvent innové, jusqu’aux bateaux volants qui stimulent désormais les designers à travers le monde. Après l’ajout de safrans en T sur le Multi70 Edmond de Rothschild (Gitana XV) et un podium très remarqué dans la catégorie Ultime sur la Route du Rhum 2014, l’équipe a repoussé les limites encore un peu plus loin. Des foils (plans porteurs, à l’image d’une aile d’avion immergée) sont imaginés et construits. Le 31 mars 2016, le trimaran devient ainsi le premier multicoque de course au large capable de voler. Gitana XV atteint 43 nœuds avec seulement vingt nœuds de vent ! En parallèle, le Mono60 dessiné pour le Vendée Globe est lui aussi doté de foils. Une marque d’audace incontestable lorsque l’on s’élance sur le parcours du tour du monde. Et demain ? Un maxi-trimaran de 33 mètres dessiné par le team Guillaume Verdier en collaboration avec le bureau d’études de Gitana ; une machine novatrice qui réunira les dernières découvertes, là encore pour s’élancer autour de la planète.
Allure et esthétique
Enfin, nous ne pouvons évoquer les Gitana sans souligner leur élégance. Début novembre, Sébastien Josse empruntera le chenal des Sables d’Olonne à bord du Mono60 Edmond de Rothschild (Gitana 16) qui porte sur ses flancs, l’aigle et le lion du blason Rothschild. Lignes tendues, bleu nuit aux reflets presque scintillants et cette boussole dont le cœur abrite les cinq flèches, tout chez les Gitana rend hommage aux armoiries familiales. Dessinés par Marc P.G. Berthier durant l’ère Edmond de Rothschild, les voiliers armés depuis furent souvent signés du navigateur-designer Jean-Baptiste Epron. En cette année anniversaire, un autre regard est venu se poser sur la sirène Gitana qui accompagne les marins depuis plus de 15 ans. A découvrir sur l’affiche officielle de l’exposition, cette nouvelle silhouette de femme plus déesse que gitane, globe à la main et visage tourné vers l’horizon, a été créée par le street artiste américain, Cléon Peterson.

- Publicité -

Pierre Quiroga, 1er bizuth du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire

Pierre Quiroga, Skipper du Figaro Skipper Espoir CEM - Solitaire Bompard Le Figaro 2016 - @ A Courcoux

Alors que Charlie Dallin a remporté le titre pour la deuxième fois, c’est Pierre Quiroga qui remporte celui de 1er bizuth. Une belle récompense pour Pierre comme pour le CEM qui l’a formé.

En terminant 8e d’une épique Douarnenez-Horta Solo, la première véritable course au large de sa jeune carrière, Pierre Quiroga boucle une saison Figaro réussie. Le Skipper Espoir CEM remporte le classement bizuth* du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire. Mieux, il se classe 11e toute catégorie. Des résultats qui récompensent l’engagement sans faille et l’état d’esprit exemplaire du marin de 24 ans.

Une année puissance 10
« J’ai vieilli de 10 ans cette année ! Ca a tellement été riche en émotions, en découvertes… » résume Pierre au dénouement de la saison Figaro 2016. Il y a 7 mois, le coureur marseillais n’avait pas encore passé une seule nuit en mer en solitaire. Il a traversé la Manche pour la première fois de sa vie cet été, franchi la barre des 5 jours de navigation début septembre lors de la première étape de la Douarnenez-Horta Solo.

Cette année, sa courbe de progression a été impressionnante. Aidé par un solide background en régate (Laser, sport boat et match racing), Pierre s’est engagé à fond pour progresser dans une discipline qu’il ne maîtrisait pas : 80 jours d’entraînement à La Grande Motte, 7 courses en Figaro, de nombreux convoyages en solitaire.
Un engagement sans faille
Le Skipper Espoir CEM a aussi assumé seul, en grande partie, la préparation technique de son bateau et la recherche de partenaires, balayant ainsi toutes les facettes d’un projet Figaro. Cette implication sans faille dans tous les compartiments du jeu est à la base de sa réussite pour cette première année dans le circuit.
Son objectif de la saison est largement atteint puisqu’il termine 1er bizuth (classement des premières participations) et 11e au classement général du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire.
Parce que les jeunes marins le valent bien
Après le titre de Champion de France 2015 gagné par Xavier Macaire suite à 4 années de présence au CEM, le Centre d’Entraînement Méditerranée est fier d’avoir permis à Pierre de débuter son ascension dans l’univers de la course au large professionnelle. Son classement est aussi la preuve que le Pôle Espoir Course au Large basé à La Grande Motte est une structure idéale pour former les marins débutants : accompagnement personnalisé, entraînement en petit comité, échange de connaissances et de compétences entre les skippers, gros volume de navigation.
Dans quelques jours, Pierre sera à bord de Safran, le 60 pieds IMOCA de Morgan Lagravière, à l’occasion du Défi Azimut qui réunit 15 des 30 concurrents du prochain Vendée Globe -, avant d’enchaîner en Swan 600 aux Voiles de Saint Tropez. Puis ce sera la reprise des entraînements en Figaro début novembre, dans la baie d’Aigues Mortes.
Au CEM, on prépare activement la rentrée !

Les mots de Pierre Quiroga, Skipper Espoir CEM, à l’issue de la Douarnenez-Horta Solo, dernière course du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire :
« Après une course comme celle-là, tu n’as plus qu’une envie, c’est de ne plus revoir le bateau ! J’ai cru que j’allais casser le bateau 100 fois. Je suis sorti au moins trois fois d’urgence sur le pont alors que j’étais en train de me déshabiller à l’intérieur parce que je croyais que le mât était tombé. On a eu des grosses conditions, notamment à l’aller lors du passage du cap Finisterre. 37 nœuds de vent, nuit noire, des gros creux. On était sous spi, j’ai dû aller manœuvrer je ne sais pas combien de fois, j’ai fait 6 ou 7 départs au tas, j’étais tellement crevé que j’ai vomi après l’effort. J’ai fini par tout affaler. Tout ça pour dire que je n’ai pas toujours été à l’aise et que la fatigue était parfois trop intense pour que j’aie la force de me battre. Ca a vraiment été mon baptême de course au large. J’ai été beaucoup plus prudent que 90% de la flotte pour préserver le bateau. J’ai eu des plaisirs sur l’eau, bien sûr, mais mes plus grands bonheurs, je dois avouer que ça a été de passer les deux lignes d’arrivée. En tout cas j’ai réussi à le faire ! C’était super de l’avoir fait ! »

● Pierre Quiroga/Skipper CEM, 24 ans
Palmarès Figaro 2016
1er bizuth et 11e au classement général du Championnat de France Elite de course au large en solitaire – 40 classés.
8e Douarnenez-Horta Solo (2 étapes : A/R entre la Bretagne et les Açores) – 17 classés
19e Solitaire Bompard le Figaro (victoires en bizuth sur la 1ere et 3e étape) – 38 classés
1er bizuth et 10e au général de Le Havre Allmer Cup – 22 classés
12e Solo Normandie
10e Solo Maitre Coq
3e 400 milles de St Tropez
2e Figaro Golfe

Principaux résultats hors Figaro :
Début en Optimist : 2001
Vice-champion de France espoirs Optimist 2006
Champion du monde par équipe Optimist 2007
Vainqueur de la Coupe de France laser 4.7 2008
Vice-champion de France espoir laser radial 2009
Championnat du monde ISAF jeunes laser 2009 (Brésil)
(13 individuel et Champion du monde par équipe)
15eme championnat du monde laser ISAF radial 2010
11eme championnat du monde jeune 470 2011
4ème championnat du monde jeune 470 2013
Champion de France Espoir équipage(Longzte) 2013
1er Antibes’cup (Match Race grade 3) 2014
1er Champion de France Universitaire (Match Race) 2014
4ème championnat du monde ISAF Jeune Match race 2014
Champion de France Espoir Glisse (Open5.70) 2014
Vice-champion de France Espoir équipage (Longtze) 2014

Diplômé Master Commerce International, Liste Haut Niveau Flotte collective et match racing.

- Publicité -

Reprise du GC32 racing Tour

@ Nico Martinez - Copa del Rey 2016

 

Le GC32 Racing tour gagne encore en importance et en spectacle avec des équipages plus affutés comme Norauto, Tilt ou Malizia. Avant l’ouverture aujourd’hui de la 4e étape du GC32 Racing Tour, l’équipage de Norauto powered by Groupama Team France occupe la tête du classement provisoire de cette saison 2016 à seulement deux points des Suisses de Team Tilt. Après la victoire de la Copa del Rey à Palma début août, le Néo-zélandais Adam Minoprio sera de nouveau à la barre pour ce second rendez-vous espagnol, disputé de jeudi à dimanche à Sotogrande en Andalousie. Pour Norauto – dont la marque connaît une croissance rapide avec plus de 70 centres établis en Espagne – l’événement est une excellente occasion de venir soutenir ses marins.

Sept équipes sont en compétition à Sotogrande où la bataille s’annonce intéressante sur un plan d’eau que beaucoup des marins engagés vont découvrir. Vainqueur sur le Lac de Garde et aux Baléares, le team Norauto entend bien conforter son leadership. « Sur chaque événement, les équipes naviguent et apprennent beaucoup. Nous avons eu l’une des progressions les plus rapides de la classe cette saison mais la courbe ne peut plus être aussi raide et il va falloir tirer le meilleur de chaque heure passée sur l’eau, » explique Adam Minoprio.

- Publicité -

Normandy Channel race 2016, une belle édition

La Normandy Channel race 2016 a sacré hier vendredi ses lauréats, au terme d’une édition marquée par d’intenses moments de sport et de régate au plus haut niveau, que résument d’éclatante manière les quelques superlatifs et attributs suivants inspirés de l’épreuve ; plus grand nombre de participants (27), plus petit écart à l’arrivée (2 minutes 49), record de l’épreuve pulvérisé par les vainqueurs, mais aussi par pas moins de 10 concurrents, un podium international à trois nationalités… Autant de raisons qui, ajoutées à un scénario haletant de bout en bout, épicé par les plus extrêmes variations des conditions météos, installent la Normandy Channel race parmi les courses hauturières les plus prenantes et les plus attachantes.

Les voiliers de la Class40 y ont fait étalage de tout leur étonnant potentiel, à l’aise et sûrs à toutes les allures, et capables de performances qui feraient pâlir les grands multicoques des années 90. La 8ème édition est ainsi déjà dans toutes les têtes, et les organisateurs donnent rendez-vous à tous les passionnés de belles histoires de mer, de régate et de marins au mois de mai 2017 à Caen.

2 minutes 49 pour l’éternité
Deux Espagnols (Pablo Santurde et Fidel Turienzo), un anglais (Phil Sharp) et trois français, Sam Manuard, Maxime Sorel et Hugo Dalhenne se partagent donc un très envié podium de la Normandy Channel race. De haute lutte, au bout du courage et de l’obstination, les Espagnols du Plan Botin Talès II sont venus à bout du talentueux tandem d’Imerys, le duo Sharp-Manuard pourtant au commandement une grande partie du parcours. Ainsi que de nombreux coureurs l’avaient prédit, la course allait dès le Solent « partir par devant », les riches devenant de plus en plus riches au fur et à mesure qu’ils touchaient en premier les nombreux système météos en développement à chaque point clé du parcours.
C’est à Land’s End, à la pointe occidentale de la Cornouaille anglaise qu’Eole a choisi très tôt ses lauréats, en autorisant les leaders Imerys, Talès II et Solidaires En Peloton – ARSEP à remonter dans un confort très relatif vers la marque de Tuskar rock, au sud est de l’Irlande. La porte de la vitesse et de la glisse se refermait derrière ce trio, et dans une moindre mesure, sur Maxime Sorel et Hugo Dalhenne (V and B), laissant l’ensemble de la flotte aux prises avec un grand coup de vent venu du nord, et qui imposait une terrible session de navigation au près, dans un flux fraichissant pour certain à près de 40 noeuds, et sur une Mer Celtique rien moins qu’effrayante. A ce stade de la course, 6 voiliers se retiraient du jeu, victimes de différentes avaries.

Les leaders enchaînaient eux, sans coups férir, les phases de transition, échappant au gros du coup de vent et à la mer casse bateau. L’émulation aidant, une impitoyable sélection naturelle s’opérait. V and B peinait à tenir le rythme, tandis que Thibaut Vauchel-Camus et Fred Duthil s’épuisaient à mener au maximum de son potentiel un Solidaires en Peloton-ARSEP privé de toute énergie. Aveugles, sans aide à la navigation, ils lâchaient à leur corps défendant mille après mille. Derrière un Imerys toujours remarquablement inspiré à chaque passages stratégique de la course, les Espagnols de Talès II se montraient de plus en plus incisifs. La descente au portant depuis le Fastnet et en direction des îles Anglo-Normandes leur offrait l’occasion de monter le rythme encore d’un ton, et de se préparer à l’estocade. Celle-ci allait survenir au large de Guernesey. Imerys et Talès II étaient alors bord à bord, et à vue. Un dernier empannage stratégique au large de Barfleur, et le plan Botin des sociétaires du Real Club Maritimo de Santander, à la faveur d’un angle de descente dans le vent légèrement favorable, se glissait au commandement et conservait de quelques encablures la tête de la flotte jusqu’à l’arrivée. 2 minutes et 49 secondes plus tard, Phil Sharp et Sam Manuard saluaient avec fair play la victoire de leurs adversaires ; « Ils ont simplement été juste un peu meilleurs que nous! ».

Privés de tout contact avec la terre, malgré leurs tentatives à chaque passage près des côtes, Thibaut Vauchel-Camus et Fred Duthil ne parvenaient à rentrer en contact avec la direction de course. Ignorant de la décision d’enlever la marque de parcours de Guernesey pour raison de sécurité, ils respectaient le parcours initial en glissant au sud de l’île, tandis que la flotte faisait route directe vers la pointe du Cotentin. V and B, auteur d’un fracassant retour, s’emparait de la troisième place qu’il conservait jusqu’à l’arrivée.

Avec l’arrivée ce soir de Palanad 2 de Antoine Magre et Jean Philippe Saliou, seul Le Simple Vé au duo Bertrand Lemée- Philippe Magliulo demeurera en mer, toujours aux prises avec la Mer Celtique, à quelques 300 milles de l’arrivée.

1 – TALES II – Pablo Santurde – Fidel Turienzo

Arrivé le 16/09/2016 10:41 en 4j 17h 41m 54s à la vitesse moyenne de 8.40 nœuds.

2 – IMERYS – Phil Sharp – Sam Manuard

Arrivé le 16/09/2016 10:44 en 4j 17h 44m 43s à la vitesse moyenne de 8.40 nœuds.

3 – V and B – Maxime Sorel – Hugo Dalhenne

Arrivé le 16/09/2016 11:31 en 4j 18h 31m 56s à la vitesse moyenne de 8.34 nœuds.

4-SOLIDAIRES EN PELOTON ARSEP – Thibaut Vauchel-Camus – Fred Duthil

Arrivé le 16/09/2016 12:14 en 4j 19h 14m 39s à la vitesse moyenne de 8.29 nœuds.

5 – SENSATION CLASS 40 – Marc Lepesqueux – Laurent Pellecuer

Arrivé le 16/09/2016 13:08 en 4j 20h 8m 12s à la vitesse moyenne de 8.22 nœuds.

6 – MOON PALACE – Roeland Franssens – Michel Kleinjans

Arrivé le 16/09/2016 14:36 en 4j 21h 36m 32s à la vitesse moyenne de 8.12 nœuds.

7- COLOMBRE XL – Massimo Juris – Pietro Luciani

Arrivé le 16/09/2016 14:40 en 4j 21h 40m 17s à la vitesse moyenne de 8.12 nœuds.

8 – SERENIS CONSULTING Jean Galfione – Nicolas Troussel

Arrivé le 16/09/2016 14:42 en 4j 21h 42m 5s à la vitesse moyenne de 8.11 nœuds.

9 – GENERALI HORIZON MIXITE – Isabelle Joschke – Alain Gautier

Arrivé le 16/09/2016 14:46 en 4j 21h 46m 25s à la vitesse moyenne de 8.11 nœuds.

10 – GROUPE SETIN Manu Cousin – Rémi Aubrun

Arrivé le 16/09/2016 15:14 en 4j 22h 14m 55s à la vitesse moyenne de 8.08 nœuds.

11 – CAMPAGNE DE France Halvard Mabire – Miranda Merron

Arrivé le 16/09/2016 17:28 en 5j 0h 28m 2s à la vitesse moyenne de 7.93 nœuds.

12 – ESPOIR-MOUSTACHE SOLIDAIRE – Valentin Marchand – Thibault Hector

Arrivé le 16/09/2016 17:34 en 5j 0h 34m 57s à la vitesse moyenne de 7.92 nœuds.

13 – TEAM WORK40 Bertrand Delesne – Niels Palmieri

Arrivé le 16/09/2016 17:52 en 5j 0h 52m 7s à la vitesse moyenne de 7.90 nœuds.

14 – REGION NORMANDIE – FRANCE LYMPHOME ESPOIR Nicolas Jossier – Calliste Antoine

Arrivé le 16/09/2016 18:49 en 5j 1h 49m 50s à la vitesse moyenne de 7.84 nœuds.

15 – CARAC – Louis Duc – Claire Pruvot

Arrivé le 16/09/2016 19:35 en 5j 2h 35m 27s à la vitesse moyenne de 7.79 nœuds.

16 – MATOUBA Jorg Riechers – Robert Stanjek

Arrivé le 16/09/2016 20:37 en 5j 3h 37m 58s à la vitesse moyenne de 7.72 nœuds.

17 – ESPRIT SCOUT Marc Dubos – Jean Luc Schoch

Arrivé le 16/09/2016 23:55 en 5j 6h 55m 13s à la vitesse moyenne de 7.52 nœuds.

18 – CROC 2.0 David Vaneck – Jean Pierre Nicol

Arrivé le 17/09/2016 01:08 en 5j 8h 8m 17s à la vitesse moyenne de 7.45 nœuds.

19- MASAI Ben Korner – Kj Sollie

Arrivé le 17/09/2016 10:43 en 5j 17h 43m 18s à la vitesse moyenne de 6.93 nœuds.

 

- Publicité -

Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire

Le podium (Yoann Richomme, Charlie Dalin et Nicolas Lunven) de la Solitaire Bompard Le Figaro 2016 - La Rochelle le 08/07/2016 © Alexis Courcoux

Le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire s’est clôt samedi, à l’arrivée des derniers concurrents de la 2e étape de la Douarnenez Horta Solo. Déjà vainqueur de la Le Havre Allmer Cup, et 2e de la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) s’impose sur cette 3e et dernière épreuve officielle du circuit Figaro Bénéteau. Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) et Nicolas Lunven (Generali) complète le podium. Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM) remporte quant à lui le classement des bizuths, devant Justine Mettraux (TeamWork) et Will Harris (Artemis 77).

La domination des skippers Macif
Le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire est une véritable référence pour les navigateurs solitaires. Afin de figurer dans les hauteurs du classement, il est essentiel d’être régulier sur l’ensemble de la saison, faite de trois épreuves au format bien différent : la Le Havre Allmer Cup et ses épreuves côtières, l’exigeante Solitaire Bompard – Le Figaro, et enfin le format hauturier proposé par la Douarnenez Horta Solo. Cette saison 2016 a été dominée par les deux skippers de l’écurie Macif, Charlie Dalin et Yoann Richomme, prenant les 1e et 2e places de chaque épreuve. « Ça a été une saison quasi parfaite » débute Charlie Dalin « il ne me manque que la Solitaire Bompard – Le Figaro qui m’échappe de quelques minutes, » remportée en effet par Yoann Richomme. « Avec Yoann, nous sommes rivaux sur l’eau mais nos entraînements communs et différents échanges techniques à terre nous ont permis d’atteindre ces bons résultats cette année » continue le nouveau Champion de France 2016. Déjà titré en 2014, le skipper natif du Havre accroche ainsi une nouvelle victoire à son palmarès.

Nicolas Lunven complète le podium, lui qui revenait cette saison sur le circuit après avoir participé à la Volvo Ocean Race et après de nombreuses navigations en Imoca 60’.
La suite du classement
De grands noms du circuit suivent ces trois navigateurs solitaires, à l’instar de Corentin Douguet 4e (Sofinther – Un maillot pour la vie) qui signe cette année son meilleur résultat, Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance) qui prend la 5e place, et Gildas Morvan 7e, malgré une avarie majeure sur son bateau sur la 2e étape de la Douarnenez Horta Solo.

6e du championnat, Anthony Marchand (Ovimpex Secours Populaire) retrouvait cette année la navigation en solitaire : « je me suis rendu compte que les autres coureurs ont beaucoup travaillé sur les réglages, et certains ont trouvé de nouvelles ficelles pour aller plus vite. Pour ma part, mon expérience de navigation en équipage sur la Volvo Ocean Race m’a permis d’être meilleur au niveau tactique et stratégie et je l’ai vraiment senti sur l’eau. En revanche, c’était ma première saison sur ce bateau là et je n’ai pas encore trouvé les manettes. L’objectif de cet hiver sera de bien le préparer et de naviguer rapidement pour trouver la bonne vitesse. »

Enfin, le Champion de France 2015, Xavier Macaire (Chemins d’Océans) prend quant à lui la 8e place, sans avoir participé à l’intégralité des épreuves : « mon partenariat bouclé tardivement, je ne pouvais pas participer à la Le Havre Allmer Cup au mois de mai. Terminer dans le top 10 faisait ainsi partie de mes objectifs. Ma saison est réussie, notamment avec ce podium sur la Douarnenez Horta Solo. »

L’arrivée de jeunes talents
Chaque année, le classement bizuth est particulièrement convoité par les nouveaux venus sur le circuit, comme étant une vitrine pour les jeunes talents de la course au large en solitaire. Pierre Quiroga, jeune figariste de Méditerranée, a vécu intensément cette 1ère saison sur le circuit : « en arrivant sur le circuit, mon objectif premier était la Solitaire Bompard – Le Figaro et j’ai finalement participé à l’intégralité du Championnat. Ça a été une découverte complète, car je faisais ma première nuit en mer en solitaire au mois de février, et six mois plus tard, sur la Douarnenez Horta Solo, me voilà au large pour 5 jours consécutifs, dans des conditions assez ardues ! C’est donc une belle satisfaction. Mais l’investissement doit être total et nous sommes peu nombreux à pratiquer ce genre de sport extrême avec une telle intensité. Je reviendrai avec grand plaisir l’année prochaine, en travaillant cet hiver pour améliorer mes automatismes et continuer de démarcher des partenaires. »

Parmi les 4 femmes engagées sur le circuit Figaro Bénéteau, Justine Mettraux prend la 2e place du classement bizuth derrière Pierre Quiroga. Pour cette navigatrice habituée au large en Mini6.50 puis sur la Volvo Ocean Race, la suissesse reconnait la difficulté du circuit : « c’est satisfaisant de terminer à cette 2e place, car chaque épreuve constituait un exercice différent et cela fait beaucoup de manches courues cette année. Le Championnat est très complet, il demande de la polyvalence mais c’est assez fatiguant d’enchaîner les épreuves de cette manière. Ce circuit est très intéressant, exigeant, mais très enrichissant. »
Yannig Livory, Président de la Classe Figaro Bénéteau : « Ce fut encore une fois une saison riche en évènements et en rebondissements. Nous poursuivons notre travail sur le nouveau monotype, et menons en parallèle plusieurs réflexions, en vue de dynamiser encore davantage notre circuit. »

La remise des prix du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire se déroulera au Nautic de Paris, le samedi 3 décembre 2016.

Classement du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire 2016 (sous réserve de validation par la FFVoile) :
1-Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) – 23 points
2-Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) – 32 points
3-Nicolas Lunven (Generali) – 44 points
4-Corentin Douguet (Sofinther – Un maillot pour la vie) – 93 points
5-Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance) – 115 points
6-Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire) – 118 points
7-Gildas Morvan (Cercle Vert) – 129 points
8-Xavier Macaire (Chemins d’Océans) – 132 points
9-Alexis Loison (Groupe Fiva) – 155 points
10-Erwan Tabarly (Armor Lux) – 157 points
11-Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM) – 166 points

- Publicité -

Deuxième titre de champion de France Course au Large pour Charlie Dalin

Il a sa revanche sur la Solitaire en remportant son deuxième titre de Champion de France Elite de Course au Large en solitaire.  Le skipper Macif Charlie Dalin est le premier à franchir la ligne d’arrivée de la Horta Douarnenez à 7 H 51 min 27 sec soit 5j 17 h 51 min 27 sec. Tout en maîtrise. Charlie Dalin aura marqué de sa patte cette édition 2016 de la Douarnenez Horta Solo. Jamais aussi à l’aise que quand il prend les commandes d’une course, le Skipper Macif 2015 n’aura cessé de creuser l’écart avec ses poursuivants tout au long de la remontée depuis l’île de Sao Miguel jusqu’à la baie de Douarnenez.

Une rigueur presque mathématique, une préparation minutieuse, des heures et des heures d’entraînement : la recette paraît simple, mais elle est le fruit d’une méthode où la culture du résultat est une exigence. Charlie Dalin l’avait annoncé avant même le départ de la course à Douarnenez : seule la victoire l’intéressait. Déjà vainqueur de la première étape, Charlie ne craignait qu’une chose, que les conditions météo autorisent quelques coups de mistoufle qui auraient pu chambouler la hiérarchie établie. Les conditions musclées de cette deuxième étape n’auront pas laissé le loisir à ses adversaires de se dégager de sa tutelle. Il ne restait plus à Charlie qu’à porter l’estocade, lors d’un dernier bord sous spi entre le phare d’Ar Men et la ligne d’arrivée. Le titre de Champion de France Elite de Course au Large en solitaire, déjà acquis en 2014, lui tend les bras pour la deuxième fois.

- Publicité -

Talès II vainqueur de la Normandy Channel race 2016

Le Class 40 Talès II de Pablo Santurde etFidel Turienzo a franchi aujourd’hui en grand vainqueur à 10 heures 41 minutes et 54 secondes la ligne d’arrivée mouillée devant Ouistreham, de la Normandy Channel race. Son temps de course est de 4 jours 17 heures 41mn et 54sec. Il a parcouru les 950 milles théoriques du parcours à 8,4 noeuds de moyenne. Il a couvert sur le fonds 1 055 milles à la vitesse de 9,27 noeuds.

Le Class 40 Imerys de Phil Sharp et Sam Manuard a pris ce matin la deuxième place de la Normandy Channel race en franchissant la ligne à 10 heures 44 minutes et 43 secondes. Son temps de course est de 4 jours, 17 heures, 44,minutes et 43 secondes. Il a parcouru les 950 milles théoriques du parcours à 8,39 noeuds de moyenne. Il a couvert sur le fonds 1 057 milles à la vitesse de 9,29 noeuds.

L’écart entre les deux bateaux est 2 minutes et 49 secondes!

- Publicité -

29 skippers sur le Vendée Globe

Skippers and officials picture during official launch of the Vendee Globe 2016 at Palais Brongniart in Paris, France, on september 14, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI / Vendee Globe - From left to right - 1st row : Sebastien Josse, Morgan Lagraviere, Conrad Colman, Stephane Le Diraison, Enda O'Coineen, Kito de Pavant, Alan Roura, Didac Costa, Kojiro Shiraishi, Alex Thomson, Nandor Fa - 2nd row : Pieter Heerema, Romain Attanasio, Louis Burton, Eric Bellion, Thomas Ruyant, Jean Le Cam, Yann Elies, Tanguy de Lamotte, Arnaud Boissieres - 3rd row : Jeremie Beyou, Fabrice Amedeo, Bertrand de Broc, Paul Meilhat, Vincent Riou, Jean-Pierre Dick, Armel Le CleacÕh, Sebastien Destremau, Rich Wilson - Officials : Yves Auvinet (CG85 President) on the right

Les 29 skippers étaient tous présents hier pour la présentation du Vendée Globe 2016-2017 qui s’est tenue ce mercredi au Palais Brongniart à Paris. Trois groupes ressortaient, les bizuths, les étrangers et les anciens, tous avec l’envie de finir ce Vendée Globe et pour une dizaine d’entre eux, l’envie de le gagner. Cette édition avec une participation record de skippers s’annonce sous les meilleurs auspices mais c’est ce sont les conditions météos qui donneront surtout le tempo et comme l’ont rappelé les skippers, personne n’est capable de dire à quoi ressemblera ce Vendée Globe qui sera maintenant lancé dans quelques semaines.

« Le Vendée Globe reste fidèle à son ADN et à ses valeurs. C’est le secret de son succès et de sa longévité. Un concept d’une grande simplicité au service d’hommes exceptionnels. Au-delà du concept parfaitement connu d’un tour du globe seul sans escale et sans assistance, c’est aussi un événement populaire, ouvert et gratuit, pour que tous puissent partager le rêve que portent ces marins. » C’est par ces mots qu’Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée, a ouvert la conférence de presse du 8ème Vendée Globe organisée ce mercredi 14 septembre à Paris.
Bruno Retailleau (Président de la Région des Pays de la Loire), Patricia Brochard (Co-présidente de Sodebo), Lionel Pariset (en charge des activités nautiques de la Ville des Sables d’Olonne) et Jean Kerhoas (Président de la classe IMOCA) ont ensuite pris la parole. Puis tous les skippers en lice pour le Vendée Globe 2016-2017 ont été présentés un à un et ont répondu à quelques questions sur la scène du Palais Brongniart.
À 53 jours du départ et un mois de l’ouverture du Village officiel aux Sables d’Olonne, cette conférence de presse a permis de rappeler les fondamentaux du Vendée Globe mais aussi de présenter les nouveautés d’une édition prometteuse et plus internationale que jamais.

Un plateau sportif hors-norme
Vingt-neuf skippers ont rempli à ce jour leurs obligations administratives, sportives et techniques et sont donc en mesure de défier l’Everest des mers. A titre de comparaison, ils étaient vingt au départ lors de la précédente édition. La participation est donc en forte hausse (près de 50%).
Le huitième Vendée Globe réunit des marins aux profils et aux objectifs très divers. Quatorze vont découvrir l’épreuve tandis que les quinze autres sont des récidivistes (voir la liste des participants ci-après).
Cinq concurrents vont entrer dans le cercle fermé de ceux qui auront participé à quatre reprises au Vendée Globe. Un ancien vainqueur, Vincent Riou, et quatre autres grandes figures de l’événement, Bertrand de Broc, Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Alex Thomson. Ces deux derniers ont déjà connu l’honneur du podium, tout comme Armel Le Cléac’h (3ème participation en 2016).
On note aussi que le Vendée Globe 2016-2017 réunit le plus jeune concurrent de l’histoire (le Suisse Alan Roura, 23 ans) mais aussi le plus âgé (l’Américain Rich Wilson, 66 ans).
Cette édition est également marquée par l’arrivée d’une innovation technologique qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et qui sera éprouvée pour la première fois dans le Vendée Globe. Sept skippers s’élanceront en effet à bord d’IMOCA60 équipés de foils, des appendices porteurs permettant de sustenter la coque dans la brise au vent de travers, de réduire le frein hydrodynamique et de gagner ainsi en performance. Six marins partent à bord de « foilers » neufs (Jean-Pierre Dick, Pieter Heerema, Sébastien Josse, Morgan Lagravière, Armel Le Cléac’h, Alex Thomson), mais aussi Jérémie Beyou qui prendra le départ avec un monocoque d’ancienne génération modifié dans cette optique. Face à ces foilers, certains marins ayant gardé leurs dérives « classiques » seront également dans le match pour la victoire finale. « Nous attendons avec impatience cet affrontement entre la nouvelle génération de bateaux à foils et le reste de la flotte, qui promet un scénario sportif passionnant, avec très certainement des bagarres acharnées à tous les étages », a déclaré Yves Auvinet.

Dix nationalités représentées : un record dans l’histoire du Vendée Globe
Le Vendée Globe concrétise son objectif d’internationalisation puisqu’on dénombre pas moins de dix nationalités différentes parmi les vingt-neuf inscrits. Jamais le Vendée Globe n’avait réuni autant de pays. Deux continents sont représentés pour la première fois, l’Asie et l’Océanie, grâce au Japonais Kojiro Shiraishi et au Néo-Zélandais Conrad Colman. L’Irlande (avec Enda O’Coineen) et les Pays-Bas (Pieter Heerema) font également leur entrée dans l’histoire du Vendée Globe. Parmi les neuf skippers étrangers en lice, trois sont des récidivistes du Vendée Globe. Il s’agit du Hongrois Nandor Fa, du Britannique Alex Thomson et de l’Américain Rich Wilson. Deux bizuths perpétuent la tradition du Vendée Globe dans leurs nations respectives : l’Espagnol Didac Costa et le Suisse Alan Roura.

Le parcours : une zone d’exclusion pour accroître la sécurité
Le parcours du Vendée Globe reste bien entendu inchangé. Le principe est toujours de partir des Sables d’Olonne et d’y revenir, en effectuant un tour du monde d’Ouest en Est, et en laissant les trois grands caps à bâbord (Bonne Espérance, Leeuwin et Horn). Une nouveauté est toutefois à signaler avec l’instauration par la Direction de Course d’une « zone d’exclusion des glaces » dans les mers du Sud. Cette limite à ne pas franchir a été présentée aux skippers la semaine dernière lors d’une réunion de travail aux Sables d’Olonne. Ce bornage de sécurité pourra être modifié avant le départ voire durant la course en fonction des observations par satellite de l’évolution des glaces. « Nous restons concentrés sur la problématique de la sécurité des hommes qui vont affronter des conditions dantesques à des centaines de milles de toute côte, c’est pourquoi nous collaborons toujours étroitement avec les MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) des pays les plus proches du parcours et nous ferons toujours appel à Alain Gautier en qualité de consultant sécurité », a précisé Yves Auvinet.
Site internet, application mobile, réseaux sociaux : un Vendée Globe tout numérique
Pour enrichir toujours plus les contenus mis à la disposition des médias et du public, la huitième édition du Vendée Globe est placée sous le signe du numérique. Concrètement, la version course du site Internet sortira dans un mois. Durant la course, une cartographie permettra de visualiser les bateaux en 2D et 3D immersive. Une nouvelle application mobile est déjà disponible sur les plateformes App Store et Google Play.
Enfin le Vendée Globe sera présent sur les principaux médias sociaux : Facebook, Twitter, Periscope, Instagram, Snapchat, YouTube et Dailymotion (+ d’informations dans le Guide Media).

Le Vendée Globe et ses Villages aux Sables d’Olonne et à Paris
Comme lors de chaque édition, le Village officiel installé sur 25 000 m2 à Port Olona accueillera des centaines de milliers de visiteurs mais aussi plus d’un millier de journalistes. Ce Village ouvrira ses portes au grand public du 15 octobre au 6 novembre, de 10h à 20h. Des nocturnes seront organisées les samedi soir jusqu’à 22h. Le public pourra admirer les IMOCA60 amarrés au ponton de Port Olona. De nombreuses animations et expositions ponctueront également les trois semaines qui précéderont le top départ du 6 novembre.
Dès le 7 novembre, le PC Course du Vendée Globe prendra ses quartiers à Paris, mail Branly, sur les bords de Seine, au pied de la Tour Eiffel.
Véritable centre névralgique de la course, cet espace de 1700m2 sera ouvert au public 7 jours sur 7, de 8h à 20h. Ce PC parisien accueillera l’ensemble des équipes du Vendée Globe (Direction de Course, équipe éditoriale, production vidéo, service de presse) qui feront vivre la course au quotidien, en temps réel. Le grand public pourra assister aux émissions quotidiennes et hebdomadaires diffusées depuis le plateau TV du Vendée Globe. Enfin, une Salle de Presse accueillera l’ensemble des journalistes français et internationaux qui suivent l’événement dans leurs médias respectifs.

Ils ont dit

Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) :
« Je suis très honoré de faire partie des skippers qui prendront le départ du prochain Vendée Globe. En tant que premier Asiatique engagé dans l’épreuve, mon rôle principal sera de montrer au peuple de ce continent la valeur et l’ampleur de cet événement. »

Alex Thomson (Hugo Boss) :
« Ce sera mon quatrième Vendée Globe mais il est toujours aussi difficile de savoir ce qu’il va se passer une fois en course. J’ai retenu de mes précédentes participations que nous devons nous attendre à l’inattendu. Mais mon objectif est clair : remporter le Vendée Globe. »

Eric Bellion (COMMEUNSEULHOMME) :
« Le Vendée Globe est un rêve que je porte en moi depuis longtemps. Pour relever ce défi, 14 entreprises et 80 000 collaborateurs me soutiennent, avec une même volonté : démontrer que la différence est un facteur d’innovation et de réussite collective. Nous n’avons rien à vendre, juste une conviction que nous voulons partager avec le plus grand nombre. »

Jérémie Beyou (Maître CoQ) :
« Mon équipe a réalisé un sacré challenge en installant des foils sur un IMOCA d’ancienne génération. J’ai pris le bateau en main en un temps record, sans déplorer d’avarie et en remportant la Transat New York-Vendée. Je prends le départ du Vendée Globe avec des ambitions, mais aussi beaucoup d’humilité. »

Kito de Pavant (Bastide Otio):
« Ne pas avoir terminé les deux derniers Vendée Globe reste une grosse frustration. Je repars avec un nouveau projet, en racontant une nouvelle histoire. Je suis confiant en mes capacités à terminer. Je sais que je suis capable de le faire, et de le faire bien. »

Yann Eliès (Quéguiner – Leucémie Espoir) :
« Je reviens sur le Vendée Globe huit ans après ma première tentative, animé par la même passion, la même envie de boucler le parcours. Nous participons tous au Vendée Globe pour remonter le chenal des Sables d’Olonne, pour vivre ce moment extraordinaire. »

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) :
« Je ne suis pas passé loin de la victoire il y a quatre ans (2e place). On remet les compteurs à zéro et l’objectif pour cette édition est affiché : gagner ! »

Vincent Riou (PRB) :
« Trois ingrédients sont essentiels pour participer au Vendée Globe. Le premier est la passion, c’est ce qui nous réunit tous. Le deuxième est le sérieux, notamment en amont de la course. Le troisième ingrédient est le partage avec nos partenaires, notre équipe et bien sûr le public. »

Le plateau du Vendée Globe 2016-2017

4ème participation
– Bertrand de Broc / MACSF (France – abandons en 1992-1993 et 1996-1997, 9e en 2012-2013)
– Jean-Pierre Dick / StMichel-Virbac (France – 6e en 2004-2005, abandon en 2008-2009, 4e en 2012-2013)
– Jean Le Cam / Finistère Mer Vent (France – 2e en 2004-2005, abandon en 2008-2009, 5e en 2012-2013)
– Vincent Riou / PRB (France – vainqueur en 2004-2005, 3e ex-aequo en 2008-2009, abandon en 2012-2013)
– Alex Thomson / Hugo Boss (Grande-Bretagne – abandons en 2004-2005 et 2008-2009, 3e en 2012-2013)

3ème participation
– Jérémie Beyou / Maître CoQ (France – abandons en 2008-2009 et 2012-2013)
– Arnaud Boissières / La Mie Câline (France – 7e en 2008-2009 et 8e 2012-2013)
– Kito de Pavant / Bastide Otio (France – abandons en 2008-2009 et 2012-2013)
– Nandor Fa / Spirit of Hungary (Hongrie – 5e en 1992-1993, abandon en 1996-1997)
– Sébastien Josse / Edmond de Rothschild (France – 5e en 2004-2005, abandon en 2008-2009)
– Armel Le Cléac’h / Banque Populaire VIII (France – 2e en 2008-2009 et 2e en 2012-2013).

2ème participation
– Louis Burton / Bureau Vallée (France – abandon en 2012-2013)
– Tanguy de Lamotte / Initiatives – Coeur (France – 10e en 2012-2013)
– Yann Eliès / Quéguiner – Leucémie Espoir (France – abandon en 2008-2009)
– Rich Wilson / Great American IV (Etats-Unis – 9e en 2008-2009)

1ère participation
– Fabrice Amedeo / Newrest – Matmut (France)
– Romain Attanasio / Famille Mary – Etamine du Lys (France)
– Eric Bellion / COMMEUNSEULHOMME (France)
– Conrad Colman / 100% Natural Energy (Nouvelle-Zélande)
– Didac Costa / One Planet One Ocean (Espagne)
– Sébastien Destremau / TechnoFirst – faceOcean (France)
– Pieter Heerema / No Way Back (Pays-Bas)
– Morgan Lagravière / Safran (France)
– Stéphane Le Diraison / Compagnie du Lit – Boulogne Billancourt (France)
– Paul Meilhat / SMA (France)
– Enda O’Coineen / Kilcullen Voyager – Team Ireland (Irlande)
– Alan Roura / La Fabrique (Suisse)
– Thomas Ruyant / Le Souffle du Nord pour le projet Imagine (France)
– Kojiro Shiraishi / Spirit of Yukoh (Japon)

Les concurrents étrangers dans l’histoire du Vendée Globe
– 1989-1990 : 2 concurrents sur 13 (soit 15%) / 3 nationalités au départ
– 1992-1993 : 6 concurrents sur 14 (soit 43%) / 6 nationalités au départ
– 1996-1997 : 5 concurrents sur 16 (soit 31%) / 5 nationalités au départ
– 2000-2001 : 12 concurrents sur 24 (soit 50%) / 7 nationalités au départ
– 2004-2005 : 7 concurrents sur 20 (soit 35%) / 6 nationalités au départ
– 2008-2009 : 13 concurrents sur 30 (soit 43%) / 7 nationalités au départ
– 2012-2013 : 8 concurrents sur 20 (soit 40%) / 6 nationalités au départ
– 2016-2017 : 9 concurrents sur 29 (soit 31%) / 10 nationalités au départ

Les dates à retenir
. 14 octobre : Présence des skippers et des bateaux aux Sables d’Olonne
. 15 octobre : Ouverture officielle du Village aux Sables d’Olonne
. 6 novembre : Départ du Vendée Globe (à 13h02)
. 7 novembre : Ouverture du PC Course à Paris

- Publicité -

Belle confrontation en class40

Si la nuit dernière a déjà donné lieu à une brève (4 heures) alternance en tête de la Normandy Channel race, quand les Espagnols de Tales II parvenaient à glisser au vent du leader jusqu’alors sans partage Imerys (Phil Sharp – Sam Manuard), pour aborder en tête la remontée vers le phare de Tuskar, l’entame du troisième jour de course voit un nouveau protagoniste mettre la main sur le haut du très provisoire classement général.

Favoris, entre autres, de l’épreuve, Thibaut Vauchel-Camus, associé à Fred Duthil (Solidaires En Peloton – ARSEP) tire depuis la mi-journée les bénéfices d’un choix de route à l’ouest totalement opposé à celui de son adversaire. Son bord pour l’heure rapprochant le propulse au commandement, tandis qu’Emerys a mangé son pain noir en poussant vers le pays de Galles son bord de près. Désormais en route directe, Phil et Sam soignent leur vitesse de rapprochement. Le vent désormais bien calé au nord et qui ne cesse de fraîchir, 20, puis 25 noeuds attendus, ouvre le jeu, et redistribue les places au hasard des bords plus ou moins rapprochant. C’est le passage ce soir au phare de Tuskar, au sud est de l’Irlande, qui attestera ou non de la pertinence des choix du matin.

Tuskar en arbitre
C’est un Thibaut Vauchel plutôt satisfait de son excellente négociation de la Mer Celtique qui s’est exprimé aujourd’hui à la vacation. Inspiré sous les orages de Land’s End, le duo de Solidaires En Peloton-ARSEP joue crânement sa chance en choisissant d’aborder le contournement de Tuskar en glissant dans l’ouest de la zone de Séparation du Trafic des îles Smalls. Une option qui n’a à l’évidence pas reçu les faveurs du tandem Britannico-Français, Phil Sharp et Sam Manuard qui parie lui sur une route très est, au plus près du Pays de Galles pour débouler ce soir en tribord amure vers Tuskar. Choix gagnant, ou remise à zéro des compteurs? Pablo Santurde et Fidel Turienzo (TalèsII) ont eux aussi choisi la route ouest et s’emparent du fauteuil de dauphin, à vue du leader. Maxime Sorel et Hugo Dallhenne (V and B) s’accrochent à une 4ème place qui fait pour l’instant leur bonheur.

Ca va souffler…
A plus de 30 milles du leader, la donne est la même pour tous les concurrents ayant déjà paré Land’s End. Seuls les Class40 Le Simple Vé (Bertrand Lemée – Philippe Magliulo) et Axar (Patrick Losq – Thomas Guichard) n’étaient, en début d’après midi toujours pas entrés en Mer Celtique. Tous les autres se préparent au combat ; le vent de secteur nord, pile dans le nez, ne va cesser de se renforcer dans la soirée, flirtant avec les 30 nœuds, et levant une houle de nord ouest qui va rendre la vie des marins de plus en plus agitée, bousculée, et humide. Tous ont eu le loisir de se reposer durant la phase déventée traversée en fin de nuit, et abordent dans les meilleures conditions un épisode chahuté de la course. La Normandy Channel race entre de plain pied dans l’une de ses spécificités, quand aux conditions de navigation éprouvantes, s’ajoutent l’impérieuse nécessité de mettre en place une stratégie des plus pointues pour négocier une phase délicate du parcours, au coeur du flotte performante.

On a déploré :
Les deux abandons survenus hier après midi et cette nuit ; Brieuc Maisonneuve (associé à Fabien Delahaye) sur Delicecook a choisir hier de renoncer suite à la rupture de la barre de liaison du safran bâbord. C’est également un souci de safran, en l’occurrence la mèche du safran tribord qui a contraint cette nuit Catherine Pourre et Antoine Carpentier (Earendil), pourtant bien dans le match, à renoncer et à rentrer en France.
Et c’est à 16 heures 10 que Beranrd Mallaret et Emmanuel Hamez, le duo de Teranga annonçait une avarie de gréement suffisamment sérieuse pour les contraindre d’abandonner la course et d’aller chercher refuge dans un port anglais, non sans avoir préalablement sécurisé le mât.

On a observé :
L’excellent comportement de Groupe Setin. L’un des voiliers « doyen » de l’épreuve, plan Rodgers lancé en 2007, aux mains de Manu Cousin et Rémi Aubrun, s’est hissé dans le top 10. Ce bateau aime le vent, et Eole va ces prochaines heures le gratifier de tout le carburant vélique dont il a besoin pour tenir ce rang flatteur et mérité.

Et aussi…
Carac, le retour. Autre voilier qui commence à accuser l’âge de son pédigrée, Carac, l’Akilaria millésimé 2008, skippé par les Normands Louis Duc et Claire Pruvot, a remarquablement négocié Land’s End pour reprendre pas moins de 4 places et se rapprocher sensiblement du Top 10.

Ils ont dit :
« Ce petit mail pour confirmer mon message téléphonique d’hier soir. Nous abandonnons donc pour cause de rupture de l’axe de safran tribord pour lequel nous n’avons pas de moyens de réparation. Nous avons récuperé le safran à bord. Et nous avançons sous voile et moteur vers Roscoff pour le moment dans des petits airs en espérant arriver avant le vent plus fort. Nous devrions être à Roscoff ce soir. Tout va bien à bord. »
Catherine Pourre -Earendil

Thibaut Vauchel – Camus – Solidaires En Peloton – ARSEP
« Petite mistoufle à Land’s End… un peu tordu.. on a manœuvré avec les bonnes voiles pour échapper à la sanction. Les écarts s’en ressentent. On est pas mécontent de notre position. Le jeu se réouvre avec un peu d’écart derrière et je pense qu’on va finir à trois bateaux.On tire des bords vers Tuskar, avec choix à prendre entre est et ouest du DST de Smalls. On a choisi l’ouest pour attaquer Imerys. On optimise les siestes de 15 ou 20 minutes. On gère bien, grâce à l’expérience de Fred.

Jean Galfione – Serenis Consulting
On est bien organisé. On a beaucoup changé de voiles durant la première partie d course. On remonte vers Tuskar. On a pas vu grand chose de Land’s end cette nuit. des passages comp^liqués avec d al molle, à vue d’hamvard et Miranda. C’était sympa. Le vent fini par rentrer. On a pas beaucoup dormi, toujours sur le qui-vive. On n’est pas dan sale rouge. C’est très couvert, nuageux. ça tape et ça mouille avec 17 noeuds de vent et un peu de mer.

Laurent Pellecuer – SensationClass40
Le bateau va très bien. pas de soucis technique. on fait ce qu’on veut à bord. La bateau marche bien, et l’équipaged n’est pas mauvais, sans être au top par rapport aux 4 premiers. On est dans le match. On tire un bord vers le payss de galles pour éviter un DST. Le vent va forcir. On essaie de ne pas se faire distancer pour pouvoir régater plus tard. On surveille le comportement du bateau au près. On a mal dormi depuis le départ, et on s’est écroulé cette nuit dans le vent faible. Marc ronfle!

- Publicité -

Groupama Team France sur le bon chemin

08/09/16 - Toulon (FRA) - 35th America's Cup Bermuda 2017 - Louis Vuitton America's Cup World Series Toulon - Open Sail Day -1

La quatrième place de Groupama Team France à Toulon, lors des Louis Vuitton America’s Cup Series ne reflète pas forcement la belle prestation de l’équipage français autour de Franck Cammas, mais est très encourageante à plus d’un titre. Et devant un public très nombreux et acquis, l’étape française a été un grand succès populaire.

À l’issue de la sixième et dernière manche des LVACWS disputée le long des plages du Mourillon à Toulon ce dimanche 11 septembre, Franck Cammas et ses équipiers Thomas Le Breton, Thierry Fouchier, Devan Le Bihan et Matthieu Vandame peuvent nourrir quelques regrets. Auteur d’un formidable départ lancé sous le vent de la flotte, Groupama Team France a mené de main de maître cette dernière régate, avant de se faire dépasser par les Japonais et les Néozélandais dans l’ultime bord… et laisser la victoire de manche et la seconde place au classement final.

Dans une brise thermique oscillant entre 5 et 7 nœuds (un petit force 2) et des vents erratiques sous une chaleur accablante, ce huitième acte des LVACWS- le premier en France – a quelque peu bousculé la hiérarchie de la Coupe de l’America. Les derniers finalistes de la 34ème Coupe de l’America Emirates Team New Zealand et Oracle Team USA, barrés par le récent champion olympique de 49er à Rio Peter Burling et le médaillé d’or en Laser de Londres Tom Slingsby, ont respectivement terminé à la 5ème et 6ème place, preuve s’il en est du niveau de la compétition et du resserrement entre les six meilleurs équipages du monde.

Les Suédois d’Artemis Racing qui avaient retrouvé leur barreur fétiche – l’Australien Nathan Outteridge de retour des Jeux olympiques de Rio – a brillé tout au long de ce week-end, déjouant tous les pièges de la rade toulonnaise, pour s’imposer avec brio devant les Japonais de Softbank Team Japan (Dean Barker), les Anglais de Land Rover BAR (Ben Anslie) et les Français de Groupama Team France (Franck Cammas). Le compétiteur qu’est Franck Cammas était forcément un peu frustré de ce final, ne cherchant pas d’excuses après avoir perdu la première place… mais racontant avec sa discrétion habituelle que le système de communication HF qui le relie à son tacticien Thomas Le Breton, étant tombé en panne en cours de course, cela n’avait pas contribué à la performance, surtout dans le petit temps.

Pas toujours très heureux lors des départs, les Français sont toujours parvenus à revenir dans le match, grâce à une bonne vitesse et beaucoup d’opportunisme. Avec des places de 4ème, 3ème, 2ème, 6ème, 2ème et 3ème sur les six manches, Groupama Team France termine à trois points seulement du podium. L’équipage coaché par Bertrand Pacé (six campagnes de Coupe de l’America) va aussitôt reprendre les navigations en Bretagne à bord du Class AC Test, véritable bateau laboratoire, et qui est la réplique à 90 % du catamaran que les Français mèneront à Hamilton aux Bermudes dans moins d’un an lors de la 35ème édition de la Coupe de l’America.

Prochain rendez-vous au Japon du 18 au 20 novembre prochain.

Ils ont dit :

Franck Cammas, skipper : « Ça été un très bel événement populaire à Toulon. Sportivement, on savait que l’on pouvait bien jouer dans ces conditions-là, et la place de second n’est pas passée loin avec une dernière manche un peu frustrante. C’est toujours difficile de contrôler les adversaires dans ce vent aléatoire. L’ambiance à bord est bonne et nous continuons à nous rapprocher des meilleurs. Nous travaillons pour la suite, car notre objectif reste la Coupe de l’America l’année prochaine. »

Thierry Martel, Directeur Général de Groupama : « Nous sommes ravis de l’engouement qu’a pu susciter cette étape des LVACWS. Toulon, unique étape française, se devait d’être une belle fête populaire et accessible à tous. Cela l’a été avec un public au rendez-vous massé autour de ce fabuleux plan d’eau. Pour Groupama, ses collaborateurs, élus et sociétaires, ce fut une fierté indescriptible de pouvoir représenter la France sur ses terres face à tous ces concurrents prestigieux. Du côté sportif, cette quatrième place, à seulement trois petits points du podium, est encourageante pour la progression de l’équipage et pour la confiance engrangée de l’ensemble de Groupama Team France avant les phases finales de la Coupe de l’America aux Bermudes en 2017. »
Thibaut Derville, membre du Comité stratégique de Norauto, Directeur Général Belgique et responsable du partenariat avec Groupama Team France : « La victoire dans la dernière manche échappe de peu aux Français mais toute l’équipe a montré durant ces deux jours qu’elle était vraiment dans le match. Cet événement de Toulon était très bien organisé et très populaire. Sur le village, nos équipes Norauto ont pu rencontrer un large public et toucher beaucoup de clients qui ne soupçonnaient pas l’étendue de notre métier (Norauto est notamment leader des vélos électriques ; ndlr). En tant que partenaire, nous ressentons l’engouement grandissant autour de ce projet. Nous espérons que cela aidera à ce que d’autres entreprises nous rejoignent afin de contribuer à la compétitivité de cette belle équipe aux Bermudes l’année prochaine. »
Photo libre de droit pour utilisation news.
Cliquez sur l’image pour la télécharger
Merci de mentionner le copyright :
Eloi Stichelbaut /Groupama Team France

Patrick Kanner, Ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports : « Ces régates ont été un grand événement populaire pour la France, pour la région, pour Toulon Provence Méditerranée, avec des milliers de personnes qui ont découvert l’America’s Cup. Je suis très fier de cette formidable organisation et de celles et ceux qui ont contribué à ce succès. J’ai eu le privilège de participer à une régate à bord de Groupama Team France, et ai ressenti beaucoup d’humilité, moi qui ne suis pas du tout marin. J’ai vu un Franck Cammas qui se faisait entre guillemets obéir au doigt et à l’œil, et j’ai été frappé par ce ballet formidable, par cet immense professionnalisme et cet esprit d’équipe dans la navigation. Parfois en politique, ça fait du bien de voir cela ! »

L’équipage à bord de l’AC45 Groupama Team France à Portsmouth :

Barreur / skipper : Franck Cammas
Réglage de l’aile : Thierry Fouchier
Tactique : Thomas Le Breton
Réglage des voiles d’avant : Matthieu Vandame
Equipier d’avant : Devan Le Bihan
Remplaçant : Arnaud Jarlegan
Classement Général LVACWS Toulon
• Artemis Racing –Nathan Outteridge 76 points
• SoftBank Team Japan – Dean Barker 71 points
• Land Rover BAR – Ben Ainslie 70 points
• Groupama Team France – Franck Cammas 68 points
• Emirates Team New-Zealand – Glenn Ashby 63 points
• Oracle Team USA – Tom Slingsby 57 points
Classement Général Louis Vuitton America’s Cup World Series
1. Land Rover BAR – 437 points
2. Oracle Team USA – 423 points
3. Emirates Team New-Zealand – 420 points
4. SoftBank Team Japan – 399 points
5. Artemis Racing – 391 points
6. Groupama Team France – 360 points

- Publicité -
- Publicité -