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Bompard arrête la Solitaire

Eric Bompard met fin à son sponsoring de la Solitaire du Figaro. Dans une lettre, il écrit que ce sont les organisateurs qui n’ont pas souhaité qu’il renouvelle.

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Le groupe Edmond de Rothschild partenaire de Nautor’s Swan

Leonardo Ferragamo, Ariane de Rothschild

Le groupe Edmond de Rothschild et Nautor’s Swan ont annoncé le 30 septembre 2016 la signature d’un partenariat pour une série de compétitions de voile internationale.

La société Nautor’s Swan a cinquante ans d’expérience dans la construction de voiliers haut de gamme, rapides, élégants et sûrs, et l’organisation de compétitions nautiques de haut niveau dans le monde entier.

Le groupe Edmond de Rothschild, qui célèbre actuellement à travers une exposition itinérante et un livre ses 140 ans de passion et de compétition nautique, a choisi d’être le partenaire de Nautor’s Swan, renouant ainsi avec la passion d’Edmond de Rothschild, fondateur du Groupe, pour ces monocoques de grande élégance.

Ce partenariat s’exprimera lors de diverses compétitions qui seront organisées en 2017, comme le Nations Trophy (Palma de Majorque), la Swan European Reggata (Ile de Wight), la Giraglia Rolex Cup (Saint Tropez), la Copa del Rey (Palma de Majorque), ainsi que lors des Voiles de Saint Tropez dont le groupe Edmond de Rothschild est partenaire depuis 2014.

Selon Ariane de Rothschild, Présidente du Comité Exécutif du groupe Edmond de Rothschild, « Je suis très heureuse, de notre engagement auprès de Nautor’s Swan, qui partage nos valeurs de savoir-faire, de précision, d’élégance et de compétition. Je prolonge ainsi la passion de mon beau-père pour ces bateaux qui ont marqué leur époque par leur style et leurs performances. Nous naviguons régulièrement sur le mythique Gitana VI , construit en 1975 par Olin Stephens, qui fut, avec German Frers, l’un des plus grands architectes de l’histoire vélique. Leurs noms sont indissociables de l’histoire de Nautor Swan».

Leonardo Ferragamo, Directeur Exécutif Groupe de Nautor’s Swan, ajoute “Nous sommes fiers d’être partenaire d’une compagnie si importante, avec un héritage nautique si solide et si bien établi. Le groupe Edmond de Rothschild et Nautor’s Swan ont fait de l’attention portée à leurs clients et propriétaires un objectif de référence dans toutes leurs activités et cette nouvelle alliance enrichira la qualité des futurs événements que nous organiserons ensemble. »

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Thibaut Vauchel-Camus remporte le championnat Class40

Le podium du championnat Class40 récompense bien ceux qui ont animé la classe toute l’année et notamment Thibaut Vauchel-Camus qui remporte le championnat Class40 pour la deuxième année consécutive sur Solidaires en Peloton ARSEP, suivi par l’équipe espagnole de Gonzalo Botin (Tales II) et le britannique Phil Sharp (Imerys).

Une saison très disputée
Le championnat 2016 était composé de 4 courses : The Transat bakerly (coefficient 4), The Atlantic Cup (coefficient 2), la Transat Québec Saint-Malo, (coefficient 4) et la Normandy Channel Race (coefficient 2).

Grâce à une victoire sur la plus difficile des transatlantiques en solitaire, The Transat bakerly, et une belle régularité sur le reste de la saison, le team Solidaires en Peloton ARSEP s’impose en grand vainqueur du championnat Class40 2016. Si Thibaut Vauchel-Camus est seul à bord de son bateau bleu pour la première course, Victorien Erussard, Fabien Delahaye et Martin Bazin le rejoignent sur la Transat Québec-Saint-Malo qu’ils terminent à la quatrième place, à seulement quelques secondes du podium. Thibaut forme ensuite un binôme avec Frédéric Duthil pour la Normandy Channel Race, course à laquelle il termine une nouvelle fois quatrième.
L’équipe espagnole de Tales II, pénalisée au classement par son absence sur The Transat, aura quant à elle gagné toutes les courses auxquelles elle aura participées, peu importe l’équipage à bord ! Gonzalo Botin aura ainsi gagné The Atlantic Cup aux côtés de Pablo Santurde del Arco. Ils réitèrent l’exploit sur la Transat Québec Saint-Malo, aidés pour l’occasion d’Antonio Piris et Carlos Ruigomez. A Caen, pour la dernière de la saison, c’est une nouvelle fois le plan Botin qui franchit la ligne d’arrivée en première position ; ce sont cette fois Pablo Santurde et Fidel Turienzo qui montent sur le podium.
Bien qu’initié seulement quelques semaines avant le départ de la première course, le projet Imerys aura également fait preuve d’une belle régularité : 3ème à New York, Phil Sharp signe un retour prometteur en Class40 après sa victoire sur la Route du Rhum 2006. Pour la Québec-Saint-Malo, il embarque Adrien Hardy et Milan Kolacek. Ensemble, ils terminent 6e. Puis ce sera Sam Manuard, l’architecte du bateau, qui accompagnera Phil Sharp sur Imerys pour la NCR. Ils termineront deuxièmes, à seulement 2 minutes et 49 secondes du vainqueur…

41 projets sont classés au championnat 2016. Malgré son abandon dans The Transat, Isabelle Joschke parvient à hisser Générali – Horizon mixité au pied du podium. Louis Duc se classera finalement 5ème sur Carac, un bateau d’ancienne génération, grâce à sa belle performance sur la Transat anglaise (2ème).

La saison 2016 aura vu l’arrivée de nouveaux adhérents de renom, provenant d’horizon divers tel que Alain Gautier, co-skipper de Générali – Horizon Mixité, Robert Stanjek (Champion du Monde de Star en 2014, 5ème au JO de Londres..), les Figaristes Fabien Delahaye, Jean-Pierre Nicol, Fred Duthil, Claire Pruvot, Pierre-Loïc Berthet (multiple vainqueur du Tour de France à la Voile)… Il faut également noter le retour de grands animateurs de la classe : Armel Tripon, Jorg Riechers.

Thibaut Vauchel-Camus, skipper du team Solidaires en Peloton – ARSEP
« Je suis très content de gagner une nouvelle fois le championnat Class40 et d’être le premier, depuis sa création, à être double vainqueur ! J’ai participé à trois des quatre courses comptant cette année ; j’en gagne une et termine deux fois quatrième. Le titre fait du bien ! Il prouve la régularité et la présence sur le circuit. Cela aura été l’occasion de naviguer contre des bateaux différents et aussi de découvrir de nouveaux concurrents et de retrouver d’anciennes têtes, c’est top ! La Class40 brasse du monde, c’est bien. Même si mon bateau est relativement récent, d’autres, plus récents encore, étaient présents cette année et malgré tout, mon bateau de 2ème génération reste fiable et performant face aux nouvelles montures. »

L’intégralité du classement : http://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnatclass4020163.pdf
RDV en 2017 avec une nouvelle dynamique
Dès le mois de mai, la saison redémarrera pour les Class40. Au programme du Championnat 2017 : GP Guyader (en équipage – coefficient 1), Normandy Channel Race (en double – coefficient 2), Les Sables-Horta (en double – coefficient 3) et la Transat Jacques Vabre (en double – coefficient 4).
De nouveaux trophées seront remis pour la première fois en 2017 car l’éclectisme de la Class40 fait que certains teams n’ont pas vocation à participer aux transatlantiques chaque année mais participent activement à la vie de la classe en prenant le départ de nombreuses courses dites « inshore ». Un premier trophée sera remis sur le bassin européen. Un second aux Etats-Unis où une dizaine de Class40 navigue chaque année.
Toujours aussi dynamique, La class40 est en droit d’espérer une participation record à la Route du Rhum 2018 !

Le calendrier 2017 : http://www.class40.com/fr/calendrier/annee-2017.html

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Jérémie Beyou en pleine confiance

@ Eloi Stichelbaut / Maître CoQ

Après sa victoire sur la NY Vendée, Jérémie Beyou s’est hissé au niveau de ceux qui peuvent prétendre remporter le prochain Vendée Globe. Après un podium sur le défi Azimut, il est en pleine confiance.

La semaine dernière a été chargée pour Jérémie Beyou et l’équipe Voile Maître CoQ : le skipper l’a en effet entamée en participant à son troisième stage avec le Pôle France Course au large de Port-la-Forêt, il l’a terminée en disputant le Défi Azimut à Lorient. Dans la perspective du tour du monde, c’est bien évidemment la course de nuit qui intéressait au premier chef le skipper de l’IMOCA Maître CoQ qui a conclu à la troisième place un parcours de 234 milles débuté dans du vent faible (8-10 nœuds), achevé avec de l’air (20-25 nœuds). Un podium accueilli avec satisfaction par l’intéressé, par ailleurs 5e du tour de Groix : « J’ai eu du mal à trouver la bonne carburation au début, je me suis ensuite repris en tirant de bons bords de près, avant un bord de portant très positif au retour : sous gennaker et pilote, le bateau a vraiment été rapide et constant, cela m’a permis de grappiller deux places. Nous avions ces derniers temps pas mal travaillé sur le pilote et les voiles, le bilan est vraiment satisfaisant. C’est forcément mieux pour le moral de terminer sur le podium de la dernière course avant le départ. »

Formation médicale, avitaillement et dernières navigations
A presque cinq semaines du départ du Vendée Globe, Jérémie Beyou a un programme bien chargé : lundi et mardi, il a suivi une ultime formation médicale à Port-la-Forêt, avant de retourner sur l’eau jeudi et vendredi. Parallèlement, l’avitaillement du bateau touche à sa fin : « La semaine dernière, nous avons étalé dans l’atelier tout le matériel de spare (de rechange en cas de casse). J’ai fait les derniers arbitrages sur ce que j’emmenais ou pas, ce sont des choix pas évidents, que tu fais en fonction du vécu du bateau. Tu ne peux pas tout prendre, il y a des notions de poids et de volume à prendre en compte », explique Jérémie. Le matériel est désormais prêt à être embarqué, tout comme l’ensemble des vêtements (environ 30 kilos) et de la nourriture (85 jours prévus). Côté navigations, le skipper de Maître CoQ envisage une ultime sortie plus longue au large avant de mettre le cap sur la Vendée. « Nous allons convoyer le bateau aux Sables d’Olonne où deux navigations de quelques heures sont prévues. Autant dire que nous sommes dans la phase de pré-départ », sourit Jérémie.

Quand détermination rime avec préparation
Après 2008 et 2012, le Finistérien s’apprête à prendre le départ de son troisième Vendée Globe, avec une détermination intacte : « Je pense que même si j’avais terminé une ou les deux éditions précédentes, j’aurais voulu être au départ de celui-là. Le Vendée Globe est une course qui me fait toujours autant rêver. J’y retourne parce que j’ai envie de me retrouver en mer sur un tel format et parce que j’estime que je possède les capacités personnelles, le bateau et les partenaires pour performer. » Jamais, Jérémie Beyou ne s’est en effet senti aussi bien préparé : « Ce Vendée Globe est radicalement différent des deux précédents. J’ai beaucoup navigué, obtenu de bons résultats, je suis physiquement affûté, je vais partir dans de bien meilleures conditions de préparation. Maintenant, je sais que le niveau est monté d’un cran et que la compétition s’annonce encore plus relevée. »

Maître CoQ propose aux enfants et aux enseignants de suivre la course avec Jérémie !
Afin de répondre aux nombreuses sollicitations de la part des écoles et des enfants désireux de suivre le Vendée Globe, et Jérémie Beyou en particulier, Maître CoQ travaille actuellement sur un dispositif spécial pour cette 8e édition. Sur le site Internet de l’entreprise vendéenne, il sera ainsi possible pour les parents et les instituteurs de commander un kit constitué d’une carte plastifiée, de gommettes aux couleurs du bateau Maître CoQ à déplacer et du poster officiel. Des contenus pédagogiques seront mis en ligne régulièrement sur le site, ils seront adaptés aux grandes thématiques entourant le Vendée Globe, telles que la faune et la flore marines, la géographie, l’histoire, les traditions maritimes, la vie sur le bateau. Parallèlement, Maître CoQ a développé un partenariat avec le site www.kidiklik.fr, spécialisé dans les sorties en famille à ne pas manquer. Le Vendée Globe en fait partie et Kidiklik organisera notamment pour l’occasion des reportages avec des enfants, des visites sur le village aux Sables d’Olonne, un goûter sur le stand Maître CoQ… Enfin, le gagnant du jeu concours organisé par Maître CoQ et Kidiklik visitera en famille le bateau de Jérémie Beyou aux Sables d’Olonne. Toutes ces informations seront disponibles sur le site www.maitrecoq.fr, pour l’ouverture du village le 15 octobre 2016.

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Sébastien Josse avant de s’élancer sur le Vendée Globe

Le 6 novembre, Sébastien Josse prend pour la troisième fois le départ du Vendée Globe. Le skipper du Mono60 Edmond de Rothschild s’élance aussi pour son cinquième tour du monde en 14 ans. Le marin peut donc s’appuyer sur son expérience, à laquelle s’ajoute toute l’expertise du Gitana Team ; l’écurie de course au large fondée en 2000 par Ariane et Benjamin de Rothschild. Mais comment préparer au mieux une telle aventure ? Une question aux mille réponses tant ces bateaux sont devenus complexes et tant les marins seront sollicités durant plus de 75 jours. À deux semaines du convoyage vers les Sables d’Olonne les concurrents devront être amarrés à Port Olona au plus tard le 14 octobre , le skipper et sa garde rapprochée concrétisent plus de trois ans de travail. Chacun finit de cocher sa « job list », et si d’un point de vue technique, les dés sont jetés, il reste quelques derniers choix à faire, notamment sur ce que Sébastien embarquera avec lui.

Avant de partir au large, le skipper a bien les pieds sur terre. Son agenda est minuté mais respecte les besoins du marin qui compte bien ne pas s’épuiser avant l’heure. Il a débuté cette semaine par une ultime visite au chantier Multiplast de Vannes où le GitanaMaxi – trimaran de 33m qui sera mis à l’eau à l’été 2017 – est actuellement en construction. La coque centrale vient d’être fermée ainsi que le bras arrière. Toutes les grandes pièces de carbone seront bientôt achevées. L’assemblage de la plateforme et du mât (chez Lorima) se déroulera durant l’hiver, pendant que Sébastien régatera autour de la planète. « Je me sens très chanceux, » confie le navigateur. « Cela donne envie de boucler la boucle encore plus vite ! C’est une motivation supplémentaire pour le Vendée Globe de savoir que, à terre, un autre bateau naît, qu’un projet prend forme et que tout le Gitana Team se donne avec passion pour ce nouveau défi technologique. »

En ce qui concerne la navigation, Sébastien a participé aux stages d’entraînement organisés par le Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt avec un certain nombre de ses futurs concurrents. Lieu de compétition et de perfectionnement, ces journées de régate, complétées par quelques nuits en mer, permettent de faire chauffer un peu la machine. « Le rythme de manœuvres par exemple est plus élevé que ce qui nous attend à l’échelle du tour du monde. Nous partons pour un marathon, non pour un sprint. Néanmoins, c’est bien de voir sur ces stages que ça tourne bien à bord, » explique celui qui navigue « au Pôle » depuis ses premiers bords en Figaro à la fin des années 1990. « Ensuite, sur le Défi Azimut (régate organisée à Lorient le week-end dernier), nous avons aussi pu constater que les ‘foilers’ marchent mieux au près qu’il y a quelques mois. Nous avons donc réussi à combler ce trou de performance mais, il ne faut pas s’emballer, ces courtes navigations sont loin du quotidien d’un Vendée Globe. »

Enfin, le futur solitaire va partager quelques vols en équipage à bord du GC32 de l’écurie aux cinq flèches à l’occasion des Voiles de Saint-Tropez. Le Groupe Edmond de Rothschild est partenaire de l’événement pour la quatrième année consécutive. Dans ce cadre idyllique, le catamaran à foils, capable de voler avec moins de 10 nœuds de vent, est l’unique unité de son genre en baie de Pampelonne. Une belle occasion pour le Gitana Team de promouvoir cette voile innovante qui imprègne désormais, non seulement les régates in-shore, mais aussi la course au large. Sébastien Josse sera sur « les Voiles » dès demain, vendredi 30 septembre, et pour deux jours.

FOCUS : pour les membres du Gitana team, il est l’heure de faire les valises !
À cinq semaines du coup d’envoi, il faut charger – mais pas trop – l’habitacle du navire. Il faut bien choisir le matériel – autour de 300 kg en plus des voiles – qui permettra à Sébastien de prendre soin du Mono60 Edmond de Rothschild et de vivre en autonomie dans les endroits les plus isolés de la planète. Entre sécurité et vie quotidienne, faire son sac n’est pas si simple pour le skipper. « Il faut trouver le juste milieu entre vouloir prévenir tous les ennuis potentiels et jouer la gagne, » résume le marin. « Nous nous efforçons de faire des bateaux légers alors nous ne pouvons pas les surcharger parce qu’on part sur le tour du monde. Ce qui est complexe à gérer, c’est le ‘on ne sait jamais’. » Avec l’expérience, j’arrive à faire des choix mais cela n’est jamais simple. »
Pour découvrir ce qui sera embarqué à bord du Mono60 Edmond de Rothschild, l’équipe du Gitana Team a photographié et détaillé pour vous l’inventaire du chargement. Voir et lire ci-dessous !

1_MATÉRIEL DE SURVIE
Bouée, extincteurs, fusées et balises GPS de détresse, combinaison et radeau de survie, téléphone satellite, baudrier, gilet autogonflant, flash-light individuelle…, le matériel lié à la sécurité ne quitte jamais le solitaire qui garde tout à portée de main.
2_VOILES
Durant le Vendée Globe, le skipper peut embarquer 9 voiles maximum (1 Grand-Voile et 8 voiles d’avant), soit un total de 1 460 m2 pour 500 kilos.
3_STOCKAGE
Tous les sacs contenant la nourriture, les vêtements, les outils, etc. sont assemblés dans un traîneau en carbone que Sébastien déplace d’un bord sur l’autre à l’aide de cordages, pour optimiser l’assiette du bateau en fonction de l’allure et la météo.
4_MATELOTAGE
Les bouts sont la manette des gaz qui permet de régler les voiles. Ils sont en dyneema, une fibre très haute résistance. Par exemple, un cordage de 8 millimètres de diamètre supporte une charge de 9,85 tonnes ! À bord, Sébastien surveille leur usure en permanence et embarque de quoi réparer.
5_CAISSE À OUTILS
Il a une trousse à outils classique, complétée avec le nécessaire pour faire un peu de composite (résine, tissus) et des petites soudures électroniques, ainsi que de quoi entretenir l’accastillage (par exemple, graisse pour les winches), réparer les voiles (lattes, tissus adhésifs), intervenir dans le moteur, etc.
6_NAVIGATION
La navigation se gère à 99% par ordinateur, toutes les données de route sont accessibles depuis la table à cartes à l’intérieur et sur un écran déporté dans le cockpit, avec une redondance en cas de panne. Il est aussi obligatoire d’embarquer des instructions nautiques (livre des références de toutes les balises et approches des ports et abris) et des cartes papiers de toutes les zones traversées.
7_INSTANT GEEK
Un drone, un I-pad et un iPhone pour réaliser les photos et vidéos (même aériennes !) du tour du monde mais aussi pour écouter de la musique et quelques livres audio. Une antenne permet d’accéder à internet via satellite, comme le téléphone pour appeler à terre ou un autre concurrent. 8_ESPACE NUIT
Difficile de trouver le sommeil dans cet environnement mobile, humide et sonore. Sébastien dort surtout en ciré dans son pouf à billes qu’il déplace dans le bateau mais quand il peut vraiment s’allonger, il a un matelas à mémoire de forme, un duvet et un casque à réduction de bruit active.
9_HYGIÈNE
Les douches se prennent à l’eau de mer, parfois à l’eau de pluie sous les tropiques, avec du savon bio, sinon la toilette se fait avec des lingettes bébés. Crème solaire, crème hydratante cicatrisante, brosse à dents, dentifrice et de quoi se raser une fois par semaine complètent ce nécessaire des plus épurés !
10_MATÉRIEL MÉDICAL
Le contenu de la trousse à pharmacie est travaillé et contrôlé par la fédération française (FFVoile) et internationale (ISAF) de voile avec une liste de produits et une formation obligatoire pour le traitement de certaines pathologies et le maniement d’outils comme l’agrafeuse pour les plaies par exemple. Tous les concurrents ont la même pharmacie et les médecins de la course, en veille à terre, savent exactement de quoi dispose le solitaire pour se soigner.
11_AVITAILLEMENT
Cette partie est un très minimaliste à bord et se résume en un Jet Boil : mug en aluminium monté sur un chalumeau qui permet de faire bouillir de l’eau en 1 minute. 90% des plats sont déshydratés, agrémentés d’autres aliments longue conservation, répartis ensuite par sacs journaliers puis hebdomadaires. Bonus du bord : les plats sont signés du chef étoilé Julien Gatillon (Le 1920 – Megève) et deux bouteilles de champagne Barons de Rothschild embarquent pour célébrer les grands passages du parcours.
12_VÊTEMENTS
Sébastien embarque deux jeux de cirés (salopette et veste), un léger et un plus chaud, ainsi qu’une combinaison sèche pour les conditions météo difficiles. Il a ensuite une dizaine de sous-couches en Laine Mérinos et un lycra antichoc. Il dispose d’un gilet avec un harnais et une longe reliée au bateau quand il doit aller manœuvrer à l’avant et peut utiliser un casque pour monter dans le mât.
Le plus du bord : des plats lyophilisés certes mais étoilés !
Imaginez-vous sur un bateau durant plus de 75 jours, H24, qui n’a ni réfrigérateur, ni eau douce à la demande et pour une cuisine une simple bouilloire. S’alimenter devient alors bien plus une nécessité qu’un plaisir. Mais pour ses repas, le skipper de Gitana 16 bénéficie d’une « botte secrète » : il a pu profiter des talents de Julien Gatillon, chef doublement étoilé du restaurant Le 1920, table gastronomique du Chalet du Mont d’Arbois, l’un des fleurons du domaine Rothschild à Megève. Dans ses mains, un calamar à l’Armoricaine, une soupe de lentilles ou un gâteau de semoule deviennent uniques, même lyophilisés et même dégustés accroupi et en ciré, dans un tambour permanent ! Les deux hommes ont défini les menus, et tout a été testé en mer, sur les transatlantiques de l’année notamment. Pour des questions de poids, Sébastien embarquera 90% de ses repas en déshydraté mais gardera tout de même quelques sachets de plats frais, notamment pour les premiers jours de course.

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Éric Bellion se prépare à l’anglaise

@ JM Liot / Comme un seul homme

C’est un Vendée Globe « So British » que prépare Éric Bellion. Le skipper a en effet choisi, pour attaquer la dernière ligne droite de sa préparation de s’appuyer sur deux marins britanniques : Sam Goodchild et Sam Davies. L’idée d’une « préparation à l’anglaise » l’amuse mais il rappelle qu’elle doit plus à une coïncidence qu’à un souhait d’internationalisation tant ces deux Sam, basés en Bretagne, francophones, sont imprégnés de la culture française de la course au large.

L’énergie de Goodchild
Skipper « débutant » comme il se définit, Éric avait besoin d’une formation accélérée pour son arrivée en IMOCA il y a deux ans et c’est Michel Desjoyeaux qui a présenté Goodchild à Bellion. Malgré son visage adolescent, Sam est un marin aguerri qui jongle entre ses projets personnels et des embarquements à bord de bateaux prestigieux. Il sera notamment à bord du maxi trimaran Spindrift pour la prochaine tentative de Trophée Jules Verne. « La mer est son élément naturel » souligne Éric qui vient de passer deux jours en mer coaché par un Goodchild qui – du haut de ses 25 ans – ne lui épargne rien. Manœuvres, changements de voile et prise de ris se sont enchaînés avec une place minimum laissée au sommeil. « Nous cherchons les limites » résume le Britannique. En apportant de la densité à ces sorties longues, il veut approcher les conditions extrêmes d’un tour du monde. « Naviguer en IMOCA est une chose mais il faut savoir faire les choses en étant fatigué, de nuit, etc… et toujours en sécurité » poursuit-il. « Il est là pour apporter le maximum au projet. Je fais des conneries pour qu’il me donne les solutions » reconnait Éric. Ensemble, les deux hommes ont terminé 7ème de la dernière Transat Jacques Vabre.

La sagesse de Davies
La deuxième Sam a marqué les esprits lors du Vendée Globe 2008-2009. Davies la pétillante avait conquis le public par sa bonne humeur et terminé 4ème, à seulement 1h20 de Marc Guillemot. Elle embarquera en fin de semaine à bord de COMMEUNSEULHOMME pour 48 heures de mer. « J’espère lui donner 2 ou 3 trucs pour qu’il soit prêt, confiant et serein » explique-t-elle, impatiente de prendre la mer. « J’aime sa façon de naviguer en solitaire, son intelligence. Elle sait faire les manœuvres en sécurité et comment être un bon fainéant » apprécie Éric. Il veut s’imprégner de cette technique, toute en finesse, mais c’est aussi un état d’esprit qui l’intéresse. « Elle a pris un plaisir de malade et c’est ce que je recherche » conclut Eric.

Interview d’Eric Bellion :
« Ça s’est fait en en parlant avec Michel Desjoyeaux. En ce qui concerne Sam Davies, ça m’intéresse beaucoup de voir comment elle a fait son Vendée Globe. Elle est moins physique que certains autres skippers mais elle a utilisé sa tête. Son premier Vendée Globe a été exemplaire. Elle a déjà passé un peu de temps sur le bateau et elle raconte plein d’histoires. Ce ne sont pas des professeurs naturels mais ce sont de grands marins qui ont beaucoup de choses à m’apprendre. Sam Goodchild est super bien câblé. C’est son élément naturel et il n’a pas d’égo. Il est là pour apporter le maximum au projet. Je fais des conneries pour qu’il me donne les solutions.
Avec Sam Davies, j’aime sa façon de naviguer en solitaire, son intelligence. Elle sait faire les manœuvres en sécurité et comment être « un bon fainéant ». Surtout, elle sait comment finir un Vendée Globe. C’est incroyable le Vendée Globe qu’elle a fait en 2008. Elle a pris un plaisir de malade et c’est ce que je recherche. »

Interview de Sam Goodchild :
« Je navigue sur plein de bateaux donc j’essaie d’apprendre à Éric ce que je sais. J’ai une approche très technique. Je cherche à lui montrer où il peut prendre des risques et où il ne peut pas en prendre. Sur ces sessions, nous cherchons à trouver les limites. Naviguer en IMOCA est une chose mais il faut prendre la fatigue en compte. Il faut savoir faire les choses une fois fatigué, de nuit, de jour, etc…
Il sait où il est, ce qu’il cherche. Ce n’est pas une grosse tête. Il y a deux ans, il n’avait jamais navigué en IMOCA ni en solitaire. Il a fait le maximum et n’a rien fait à moitié. Avec Sam, nous sommes deux anglais de culture française. C’est une coïncidence, c’est arrivé comme ça. Il boit plus de thé que moi ! »

Interview de Sam Davies :
« Nos Vendée Globe sont très différents car j’avais déjà fait beaucoup de solitaire avant de partir et j’étais intégrée au pôle Finistère Course au Large ce qui permet d’échanger avec des marins comme Michel Desjoyeaux, Vincent Riou ou Sébastien Josse. Éric a envie de faire un Vendée Globe comme le mien et de prendre beaucoup de plaisir. C’est important car un Vendée Globe, c’est long et si on ne se fait pas plaisir, c’est deux fois plus long. Il a une bonne démarche car il ne présume pas de ses forces. Il a suffisamment confiance en lui pour ne pas tenter des choses dont il n’est pas capable. Sa force est d’être bien entouré, avec Michel Desjoyeaux et Sam Goodchild. Sam est jeune, il a la pêche et apporte son énergie. »

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Présentation du Maxi Solo Banque Populaire IX

Le futur trimaran Maxi Solo Banque Populaire IX entre maintenant en phase d’assemblage. Son dessin final a été présenté ce matin. Alors qu’Armel Le Cléac’h se prépare pour le départ du Vendée Globe, le bureau d’études aura un oeil sur le futur trimaran de la catégorie Ultim. Toutes les pièces maîtresses du bateau sont soit achevées, soit en cours de fabrication dans les différents chantiers spécialisés de l’hexagone. La nouvelle machine à rêver d’Armel prend chaque jour plus de consistance, et esquisse les contours d’exploits à venir au moins aussi passionnants que ceux de ses prédécesseurs.A l’instar de tous les multicoques construits par le chantier CDK Technologies pour la Banque de la Voile, le Maxi Solo Banque Populaire IX est ciselé pour les plus grandes aventures autour du globe.

Banque Populaire armateur de 11 voiliers de course
Doté d’une expérience de 27 ans dans la course au large, après la construction de 4 multicoques, dont le plus grand trimaran de course océanique, 2 tours du monde, 16 records de voile hauturiers, et plus de 40 participations aux plus grandes épreuves océaniques, la Banque de la Voile révèle ce jour les premières lignes d’un nouveau chapitre de sa belle histoire.

Un bateau au maximum de la jauge
Selon les volontés concertées du skipper Armel Le Cléac’h, de la direction du Team Banque Populaire animée par Ronan Lucas et de l’armateur Banque Populaire, le dernier né de la catégorie Ultim signé Van Peteghem – Lauriot Prévost se veut très évolutif. Ainsi que l’explique Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude, « La philosophie générale du projet est de construire une plateforme destinée au solitaire, dans les limites maximales du cadre de la catégorie Ultim, soit 32 m. de long et 23 m. de large. Ces bateaux de course ont une durée de vie importante ; ainsi, dans la perspective d’évolutions futures, on se dote d’une plateforme au maximum de la jauge, mais avec un gréement plus typé pour le solitaire … Banque Populaire IX sera une évolution des Ultims actuels, en plus grand et plus puissant, un bateau léger, avec foils et mât basculant… On essaie d’être un cran au-dessus de l’évolution du moment. »

Un Ultim, fruit d’une longue expérience du multicoque
Fort de l’expérience de la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course au monde, détenteur du Trophée Jules Verne (tour du monde en équipage) et des records en solitaire à bord du Maxi Trimaran Banque Populaire VII, le Team Banque Populaire avance avec méthode en terrain connu. « Notre expérience des maxi multicoques nous aide dans la définition de tous les systèmes du bord, ainsi que sur l’appréhension des efforts » explique Kevin Escoffier. « On a beaucoup d’éléments de référence, pour les équilibres de barre par exemple. On connaît le comportement de ces bateaux, et on peut gommer les soucis qu’on a jadis connus. Les maxi sont compliqués en solo. Banque Populaire V était lourd et puissant car conçu pour l’équipage. La difficulté en solitaire est de maîtriser toute cette puissance et de faire un bateau capable d’aller vite longtemps. Il nous faut être en mesure d’utiliser tout le potentiel du multicoque en solitaire, c’est tout l’intérêt de l’exercice… »

Un bateau volant
Qui dit trimaran pense inévitablement aux foils, ces appendices sustentateurs qui équipent aujourd’hui tous les multicoques de compétition. Banque Populaire IX va aussi profiter de cette technologie éprouvée ; « Armel était très satisfait du couple de redressement (point d’équilibre à la gîte ndlr) de Banque Populaire VII » poursuit Kévin Escoffier. « On reconduit ce couple de redressement tout en essayant de faire le plus léger possible, avec un plan de voilure plus élancé. Banque Populaire VII avait des déficits dans le petit temps et on s’attache à compenser ces manques. On sera en dessous du poids de Banque Populaire VII, tout en étant plus large, avec un même redressement. Le tout pour une plus grande sécurité. Parallèlement au gros œuvre, la fabrication des appendices (safrans et foils) est l’une des composantes importantes du projet. Les foils vont être omniprésents sur ce bateau » insiste Kévin ; « On est sur de nouvelles générations d’appendices. Des plans porteurs apparaissent sur les safrans de flotteurs, sur le safran central. » C’est la combinaison de l’ensemble de l’action de ces appendices qui fera du Maxi Solo Banque Populaire IX un bateau aérien, futuriste, propulsé au-dessus de l’eau.

Le point sur la construction
La coque centrale nue a été sous traitée chez Green Marine au Royaume-Uni, sous maîtrise CDK, faute de disponibilité des chantiers français. Il s’agit de deux demi-coques avec des cloisons provisoires qui ont été réceptionnées à Lorient, où les cloisons définitives en carbone, fabriquées à la Rochelle, ont été ajustées. Un premier flotteur, tribord a quitté Port la Forêt pour Lorient. Le bras arrière est d’ores et déjà assemblé, et la construction du bras avant a débuté. La barre d’écoute est en cours de fabrication chez Gepeto à Lorient. En résumé, toutes les grosses pièces sont lancées, y compris le mât. Seule la fabrication de la bôme n’a pas encore débuté.

Chantal Petrachi : « La démarche d’innovation du Team a toujours été encouragée par Banque Populaire. C’est une valeur forte de notre banque, créé par et pour des entrepreneurs. Mais nous sommes aussi une banque coopérative, enracinée dans le territoire régional. A ce titre, nous sommes particulièrement attentifs à ce que le Bureau d’Etudes s’associe avec les meilleurs talents parmi les architectes, les chantiers, et tous les acteurs locaux et nationaux de la course au large pour multiplier nos chances de réussite au bénéfice du Team, mais aussi de la voile en général et de toute la filière nautique. »

Armel Le Cléac’h : « Le Maxi Solo Banque Populaire IX est un bateau magnifique sur lequel on travaille depuis pas mal de temps avec le Team Banque Populaire. On utilise beaucoup notre expérience du Maxi Solo Banque Populaire VII. Ce qui change avec celui-ci c’est la vitesse et le poid, plus on le soulève avec les foils et plus il accélère. C’est à la fois passionnant car on a l’impression de planer mais ça devient de la conduite de haut vol qu’il faut alors maitriser pour assurer la sécurité sur un tour du monde. C’est un beau challenge ! J’ai fait déjà deux tours du monde, bientôt trois et ce flux d’expériences m’a donné envie d’aller en faire un nouveau sur ce nouveau maxi »

Programme sportif du Maxi Solo Banque Populaire IX
– Mise à l’eau été 2017
– Participation à la Transat Jacques Vabre 2017

Caractéristiques :
Longueur : 32.00 m
Largeur : 23.00 m
Poids : 15 t
Hauteur du mât : 38.00 m
Matérieux : Carbon/Kevlar/Normex
Surface de voile au près : 610 m²
Surface de voile au portant : 890 m²
Architectes : VPLP / Foils : Martin Fisher
Chantier : CDK Technologie, C3 Tech pour les foils et Green Marine pour la coque centrale
Mât : CDK – Voiles :
Mise à l’eau : 2017

Cliquez-ici pour découvrir la vidéo 3D du Maxi Solo Banque Populaire IX !

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Impact de foudre sur le bateau de Didac Costa

Skipper's studio with Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, during official launch of the Vendee Globe 2016 at Palais Brongniart in Paris, France, on september 14, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI

Le Vendée Globe se mérite et bien souvent le montage d’un projet constitue en soi un vrai challenge. Après Sébastien Destremau qui a cassé son mât, le bateau de l’espagnol Didac Costa a subi la foudre et des dégâts importants. Costa l’assure : il sera bien le quatrième Espagnol à participer au tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, après José de Urgate (le seul à avoir terminé le parcours), Javier Sanso (deux participations) et Unaï Basurko.

Durant une conférence de presse organisée ce mercredi à Barcelone, le team manager Jordi Griso a annoncé que le gréement du monocoque One Planet One Ocean a été touché jeudi dernier par un impact de foudre qui a engendré des dégâts significatifs au niveau de l’électronique du bord. L’équipe a désormais besoin d’un coup de pouce supplémentaire (70 000 euros) pour remplacer le matériel endommagé et installer des systèmes de communication. « Le retour sur cet investissement sera important pour les sponsors », a assuré Jordi Griso. Signalons que parmi les 29 participants au Vendée Globe, Didac Costa dispose d’un des plus petits budgets, estimé à environ 300 000 euros. Lors de cette présentation organisée au siège de la FNOB (Fundació Navegació Oceànica Barcelona), il a par ailleurs été souligné que le projet de Didac Costa a démarré avec l’épargne personnelle du skipper. Depuis, Didac a reçu le soutien d’amis, d’autres marins, d’entreprises, de clubs de voile et de la FNOB. Dídac Costa, ambassadeur pour la Barcelona World Race, poursuivra sa collaboration scientifique avec la commission intergouvernementale de l’UNESCO (IOC-UNESCO), lancée lors du tour du monde en double. C’est ainsi que le bateau a été baptisé ‘One Planet One Ocean’.

« Le combat pour prendre le départ du Vendée Globe est épique »
Xosé Carlos Fernández, PDG de la FNOB, a affirmé que cette collaboration entre la Fondation et l’équipe de Didac Costa en vue du Vendée Globe « rejoint les quatre piliers de base de la FNOB : le sport, la science, le commerce et l’éducation. » L’alpiniste Ferrán Latorre assistait lui aussi à cette présentation.
© Mireia Perelló / FNOB
Même s’il a déjà gravi treize des quatorze sommets culminant à plus de 8 000 mètres d’altitude, il est bien conscient de la difficulté du tour du monde en solitaire. « La course au large est plus dure que l’ascension d’une montagne de plus de 8 000 mètres », a-t-il déclaré. Le Président de la FNOB, adjoint à la Mairie de Barcelone chargé des sports, David Escuder, a mis fin à cette présentation en s’adressant à Didac Costa : « Nous sommes fiers que vous portiez les couleurs de Barcelone sur le Vendée Globe. »

Ils ont dit :

Didac Costa, skipper de One Planet One Ocean :
« Le combat pour prendre le départ du Vendée Globe est épique. Pour démarrer le projet, j’ai dépensé toutes mes économies et pour poursuivre cette aventure, j’ai hypothéqué ma maison et d’autres membres de l’équipe ont demandé des prêts à la banque pour me soutenir. Beaucoup d’autres personnes apporté leur aide. Leur soutien a été essentiel. Je suis très têtu, mais désormais il faut que je pense uniquement au bateau, à la navigation, à la préparation et à la course. Je vais mettre derrière moi tous les soucis de ces mois de préparation. Le plus grand danger pour moi est la précipitation. Il faut savoir être patient plutôt que d’essayer de tout résoudre rapidement. Quand on navigue en solitaire, cela peut être dangereux. »
Jordi Griso, team manager :
« Afin de participer au Vendée Globe, il faut être un marin hors normes et Dídac est prêt à relever ce défi. Nous avions besoin d’un bateau fiable et nous l’avons trouvé. Nous avions besoin d’une équipe technique et nous l’avons trouvée aussi. Alors on y va ! Nous nous sommes fixés un délai pour la prospection afin de chercher le financement et les sponsors, mais cela n’a pas marché. Dídac m’a demandé de repousser la date. Des proches ont apporté leur aide, mais l’argent est rapidement dépensé. Quelques marins, des PME, des fournisseurs sont venus nous soutenir au moment où nous étions sur le point de jeter l’éponge. Nous avons su surmonter tous ces obstacles un par un. Nous allons convoyer le bateau vers Les Sables d’Olonne plus tard que prévu. C’est une course contre la montre d’arriver aux Sables avant le 15 octobre… »

Vendée/Mer & Media

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Conditions idéales aux Voiles de St TRopez

26/09/2016, Saint-Tropez (FRA,83), Voiles de Saint-Tropez 2016, Day 1, Wally yachts, 3 Wally Cento together

L’été n’en finit pas de célébrer les plus beaux yachts du monde à Saint-Tropez. Le chaud soleil omniprésent depuis le début des régates s’est aujourd’hui adjoint les services fort appréciés des marins d’un joli flux de secteur sud est propice à régater, depuis le fond du golfe pour les majestueux yachts Classiques, jusqu’à Cavalaire pour les futuristes Wally. L’esthétisme et l’élégance, indissociables du plan d’eau des Voiles, s’effaçaient pourtant un moment au profit du sport et de la régate quand dès midi les 5 groupes IRC s’élançaient en cadence pour 17 milles de course depuis la Nioulargue. Tous ces voiliers venaient en milieu d’après-midi mêler leurs gréements High-tech ou traditionnels en un même élan vers la ligne d’arrivée sous le Portalet. Les maxi yachts Rambler et Leopard, suivis du ClassJ Velsheda se montraient de nouveau irrésistibles en tête des grands IRC A. Ils précédaient l’arrivée dans un mouchoir des somptueux 15 m JI en lutte pour le titre 2016.

Rien n’est joué chez les Classiques
Les majestueux 15 mJI disputent à Saint-Tropez la dernière manche de leur championnat annuel. Ils ont déjà validé 3 courses. C’est The Lady Ann qui retrouve à Saint-Tropez des couleurs qui lui ont fait défaut lors des précédentes rencontres de la Classe. Le plus récent des plans Fife (1912) mène la danse à mi-parcours, avec un petit point d’avance sur Mariska (1908), en tête du classement général. Tuiga (1909), en remportant la manche du jour, laisse la dernière place à Hispania (1909).

Chez les Grand Tradition du Trophée Rolex la bagarre attendue entre Cambria et les deux Moonbeam tient déjà toutes ses promesses.

Les modernes engrangent des manches
Les Wally, sur leur rond dédié à Pampelonne ont eux aussi validé 3 courses depuis dimanche. L’impérial et peut-être intouchable Wally Cento Magic Carpet Cubed occupe déjà avec 4 longueurs d’avance la tête du classement général provisoire dans la quête du Trophée BMW. Le Wally 80 Nahita est un splendide deuxième, devant un autre 80 pieds, Lyra80. A noter la montée en puissance du nouveau Wally Cento Galateia, auteur d’une belle troisième place aujourd’hui.

Pour les 25 concurrents du groupe IRC C comptant pour le Trophée Edmond de Rotschild, les 17 milles du parcours du jour ont de nouveau vu l’affrontement entre les favoris : les TP 52 Freccia Rossa, Alizee, Conviction, Team Vision, le plan Botin Arobas et les Swan 50 Lady Killer et Genapi.

Demain, on jette le gant !
Le jeudi, les Voiles de Saint-Tropez célèbrent l’esprit créateur de la régate originale vers la Nioulargue entre Ikra et Pride. Les concurrents sont traditionnellement invités à se défier au gré de leurs affinités, en dehors de toute logique de jauge, pour le simple plaisir d’en découdre entre régatiers…

La Club 55 Cup résume à elle seule la philosophie des Voiles, qui mêle régate, amour de la mer et des bateaux, et bonne humeur partagée. Ainsi, le règlement très strict de la Club 55 – qui prévoit une caution en bouteilles de rosé de la presqu’île en cas de réclamation – ne permet pas forcément de savoir qui en sera le tenant… ni l’aboutissement ! Seule obligation incontournable : le propriétaire du bateau doit être à bord en personne le jour de la redoutable épreuve. Cette année, c’est Eugenia V (Rhodes 1968) qui a été désigné « defender » par un conseil de sages. Le célèbre ketch Marconi de 21,60 m a choisi de défier Star Sapphire, le ketch Bermudien (1857 signé Jack Laurent Giles (1957).

Les 15 m JI profiteront de cette journée « hors course », pour continuer leurs joutes fratricides. Pas moins de trois courses sur parcours construits sont envisagées, dans le golfe, entre Sainte Maxime et Saint-Tropez.

Quelques Défis à suivre …

Les trois 12 mJI : Ikra (Boyd 1964) – Emilia (Costaguta 1930) – France (Mauric 1970)

Aile VI (Arbaut 1928) – Harlequin (Nilson 1948)

Ratafia (Mauric 1967) – Palynodie II (Olin Stephens 1962)

Les 3 Swan 50 : Cuordileone, Genapi et Ladykiller

Monbeam III (Fife 1903) – Eva (Fife 1906)

Althane – Tupaï – Kismet – Nina (Modernes)

S (VOR 70) – Moonbeam III (Fife 1903)

Trophée du Centenaire- Centenary Trophy

Les Centenaires bénéficient aussi de leur propre trophée, demain jeudi, initié en collaboration avec la Société Nautique de Saint-Tropez par le Gstaad Yacht Club en 2011. 20 sublimes voiliers construits avant 1916 seront sur la ligne de départ dès midi. Présence attendue également du « jeune » centenaire Eva, cotre aurique sur plan Fife de 1912 dont le propriétaire, Pete Townshend, s’est illustré sur d’autres terrains de jeux que celui de la régate en qualité de guitariste et fondateur du célébrissime groupe des Who.

Les engagés Centenaires :

Lulu (Rabot Caillebotte 1897)

Chinook (Herreshoff 1916)

Esterel (Sibille 1912)

Eva (Fife 1906)

Kelpie (Mylne 1903)

Marga (Liljegren 1910)

Nin (Quernel 1913)

Olympian (Gardner 1913)

Phoebus (Godinet 1903)

Silhouette (Fife 1910)

Spartan (Herreshoff 1912)

Tigris Mylne 1899

Viola (Fife 1908)

Marigold (Nicholson 1892)

Morwenna (Hope 1914)

Nan of Fife (Fife 1896)

Owl (Shepherd 1909)

Veronique (Luke 1907)

Rowdy (Herreshoff 1916)

Mignon (Plym 1905)

Special guest :

Folly (Nicholson 1907)

Palmarès ;

2011: Bonafide (1899)

2012: Marigold (1892)

2013: Régate annulée pour cause de mauvais temps.

2014: Olympian (1913)

2015: Oriole (1905)

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Francis Joyon repart à l’assaut du Jules Verne

Sans surprise, Francis Joyon repart. Il faut finir le boulot ! Pour l’accompagner, il partira avec le même commando de choc que l’année dernière. Interview à lire dans le prochain Course au Large.

A leur arrivée à Brest en février dernier, les six marins d’IDEC SPORT, sans exception, avaient fait part de leur envie de repartir ensemble autour du monde. De nombreux observateurs croyaient alors en un simple vœu pieux formulé dans l’euphorie de l’arrivée, d’autant qu’il n’est jamais simple de réunir des marins de stature internationale, souvent appelés vers d’autres aventures, d’autres compétitions. La probabilité de repartir avec strictement le même équipage semblait donc plutôt faible… et c’est pourtant très exactement ce qui va se passer !

Tous sans exception vont s’élancer de nouveau ensemble autour du monde et ce dès qu’une fenêtre météo va s’ouvrir. Peut-être dès la fin du mois d’octobre, en tout cas « le plus tôt possible » assure Francis Joyon. Notamment parce que « des fenêtres, il n’y en a pas tant que ça entre octobre et février » et que les départs très tôt en saison offrent en général la probabilité d’un meilleur enchaînement pour l’ultime remontée de l’océan Atlantique. Forts d’un premier tour du monde ensemble qui a été riche en exploits sportifs (record de l’océan Indien, notamment) mais s’est surtout avéré une extraordinaire aventure humaine, les six marins d’IDEC SPORT remettent le couvert en espérant avoir un peu plus de réussite pour aller chercher ce fameux record détenu par l’équipage de Loïck Peyron depuis 2012 : 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes.

Francis Joyon présente …

Mais laissons à Francis Joyon le soin de présenter lui-même – à la lumière de ce qu’il a vécu avec eux pendant 30 000 milles – ces cinq marins venus d’horizons très différents, tous très polyvalents et portés par ce même objectif de devenir les plus rapides autour du monde : Bernard Stamm (SUI), Gwénolé Gahinet (FRA), Alex Pella (ESP), Clément Surtel (FRA), et Boris Herrmann (GER).

Alex Pella (ESP) 43 ans

F.J. : « Alex était de quart avec Bernard (Stamm) et ils s’entendent comme larrons en foire. Il suffit de voir les vidéos rigolotes qu’ils ont fait ensemble pour s’en rendre compte… Alex a une énorme expérience de navigateur sur de nombreux supports et en particulier sur les 60 pieds IMOCA (les bateaux du Vendée Globe). Il apporte sa grosse expérience, à la fois en solitaire en double et en équipage. Comme nous ne sommes pas nombreux, nous n’avons pas de rôle vraiment défini à bord, tout le monde doit savoir tout faire ! Et Alex est à la fois un très bon régleur, un très bon barreur et il est aussi très bon pour les manoeuvres à l’avant du bateau…. En fait, je me demande en quoi il n’est pas bon ! »

>Né à Barcelone, ce Catalan a commencé sa carrière en Mini 6.50 (2e de la Transat) avant de gagner la Route du Rhum en Class40, puis de beaucoup naviguer sur les grands bateaux, notamment sur la Barcelona World Race qu’il a terminé 4e en 2011.

Boris Herrmann (GER) 35 ans

F.J : « Avant de partir avec nous, Boris avait déjà un tour du monde dans les pattes sur un petit bateau, projet qu’il avait géré lui-même. Il navigue beaucoup en équipage mais il a aussi une grosse expérience en solitaire. C’est un garçon agréable, au bon caractère et qui sait faire beaucoup de choses. Il est très polyvalent lui aussi. Notre équipage est formé essentiellement de solitaires qui se complètent et s’entraident. Boris correspond parfaitement à ce critère-là. »

>En 2009, Boris Herrmann devenait le premier Allemand à gagner un tour du monde à la voile : la Global Ocean Race. Il touche-à-tout, des petits monocoques aux multicoques géants, et a l’expérience de l’hostilité des mers australes. C’est un « couteau suisse », hyper polyvalent.

Bernard Stamm (SUI) 52 ans

F.J : « De nous tous, c’est Bernard qui du faire le plus de tours du monde. C’est notre barreur le plus acharné, il fait toujours accélérer le bateau, il cherche la vitesse en permanence. Au cours de notre dernière tentative, il a apporté un plus au niveau de la stratégie, de la navigation, de la route du bateau. Il a un avis hyper pertinent. Ses participations au Vendée Globe, où le routage est interdit, lui ont fait travailler vraiment en profondeur ces sujets là. Il est très bon pour analyser les photos satellites. »

> Seul membre du commando IDEC SPORT a avoir déjà conquis le Trophée Jules Verne (en 2005 dans l’équipage de Bruno Peyron), Bernard a déjà gagné trois tours du monde en monocoque : deux fois Around Alone en solitaire et une fois la Barcelona World Race en double, avec Jean Le Cam. Un sacré client.

Clément Surtel (FRA) 37 ans

F.J : « Avec Corentin (Joyon, son fils) et moi, Clément prépare le bateau à l’année et il s’en occupait déjà pour des skippers précédents. C’est donc lui qui connait le mieux le matériel. Dès qu’il y a un doute technique, un risque d’usure ou une pièce qui peut s’abimer, il sait répondre à nos questions. Il est très précieux, il connaît le bateau depuis des années ! C’est un garçon très gentil qui s’entend bien avec tout le monde, qui a bon caractère et qui aime régler, manoeuvrer, barrer. Il a un profil assez complet et aussi une expérience du solitaire… »

> Passionné de multicoques, Clément a une énorme expérience des grands trimarans. Il était déjà préparateur du bateau lorsque celui-ci naviguait aux mains de Franck Cammas. Et avant son tour du monde embarqué l’an dernier avec IDEC, il avait déjà été dans l’équipe à terre de deux Trophées Jules Verne, en 2005 et 2010.

Gwénolé Gahinet (FRA) 32 ans

F.J : « Gwéno est un gars en or apprécié de tous les équipages avec lesquels il a navigué. Il avait un petit manque d’expérience par rapport aux plus anciens au départ du précédent tour du monde… mais là je pense qu’il connait la musique aussi bien que tout le monde maintenant ! Il a beaucoup barré l’an dernier, beaucoup manoeuvré, beaucoup réglé… c’est lui aussi quelqu’un de très complet sur qui on peut compter. »

> Fils du regretté Gilles Gahinet, un marin de légende, « Gwéno » est aussi ingénieur en architecture navale et a beaucoup travaillé notamment au cabinet VPLP, qui a dessiné IDEC SPORT. C’est surtout un excellent navigateur, qui a obtenu plusieurs victoires de haut vol en Mini 6.50 et en Figaro avant de se lancer dans l’aventure autour du monde.

Routeur à terre : Marcel Van Triest (HOLL), 52 ans

F.J : « Un grand routeur… qu’on espère bien faire naviguer avec nous à bord d’IDEC SPORT début octobre, ce qui n’est jamais inutile quand il lui faudra imaginer notre vie à bord. On va encore penser beaucoup à lui qui travaillera sous le soleil des Baléares pendant que nous naviguerons au milieu des glaçons dans le grand Sud, ça nous est arrivé plusieurs fois l’an passé ! (rires) »

> Le « Hollandais volant », son surnom officiel, est un des tous meilleurs routeurs au monde. Et c’est son propre record qu’il va encore tenter de battre, puisque c’était lui qui officiait auprès de Loïck Peyron en 2012. Un détail : Marcel est aussi un grand navigateur « en vrai » : cinq tours du monde en course au compteur

Francis Joyon (FRA), 60 ans
F.J : « Pas facile de se présenter soi-même… disons que je suis le petit jeune de la bande ! Une des choses très importantes pour moi avant la dernière tentative était de réussir un tour du monde où les marins étaient heureux de faire ce qu’ils faisaient… parce que c’est plus sympa, mais aussi parce que quand on est heureux de faire quelque chose on le fait bien ! Je pense que de ce côté-là c’était réussi, la preuve, c’est qu’il ne nous a pas manqué grand chose pour réussir… et qu’ils reviennent tous ! Comme nous sommes peu nombreux et que l’objectif est difficile à atteindre, la cohésion de l’équipage est indispensable. Je leur laisse beaucoup d’initiatives. Le système des quarts par exemple, c’est eux qui l’ont inventé, pas moi ! »

> Seul marin au monde à avoir détenu en même temps les quatre plus grands records en solitaire – Tour du monde, Atlantique, 24 heures et Route de la Découverte, Francis Joyon était attendu au tournant en équipage l’an dernier. Examen plus que réussi ! Sera-t-il aussi le premier à détenir le record absolu autour du monde à la fois en solitaire et en équipage ?

En bref .-

. L’équipage d’IDEC SPORT

Francis Joyon (FRA), skipper
Bernard Stamm (SUI), barreur-régleur
Gwénolé Gahinet (FRA), barreur-régleur
Alex Pella (ESP), barreur-régleur
Clément Surtel (FRA), barreur-régleur
Boris Herrmann (GER), barreur-régleur

Marcel Van Triest (HOLL), routeur à terre

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