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Le départ en vidéo

C’est à 21h 14mn et 45 sec TU (22h14’45’’ HF), ce dimanche 20 novembre 2016, que Francis Joyon et son équipage ont coupé la ligne de départ du Trophée Jules Verne pour s’élancer à la conquête du record de vitesse absolue autour du monde à bord d’IDEC SPORT. « On ne voit rien, sauf le phare du Créac’h, il fait nuit noire. Mais on a l’impression qu’on part pour un grand truc », a juste commenté Francis Joyon, le skipper d’IDEC SPORT, pressé de ne pas manquer la fenêtre météo qui voulait bien se présenter devant les étraves de son trimaran de 31 mètres de long.

À 24 nœuds sur la ligne

Francis Joyon, Bernard Stamm, Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Clément Surtel et Boris Herrmann avaient quitté le quai du port de Brest un peu plus tôt, vers 19h45. Ils avaient prévu de ronger un peu leur frein dans les petits airs d’un centre dépressionnaire avant de toucher les vents puissants et favorables générés dans l’ouest de ce système. Mais la situation météo semble avoir répondu à leur impatience d’aller en découdre à toute vitesse autour de la planète mer, puisque les si hommes du bord ont déjoué les pronostics pour couper la ligne un peu plus tôt que prévu. Ce commando de marins hors pairs est parti ce dimanche à la chasse au record, propulsé après un rapide changement de voile d’avant, à 24 nœuds sur la ligne matérialisée entre le phare du Créac’h à Ouessant et le cap Lizard, à la pointe sud-ouest de l’Angleterre.

On prend les mêmes, et on retente !

Après avoir tenté sa chance l’année dernière et frôlé l’exploit de peu, l’équipage d’IDEC SPORT est reparti dans la même configuration que lors de sa précédente tentative. On ne change pas un équipage capable du meilleur. Pour battre le chrono de référence établi par Loïck Peyron et ses 13 hommes d’équipage en janvier 2012 et inscrire, pour la huitième fois, leur nom au palmarès de l’un des plus prestigieux challenges maritimes, Francis Joyon et ses hommes sont attendus avant le 5 janvier 2017 à 10h 56 mn et 38 sec (TU) sur cette même ligne qu’ils viennent de couper.

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Idec est parti

Training for the maxi tri IDEC Sport, skipper Francis Joyon, and his crew, prior to their circumnavigation crew record attempt for Trophy Jules Verne, off Belle Ile, on october 12, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

IDEC est finalement parti ce dimanche soir. Il y avait eu une possibilité au moment du départ du Vendée Globe mais qui semblait bloquée au Cap de Bonne Espérance. Ce samedi devait être la bonne avant finalement d’être repoussée. Boris Hermann que nous avions joins au téléphone nous expliquait qu’à chaque code orange, l’équipage se sentait de plus en plus prêt.

Francis Joyon, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella, Clément Surtel et Boris Herrmann sont depuis hier soir dimanche, 22 heures, 14 minutes et 45 secondes en course pour tenter, un an jour pour jour après leur première tentative, de s’approprier le Trophée Jules Verne, le record du tour du monde à la voile en équipage et sans escale.

La décision de s’élancer a véritablement été prise au tout dernier moment à Brest, tant l’analyse des différents fichiers météos s’est avérée pleine d’incertitudes et de supputations. C’est l’expérimenté Bernard Stamm qui le mieux résumait au moment de larguer les amarres l’état d’esprit du groupe : « Si on attend les conditions idéales pour un record, on ne part jamais.» Le maxi Trimaran IDEC SPORT s’est ainsi lancé à l’assaut du phénoménal record détenu par Loïck Peyron depuis 2012, dans des conditions pour le moins surprenantes. Les 9 premières heures depuis Ouessant ont en effet été marquées par une absence quasi totale de vent, et ce n’est qu’au petit matin, avec l‘arrivée brutale d’une forte perturbation, qu’IDEC SPORT a franchement orienté ses étraves au sud ouest, et déclenché à toute allure sa tentative de record.

Attendre le passage du front…
L’examen des trajectoires et de la performance du Maxi Trimaran IDEC SPORT lors de sa première nuit en course a de quoi laisser dubitatif. Longtemps arrêté, à multiplier les changements de bord dans un vent quasiment nul, Francis Joyon et ses hommes ont fait preuve de patience et de constance dans l’attente de l‘arrivée du fort vent de secteur nord nord ouest. « L’idée était d’anticiper l’arrivée de ce front » explique Marcel van Triest, routeur du Maxi trimaran IDEC SPORT, « et de partir avant l’arrivée sur la pointe de Bretagne du plus fort du coup de vent avec des rafales à plus de 45 noeuds. » Ce n’est donc que vers 8 heures ce matin que IDEC SPORT a mis brutalement cap au sud ouest, pour véritablement démarrer sa tentative en calant le speedomètre sur la marque des 30 noeuds, marque qu’il ne quitte guère plus depuis. Les Joyon’s boys abordent leur Jules Verne avec d’emblée un déficit pointé ce matin à 207 milles ; déficit qu’il dévore depuis avec appétit en avalant d’un seul bord le Golfe de Gascogne.

Temps moyen à l’équateur, temps intéressant à Bonne Espérance
Depuis la décision de ne pas « prendre » la fenêtre entr’ouverte le 6 novembre dernier, la donne sur l’échiquier Atlantique s’est considérablement modifiée ; « Inversement aux prévisions d’il y a 15 jours » précise le grand Marcel, « nous envisageons un temps correct à l’Equateur, de l’ordre de 5 jours et une douzaine d’heures, nettement moins bien que lors de la tentative 2015 (5 jours et 1 heures ndlr), mais un chrono très intéressant à Bonne Espérance, de l’ordre de 13 jours et demi, avec de surcroit, la possibilité d’éviter d’aller trop sud jouer avec les zones de glaces, comme le suggéraient nos routages lors de l’examen de la fenêtre du 6 novembre. »

Les supputations sont déjà loin dans l’esprit de Francis Joyon et de son commando, tout au bonheur de « repiquer au truc ». La descente de l’Atlantique ne sera pas aussi limpide que celle expérimentée par les leaders du Vendée Globe, mais l’envie de croquer à nouveau dans cet extraordinaire pari autour du monde est tel que les hommes d’IDEC SPORT sont ce soir prêts à relever tous les défis et à s’accommoder de ce qu’Eole sèmera devant leurs étraves. Rappelons que pour battre le chrono de référence établi par Loïck Peyron et ses 13 hommes d’équipage en janvier 2012, Francis Joyon et ses hommes sont attendus avant le 5 janvier 2017 à 10h 56 mn et 38 sec (TU) à Ouessant.

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Duel entre Jean-Pierre Dick et Jean Le Cam

C’est le surnom que Jean Le Cam a donné à Jean-Pierre Dick dans sa dernière vidéo. Le Roi Jean et le Chevalier JP ont passé la nuit à négocier le passage d’un front dépressionnaire*. Jean a pris l’avantage cette nuit, mais depuis ce matin, Jean-Pierre a accéléré et est repassé devant au classement de 15h. Les deux skippers se « bagarrent » pour attraper en premier la prochaine dépression.

Comment te sens-tu ?
« Ça va, mais je suis un peu fatigué, la nuit a été agitée dans le passage du front. Jean a bien joué en le suivant. Il m’a doublé à nouveau mais sur les dernières heures, j’ai beaucoup gagné et j’avance plus vite. Je vais profiter du petit temps aujourd’hui pour me reposer car dès que la dépression va arriver, il faudra attaquer. »

Quelles sont les conditions des prochaines heures ?
« J’ai choisi de traverser ce front pour descendre le plus Sud possible afin de trouver plus rapidement du vent. Dans moins de 2 jours, je vais glisser jusqu’à la fameuse Ile de Gough** puis je filerai jusqu’au Cap de Bonne Espérance. J’ai hâte d’aller vite au portant. »

Est-ce que tu sais que Jean Le Cam t’a donné un surnom ?
« Ah oui le Chevalier Noir sans peur et sans reproche. Sacré Jean ! C’était sympa de se parler par VHF, on a un peu parlé des réglages de pilote automatique, de notre navigation, des voiles… En tout cas, le Roi et le Chevalier se livrent un beau duel (rires) ! »


J15 : Échanges VHF entre Jean Le Cam et Jean… par VendeeGlobeTV

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Vincent Riou a heurté un Ofni

IMOCA 60' PRB - Skipper : Vincent RIOU - Vendée Globe 2016-17 - Port La Forêt 16/09/2016

Toujours lancés à vive allure vers le Cap de Bonne Espérance en avant du front froid, les leaders maintiennent des moyennes élevées. Mais à la faveur de légers différentiels, les écarts fluctuent laissant à certains l’opportunité de doubler ceux qu’ils talonnaient depuis plusieurs heures voire plusieurs jours.

C’est le cas de Morgan Lagravière. Avec son monocoque équipé de foils, le skipper de Safran a réussi à reprendre du terrain sur PRB qu’il a doublé ce matin. Vincent Riou occupe depuis 9h la 5ème place et est à 15h00 à 180,48 milles du tableau arrière d’Alex Thomson. Même s’il bénéficie des mêmes conditions de vent que les monocoques qui le précèdent, Vincent a du mal à tenir la même cadence que les foilers. Il est régulièrement entre 0,5 et 2 nœuds moins rapide. Cela se traduit inéluctablement au classement. Mais il n’est pas le seul à avoir reculé d’une place au général ce matin. Armel Le Cleac’h a vu lui aussi fondre sur lui Sébastien Josse. Le skipper de Banque Populaire a dû céder son siège au monocoque Edmond de Rothschild.
Vincent Riou a par ailleurs dû faire une manœuvre non prévue ce matin. Il a en effet touché un OFNI qui a relevé son safran. Pour réussir à remettre l’appendice en place, le skipper de PRB a du se mettre quelques minutes au vent arrière. Ce choc n’a pas engendré de casse mais a fait perdre quelques précieuses minutes au solitaire dans sa course vers le Cap de Bonne Espérance qu’il prévoit toujours d’atteindre dans la journée de vendredi.
Pour le skipper de PRB, l’objectif des prochaines heures est de rester en avant du front pour continuer à bénéficier des conditions de navigation rapides : « on continue d’avancer avec le front qui risque de nous passer dessus dans les prochaines 24 heures sauf si on va très vite ».
Interview de Vincent Riou :
« On a entre 25 et 35 nœuds. Ce n’est pas facile d’avoir la bonne toile mais il faut garder la cadence. On continue d’avancer avec le front qui risque de nous passer dessus dans les prochaines 24 heures sauf si on va très vite. Ce matin, le safran s’est relevé. J’ai dû prendre un peu de temps pour le remettre en place mais pas de dégâts ».

Classement à 15h
1- Hugo Boss (Alex Thomson)
2- Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) à 85,68 milles
3- Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) à 94,75 milles
4- SAFRAN (Morgan Lagravière) à 168,57 milles
5- PRB (Vincent Riou) à 180,48 milles

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La traversée de Paris Nautic 2016

AFP/Raoul Dobremel/Nautic2014

Demain soir, mardi 22 novembre, sera donné le coup d’envoi du Nautic, Salon Nautique International de Paris. Les premiers convois exceptionnels, précieusement chargés, s’élanceront pour une « course » exceptionnelle, sans escale mais soigneusement assistée afin de rejoindre leur port d’attache, la Porte de Versailles.

Cette année, la flotte des premiers grands bateaux du Nautic mise sur l’option Intra-Muros et empruntera un parcours emblématique en passant par l’Avenue Georges V, les Champs Elysées, la Place de l’Etoile et l’Avenue de la Grande Armée. Le convoi redescendra par les boulevards extérieurs afin d’atteindre la porte de Versailles. Bateaux de légende tels que Pen Duick V, monocoques ou encore catamarans, tous se sont donnés rendez-vous à l’arrivée afin d’être fin prêts pour l’ouverture du salon, le 3 décembre prochain.

L’ensemble des convois, arrivant majoritairement de l’ouest ou du sud, se rassemblera au carrefour des Champarts à Massy Palaiseau à 21h00, pour être ensuite pris en charge par les escortes de la Police Nationale.

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Mike Horn part sur Pangaea direction l’Antarctique

Mike Horn s’élance pour la plus longue étape de son expédition Pole2Pole (partie de Monaco le 8 mai dernier) : la traversée de l’Antarctique

Cape Town, Afrique du Sud, dimanche 20 novembre 2016. L’explorateur Sud-Africain Mike Horn et son équipage viennent de quitter Cap Town à bord du voilier Pangaea, direction l’Antarctique, où Mike s’est lancé le défi de traverser le continent via le Pôle Sud en moins de quatre mois.

Mike et son équipage s’attendent à des conditions de navigation plutôt sportives sur l’Océan Australe pour les deux semaines à venir avant de rencontrer les côtes glacées de l’Antarctique. L’aventurier commencera alors la plus longue et périlleuse étape de son expédition Pole2Pole. C’est à pied, parfois aidé d’une aile de cerf-volant pour le tracter et en solitaire qu’il entreprendra cette traversée. Son objectif : parcourir les 5.000 km en moins de quatre mois soit 55 km par jour.

Des exploits similaires ont déjà été tentés et ponctués de réussite, mais l’itinéraire global de Mike Horn reste une aventure unique au monde « c’est le parcours le plus long jamais réalisé auparavant » explique l’explorateur, « mais le but de cette traversée n’est pas de battre des records du monde. Mon objectif est d’attirer l’attention sur le milieu fragile et, en tant qu’explorateur, d’étendre mes connaissances et de découvrir les limites des capacités humaines ».

Mike puise dans ses nombreuses expériences d’escalade avant d’attaquer la traversée de cette mer de glace qu’est l’Antarctique « mon expérience en alpinisme m’a fait repenser mes objectifs. Je me suis rendu compte que j’avais besoin de changer ma perception. Le but n’est pas d’atteindre le sommet ou le pôle. Le but est de revenir à la maison vivant ! ».

C’est de la station russe Novolazarevskaya que Mike Horn débutera sa traversée avec pour mise en bouche, une première marche difficile sur le plateau de l’Antarctique d’une distance de 3 km, tractant un traîneau de 200 kg comportant son équipement et de la nourriture nécessaires. Des repas essentiellement composés de collations riches en calories tels que des noix, du chocolat, des aliments lyophilisés qui vont lui permettre de résister aux températures extrêmes (jusqu’à -40°C). Au menu : 5.000 à 7.000 calories par jour ! Une fois sur le plateau de l’Antarctique, l’explorateur se dirigera vers le Pôle Sud.

Cette partie du parcours sera propice à l’utilisation de son aile de cerf-volant afin de parcourir de longues distances en un temps relativement succinct. En effet, avec des vents soufflant jusqu’à 300 km / h, l’équipement idéal devait être conçu pour assurer la sécurité de Mike. Des cerfs-volants spécifiques ont ainsi été conçus, ainsi que des chaussures de ski multifonctions, lui donnant la flexibilité nécessaire pour marcher.

A noter que lors de ses expéditions précédentes, Mike Horn avait perdu beaucoup de temps à monter sa tente ou changer ses bottes de marche par des chaussures de ski. Dahu, un fabricant suisse de chaussures de ski, a donc créé un prototype conçu pour l’aider à gagner du temps. En ce qui concerne l’isolation, les marques suisses Mover et Babbuk se sont associées pour développer une isolation chaude et respirante pour lutter contre le froid extrême. La marque de vêtements suisse Scott Sports a fourni à Mike le reste des vêtements et de l’équipement.

Une fois la traversée terminée, Mike Horn rejoindra son équipage qui le ramènera près de la station française Dumont d’Urville, en terre Adélie. Puis ils navigueront en direction de la Nouvelle-Zélande.

Tout au long de son voyage, Mike utilisera les communications satellite afin de partager avec son équipe, en temps et en heure, l’évolution de sa traversée. Ces informations seront par ailleurs publiées sur le site : www.mikehorn.com et les réseaux sociaux.

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Nouveau temps de référence au Cap de Bonne Espérance

Thomas Coville (FRA) onboard 'Sodebo' his Ultim trimaran. Shown here training prior to the departure of his solo non stop around the world record attempt. Credit - Lloyd Images

Thomas Coville continue à augmenter son avance sur le record de Francis Joyon. Parti de Ouessant le 6 novembre dernier pour tenter de battre le record du tour du monde à la voile en solitaire, le skipper de Sodebo Ultim’ aura mis 14 jours 4 heures 43 minutes et 48 secondes pour dévaler l’Atlantique et passer la longitude du Cap de Bonne Espérance (Pointe Sud de l’Afrique). C’est donc ce dimanche 20 novembre à 19h 33min 40s que Thomas a franchi le premier des trois grands caps du tour du monde à la voile.

Thomas Coville établit ainsi un nouveau temps de référence entre Ouessant et Bonne Espérance (sous réserve d’homologation et de ratification par le WSSRC – World Sailing Speed Record Council) et possède une avance de 1 jour 5 heures 14 min 50 sec sur le précédent record détenu par Francis Joyon depuis 2007.

Depuis Brest qu’il a quitté le 6 novembre dernier s’emparant audacieusement de la première fenêtre météo favorable de la saison, le skipper solitaire a mené son trimaran de 31 mètres de long à un train d’enfer comme s’il naviguait en équipage multipliant les manœuvres les plus techniques et les plus physiques. Dans les quarantièmes, il a notamment enchaîné une série unique d’empannages pour un solitaire dans les quarantièmes !

A un tiers du parcours de ce tour du monde à la voile, Sodebo Ultim’ – trimaran de 31mètres et de 21,20 mètres de large – affiche des vitesses moyennes exceptionnelles pour un bateau mené en solitaire : 24,6 nœuds.

Thomas Coville vient de passer le Cap des Aiguilles situé légèrement plus à l’est de Bonne Espérance. Le Cap des Aiguilles marque l’entrée dans l’Océan Indien, un océan qui s’annonce fidèle à sa réputation avec du vent, de la mer et cet air glacé qui vient tout droit de la banquise.

A retenir
Heure de passage 19h 33min 40s
Temps de parcours : 14jours 4heures 43 minutes et 48 secondes
Avance de Sodebo Ultim’ / Idec : 1j 5h 14m 50s
Distance parcourue depuis départ : 8388 milles à 24.6 nœuds
Temps de Francis Joyon en 2007 Ouessant/Bonne Espérance : 15j 9h 58m 38s

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Pierre Le Clainche et Antoine Joubert gagnent la St Bart Cata Cup

@ Easy Ride / St Bart Cata Cup

La dernière journée de l’édition 2016 de la St Barth Cata Cup s’est conclue avec une victoire des jeunes Pierre Le Clainche et Antoine Joubert. L’équipage a réussi à se maintenir dans les premiers du classement pendant les 4 jours de la régate et leur première place à la dernière course leur a permis de conclure cette édition en beauté. « On est super content. On n’était jamais venu à St-Barth mais on avait entendu parlé. C’est à tous les points de vue super positif. On était loin de s’imaginer à quel point ce serait aussi bien et aussi beau, il y a des conditions de rêve. Tout est juste parfait », s’est exprimé le barreur de Moh’s Places.com Pierre Le Clainche.

Ceux qui n’avaient pas navigué ensemble depuis longtemps étaient très heureux de le faire ici et avec une telle flotte. « Il y a un très bon niveau sur la régate, on connaît la plupart des concurrents. Gurvan et Benjamin sont super bons, il y a tous les Argentins qui sont là et des gens comme Jean-Christophe Mourniac et Erik Maris qui sont bons sans oublier les vainqueurs de la dernière édition Patrick et Olivier » , ajoute Pierre Le Clainche.

Les deuxièmes et troisièmes places au classement général vont à Gurvan Bontemps / Benjamin Amiot, qui avaient remporté le Tour de l’île, et Patrick Demesmaeker / Olivier Gagliani, les vainqueurs de la dernière édition.

Pour cette dernière journée de la régate Grand Prix Marché U, le comité de course avait prévu 2 manches. Celle du matin a été remportée par l’équipage Bontemps / Amiot en 18m43s alors que la deuxième a couronnée Pierre Le Clainche et Antoine Joubert, qui sortent ainsi grands vainqueurs de l’édition. Ce sont les Suédois Rasmus Rosengren et Tomas Westergren qui sont les gagnants du Grand Prix Marché U. Les conditions de vent étaient légères ce matin donc le comité de course a opté pour un parcours de type slalom en downwind, un nouveau format qui est en train de voir le jour dans les régates de voile. En après-midi les équipages sont revenus sur un parcours plus traditionnel avec un grand raid qui les a fait passé par Colombier, passer une porte devant Gustavia, contourner l’île de Coco, monter sur l’île de Pain de Sucre pour finir sur la ligne d’arrivée face à Gustavia. Temps de course de 2 :30 pour les premiers avec des vents de 8-10 nœuds.

Plusieurs nouveaux visages à St-Barth pour cette édition
Bien que certains coureurs puissent désormais porter l’étiquette de « vétérans » de la St Barth Cata Cup, l’événement a su attirer sur cette édition plusieurs nouveaux visages, dont les jeunes étoiles montantes de la voile et vainqueurs de cette édition Pierre Le Clainche et Antoine Joubert. Les Suédois Frederik Karlsson, Niklas Nordblom, Rasmus Rosengren et Tomas Westergren, le Finlandais Kalle Bask, les Argentins Christian Vilate et Lucas Gonzales Smith, les Suisses Jean-Richard Minardi, Michel Munz, Thibault Thallieu et Guillaume Sangiardi, les Canadiens Nedim Alca, John Cunning, Brian Hunt et Chris Bartlett et le dernier et non le moindre Mitch Booth en étaient tous à leur première édition. La preuve qu’il y a toujours un grand intérêt pour la Classe F18 et les plans d’eau de St-Barth. « Exceptionnel, original, inoubliable et donc on la refait à chaque fois ! » , a dit Olivier Gagliani pour expliquer pourquoi il aime autant l’événement.

Turenne et Patrick Laplace les meilleurs locaux
Il y a eu 2 luttes chaudement disputées sur l’eau, la première dans la tête de course et la seconde entre les équipages des Caraïbes. C’est qu’il y a de l’histoire entre ces îles puisque la toute première St Barth Cata Cup a été disputée entre 6 bateaux locaux et 6 de St-Martin. Année après année le nombre de participants des Caraïbes n’a cessé d’augmenter mais l’esprit de franche camaraderie elle est toujours restée. Au final, ce sont les frères Turenne et Patrick Laplace qui ont remporté la course dans la course en finissant 22e au classement général.

Mentionnons aussi que le prix du meilleur équipage mixte revient à Sam Goodchild et Milena Schoenahl (GSL Import Export) qui terminent 16e du classement final.

La St Barth Cata Cup, événement phare de la Classe F18
En tant que rassemblement par excellence d’amateurs et de professionnels de la Classe F18, la St-Barth Cata Cup s’est hissée au top du palmarès des régates qui offrent un calibre relevé de compétition.
Pour le Suisse Michel Mamzer, c’est toujours un grand plaisir de naviguer à St-Barth : « Il y a toujours un gros niveau sur cette régate puisque les concurrents viennent de l’international. En même temps ça demeure une partie de plaisir sur l’eau parce qu’on navigue entre copains. Moi la St Barth Cata Cup je ne pourrais pas en manquer une seule alors chaque année on espère pouvoir revenir ! »

Le classement final de l’édition 2016
1- FRA 13 (Moh’s Places.com) Pierre Le Claiche / Antoine Joubert
2- FRA 151 (Eden Rock St Barth) Gurvan Bontemps / Benjamin Amiot
3- BEL 1 (Les Perles de St Barth) Patrick Demesmaeker / Olivier Gagliani
4- USA 11 (Auberge de la Petite Anse) Jérémy Wilmot / Tripp Burd
5- SWE 12 (Budget) Rasmus Rosengren / Tomas Westergren
6- GRE 7 (Christopher Hotel) Iordanis Paschalidis / Gustaf Dryssen
7- FRA 901 (Lotus Architectes) Emmanuel Boulogne / Jean Boulogne
8- ARG 1901 (Chef’s Market) Cruz Gonzales Smith / Mariano Heuser
9- FRA 007 (Olivier Dain Perspectives) Erik Maris / Jean-Christophe Mourniac
10- 1899 (Olivier Dain Perspectives 2) Charles Tomeo / Dalton Tebo

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Premier tour de manège

150416- Entrainement en solo au large Lorient pour le monocoque 60 pieds IMOCA Banque Populaire VIII, Skipper, Armel Le Cléac'h.

Ça file en tête de la flotte à plus de 20 nds de moyenne. L’écart entre le premier et le dernier est énorme avec plus de 2500 milles à partir de la 25è place.
Pour Armel le Cléach, c’est le premier tour de manège quand les autres font encore la queue pour acheter leur billet.

Armel Le Cléac’h pointe ce matin en 3è position du classement, à moins de 5 milles du deuxième, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), et navigue toujours à une moyenne de près de 20 nœuds, dans des conditions musclées. Alex Thomson (Hugo Boss) maintient sa pole position ne décélérant pas malgré son problème de foil. Il a pour l’instant 90 milles d’avance et passe au large de l’île de Tristan da Cunha. Ce groupe de meneurs devraient atteindre le cap de Bonne Espérance dans 4 jours, en avance sur le temps de référence pour entrer dans l’océan Indien.

Armel Le Cléac’h contacté hier soir par l’organisation du Vendée Globe :  « Je ne suis pas surpris par les vitesses d’Alex Thomson : sans foil on va aussi vite que les bateaux à dérives droites. L’état de la mer se dégrade et avec des foils on ne va pas forcément plus vite. Il va falloir attendre des conditions plus maniables pour retrouver le potentiel de ces appendices. Le vent commence à se renforcer depuis ce matin. Cela ressemble aux conditions qu’on va rencontrer dans les mers du Sud. C’est un premier tour de manège qui nous fait aller vite dans le bon sens vers le cap de Bonne Espérance. C’est assez tonique dans le bateau, je suis à 22-23 nœuds de moyenne là. »

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Conrad toujours dans le pack

Photo sent from the boat Foresight Natural Energy, on November 19th, 2016 - Photo Conrad Colman Photo envoyée depuis le bateau Foresight Natural Energy le 19 Novembre 2016 - Photo Conrad Colman Photo de drone : reaching in the SW trade winds

Conrad Colman poursuit sa course à la lutte avec Stéphane le Diraison, Louis Burton et Arnaud Boissière. Il a embarqué un drone et pris de très belles photos quand le temps le permettait.

” Un voyage de mille lieues a commencé par un pas”. Cela fait déjà 2 semaines que les bateaux ont quitté les Sables d’Olonne pour leur épique aventure. Depuis, les bateaux les plus récents se sont échappés grâce à une météo favorable, laissant la moitié de la flotte aux prises d’un anticyclone de St Hélène bien établi et un beau casse-tête tactique. Conrad est en 16e position et au milieu de bateaux bien plus récents que le sien ce qui le motive énormément. La priorité reste évidement de boucler le tour, il est donc important de préserver le skipper et son bateau. Les 2 abandons de la semaine passée ont été un cruel rappel que cela ne tient finalement pas à grand chose.

Mr Bricolage en action
Avec la 2e semaine sont arrivés les premiers problèmes techniques, l’occasion pour notre skipper polyvalent de mettre en oeuvre ses talents de bricoleur. Le plus gros problème a réglé étant celui du vérin de quille qui se désassemblait et aurait pu être dramatique. Découvert à temps et avec un peu de créativité, il a pu être resserré et nul doute que Conrad y jettera un oeil régulièrement maintenant. Comme l’a dit le double vainqueur de la course, Michel Desjoyeaux dans une interview récemment “un IMOCA c’est un emmerde par jour”, espérons que le rythme soit moins soutenu à bord!

8e passage de l’Equateur!
Après 12 jours, 3 heures et 36 minutes de course, Foresight Natural Energy a franchi l’Equateur. Pour Conrad, c’était le 8e dont 5 en double, 1 en solitaire et 1 en équipage, pas si mal pour un marin de 32 ans! En plus le kiwi est de retour dans l’hémisphère Sud et s’y sent un peu comme à la maison. Le prochain passage de l’Equateur devrait avoir lieu dans environ 2 mois sur le trajet retour… mais un pas à la fois!

Les chiffres de la première semaine:
Distance parcourue: 2 954 km
Distance qui reste à parcourir: 38 416 km
Pointe de vitesse: 19 noeuds
Plus longue distance parcourue en 24h: 593 km

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