L’appel à candidature des sélections Espoir pour un Café 2017 arrive bientôt à sa fin ! Pour postuler, et tenter de participer à la prochaine Transat Jacques Vabre sous les couleurs du réseau Mer Entreprendre et de l’écurie BG Race., il reste une semaine aux jeunes entre 18 et 25 ans pour nous envoyer leurs dossiers ! Les gars, les filles, si l’appel du large résonne en vous, ne loupez pas cette occasion de participer à la Transat Jacques Vabre !
La date limite : mercredi 15 février !
Pour rappel, pour postuler, il faut envoyer : une lettre de motivation, un CV professionnel et un CV nautique. Il faut avoir entre 18 et 25 ans, et être licencié en Ille-et-Vilaine.
Jules Bonnier, l’Espoir 2016, skipper sur la Transat Québec Saint-Malo conseille vivement ses compères marins du coin à postuler : « C’est une superbe opportunité pour apprendre et progresser dans d’excellentes conditions. Il ne faut pas hésiter à tenter sa chance. Il n’y a rien à perdre, tout à gagner ! »
Le projet Espoir est soutenu par le réseau Mer Entreprendre, créé en 2013, pour permettre à des jeunes locaux de se lancer dans l’univers de la course au large. Mer Entreprendre se réunit chaque mois, autour de Mensuelles, dans le but de découvrir des activités de la région et d’ailleurs, tout en élargissant les réseaux d’affaires.
Les derniers Espoirs de ces sélections sont pour rappel : Valentin Lemarchand en 2014, 11ème de la Route du Rhum, Arthur Hubert qui se classe à la 8ème place de la dernière Transat Jacques Vabre 2015 en double avec son prédécesseur, et Jules Bonnier, 20 ans, qui termine 5ème de la Transat Québec Saint-Malo 2016 en juillet dernier.
Pour candidater, envoyez-nous : une lettre de motivation, votre CV professionnel et votre CV nautique à l’adresse : sigridt@bgrace.fr
Les candidatures sont à envoyer avant le 15 février 2017.
La Carac poursuit son engagement aux côtés du skipper Louis Duc. Le 5 janvier dernier, devant l’ensemble de leurs salariés, les dirigeants de la Carac ont annoncé la bonne nouvelle : la mutuelle d’épargne reprend le large pour les deux prochaines saisons sportives aux côtés du skipper Louis Duc qui sera cette fois à la barre d’un tout nouveau Class40, innovant et conçu entièrement par des entreprises de l’Ouest de la France.
Depuis 3 ans, le partenariat entre la mutuelle d’épargne et le skipper normand monte en puissance. Il prend en 2017 une nouvelle envergure. Jusqu’à présent, la Carac et Louis Duc bataillaient en solides outsiders. A la barre d’un bateau de l’ancienne génération, armé de son sens marin et stratégique, Louis avait décroché de superbes podiums.
. Cette année, avec la construction d’un prototype novateur et cousu main pour le normand, le skipper Carac va désormais pouvoir rivaliser avec les bateaux les plus performants de la flotte Class40. Deux grandes épreuves sont en ligne de mire : la Transat Jacques Vabre en novembre 2017 et la Route du Rhum l’année suivante.
Stéphane Macé, responsable Marketing et Développement de la Carac : « Ce nouveau défi sportif est à l’image des enjeux de la Carac dans les années à venir. Nous devons innover sur un marché très compétitif, dans le respect de nos valeurs et tout en conservant une relation de sincérité avec nos adhérents. Louis, dans son domaine, me semble totalement incarner ces enjeux : il mise sur ses forces, son sens des relations humaines, ses compétences techniques et stratégiques, et fait appel à des partenaires choisis pour leur expertise pointue pour l’accompagner dans sa démarche. Nous avons une grande confiance en lui et en toute l’équipe qu’il a su mobiliser. Nous attendons avec impatience la première course ! »
Avec ce partenariat voile, la Carac poursuit également son engagement solidaire. A chaque mille parcouru par le skipper, un euro est reversé aux cinq associations partenaires de la mutuelle : Arc-En-Ciel, L’Association des Paralysés de France, Mécénat Chirurgie Cardiaque, L’Œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France et Solidarités Nouvelles face au Chômage. En 2016, avec ce dispositif, la Carac a ainsi pu reverser 7 400 euros.
Des experts à la manœuvre Pour la mise en œuvre de son nouveau bateau, Louis Duc a réuni une équipe d’experts de l’Ouest de la France. Les plans sont signés par le cabinet Marc Lombard à La Rochelle, la coque est construite chez Gepeto Composite à Lorient, le pont (dessiné par Halvard Mabire) et les appendices sont fabriqués chez V1D2 à Caen. L’ensemble est supervisé par Marc Lefèbvre, gérant expérimenté du chantier V1D2. Un projet entièrement réalisé en France qui associe les savoir-faire d’entreprises innovantes.
Tirer la performance vers le haut Cette dream team technique a été soigneusement choisie par Louis Duc qui murit ce projet depuis des mois. Grâce à sa vigilance et ses bonnes idées, le Class 40 promet d’être un prototype innovant et raisonné à la fois, dans un budget maitrisé.
« J’ai une confiance totale en chacun d’eux. Ils ont une longue et solide expérience en course au large. Ils sont tous excellents dans leurs domaines respectifs et je savais que cela fonctionnerait très bien entre eux. L’idée étant de tirer la performance vers le haut sans partir dans un délire technique. Il y a eu beaucoup de recherche et développement, à tous les niveaux, autour de ce Class40, mais l’objectif final reste de produire un bateau fiable, raisonnable tant techniquement que financièrement », détaille Louis Duc.
Un prototype innovant, mais raisonné Pas moins de 40 plans ont été réalisés au sein du cabinet Lombard, avec l’appui et le savoir-faire du spécialiste en hydrodynamique Lionel Huetz, pour aboutir au projet innovant du Class40 Carac.
« Le cahier des charges de Louis était très clair : il voulait un bateau taillé pour le large, qui soit le plus puissant et le plus performant de l’actuelle flotte des Class40 », explique Eric Levet du cabinet Lombard. « Lionel a réalisé un long et minutieux travail de R&D en hydrodynamique, je pense que cela n’avait jamais été fait auparavant pour un Class40. Le résultat est un Scow à étrave pointue… Il a de gros volumes à l’avant, des lignes tendues, un brion (partie de la coque située entre l’étrave et la quille) bien au-dessus de la ligne de flottaison. Un gros travail a été réalisé sur l’équilibre du bateau… »
« Il y a beaucoup d’innovations sur le Lift40 », sourit Louis Duc. « Ils ont beaucoup travaillé pour tout optimiser en termes de gain de poids notamment, mais sans que cela conditionne la fiabilité du bateau. Le plan de pont a été bien pensé, et puis, il y a une belle innovation sur le gréement… » Le gréement, une première Le gréement du Lift40 est une innovation à lui tout seul. Le mât du Class40 Carac, co-conçu par le cabinet Lombard et la société Axxon Composite, n’aura qu’un seul étage de barres de flèche. « Supprimer un étage de barre de flèche permet d’alléger le gréement, d’abaisser son centre de gravité et de limiter le fardage de façon sensible. Conséquence directe, le bulbe peut, lui aussi, être allégé, ce qui limite le tangage du bateau », explique Henri-Paul Schipman, du cabinet Lombard.
« On est sûrs d’avoir un beau bateau » « Avec Gepeto Composite et V1D2, on est sûrs d’avoir un beau bateau très bien construit », soulignent les architectes du cabinet Lombard. La coque du Lift40 est en cours de construction chez Gepeto Composite, un chantier lorientais bien connu dans le milieu de la course au large pour la qualité de son travail. Une majorité des écuries Ultim, IMOCA, Multi50 et, autrefois, Orma, ainsi que de gros chantiers tels que Multiplast font en effet régulièrement appel au team de Gautier Nollet pour concevoir des pièces très techniques. La coque du Lift40 est fabriquée avec le même soin que les éléments les plus complexes que l’équipe lorientaise a coutume de travailler.
Constructions simultanées Toujours dans une logique de recherche de performance, de maîtrise des coûts, et du respect d’un timing relativement serré, le pont du Lift40 sera le même que celui du Class40 « Campagne de France » conçu par Halvard Mabire. Il a été construit en décembre dernier, chez V1D2, également en charge de la conception des appendices. Ainsi, pendant que la coque prend forme en Bretagne, le pont et les appendices sont conçus en Normandie. Le tout sera assemblé dès le mois de mars, à Lorient.
Marc Lefèbvre, chef d’orchestre La mise en musique de ces différentes partitions a été confiée à Marc Lefèbvre, gérant du chantier V1D2 : « il a 20 ans de métier, une longue expertise en gestion de chantier : il saura m’accompagner dans la maîtrise des coûts et des délais », commente Louis Duc.
En coulisse de tous ces « chantiers » le skipper Carac est omniprésent, vigilant, attentif, acteur aussi. Il observe, apprend et ne manque jamais de mettre son grain de sel, son sens marin et ses bonnes idées de compétiteur au service de ces experts.
L’assemblage coque-pont est prévu en mars et la mise à l’eau trois mois plus tard dans l’objectif d’être au départ de la course « Les Sables – Horta » qui s’élancera début juillet. Le premier grand rendez-vous de l’équipe Carac sera la Transat Jacques Vabre en novembre.
___________________________
Les artisans de la conception du nouveau Class40 Carac
Le cabinet Lombard La longue expertise en course au large de cette équipe a été associée à un travail approfondi (inédit pour un Class40) en hydrodynamique menée par Lionel Huetz, spécialiste en la matière. Henri-Paul Schipman y a apporté sa patte de régatier et de coureur au large, le tout chapeauté par l’expérimenté Eric Levet.
Gepeto Composite Le chantier lorientais de Gautier Nollet est réputé dans le monde de la course au large pour sa capacité à réaliser des pièces particulièrement techniques et complexes avec la plus grande minutie. Cette petite équipe de techniciens a à cœur de concevoir le Lift40 avec le même soin.
V1D2 Le chantier normand et son fondateur et gérant Marc Lefebvre s’appuient sur une très solide expérience en préparation d’engins de course au large : de nombreux coureurs IMOCA60’ ont confié leurs engins de course à ces mains expertes.
Shoreteam Halvard Mabire, coureur au large au palmarès éloquent (5 Withbread, 7 Solitaire du Figaro, 32 courses transatlantiques, notamment) a dessiné le pont qui sera utilisé pour le Lift 40 : sobriété et efficacité, des valeurs sûres.
Rien ne va plus entre Reed et la FIN, dont le divorce a été annoncé juste avant le début du Nautic en décembre dernier. Si la FIN a pu facilement reprendre la main sur le Salon nautique de Paris, il n’en va pas de même avec le Salon de Cannes. Le 20 janvier, la FIN organisait une conférence de presse pour présenter Nautic Festival SA, la nouvelle entité en charge de l’organisation des salons de la FIN avec Alain Pichavant comme directeur Général. Le président de la FIN, Yves Lyon-Caen a fait le point sur la situation juridique en cours concernant le Salon de Cannes pour lequel un référé a été déposé par Reed afin d’interdire à la FIN de le commercialiser. Une situation qui a obligé la FIN à recommander à l’ensemble des exposants d’attendre l’issue judiciaire du 3 février, date du rendu du référé, pour qu’ils puissent identifier leur interlocuteur légitime. Michel Filzi, président de Reed Expositions France, a rapidement réagi pour rappeller le contrat qui lie la FIN à Reed concernant l’organisation du salon. Ses équipes ont commencé à commercialiser les espaces. Depuis, le jugement du référé a été rendu et Reed n’a pas eu gain de cause, renvoyant sur le fond le jugement. La situation risque donc de perdurer. Une réunion de médiation a été organisée par la mairie de Cannes mais Yves Lyon-Caen ne s’y est pas rendu. Une autre devrait être fixée prochainement. Selon les clauses du contrat, Reed pourrait revendiquer d’organiser le Salon jusqu’en 2041, des clauses que la FIN juge caduques. Ce qui promet un feuilleton judiciaire si les deux parties ne se mettent pas d’accord.
Communiqué de presse – Reed Expositions daté du 8 février 2017 La Mairie de Cannes a invité il y 10 jours Monsieur Yves Lyon Caen, Président de la FIN, et Monsieur Michel Filzi, Président de Reed Expositions France, à se réunir sous son égide afin de tenter une médiation concernant la préparation du Yatching Festival de Cannes 2017, et ce dans l’attente de la décision du juge du fond, seul en mesure de trancher le litige opposant les deux parties. Deux heures avant le début de la médiation, Monsieur Lyon Caen a fait savoir qu’il ne serait pas présent. La réunion, en dépit de la présence du Président de Reed , a été ajournée par les autorités de ville. La mairie a décidé de la reprogrammer dans les prochains jours.
(Photo Credit Must Read: PAUL TODD/Volvo Ocean Race)
La Volvo Ocean Race fêtera ses 45 ans d’histoire avec la Course des Légendes sur la dernière étape de l’édition 2017-2018 entre Göteborg et La Haye.
Tous les bateaux qui ont participé à la Whitbread Round the World Race ou à la Volvo Ocean Race depuis 1973-74 pourront rejoindre la Course des Légendes. Cette épreuve se tiendra sur le même parcours et en même temps que la dernière étape de la Volvo Ocean Race 2017-18 qui partira de Göteborg en Suède le 21 juin.
Bring on the Legends Race! | Volvo Ocean Race
Cette annonce a été faite au salon nautique Meetingspot de Göteborg. Elle fait suite au succès de la Régate des Légendes, organisée avant le départ de l’édition 2011-12 à Alicante, et des expositions du Musée de la Volvo Ocean Race à Alicante et à Göteborg pendant la dernière édition édition 2014-15.
Tracy Edwards, qui skippait l’équipe féminine de Maiden en 1989-90 et avait remporté deux étapes de la course, était présente au salon nautique de Göteborg. Elle prévoit de réunir son équipage et le bateau pour l’édition 2018.
“Maiden a été trouvé dans un piteux état il y a quelques années aux Seychelles et depuis, j’ai beaucoup travaillé pour le rénover et lui rendre toute sa splendeur”, a expliqué la navigatrice britannique.
Volvo Ocean Race
“Il sera bientôt convoyé vers le Royaume-Uni pour terminer le programme de rénovation et notre objectif est de rassembler l’équipe 100% féminin de l’édition 1989-90 pour participer à la nouvelle Course des Légendes 2018”.
La Course des Légendes devrait inclure une classe Maxi, une classe Volvo Ocean 60 et une classe Open. La Suède et les Pays-Bas ont tous deux une place importante dans l’histoire de la Volvo Ocean Race, avec de très nombreux fans qui ont suivi les différentes éditions au fil des années.
“La Course des Légendes sera un atout supplémentaire sur l’étape de Göteborg parce que de nombreuses personnes en Suède ont suivi avec passion l’histoire de la Volvo Ocean Race”, confie Camilla Nyman, Présidente de Göteborg & Co, qui organise l’étape de Göteborg. “Nous accueillerons les célèbres bateaux et leurs équipages au coeur de la ville de Göteborg et les fans pourront revoir des bateaux de légende et quelques visages familiers”.
Frank van der Peet, qui dirige l’équipe organisatrice de l’arrivée de la course à La Haye, a ajouté : “les Pays-Bas ont une longue histoire dans la Whitbread et la Volvo Ocean Race donc nous sommes très heureux d’accueillir ces magnifiques bateaux de course à La Haye”.
Formateur en stratégie météo au Pôle Finistère Course au Large, Jean-Yves Bernot est depuis une vingtaine d’année la véritable référence en la matière. Entre regard précurseur, travail acharné et transmission de savoir, il nous explique sa méthode et les raison de son succès.
Météorologue, routeur, navigateur, formateur… Les qualifications ne manquent pas lorsque l’on parle de Jean-Yves Bernot. Connu de tous dans le microcosme de la course au large, le « Sorcier », comme on aime à l’appeler, n’a plus de réputation à se faire lorsqu’il est question de stratégies de course. Grand gourou des fronts, dépressions, anticyclones en tous genres et autres zones de convergence susceptibles de se faire arracher les cheveux au plus expérimenté des marins, le Professeur Bernot peut d’ailleurs se targuer d’avoir travaillé avec quatre des figurants au Top 5 du dernier Vendée Globe : Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès. Rien que ça ! « C’est une fierté bien sûr, cela veut dire que mon travail avec eux n’a pas servi à rien, s’est-il félicité. J’étais assez amusé quand, dans leurs messages du bord, certains parlaient du Road Book que je leur avais mis à disposition avant le départ, cela montre qu’il leur était utile, qu’il les rassurait. » Expert de l’analyse des systèmes météorologiques, Jean-Yves Bernot l’est également dans les choix stratégiques, les deux domaines étant toujours intimement liés : « Je donne des formations météo ET stratégie, car on ne sépare jamais les deux. Le but est de trouver comment traverser des éléments qui sont mouvants, comment affronter tous les types de transitons météo tout en prenant la meilleure décision possible, malgré la fatigue, dans des conditions loin d’être optimales, sans casser le bateau. Je leur fournis beaucoup de documents, d’animations, on étudie grand nombre de cas applicables pendant de nombreuses séances… Cela demande des réflexes et, comme dans toute discipline, les réflexes viennent en s’entraînant. »
À force d’apprentissage…
Si les Le Cléac’h, Beyou, Dick et compagnie sont aujourd’hui en mesure de choisir par eux-mêmes les meilleures options stratégiques après plus de 70 jours de course, de stress et de soucis techniques, c’est en effet à fore d’un apprentissage intense et sur le long terme. « Au Pôle Finistère Course au Large, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit arriver les jeunes, souvent en Figaro, qui quelques années plus tard sont en mesure de gagner un Vendée Globe, explique Bernot. L’idée est de leur faire gravir les échelons, de les rendre autonomes et il m’arrive souvent aujourd’hui, à terre, de ne pas toujours être d’accord avec l’option choisi par l’un des mes poulains. Alors je grogne, mais c’est finalement parfois une bonne idée, ce qui compte est qu’ils s’approprient les outils que je leur ai mis à disposition. » Lui même ancien navigateur, ayant depuis affalé les voiles pour se consacrer à son ordinateur, « comme tout sportif de haut niveau qui vieillit et à qui il reste de transmettre ce qu’il sait », le Sorcier estime en effet avoir accompli sa mission lorsque l’élève parvient à s’émanciper et à devenir meilleur routeur en mer que n’importe quel routeur à terre. Ce, grâce à une méthode de travail bien particulière, basée sur la conscience qu’il y aura toujours des bonnes et moins bonnes options. « À mon époque, j’étais assez en avance sur les méthodes de navigation et personne ne comprenait d’où je sortais mes trajectoires venues de nulle part… d’où mon surnom, a-t-il ri. Mais c’est que j’ai une approche particulière de la prise de décision stratégique, où je me focalise davantage sur le déséquilibre entre les conséquences d’une mauvaise ou d’une bonne décision : les erreurs ne doivent pas être catastrophiques, elles ne doivent pas se propager, tandis que les gains doivent être importants et définitifs. C’est ma marque de fabrique, le travail de fond sur la prise de décision. Les mauvais décisionnaires oublient qu’il n’y a pas de risque zéro, si on ne prend pas de risque, on ne fera jamais rien. » Une « méthode Bernot » que son inventeur tente aujourd’hui d’inculquer le plus tôt possible, auprès de tous les profils de navigateurs : « Maintenant que je ne navigue plus, je regarde vraiment les marins avec plaisir, je suis admiratifs et apprends d’eux aussi. Cette année, je vais travailler avec les futurs participants à la Transat Jacques Vabre, avec François Gabart pour son tour du monde en solitaire, mais aussi avec les coureurs de la Transquadra, ou de la Classe Mini. Travailler avec les stars de la voile ne signifie pas qu’il faut oublier le reste du paysage, avec des jeunes qui feront la génération suivante. On ne veut pas transformer le Pôle en ENA de la voile, il nous faut rester au contact des tous les navigateurs, c’est ce qui m’intéresse. » Afin que son savoir se transmette, de génération en génération.
A moins de 4 mois du coup d’envoi de la 48ème édition de La Solitaire URGO Le Figaro, 35 skippers ont déjà manifesté leur intérêt pour ce monument de la course au large en solitaire. Un plateau 2017 qui devrait encore rassembler une quarantaine de bateaux au départ de Bordeaux le 4 juin prochain. La liste des premiers noms s’annonce comme un échantillon très représentatif de la diversité des profils avec de bonnes surprises.
2 triplés, 3 anciens vainqueurs, des ténors bien décidés, des jeunes pousses, des femmes talentueuses, des bizuths, des amateurs et des étrangers… Les 35 premiers noms dévoilés en ce début du mois de février préfigurent un grand cru 2017 !
Les bizuths au rendez-vous La Solitaire URGO Le Figaro ne serait pas ce qu’elle est sans ses « bleus », ces nouveaux venus qui font la richesse du plateau et assurent la relève. Ils sont déjà 10 à avoir envie de bien faire tout en se frottant à de grands professionnels. Le Calvadosien Eric Delamare (Région Normandie), a remporté à l’unanimité le « Jeune Talent Normand ». Du haut de ses 18 ans seulement, il affiche déjà de fortes ambitions. Pierre Rhimbault (Bretagne CMB Espoir), quant à lui, a décroché sa saison en gagnant 8 manches sur 9, un coup de maitre pour ce Rochelais bien prêt à faire le grand saut. Nouveau venu prometteur également, Julien Pulvé (Team Vendée Formation) se prépare depuis longtemps à ce premier rendez-vous.
Les femmes
Sans elles, la course ne serait pas aussi belle ! Justine Mettraux (Teamwork), Cécile Laguette (ECLISSE), respectivement 3ème et 10ème au classement Bizuth 2016, Mary Rook, Nathalie Criou, seule franco-américaine de la course ou encore Alexia Barrier (PIQD.it) feront valoir leur expérience entre Bordeaux et Dieppe avec l’envie certaine de défiler sur les podiums.
Candidats désignés Il y a aussi ceux auxquels La Solitaire s’est toujours refusée et qui ne resteront pas sur une déception. C’est évidemment le cas de Thierry Chabagny (Gedimat), Adrien Hardy (Agir Recouvrement), Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance), Erwan Tabarly (Armor Lux) ou encore Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), Champion de France Elite de course au large en Solitaire 2016, qui du haut de leurs victoire d’étapes et excellentes places au général ces dernières éditions feront figures de candidats légitimes à la victoire.
Après un Vendée Globe en 5ème position, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), vainqueur en 2012, 2013 et 2015, revient cette année pour marquer l’histoire de l’épreuve en étant le premier à inscrire quatre fois son nom au palmarès, un exploit à sa portée. Mais, il lui faudra compter sur un autre vendée globiste arrivé troisième, Jérémie Beyou (Maître CoQ), vainqueur en 2005, 2011 et 2014, qui s’alignera à ses côtés avec la ferme et même intention d’accrocher un quadruplé. Le match sera puissant mais d’autres ont bien l’intention de freiner leur ardeur. Avec déjà une victoire au compteur, Nicolas Lunven (Generali) a bien l’intention de venir jouer avec eux.
Avis aux amateurs, ces 35 solitaires sont déjà dans les starting-blocks et attendent une concurrence solide !
Liste des pré inscrits / inscrits à La Solitaire URGO Le Figaro au 9 février 2017
(B) = Bizuth
1 AUGEREAU (B) Benjamin N/C
2 BARRIER (B) Alexia Piqd.it
3 BEYOU Jérémie Maître CoQ
4 BIARNES Vincent Guyot Environnement
5 BRAYSHAW Hugh N/C
6 CHABAGNY Thierry Gedimat
7 CRIOU (B) Nathalie N/C
8 DE BLAY (B) Axel N/C
9 DALIN Charlie Skipper Macif 2015
10 DELAMARE (B) Eric Région Normandie
11 DUTREUX Benjamin N/C
12 ELIES Yann Queguiner – Leucemie espoir
13 GODART – PHILIPPE Arnaud Faun Environnement
14 HARDY Adrien Agir Recouvrement
15 LAGUETTE Cécile ECLISSE
16 LE PAPE Martin Skipper Macif 2017
17 LE TURQUAIS (B) Tanguy Nibelis
18 LE VAILLANT Arthur N/C
19 LEBOUCHER (B) Pierre N/C
20 LIVORY Yannig Lorientreprendre
21 LUNVEN Nicolas Generali
22 MAHE Gildas N/C
23 MARCHAND Anthony Ovimpex – Secours Populaire
24 METTRAUX Justine Teamwork
25 PAMIR Tolga Ekrem Freedom service à domicile /1 jour 1 homme 1 arbre
26 PAUCHET (B) Loïc N/C
27 POUYDEBAT Marc N/C
28 PULVE (B) Julien Team Vendée Formation
29 QUIROGA Pierre Skipper espoir CEM
30 RAVOT Yves N/C
31 RHIMBAULT (B) Pierre Bretagne CMB espoir
32 ROBERTS Alan N/C
33 ROOK Mary N/C
34 SIMON Sébastien Bretagne CMB performance
35 TABARLY Erwan Armor Lux
Bertrand Castelnérac nous a confié la première vidéo du mini 747 de SEAir en train de voler. C’était la 4ème sortie où l’équipe commence à peine les réglages du bateau. Des débuts prometteurs. A lire dans le prochain Course au Large
Ci-dessous le billet de Bertrand publié sur https://seair.fr/ Cela s’est fait non pas parce qu’il était en sur vitesse ou sur le tremplin d’une vague, mais parce qu’il est entré dans un nouveau mode de navigation, très étroit et subtil, et très recherché… le vol stabilisé.
Dans les villages gaulois de Bretagne, on s’agite beaucoup autour du vol parce que c’est le futur du nautisme. Parce que c’est spectaculaire et que lorsque c’est maniable ça permet d’aller bien plus vite que le vent. Pour cela, on recherche avant tout l’appui vertical sur nos appendices et la coque, sans couper le contact avec l’élément liquide.
Alors, l’événement était trop beau pour en rester là, le jour même du premier vol ! SEAir a extrait une photo d’une vidéo technique et l’a diffusée. Une prise de parole qui a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, qui alimente les discussions dans le milieu, et qui a déjà été relayée en Europe et outre-Atlantique. Mais tout le monde l’attend… LA vidéo… Patience ! Pour nous, la R&D prime ; le prochain film #LesAventuresDuMini, ce sera pour plus tard. Mais l’impatience semblant de mise, nous diffuserons sous peu quelques vidéos, toujours techniques ; désolé pour la qualité ! C’est la R&D avant tout.
Retour sur nos trois navigations… La première n’a été que validation de divers points techniques. La deuxième s’est faite dans des conditions permettant tout juste le vol, sans réellement aller le rechercher. Mais à ce jeu oscillatoire et au gré d’une risée, le bateau a parfaitement répondu à son objectif principal qui était de pouvoir lever tôt pour engager rapidement « l’overdrive » de l’affranchissement du contact de la coque avec l’eau. À ce stade, il ne s’agissait pourtant pas encore d’affiner les réglages, mais juste préparer les premières campagnes de mesures. Et puis la troisième sortie nous a permis des pointes répétées au-delà de 20 nœuds…
Ce sont néanmoins des choses qu’il restera à mesurer et pondérer, mais les valeurs de vitesse bateau, par rapport au vent dans certaines conditions, sembleraient pouvoir aller du simple au double selon si l’on est dans un mode dit « skimming » (où le fond de la coque est au niveau de la surface de l’eau), ou en mode vol (quand il n’y a plus que les foils à la bonne hauteur dans l’eau). Ce qui est comparable aux autres foileurs qui volent complètement. Mais bien qu’à jouer avec les chiffres, il n’est pas encore prévu de réaliser des chronos du maximum de temps passé en vol, même si l’exercice en lui-même donnerait lieu à de joyeuses distractions… Ce qui nous intéresse ici, c’est de concevoir les systèmes les plus au point possible, afin de pouvoir le transposer sur d’autres plateformes aussi diverses que variées. À suivre !
Le trimaran MACIF est actuellement en chantier entre Lorient et Port-La-Forêt. Fred Bérat le boat captain, fait le point sur la situation en cours.
« L’objectif est d’améliorer le confort de François Gabart lorsqu’il sera en mode solo sur le tour du monde. » D’entrée Fred Bérat donne le ton. Le chantier d’hiver entamé à Lorient depuis près de trois mois doit permettre de faire évoluer l’ergonomie à bord du trimaran MACIF avec en ligne de mire la tentative de record autour du monde prévue à l’automne prochain. Il n’y aura donc aucune transformation majeure sur le bateau mais plutôt un travail d’optimisation générale. « Nous nous sommes principalement concentrés sur la fiabilisation du multicoque. Nous avons changé toutes les pièces abîmées ou usées par les 36 000 milles parcourus depuis la mise à l’eau. Les parties mécaniques et hydrauliques ont été entièrement démontées et radiographiées par un expert. En termes purement logistique, nous avons anticipé tout le stockage nécessaire pour un tour du monde. Cela passe par la conception de nouveaux sacs à nourriture ou bien la création d’étagères à bord. » Une petite configuration équipage assez succincte est également au programme afin de préparer le trimaran MACIF pour The Bridge, dont le départ sera donné le 25 juin prochain. L’équipe doit désormais apporter la touche finale à un chantier qui l’aura mobilisée pendant quatre mois. La phase de remontage devrait débuter d’ici une quinzaine de jours.
Le trimaran MACIF en chantier, l’équipe n’en reste pas moins connectée à l’actualité de la course au large, riche en succès ces dernières semaines, comme le souligne Fred. « Nous avons suivi avec attention les courses et records de l’hiver. Le facteur météo a joué en effet un rôle important sur la performance sportive, mais il ne faut surtout pas négliger l’aspect technique des bateaux. La pression, elle est pour tout le monde mais elle est positive. Ces records nous poussent vers l’avant ! »
En attendant la remise à l’eau du bateau, prévue le 8 mars, François Gabart poursuit de son côté sa préparation sportive, à terre ou en mer. Course à pied, sortie en kayak ou en surf, c’est un programme axé sur la condition physique qui occupe ses journées. Le skipper en profite également pour naviguer à bord du « M24* » un support qui lui sert de plateforme d’essais pour le trimaran MACIF. Et selon les mots de Fred, « François a hâte de remettre à l’eau le trimaran et recommencer les navigations ! » Il devra encore attendre quelques semaines avant de remonter sur MACIF et débuter officiellement une saison 2017 qui s’annonce chargée en défis.
*Le M24 est un trimaran « laboratoire » de 24 pieds, issu de la plateforme des Diam24, trimaran monotype, sur lesquels courent les équipages du Tour de France à la Voile.
Celebration at Finish arrival of Louis Burton (FRA), skipper Bureau Vallee, 7th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 2nd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe
Arrivée de Louis Burton (FRA), skipper Bureau Vallee, 7ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 2 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe
Louis Burton ( Bureau Vallée) est arrivé aux Sables. Il termine 7e de ce Vendée Globe après 87 jours 19 heures 45 minutes et 49 secondes de mer, auquel s’ajoute une pénalité de 2 h pour une rupture involontaire du plomb d’arbre d’hélice, survenue deux jours avant l’arrivée. Il a parcouru 27 477 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 13,00 nœuds.
Louis Burton aura fait une très belle course sur cette édition avec son Imoca de 2006. Il termine pour la 1ere fois ce Vendée à une très belle place où en théorie, ses rivaux les plus directs se nommaient Tanguy de Lamotte, Bertrand de Broc, Stéphane le Diraison, Thomas Ruyant, Arnaud Boissières, Fabrice Amédéo ou encore Kito de Pavant qui, comme lui, naviguaient sur des monocoques construits pour le Vendée Globe 2008.
Dès les premiers jours de course, Louis Burton s’installe parmi les leaders de cette flotille de bateaux de deuxième génération. Après une descente rapide vers l’équateur, le voilier jaune et vert en treizième position, se tient toujours dans la première moitié du classement. Dès l’arrivée dans les mers du sud, il devient le leader du peloton, ne quittant plus le top 10 dès l’entrée dans l’océan Indien. Au fil des abandons successifs, Louis Burton navigue seul en septième position et maintient une belle vitesse, accentuant même son avance dans l’océan Pacifique sur ses poursuivants Nandor Fa et Conrad Colman. Lorsqu’il est contrarié par de nombreux soucis techniques et de longues sessions de bricolage à bord, Louis envoie un message rempli d’humour « J’ai attaqué Germinal sur ma liseuse, histoire de me dire que je n’ai aucune raison de me plaindre ! »
Louis Burton Cap-Hornier !
Au cap Horn qu’il découvre pour la première fois, au 58ème jour de course, le skipper de Bureau Vallée confortablement installé dans sa 7ème place, savoure son bonheur d’en finir avec les mers du Sud et d’entamer la remontée vers les Sables-d’Olonne. A l’abord du Pot au Noir, son plus proche poursuivant Spirit of Hungary est environ 1500 milles derrière lui : « Je suis un peu isolé entre Nandor Fa derrière et le duo Jean Le Cam – Yann Éliès devant, ça enlève un peu de piquant mais cela a l’avantage de ne pas mettre de pression, de pouvoir faire avancer le bateau en sécurité et de rester vigilant». Propulsé au cœur de l’archipel des Açores, dans un flux musclé de Sud-Ouest jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne, Louis Burton navigue en avant d’une belle dépression et couvre même la distance de 349 milles en 24 heures. Louis Burton termine son Vendée Globe derrière Yann Eliès 5e et Jean le Cam 6e, deux prédécesseurs parmi les plus expérimentés du circuit, eux aussi sur des bateaux classiques à dérives droites.
Et demain…
Inutile de poser la question au skipper sur ses projets d’avenir, ils sont déjà écrits, Bureau Vallée et Louis Burton ayant annoncé au mois de novembre, l’achat du Banque Populaire VIII, l’IMOCA à foils mené à la victoire par Armel le Cléac’h. Arrachant ce commentaire à Arnaud Boissières (La Mie Câline) toujours en course « Louis a fait une super course, dans le sud il a fait une belle trajectoire tout droit à 18 nœuds pendant longtemps ! On a à peu près le même potentiel de bateau et il me met loin derrière, mais je suis content pour lui parce qu’avant de partir, avec son partenaire ils ont acheté le bon bateau ! »
C’est un excellent présage sur l’avenir que s’offre à 31 ans le skipper de Bureau Vallée. Louis Burton et Servane Escoffier, parents de deux adorables bambins, Edith et Lino, vont désormais se consacrer à la course au large en IMOCA avec un nouveau bébé, qui plus est doté de foils sur les flancs pour mieux voler. On se réjouit déjà de retrouver le couple de navigateurs sur la prochaine Transat Jacques Vabre.
Morgan Lagraviere (Fra) onboard IMOCA Safran training before Vendee Globe, start 6 november 2016 in Les Sables d'Olonne, off Groix, south brittany, on april 15th, 2016 - Photo Jean Marie Liot / DPPI/ Vendee Globe
Mauvaise nouvelle pour la voile. Après douze années d’engagement sur le circuit IMOCA Ocean Masters, trois Vendée Globe et de nombreux podiums, la construction de deux bateaux aux côtés de Marc Guillemot puis de Morgan Lagravière, Safran prend la décision de se retirer du sponsoring nautique en juin 2017.
Safran s’était engagé en 2005 dans un programme de course au large pour accompagner la fusion de Snecma/Sagem et rassembler les salariés du Groupe autour d’un projet fédérateur, mobilisateur et valorisant. Douze ans plus tard, Safran a atteint ses objectifs de communication interne, en renforçant l’adhésion de ses collaborateurs autour de la marque et en consolidant les valeurs du Groupe que sont l’engagement, l’innovation et le travail d’équipe. Aujourd’hui, la marque Safran a gagné en maturité et la fierté d’appartenance des collaborateurs est en constante progression.
« Le sponsoring nautique a accompagné la construction du Groupe et a été un élément fédérateur déterminant pour ses équipes depuis plus de 10 ans, » a déclaré Philippe Petitcolin, Directeur Général de Safran. « Nous sommes fiers et heureux d’avoir accompagné Morgan, un skipper compétiteur et talentueux. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses futurs projets et sommes persuadés qu’il faudra compter sur lui dans la course au large. Nous remercions également la société Kaïros dirigée par Roland Jourdain à Concarneau qui a été exemplaire dans la gestion technique et logistique du bateau, » a-t-il ajouté.
« Depuis l’origine, je savais que mon contrat prenait fin en juin 2017 et que le renouvellement du partenariat n’était pas acquis. Je comprends la décision de Safran même si j’aurais aimé continuer ma route à leurs côtés. Au cours des dernières années, j’ai acquis beaucoup d’expérience sur le circuit IMOCA que je compte exploiter dans de nouvelles aventures, » a ajouté Morgan Lagravière.