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Class40. Nouveau changement de parcours, 20 concurrents encore en course

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

La direction de course en concertation avec l’organisation, a décidé d’opérer un nouveau changement de parcours. Les concurrents se font bien secoués. Il reste 20 bateaux en course sur les 32 du départ. Le début de course était bien engagé avec 25-30 nds de vent dans une mer chaotique. Corentin Douguet et Axel Tréhin sur Esprit Large restent en tête et ont creusé l’écart sur un paquet de 4 bateaux qui tentent de suivre le rythme avec Legallais, Sogestran-Seafrigo, Crédit Mutuel et Alternative Sailing.

Afin de rester dans les timings habituels de l’événement et compte tenu des conditions difficiles déjà rencontrées par les marins, la direction de course en concertation avec l’organisation, a décidé d’opérer un nouveau changement de parcours. Après avoir passé la marque de parcours du Fastnet, les Class40 de cette 16ème édition de la CIC Normandy Channel Race feront route directe vers Guernesey avant de rejoindre la ligne d’arrivée mouillée devant Ouistreham. L’arrivée des premiers est estimée au vendredi 30 mai petit matin.

Après avoir contourné le DST Casquets, en grande majorité par le sud, la flotte de la CIC Normandy Channel Race 2025 a progressé vers la marque de parcours suivante symbolisée par le phare de Wolf Rock à la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Une navigation rude dans une mer forte et dans un flux de sud-ouest de 25-30 nœuds de vent qui aura mis à mal les Class40. C’est finalement l’équipage d’Esprit Large (209), avec Corentin Douguet et Axel Trehin aux manettes, qui à 5h11 du matin franchi en premier ce passage obligatoire situé face à Land’s End. Suite au changement de parcours annoncé hier par la direction de course, la tête de flotte fait désormais route à belle allure (16 nœuds) vers la cardinale Chaussée de Sein où ils vont trouver une météo et des conditions de navigation plus maniables.

Les conditions musclées rencontrées par la flotte cette nuit auront mis à mal les Class40. C’est le cas tout d’abord d’Amarris (182) qui à 4h14 du matin, alors qu’il évoluait en seconde position sur la CIC Normandy Channel Race avec à son bord Achille Nebout et Gildas Mahé, a informé la direction de course de son démâtage.

Trois autres abandons sont à déplorer dans la nuit pour des soucis similaires d’étai (câble servant à maintenir le mât longitudinalement vers l’avant). Il s’agit tout d’abord de Weecycling (154), skippé par Nicolas Lemarchand et Matthieu Derenne, qui a informé la direction de course à 3h09 de la casse de son étai. Le Class40 a désormais rallié Plymouth. Ensuite c’est l’équipage d’Esatco (141), Nicolas Guibal et Roland Muller, qui a pris contact avec la direction de course à 3h49 pour les informer que sa voile d’avant J1 s’est partiellement déroulée et déchirée. Étant dans l’impossibilité de la rouler le duo fait route vers Cherbourg. Enfin, les frères Livory, Yannig et Erwan, à bord d’Interaction (164) ont prévenu la direction de course à 4h12 d’un problème d’étai de J1. Ils ont rallié le port de Torquay. Tous les marins vont bien.

Le Class40 CEC Belco (147), skippé par Louis Mayaud et Alexandre Bellange, a informé la direction de course à 13h42 de son abandon suite à la casse de son chariot de grand-voile.
Le Class40 Viranga (173) skippé par Emmanuel Hamez et Arnaud Biet a informé la direction de course de son abandon suite à une blessure au doigt du co-skipper Arnaud. Une consultation médicale a été organisée. L’équipage fait route retour vers Saint-Malo.

Achille Nebout revient sur le démâtage d’Amarris et les circonstances d’une avarie qu’il juge « incompréhensible ». L’entame de course. « On avait fait un super début de course avec Gildas. Les conditions étaient vraiment difficiles, on a eu très peu de répit depuis le départ. Nous avions fait peu d’erreurs et on bataillait aux premières positions, notamment avec Corentin Douguet et Axel Tréhin ainsi que Fabien Delahaye et Pierre Leboucher. On était dans le match et on se sentait à l’aise dans des conditions pourtant difficiles. On pensait vraiment avoir passé le plus dur… C’est vraiment rageant ! »

Les circonstances du démâtage. « Cette nuit, on a dû traverser un front avec plus de 30 nœuds de vent. Nous sommes restés sous J1, mis un ris dans la grand-voile et ça le faisait bien. Après le passage du front, on évoluait dans 18 nœuds de vent au près dans une mer courte. Dans une vague, ça a tapé et le mât est tombé d’un coup sur toute la longueur ! Moi j’étais en veille dehors alors que Gildas était en train de dormir. Même si ça s’est passé très vite, le mât est tombé plutôt en douceur. Et dans la foulée, on s’est affairé à sécuriser le bateau. »

Les raisons. « On a vite vu que c’était le loop d’étai de J1, en bas, qui avait cassé net. C’est ça qui a engendré le démâtage. C’est assez incompréhensible, on avait changé cet élément-là cet hiver. Il va falloir qu’on prenne le temps pour comprendre les circonstances de cette avarie.”

Les réparations. « Notre bateau est au port de Falmouth en Angleterre, dans l’attente de trouver une bonne fenêtre météo pour rentrer à Lorient. Il va falloir faire l’expertise puis gérer la logistique avec l’assurance. On va aussi tenter de contacter au plus vite les fournisseurs des différentes pièces à remplacer, ce qui nous permettra d’y voir plus clair pour la suite, notamment avec les délais.

La suite de la saison. « C’est difficile de tirer des conclusions pour la suite de la saison si tôt. Mais il est clair que notre participation aux Sables-Horta semble compromise, tout comme celle à la Rolex Fastnet Race. Notre objectif, c’est de revenir plus fort et déterminés comme jamais à la Transat Café L’Or (ex-Transat Jacques Vabre). Il y a forcément beaucoup de déception pour l’équipe et les partenaires. Mais nous sommes contents que le bateau ait aussi peu de dégâts. On va surtout se mettre en ordre de marche pour laisser au plus vite cet épisode douloureux derrière nous ! »

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Class40. Corentin Douguet et Axel Tréhin (Esprit Large) en tête, démâtage d’Amarris

- ©Robin Christol

Les conditions météo musclées attendues ce mardi ont forcé la direction de course à redessiner le parcours hier de cette 16ème édition de la CIC Normandy Channel Race. Corentin Douguet et Axel Tréhin (Esprit Large) sont en tête ce mardi matin devant Fabien Delahaye et Pierre Leboucher (Legallais) qui ont passé Wolf Rock et font route vers la pointe bretonne pour aller contourner la cardinale Chaussée de Sein. Dans la nuit le Class40 Amarris, avec à son bord Achille Nebout et Gildas Mahé, a démâté. Ils ne sont plus que 23 bateaux en course sur le s32 au départ.

Les conditions météo musclées attendues ce mardi ont forcé la direction de course à redessiner le parcours hier de cette 16ème édition de la CIC Normandy Channel Race afin de préserver l’intégrité de la flotte et d’éviter le passage d’un violent front en mer Celtique. « En prévision d’un gros coup de vent et d’une forte mer, on a estimé que c’était plus prudent d’envoyer les bateaux un petit peu plus au sud le temps de laisser passer cette dépression » explique la directrice de course Miranda Merron. Après Wolf Rock, les concurrents vont faire route vers la pointe bretonne en allant contourner la cardinale Chaussée de Sein. Ensuite, c’est le parcours standard inversé qui s’applique : une montée au Phare du Fastnet, puis une navigation le long les côtes sud-irlandaises jusqu’à Tuskar Rock avant un retour à Ouistreham en passant par Guernesey.

A 4h14 du matin, alors qu’il évoluait en seconde position sur la CIC Normandy Channel Race, le Class40 Amarris, avec à son bord Achille Nebout et Gildas Mahé, a informé la direction de course de son démâtage. Les marins vont bien. Aucune demande d’assistance n’a été faite. Malgré la déception qui est immense, le bateau est sécurisé et fait route vers le port le plus proche.

Le Class40 Inland Roots, Ocean Soul (176) skippé par Milan Kolacek et Adrien Hardy a officialisé à 22h son abandon à la direction de course suite à une avarie de sa voile d’avant J2. Les marins vont bien et font route retour vers Roscoff.

Suite à des problèmes de structure et au vue des conditions annoncées sur la suite du parcours, le Class40 Vogue avec un Crohn (195) skippé par Pierre-Louis Attwell et Maxime Bensa  est contraint d’abandonner la CIC Normandy Channel Race 2025. Les marins vont bien et font route vers le port de Roscoff pour laisser passer le coup de vent, avant de convoyer vers Lorient à partir de mardi soir.
Le Class40 Eora (169) skippé par Rupert Henry et François Guiffant a officialisé son abandon à la direction de course pour des raisons personnelles. 

Une fois l’île de Wight dans le tableau arrière, la flotte s’est divisée en deux. Le DST Casquets situé en milieu de Manche a obligé les marins à opérer le premier grand choix stratégique, à savoir contourner cette zone de navigation interdite par le nord ou par le sud. La première moitié du classement, à l’exception de Bleu Blanc Planète Location, a choisi l’option sud. Une route plus longue en distance pour rejoindre Land’s End, mais plus rapide en temps selon les routages. L’option nord quant à elle se veut plus « sage » en évitant une mer formée au passage du Raz Blanchard. Les premiers concurrents devraient atteindre la pointe sud-ouest anglaise en milieu de nuit avant d’attaquer un parcours inédit dans l’histoire de l’épreuve. Effectivement, les conditions météo ont forcé la direction de course à redessiner le parcours.

La CIC Normandy Channel Race réserve décidément chaque année son lot de surprises. Une transmanche aller puis retour avec un passage proche du Cotentin dès les premières 24h de course a de quoi surprendre les néophytes de la course au large quand on sait que l’objectif est de rejoindre la pointe sud-ouest anglaise. « La météo nous a fait faire une trajectoire étonnante » commentait Corentin Douguet à la vacation radio. Avant qu’Achille Nebout, également joint ce midi explique : « Passer par le Raz Blanchard après l’île de Wight n’est pas si surprenant. C’est un endroit où il y a tellement de courant que quand le timing est bon ça peut s’avérer un option très intéressante ». C’est en tout cas un avis partagé par les deux tiers de la flotte. Dix-sept Class40 ont choisi d’imiter les leaders que sont Esprit Large (209), Amarris (182) et Legallais (199) au pointage de 17h. De son côté, Quentin Le Nabour, skipper de Bleu Blanc Planète Location (205), premier Class40 à avoir choisi l’option nord, justifie son choix dans une optique de préservation du bateau : « On avait un peu peur des conditions de mer avec du vent au niveau du Raz Blanchard et des anglo-normandes. » avant d’ajouter « Les routages nous faisaient passer le long des côtes anglaises. On a donc choisi de tenter notre chance ». Pour complexifier le tout, les concurrents devront composer avec un flux de 25-30 nœuds d’ouest, un courant contre et 2m de vague pour atteindre la marque de Wolf Rock positionnée dans le sud-ouest de l’Angleterre. C’est donc seulement en milieu de nuit que nous saurons qui des sudistes et des nordistes aura pris la meilleure option.

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Yacht Racing Forum. Organisateurs de régates, clubs de voile et les villes hôtes invités

Valery Isaenko

Les organisateurs de régates, les clubs de voile et les villes hôtes sont invités à participer au Yacht Racing Forum. Le Yacht Racing Forum 2025 mettra notamment l’accent sur l’organisation de régates, la gestion d’événements et les villes hôtes. Il offrira aux clubs de voile et aux destinations nautiques une opportunité unique de découvrir les méthodes et les tendances les plus en vue, de partager les bonnes pratiques, d’élargir leur réseau et de développer leurs activités.

Le Yacht Racing Forum invite les organisateurs de régates, les clubs de voile, les sites nautiques et les villes hôtes du monde entier à participer à l’édition 2025 de son rendez-vous annuel.

Organisé à Amsterdam les 20 et 21 novembre, le Forum coïncidera avec la journée de clôture du salon Metstrade et se poursuivra le lendemain, offrant aux participants une opportunité unique d’assister aux deux événements.

À l’occasion de sa quinzième édition, le Forum réunira certaines des classes et des compétitions les plus dynamiques. Il mettra l’accent sur l’organisation d’événements et présentera des exemples concrets illustrant comment les villes hôtes ou les sites nautiques peuvent attirer des compétitions majeures.

Le programme inclura également des présentations sur les médias et le marketing, la promotion du sport pour les jeunes, le développement durable ou l’inclusivité. Les principaux enjeux et les opportunités auxquelles la voile est confrontée seront au cœur des discussions.

La dernière édition du Forum a réuni 289 délégués représentant 28 nationalités, et offert une plateforme privilégiée pour débattre des grands défis de la voile, contribuer à façonner l’avenir de ce sport et dévoiler des innovations.

Fondé en 2008, le Yacht Racing Forum rassemble chaque année les figures majeures du monde de la voile pour deux jours de conférences, de débats, de rencontres professionnelles et d’affaires commerciales. L’événement promeut les relations humaines conviviales, et s’accompagne d’un programme social attractif.

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Ultim. Les 24H Ultim avec les ULTIM et les Ocean Fifty Series

Finistere Atlantique 2024 - Départ - Concarneau le 28/09/2024 © Alexis Courcoux

L’épreuve, créée en 2022, prendra un peu plus d’ampleur cette année avec la Classe ULTIM, qui sera rejointe par la classe Ocean Fifty, inscrivant ainsi l’épreuve à son championnat annuel.

Les organisateurs ont, en effet, proposé à la Classe ULTIM et à la Classe Ocean Fifty de se réunir afin de créer, ensemble, le premier et seul rendez-vous exclusivement dédié aux trimarans océaniques. Les 24H Ultim seront ainsi l’occasion, pour les 13 concurrents attendus, d’une dernière confrontation à quelques semaines du départ de La Transat Café L’Or.

Comme depuis 2022, l’organisation de ce rendez-vous reste inchangée avec la réunion des bateaux, le jeudi 25 septembre à partir de midi, au port de Lorient – La Base qui, ainsi, poursuit l’attachement plus que décennal aux grands multicoques océaniques.
Dès le vendredi 26 septembre, entre 10h et 17h, quatre sessions de runs se dérouleront entre l’île de Groix et la côte morbihannaise.
Le samedi 27 marquera le coup d’envoi de 24 heures d’une course haletante dans le golfe de Gascogne, selon deux parcours pour les deux catégories de trimarans. Arrivée prévue, vers midi, le dimanche 28 septembre.
La remise des prix aura lieu, traditionnellement, le dimanche à 14h30.

Avec une zone désormais accessible au public du jeudi 25 au dimanche 28 septembre, les 24H Ultim proposeront expositions et moments d’échanges avec les marins. En plein cœur de Lorient-La Base, l’espace course de 500 m2 permettra à tous de mieux appréhender et connaître les ULTIM, mais aussi les Ocean Fifty.

Ils ont dit

Samuel Tual, Président de la Classe ULTIM
« Traditionnellement réservé aux ULTIM, cet événement franchit une nouvelle étape en 2025 avec l’ouverture cette année aux Ocean Fifty. Nous sommes très heureux d’accueillir cette flotte dynamique pour une édition qui mettra à l’honneur toute la diversité et la richesse des multicoques. Ce rapprochement est une belle opportunité de partage entre marins, passionnés et grand public, autour d’un format spectaculaire et accessible. »

Fabrice Cahierc, Président de la Classe Ocean Fifty
« A l’invitation de la Classe ULTIM et d’Ultim Sailing, une nouvelle collaboration voit le jour dans la course au large, qui va réunir pour la première fois les ULTIM et les Ocean Fifty autour d’un événement entièrement dédié aux multicoques. Les 24H Ultim seront l’occasion d’offrir du très beau spectacle au public et à nos partenaires, de partager nos expériences respectives au travers de notre passion commune pour le multicoque. Une très belle fête en perspective sous le signe de la performance sur l’eau ».

Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, producteurs et organisateurs de l’événement
« Passionnés de multicoques depuis longtemps, nous avons, tous les deux, évoqué 100 fois cette hypothèse. Elle se réalise sous l’égide des deux classes majeures de multicoques, de notre partenaire ô combien présent à nos côtés pour ce rendez-vous désormais installé et, des collectivités, de la Région Bretagne au Département du Morbihan, en passant par l’agglomération de Lorient qui, toutes, s’enthousiasment à l’idée de réunir, sur un même site, les deux flottes majeures de multicoques océaniques. Nous en sommes ravis et les remercions pour leur confiance renouvelée ».

LES OCEAN FIFTY
(Course inscrite au championnat Ocean Fifty Series – Coef.1)

Solidaires En Peloton – Thibaut Vauchel-Camus
Lazare – Erwan Le Draoulec
Inter Invest – Sébastien Rogues
Koesio – Erwan Le Roux
Edenred – Basile Bourgnon
Upwind by MerConcept – Anne-Claire Le Berre
Le Rire Médecin Lamotte – Luke Berry
Viabilis Océans – Baptiste Hulin
Wewise – N.C.

LES ULTIM

Actual Ultim 4 – Anthony Marchand
Maxi Banque Populaire XI – Armel Le Cléac’h
Sodebo Ultim 3 – Thomas Coville
SVR – Lazartigue – Tom Laperche

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Vendée Globe. Un nouvel IMOCA TeamWork – Team Snef pour Justine Mettraux !

©Jean-Baptiste Epron / TeamWork Team Snef

Justine Mettraux repart pour le prochain Vendée Globe 2028 avec un nouvel IMOCA, un plan Verdier avec TeamWork, son partenaire historique et le Groupe Snef. Le bateau sera mis en construction en avril 2026 chez CDK en Bretagne pour une mise à l’eau prévue au printemps 2027.

Ne jamais dire « jamais » ! C’est bien la prudence qu’avait joué Justine Mettraux à l’arrivée de son premier Vendée Globe, achevé à une formidable huitième place le 25 janvier dernier. Derrière la satisfaction du travail bien fait, on lisait pêle-mêle le soulagement après une fin de course éreintante, la fierté d’être la première femme à poser le pied à terre… et la volonté de laisser toutes les options sur la table pour la suite.

Validée avant le Vendée Globe, la saison 2025 avec Xavier Macaire à bord de son plan VPLP était toute tracée et aurait pu être la dernière. C’était sans compter l’engouement de ses deux partenaires, pour qui, donner une suite à cette belle histoire, s’est imposé comme un nouveau challenge.

TeamWork, et le Groupe Snef, partenaires passionnés par la technique et l’innovation ont la volonté de construire un projet TeamWork – Team Snef qui leur ressemble, ambitieux, performant, engageant, pour donner à Justine toutes ses chances pour aller chercher le podium en 2028.
« Construire un IMOCA est un immense challenge qui ne se présente pas dix fois dans une vie. Et se lancer dans un nouveau Vendée Globe avec plus d’ambitions sportives aux côtés de partenaires avec qui la confiance est réciproque, c’est un luxe. Je mesure ma chance » confie Justine.

L’ambition de TeamWork – Team Snef de pousser encore plus loin l’innovation a conduit assez rapidement à retenir Guillaume Verdier. « Je connais Guillaume pour l’avoir croisé sur 11th Hour Racing Team et son palmarès, pas seulement en IMOCA, parle pour lui et son équipe » explique Justine. Concernant le choix du chantier, l’expérience de CDK à Lorient, et la proximité géographique pour suivre la construction ont été déterminants. Un chantier à l’origine d’ailleurs des deux derniers bateaux de BeYou Racing, une écurie avec laquelle TeamWork – Team Snef souhaite prolonger son partenariat, noué lors du rachat de Charal 1 en 2022.

Déjà occupée par une saison sportive 2025 bien remplie, Justine Mettraux sera accompagnée dans le projet de conception de TeamWork – Team Snef de Nicolas Andrieu, responsable du bureau d’études de BeYou Racing et Simone Gaëta, le responsable technique de TeamWork – Team Snef. « J’ai mes idées dit la navigatrice. Je ne suis ni architecte, ni ingénieur, mais j’ai eu la chance de courir sur de nombreux IMOCA, c’est précieux ».
En attendant, Justine va continuer de naviguer en 2025, d’abord avec Xavier Macaire à bord de TeamWork – Team Snef, avec la Transat Café L’Or en point d’orgue de la saison, mais aussi sur Team Malizia, à bord duquel elle disputera The Ocean Race Europe cet été.

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Class40. Collision au départ entre deux class40

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

Lors de la Normandy Channel Race, alors que les conditions de départ étaient assez toniques, le Class40 VSF Sports (Pep Costa et Pablo Santurde del Arco) et Wasabiii (Stéphane Bodin et Loeiz Cadiou) sont entrés en collision pendant la procédure de départ, à moins de trois minutes du coup de canon libérateur. Les dégâts sont importants : Wasabiii a démâté. Les deux bateaux ont dû abandonner.

Sur les images en direct de la course, à 19’57”, le Class40 VSF Sports en bâbord est pleinement responsable en heurtant violemment Wasabiii, qu’il ne voit pas après avoir abattu en grand et rapidement. Le bateau vient prendre le hauban de Wasabii avec son bout dehors qui démâte, le mât brisé en trois.

Les faits décrits par le Class40 VSF Sports : ” En phase de pré-départ de la Normandy Channel Race, le Class40 VSF Sports évoluait, peu avant 14h00, dans 20 nœuds de vent au reaching vers la ligne de départ, tout en temporisant. « Nous avancions lentement à 4-5 nœuds sans le gennaker pour naviguer sans prendre de risque. Comme nous, l’essentiel de la flotte était en bâbord amure car la ligne de départ nous obligeait à faire route vers une marque au nord-est (angle de vent entre 110 et 120°), » commente Pep Costa à son arrivée à terre. « Puis, il y a eu une énorme collision avec un bateau qui arrivait très vite en tribord amure. Improbable. Incompréhensible d’un point de vue tactique. Nous ne l’avons vu qu’au moment du choc. »

Les dégâts côté VSF Sports, le bout-dehors arraché, la voile d’avant (J1) très endommagée, ainsi que la grand-voile déchirée. Il y a également un trou dans la coque, sur le flanc tribord. Wasabiii a démâté lors du choc et présente, lui aussi, des dégâts importants sur la coque.



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Class40. Départ tonique sur la 16e CIC Normandy Channel Race

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

Les marins de la CIC Normandy Channel Race se sont élancés ce dimanche pour la 16èmeédition de la grande classique normande à l’issue d’un départ spectaculaire. C’est dans des conditions toniques que le comité de course a libéré à 14h tapantes les Class40 en lice pour un parcours spectacle en forme de boucle. Suite à une collision durant la procédure de départ, le Class40 Wasabiii (198) a subi un démâtage, tandis que le Class40 VSF Sports (181) est endommagé. Les deux équipages sont en sécurité, vont bien et ont abandonné la course. Ils sont désormais à quai dans l’avant-port de Ouistreham.

Les voiliers ont ensuite filé à vive allure vers le large, portés par une mer formée et une lumière éclatante, offrant un départ à la fois technique et visuellement saisissant. Il y avait de l’air sur la ligne de départ. Un flux tonique d’une quinzaine de nœuds de secteur ouest, accompagné de rafales frôlant les 25 nœuds. Des conditions musclées qui ont poussé la direction de course à réduire le parcours spectacle pour un aller-retour entre des bouées situées face au chenal de Ouistreham et la cardinale de Luc.

De quoi proposer aux skippers une petite mise en jambe bienvenue avant d’attaquer les choses sérieuses. À couteaux tirés, les duos qui composent cette flotte de très haut niveau, ont pris un bon départ dans une mer formée. C’est le Class40 Amarris (182), qui a d’emblée donné le tempo. Achille Nebout et Gildas Mahé, tirant profit de leur longue expérience de figariste, se sont bien positionnés sur le plan d’eau et ont coupé la ligne en tête. Au reaching, la flotte a vite atteint de belles vitesses dépassant les 15 nœuds, de quoi offrir aux invités présents en mer une entame de course spectaculaire. Rapidement après le départ, le duo local de baie de Seine, Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau à bord de Sogestran – Seafrigo (197), a pris les commandes de la meute pour contourner en premier la cardinale de Luc, dernière marque de ce parcours spectacle. En embuscade, les Class40 Crédit Mutuel (202) skippé par Ian Lipinski et Antoine Carpentier, et Trim Control (190) avec à son bord Alexandre Le Gallais et la légende Michel Desjoyeaux, complètent le trio de tête avant de faire cap vers les îles Saint-Marcouf.

Suite à une collision durant la procédure de départ, le Class40 Wasabiii (198) a subi un démâtage, tandis que le Class40 VSF Sports (181) est endommagé. Les deux équipages sont en sécurité et vont bien. Ils sont désormais à quai dans l’avant-port de Ouistreham. L’équipe d’organisation tient à remercier la SNSM pour le soutien réactif.

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

Une traversée de la Manche nocturne

Après avoir contourné la première marque de parcours des îles Saint-Marcouf en début de soirée, les 30 équipages encore en lice ont traversé la Manche à vive allure bénéficiant d’un flux d’ouest d’une vingtaine de nœuds accompagné de rafales pouvant atteindre les 28 nœuds. Dans cette allure de reaching grandement appréciée des Class40, les premiers duos auront seulement mis 3 petites heures pour effectuer la traversée entre Barfleur et l’Est de l’île de Wight. C’est donc en milieu de nuit que la flotte de cette 16ème édition de la CIC Normandy Channel Race s’est attaquée au piégeux Solent.

Dans le bon tempo de marée à l’entrée du Solent et à l’image de ces premières heures de course, le contournement de l’île britannique a été effectué à grandes enjambés par la première partie de flotte. Moins chanceux, la seconde partie des concurrents doit en revanche lutter contre le courant et composer avec un fort trafic maritime (jour férié en Angleterre et arrivée dans le Solent de la course RORC Myth of Malham).

À la sortie du Solent, les premiers grands choix stratégiques s’imposent aux skippers : contourner le DST Casquets par le nord ou par le sud. C’est choisir entre s’imposer une route plus longue mais bénéficier d’un meilleur angle au vent et donc une meilleure vitesse, ou à contrario tenter sa chance sur une route plus directe mais à une allure moins rapide. À l’instar du big five (Amarris, Esprit Large, Legallais, Crédit Mutuel et Sogestran – Seafrigo) leader depuis le départ, une grande partie des concurrents choisissent l’option sud les obligeant à re-traverser la Manche direction les îles anglo-normandes. À l’heure d’écrire ces lignes, seul le Class40 Bleu Blanc Planète Location (205) tente sa chance bâbord amure par le nord du DST Casquets en longeant la côte sud anglaise.

Les conditions de vent et de mer pour l’instant maniables, vont se dégrader au fur et à mesure de la journée et ainsi faire rentrer les concurrents dans la rudesse de la Manche et Mer d’Irlande.

Le Class40 Jufosa (4) skippé par Dirk Eggers et Finn Groetzner a officialisé son abandon à la direction de course ne se voyant pas évoluer dans les conditions météorologiques à venir. L’équipage de CEC Belco (147), Louis Mayaud et Alexandre Béllangé, est en escale technique à Port Hamble suite à la déchirure de sa voile d’avant J1.

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IRC. CENTRAKOR, CHENAPAN IV et BLUE 007 vainqueurs de la PAPREC 600 Saint-Tropez 2025

Jöran Bubke-Yachtingphoto/SNST

La course de 600 milles de la Société Nautique de Saint-Tropez s’impose comme une grande classique de la course au large. La 14e Paprec 600 Saint-Tropez 2025 restera dans les mémoires de beaucoup de participants ! La compétition fut très intense avec pas mal de rebondissements, de belles bagarres, un climat très variable entre vent fort et accalmie et un suspense jusqu’au bout !

L’exigence de ce parcours en Méditerranée accompagné par des conditions très variables a entrainé quelques abandons dans chaque groupe mais sans dégâts importants Un parcours magnifique de 600 Nautiques et selon les retours, l’un des plus beaux parcours de course au large avec une belle organisation !

Après l’arrivée des vainqueurs dans leur catégorie : Centrakor avec Mikael Mergui et Richard Robini dans la nuit du vendredi 23 mai 2025 suivi de l’équipage sur Chenapan IV de Gilles Caminade et des autres Class40 en lice dont le second, Maccaferri Futura et le 3e Phenix HA PLUS PME, ce fut au tour des équipes IRC en duo et des équipages IRC de franchir la ligne d’arrivée ce samedi 24 mai !

Lors de la remise des prix à la Société Nautique de Saint-Tropez ce samedi 24 mai 2025 à 18h30, en présence notamment de Michel Perrault, adjoint à la Mairie de Saint-Tropez, Frédéric Kurko, directeur de Paprec agences du Var, de Pascal Bonnet, Directeur du Port de Saint-Tropez, de Sylvain Bretagne, Vice-Président de la Société Nautique de Saint-Tropez et de Georges Korhel, Directeur de course, Jérôme Nutte, le Président du comité de course a procédé à la remise des prix.

Après une lutte acharnée entre le groupe des duos en IRC et malgré l’arrivée en temps réel du JPK 1080 Callisto avec Arnaud Vuillemin et Erwan Livet, c’est le JPK 1010 avec Michel Sastre et Jean-Pierre Balmes sur BLUE 007 qui l’emporte en temps compensé pour la seconde année consécutive devant HATHOR 5 avec Paul et Arnaud Van Gaver et SR Antibes Team WALILI avec Richard Delpeut et Frédéric Minucci.
Du côté des équipages, c’est Chenapan IV qui l’emporte en temps compensé devant Leu de Thierry Desseine et Raging Bee de Jean-Luc Hamon.

Lionel Péan qui a participé à la course au large de la Société Nautique de Saint-Tropez il y a quelques années, a tenu à remettre son prix perpétuel au plus jeune concurrent de la flotte, Antoine Michel, 21 ans sur Xantus de la SNST.

Cette épreuve prend un bel essor et le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine avec un défi à relever : celui de battre le record établi par Centrakor sur ce parcours de 600 nautiques, un temps de 3 jours 14h et 11 min 52’ !

Frédéric Kurko, Directeur Paprec Group Var
« C’est avec une immense joie et une grande fierté que je prends la parole aujourd’hui, au nom de Paprec, sponsor principal de cette magnifique aventure qu’est la Paprec 600.
Mes plus sincères félicitations à tous les équipages qui ont pris le départ de cette course exigeante. Que vous soyez montés sur le podium ou non, vous avez démontré des qualités qui nous inspirent profondément chez Paprec : l’engagement, la persévérance, l’audace et l’esprit d’équipe.Nous sommes fiers de donner notre nom à cette épreuve qui incarne des valeurs qui nous sont chères. La Paprec 600 n’est pas qu’une course de voile : c’est une célébration de l’excellence, de la performance et du respect de notre environnement marin.
Un immense bravo aux vainqueurs de cette édition ! Vous avez su tirer le meilleur de vos bateaux, de vos équipiers, et de vous-mêmes. Votre victoire est le fruit d’un travail acharné et d’une passion indéfectible.
Je tiens également à saluer le travail formidable des organisateurs, des bénévoles, et de toutes les équipes techniques qui ont permis à cette édition d’être un tel succès. Grâce à vous, la Paprec 600 continue de grandir et de rayonner dans le monde de la voile.
Chez Paprec, nous croyons que le sport a le pouvoir de rassembler, de faire rêver et de sensibiliser aux grands défis de demain. C’est pourquoi nous continuerons à soutenir des événements comme celui-ci, où le dépassement de soi rime avec respect de l’océan.
Encore bravo à tous. Et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition, encore plus belle, encore plus engagée !
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Michel Sastre Blue 007 1er groupe IRC Duo :
ravi de cette deuxième victoire consécutive, c’était une course très très rythmée et il fallait toujours repartir de zéro car on se faisait toujours rattraper. Du coup, il faut être très calme. Il faut se dire, rien n’est jamais fini même quand on est mal et c’est vrai car celui qui menait la course tout le temps n’a finalement pas fini en tête même sans avoir fait de fautes. C’est l’exemple même de la Paprec, une course n’est jamais finie jusqu’à la fin. On passe des heures à régler et ça s’arrête avec le vent et ceux qui sont derrière passent comme des fleurs. C’est ce qui fait aussi le charme de la course et là je suis heureux car c’est moi qui l’ai gagné. Il faut garder la niaque et ne rien lâcher. En étant constant, on arrive à rester devant et pas se faire emporter dans le classement avec des conditions météo qui étaient aussi très difficiles à certains moments. Cette régate a un côté dur et exigeant, je l’avais fait en solo il y a quelques années mais avec le nouveau parcours de 600 Nautiques, c’est trop compliqué et fatiguant et j’admire Michel Bressy qui l’a fait en solo même s’il ne l’a pas terminé. On aime cette course car justement elle est difficile, le côté météo on a eu jusqu’à 41 noeuds au portant après Bonifacio, c’était dantesque et après pétole, c’est hyper complet comme course, c’est pour cela qu’on revient chaque année !

Cyrille Legloahec sur Chenapan IV, 1er en équipage
C’est la deuxième fois qu’on participe avec Chenapan IV.. D’abord le parcours et l’organisation est top ! il y a un plateau qui est quand même compétitif et c’est une vrai régate
On se fait plaisir. On a un bateau qui est exigeant à la brise on a eu des conditions musclées surtout la dernière ligne droite entre la Corse et Saint-Tropez. C’est sportif, on a une descente qui est très tactique assez fine avec du contact, après les Bouches de Bonifacio, on a beaucoup de vent donc on a une partie où on commence à avoir de la fatigue et une partie derrière avec une partie très ventée au portant à négocier. Après la mer, entre les îles italiennes, autour de l’île d’Elbe, est superbe, assez calme mais très tactique avec beaucoup de changement d’allures et le retour assez dur avec cette année du vent très fort au Cap Corse mais on a eu de la chance car derrière nous la porte s’est fermée pour les autres concurrents avec le vent qui s’est arrêté. On avait en concurrent le voilier Daguet au départ mais il nous devait 18% de temps quand même et quand il a abandonné, il était à moins. Puis on s’est amusé à se battre en temps réel avec les Class 40 et la météo a été plus favorable pour eux que pour notre type de bateau car ils vont très vite au portant et au reaching. On avait aussi l’objectif de se confronter à Raging Bee qui un bateau difficile à battre en temps compensé en IRC et on a réussi à le faire grâce aussi à la météo et on est très content. C’est une course contre la montre et c’était un défi de battre ce bateau! J’ai bien envie de refaire cette course l’année prochaine

Mikael Mergui sur CENTRAKOR 1er Class40
« Quelle course ! C’est une édition plus physique que l’année dernière ! On a eu du mal à trouver notre rythme face aux changements climatiques et parfois brusques avec un vent toujours plus fort, le clapot et les vagues… ce n’était vraiment pas facile, c’est un parcours qui est complexe, engagé ! Lorsqu’il y a le Mistral, ça devient encore plus technique pour le Class40 car il ne faut pas se blesser, casser le bateau tout en allant vite, c’est un subtil mélange mais au final ce fut une chouette bataille avec les Italiens (le 180 et le 212) mais nous avons réussi un super coup vers les îles italiennes, l’île d’Elbe. Nous étions vraiment dans le match et on a fait de bons choix avec un bon tempo !

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Class40. 32 Class40 se préparent pour la 16e édition de la CIC Normady Channel race

Ils sont arrivés ! les 32 Class40 attendus étaient bien à l’heure à Caen mercredi soir; une flotte qui marque donc un record pour la 16ème édition de l’épreuve mais aussi le record d’une épreuve exclusive Class40 depuis la création de cette classe depuis 20 ans. Quelle est donc la recette de la CIC NORMANDY CHANNEL RACE ? L’engouement pour la course au large en France, la place remarquable qu’à pris la Class40 avec une approche à taille humaine de la performance et de l’aventure, et un événement avec son identité développée au cours des années, faîte d’exigence et de dépassement sur un parcours hors normes en mer, et à terre de convivialité sur les terres normandes. Et des partenaires engagés dans la durée comme les collectivités normandes et le CIC partenaire titre moteur du développement depuis 4 ans.

La couverture media suit la même progression avec cette année 2 directs départ le dimanche 25 mai. Le partenariat avec la chaine L’EQUIPE comprend le direct départ avec Louis Duc comme commentateur et tout juste rentré du Vendee Globe, recordman de l’épreuve avec 9 participations ; un sujet quotidien est mis en place sur 9 jours du samedi 24 mai au dimanche 1er juin et chaque jour en semaine un point de la course sera fait en fin d’aprés-midi dans l’EQUIPE DE CHOC. FRANCE 3 NORMANDIE – ICI NORMANDIE – , partenaire historique de la manifestation offrira également un direct départ sur son réseau numérique et un sujet quotidien pendant 12 jours du mercredi 21 mai ( donc 1er diffusé hier) au dimanche 1er juin. ICI NORMANDIE en radio et OUEST-FRANCE seront également très actifs dans le suivi de l’épreuve.

Mais pour revenir aux aspects sportifs de la course rien de plus probant que d’écouter les skippers (voir les 32 fiches projets sur le site internet : https://normandy-race.com/les-equipages) :

Vincent Riou (vainqueur du Vendee Globe 2004) : avec Tanguy Leglatin sur PIERREVAL FONDATION GOOD PLANET (n°203) :
” Je suis un super fan de la CIC Normandy Channel Race. C’est une course très dure mais aussi très belle car elle nous emmène dans de superbes endroits. Vraiment c’est une course magique, probablement l’une des plus belles de l’ensemble des courses du littoral français. Pour chaque édition, il y a un plateau très relevé. Ce sera le cas cette fois encore avec de nouveaux arrivants et pas des moindres. Il y a une variété vraiment intéressante aussi dans les bateaux. Il va falloir être bon parmi cette diversité. Les meilleurs marins sont souvent aux avant-postes sur la CIC NCR mais le jeu reste ouvert grâce aux bateaux. C’est un mélange de marins compétents et de bateaux variés avec des points forts et des points faibles qui ne sont pas identiques. Selon les conditions météo rencontrées, chacun peut s’exprimer. C’est une course durant laquelle il faut avoir les nerfs bien accrochés.”

Pierre-Louis Attwell ( Champion du circuit Class40 2024) : avec Maxime Bensa sur VOGUE AVEC UN CROHN (n°195) – cité dans Ouest-France le 21 mai (Valentin Pineau) :
” Déjà, c’est une épreuve difficile. Quand on arrive d’une petite semaine de CIC NCR, on est plus rincé qu’à l’arrivée d’une transat de trois semaines. Ensuite, c’est une course qui est bien organisée et bien installée dans le calendrier. C’est aussi, sauf les années de Québec – Saint-Malo, la première course de la saison, qui permet de se jauger par rapport aux concurrents. La richesse du parcours fait aussi sa réussite. Tu sais que globalement, si tu marches bien sur la Normandy Channel Race, tu vas faire une bonne saison. C’est vrai que c’est loin d’être la même course tous les ans. Si tu regardes les enchaînements météo, probablement que les Route du Rhum ou les Transat Jacques Vabre se ressemblent plus d’une édition à l’autre que les Normandy Channel Race. Je n’ai jamais vu une NCR où ça marche deux fois au même endroit. “

Antoine Carpentier ( 9 participations) avec Ian Lipinski – CREDIT MUTUEL (n°202)
” J’ai hâte de revenir à Caen, on y est toujours bien accueilli. La CIC Normandy Channel Race est un évènement que j’affectionne particulièrement. C’est un exercice compliqué qui se situe entre la course au grand large et la régate entre trois bouées. On y mène de belles joutes nautiques, il y a tout le temps des rebondissements de situation. Cette année a un gout de revanche, nous venons avec le Class40 Crédit Mutuel dernière génération qui a subi déjà ses premiers chantiers d’optimisations. On a aussi fait évoluer les voiles et on a hâte de voir tout le progrès réalisé depuis l’année dernière. “

Source CP

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IRC. Le Class 40 Centrakor avec Mikael Mergui et Richard Robini s’impose sur la Paprec 600 Saint-Tropez

Jöran Bubke-Yachtingphoto /SNST

Ce vendredi 23 mai à 2h11 et 52’, après 3 jours, 14 heures et 11 minutes de course très intense, physique et stratégique, le Class 40 Centrakor avec Mikael Mergui et Richard Robini franchit la ligne d’arrivée de la Paprec 600 Saint-Tropez. Une double victoire pour Mika : premier toutes classes confondues en temps réel et vainqueur dans le groupe des dix Class40 et ce, pour la seconde année consécutive ! Arrivé second en temps réel à 3h20, le voilier de Gilles Caminade Chenapan IV avec notamment à bord Nicolas Roussel termine ainsi 1er dans son groupe IRC en équipage.

Après une bataille acharnée entre les Class40 tout au long du parcours en Méditerranée, l’équipe italiennne sur Maccaferri Futura avec Luca Rosetti et Yael Poupon arrive 3e en temps réel et rafle la seconde place dans le groupe Class40 devant Phenix HA PLUS PME avec François Verdier et Pierre Laurent Garnero qui laisse juste derrière le concurrent italien Lucente Aquilia avec Matteo Sericano et Francesco Rosati. En 5èmeposition, le Class40 Fraise.org avec Edgard Vincent et Louis Toreilles qui arrivaient plus tard dans la matinée.

La compétition se poursuit avec ardeur
Dans le groupe des Class40, même si le podium est fait, les voiliers Prendre la Mer Agir pour la foret avec une équipe mixte, Matthieu Claveau et Victoire Berger et Qwanza avec Goulven Marie et Matthieu Marin poursuivent leur route en direction de Saint-Tropez.
Dans le groupe des équipes IRC en duo, ce vendredi 23 mai, dix voiliers encore en lice se disputent avec acharnement la première place du podium ! Une course avec beaucoup de rebondissements ! Même si le JPK 1080 Callisto (Arnaud Vuillemin et Erwan Livet), le JPK 1030 Sakifo (Lucas et Philippe Mao) et le JPK1010Blue 007 (Michel Sastre et Jean-Pierre Balmes) mènent la danse pour le moment, rien n’est encore joué à ce stade ! Surtout depuis l’accalmie du vent entre la Corse et Saint-Tropez, les équipages ne lâchent rien pour devancer leur adversaire et tenter de l’emporter en temps compensé.

Du côté des équipages, avec une bonne longueur d’avance en temps réel, le Ker 40 de Gilles Caminade Chenapan IV devrait l’emporter en temps compensé. Après quelques abandons dont le redouté Daguet 5, restent en lice six voiliers en équipage. Pour l’heure, LEU de Thierry Desseine mène la danse avec une arrivée imminente à St Tropez. Plus loin derrière, les équipages sur Raging Bee et Le Lupin se livrent une belle bataille tout comme derrière, les voiliers Stergann, Maupiti et Xantus.

Mikael Mergui sur CENTRAKOR 1er Class40 de la PAPREC 600 Saint-Tropez 2025
« Quelle course ! C’est une édition plus physique que l’année dernière ! On a eu du mal à trouver notre rythme face aux changements climatiques et parfois brusques avec un vent toujours plus fort, le clapot et les vagues… ce n’était vraiment pas facile, c’est un parcours qui est complexe, engagé ! Lorsqu’il y a le Mistral, ça devient encore plus technique pour le Class40 car il ne fait pas se blesser, casser le bateau tout en allant vite, c’est un subtil mélange mais au final ce fut une chouette bataille avec les Italiens (le 180 et le 212) mais nous avons réussi un super coup vers les îles italiennes, l’île d’Elbe. Nous étions vraiment dans le match et on a fait de bons choix avec un bon tempo !
Nous avons tout connu : du calme plat à 40 nœuds de vent, du soleil à en attraper des coups de soleil, du froid, de la chaleur, des orages… Quatre jours de conditions extrêmes. Nous sommes à bout physiquement, mais heureux…
Demain, on sentira les courbatures, c’est sûr. Mais cette nuit, on savoure. Gagner la Paprec 600 deux années de suite, avec Tintin, face à une flotte aussi affûtée, c’est une vraie satisfaction. Le bateau a bien tenu, pas de casse… On attend les copains pour les accueillir et on va fêter ça comme il se doit ! Cette victoire, on est allé la chercher, mètre après mètre. C’était une très belle course.
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