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Class40. Luca Rosetti et Mattéo Sericano vainqueurs à Horta

Les Sables – Horta 2025 - Class40. Photo V. Olivaud

Le dénouement de cette première étape Les Sables – Horta – Les Sables s’est joué dans les derniers milles. Les Italiens Luca Rosetti et Mattéo Sericano ont réussi un coup de maitre à quelques milles de l’arrivée devant les Espagnols Pep Costa et Pablo Santurde à bord de VSF Sport et Fabien Delahaye et Pierre Leboucher (Legallais).

Dans la chaleur de la nuit des Açores, les Italiens Luca Rosetti et Mattéo Sericano ont franchi la ligne d’arrivée en tête de la première étape de la course Les Sables – Horta – Les Sables, à 00h10 et 32 secondes, heure locale. Ils bouclent ce tronçon de 1 270 milles théoriques en 4j 14h 10min 32, établissant ainsi un nouveau temps de référence sur cette étape aller. Ils sont suivis de très près par les Espagnols Pep Costa et Pablo Santurde à bord de VSF Sport alors que Fabien Delahaye et Pierre Leboucher (Legallais) complètent ce podium très international.

Pour Luca et Mattéo, cette victoire est un véritable coup d’éclat. Leur bateau, Maccaferri Futura, est le dernier-né de la Class40, mis à l’eau il y a seulement quelques mois. À son bord, ils ont signé des vitesses impressionnantes, avalant jusqu’à 409 milles – soit près d’un tiers du parcours – en seulement 24 heures. Mais au-delà de la vitesse pure, ils ont aussi fait preuve d’une belle agilité tactique. Leur route sud, qualifiée d’« option d’attaque » par Mattéo, s’est révélée payante à l’approche d’Horta. C’est en effet à moins de 20 milles de la ligne d’arrivée qu’ils ont réussi à prendre l’avantage.
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INTERVIEWS

Luca Rosetti / Mattéo Sericano (Maccaferri Futura)

« On est content de toute la course. On a pas beaucoup navigué sur ce bateau, c’est un bateau tout neuf. Découvrir le bateau, c’était important. C’est notre première vraie course avec ce bateau. Nous sommes super contents de toute l’étape et du choix que l’on a pris. On a eu des moments un peu compliqués. On a bataillé avec les autres jusqu’à ce qu’on choisisse une option sud. A ce moment là, on ne savait pas si c’était payant. Hier, j’ai remis notre choix en discussion et j’avais proposé de revenir sur la flotte en vitesse mais Mattéo a maintenu le cap et il a eu raison. Sur cette étape, on a eu des conditions de ouf parce que c’était vraiment rapide avec du vent. »

Mattéo : « C’est un succès car on a gardé le meilleur de ce que l’on a fait ensemble. On était là pour gagner. Il ne faut jamais dire jamais, surtout avec un bateau neuf. »

Pep Costa / Pablo Santurde (VSF Sports)

« On est contents de la fin de course et de toute la course en général. On était contents d’être troisième et on est encore plus heureux de prendre la deuxième place. On sait que les arrivées de nuit ici sont compliquées. Il a fallu être opportuniste. On savait qu’on était capables de faire ça. On était bien préparés, le binôme fonctionne bien et le bateau est super. On savait qu’on pouvait être compétitifs, surtout en double. Il faut continuer à travailler et faire de notre mieux. En tous cas, je suis très content de ce qu’on a fait avec Pablo. C’était une super opportunité de naviguer vite sur ces bateaux. C’est très engagé. On ne s’attendait pas à aller aussi vite. »

Fabien Delahaye / Pierre Leboucher (Legallais)

« Les derniers milles étaient vraiment compliqués. Tu sais que tout peut encore basculer, et c’est ce qui s’est passé pour nous : on perd la deuxième place juste à la fin. Mais c’est une très belle course. Riche d’enseignements, intense, et on est contents de ce podium. On la prend comme une étape à part entière, et on avance vraiment une chose après l’autre. Il y a six heures, on ne savait toujours pas si on allait passer en tête ou pas. Ça faisait deux jours qu’on se demandait si les Italiens allaient réussir leur option extérieure, et finalement ça se joue à un mille. Une course hyper serrée, passionnante. Comme il n’y a pas eu beaucoup de vent, la flotte est restée dense du début à la fin. On a eu des bateaux à moins de trois milles quasiment en permanence, c’était intense. On fait une super course. On arrive au Cap Finisterre avec une belle avance, on parvient à se recaler dans le bon paquet à la sortie. Les transitions de nuit ont été particulièrement délicates, on navigue un peu à l’aveugle dans ces moments-là. »

Guillaume Pirouelle / Alexis Loison (Seafrigo – Sogestrans)

« C’était serré jusqu’à la fin. C’était pas facile de choisir par où terminer mais c’est comme ça. Ça ne s’est pas bien passé pour nous mais on a quand même bien navigué. On y a cru ce matin mais c’est comme ça. On fait partie des animateurs de cette étape. Ce matin, on était en pointe mais le danger, c’est que ça attaquait de tous les côtés. C’était compliqué de choisir et on a vu des petits malins faire l’extérieur du virage. C’est la première fois que l’on vient ici donc on découvre. On a eu de super conditions, toujours au portant. On réalise 412 milles en 24h00, ça démontre qu’on est rapides. On s’est donné mais on en ressort pas lessivés. Les bateaux vont vite, c’est génial. »

Guillaume L’hostis / Antoine Le Manchec (Alternative Sailing – Constructions du Belon)

« La dernière journée était cool. Les conditions d’atterrissage étaient agréables comparées à ce que l’on a eu il y a deux jours, qui étaient plus humides. C’est la deuxième fois que l’on prend la 5ème place. Quand on voit les cadors et les vieux briscards qu’il y a devant, c’est pas mal. On a eu du monde à vue du début à la fin. On est contents de cette 5ème place. On a eu quelques péripéties au début. On a éclaté le grand spi en début de course et ça nous a bien pénalisés. On a limité la casse. Les conditions étaient incroyables, les bateaux sont fantastiques et le binôme est validé. On s’est bien marrés ! »

CLASSEMENT
Ordre d’arrivée de la première étape :

1.⁠ ⁠Maccaferri Futura (Luca Rosetti / Mattéo Sericano)
2.⁠ ⁠VSF Sports (Pep Costa / Pablo Santurde)
3.⁠ ⁠Legallais (Fabien Delahaye / Pierre Leboucher)
4.⁠ ⁠Seafrigo – Sogestrans (Guillaume Pirouelle / Alexis Loison)
5.⁠ ⁠Alternative Sailing – Constructions du Belon (Guillaume L’hostis / Antoine Le Manchec)
6.⁠ ⁠Eora (Rupert Henry / Antoine Carpentier)
7.⁠ ⁠Ekinox (Benoit Sineau / Alberto Riva)
8.⁠ ⁠⁠Vogue avec un Crohn (Pierre-Louis Attwell / Maxime Bensa)
9.⁠ ⁠Zeiss (Thimothé Polet / Pierrick Letouzé)
10.⁠ ⁠Bleu Blanc Planète Location (Quentin Le Nabour / Thierry Chabagny)
11.⁠ ⁠Influence Two (Andréa Fornaro / Alessandro Torresani)

  1. Yelcho (Milan Kolacek / Pierre Brasseur)
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Class40. Une arrivée groupée à moins de 180 mn d’Horta

La fin de course de cette première étape s’annonce serrée à l’approche d’Horta. Fabien Delahaye et Pierre Leboucher restent toujours leaders mais devant une flotte groupée où 5 à 6 bateaux peuvent encore espérer l’emporter. A 180 mn de l’arrivée rien n’est joué et le suspens reste entier. Les concurrents sont attendus jeudi 2 juillet à partir de 3hheure locale et 5h heure française.

Les équipages profitent de belles conditions, entre nuits étoilées, risottos partagés et premières apparitions de poissons volants. Si la vie à bord reste sommaire, l’émerveillement face à l’Atlantique l’emporte sur l’inconfort.


À bord, cap sur Horta

Bonjour la Terre,

Encore une nuit à toute allure en mode Horta Express !
Nous restons bien calés dans notre groupe, à la poursuite des leaders. Tout va bien à bord. Il fait beau, et même chaud dès les premiers rayons du soleil.

Les nuits sont courtes, ce qui est plutôt agréable. On a même eu droit à un peu de lune cette nuit, ambiance magique.
On profite pleinement de ce flux soutenu qui nous pousse droit vers les Açores.

D’après les derniers routages, on pourrait arriver dans la nuit du 3 juillet.
La vie à bord reste spartiate, mais rien de surprenant, on s’y attendait !

Et puis, première apparition des poissons volants cette nuit — Max les a repérés.

Bonne journée à tous,
Pierre-Louis Attwell / Maxime Bensa (Vogue avec un Chrohn)


Petite carte postale de l’Atlantique

L’aube se lève, pastel et parsemée de petits nuages à l’horizon. Le bateau glisse à vive allure, porté par une mer complice.
Hier soir, on s’est régalés avec le risotto du chef Kevin – un vrai festin !

Ce matin, bataille de Machs : Greg et son Mach6 nous ont doublés, belle perf’ !
Test de la combinaison sèche de mon côté : pas mal du tout, bien pratique.

On vous souhaite de garder les yeux grands ouverts, comme nous, devant la beauté qui nous entoure.

Djemila Tassin / Kevin Bloch (Belgium Ocean Racing)


Nuit étoilée et esprit de course

Salut la Terre,
Nous sommes actuellement par 38°42’N / 17°05’W.

Petit message sous un ciel étoilé. Tout va bien à bord d’Eora : ça avance plutôt vite, et c’est grisant.
Le vent joue avec nous, instable en force et en direction, ce qui demande une attention constante sur les réglages et le pilote automatique.

On se relaie avec Rupert, l’ambiance est bonne, même si deux concurrents nous ont doublés sous le vent cette nuit.
C’est un drôle de sentiment : à la fois pressés d’arriver et pleinement conscients de la chance qu’on a d’être ici, dans ces conditions exceptionnelles.

Bonne journée à tous !

Rupert Henry / Antoine Carpentier (Dora)

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Course des Caps. Macif en tête, réduction de parcours, abandon de Fabrice Amedeo

Ce mercredi matin, les premiers bateaux de la flotte ont franchi le phare du Fastnet, avec un passage en tête à 3h20 pour l’équipage de Sam Goodchild sur MACIF Santé Prévoyance. La Direction de course a annoncé une réduction du parcours de 220 milles pour écourter l’épreuve d’une douzaine d’heures permettant une arrivée des premiers bateaux dès samedi après-midi. Un timing idéal pour garantir un grand temps fort à Boulogne-sur-Mer, en parallèle de l’arrivée du Tour de France dans la ville nordiste. L’équipage de FDJ United – Wewise, skippé par Fabrice Amedeo, a annoncé son retrait de la compétition.

Dans la nuit, les premiers bateaux ont passé le Fastnet avec une vitesse moyenne de 4 à 7 nds. Sam Goodchild et son équipage sur MACIF Santé Prévoyance ont ouvert la voie en franchissant le phare à 3h20 (heure de Paris) suivi par Holcim – PRB, skippé par Nicolas Lunvenpuis d’Association Petits Princes – Quéguiner, mené par Élodie Bonafous, VULNERABLE de Thomas Ruyant et Malizia de Boris Heermann. Un quatuor aux avants-postes depuis le départ.

Auparavant, la remontée entre les îles Scilly et la pointe sud-ouest de l’Irlande s’est révélée complexe, avec des bascules de vent incessantes obligeant les équipages à enchaîner changements de voiles et virements de bord aux bons moments pour s’adapter aux oscillations, rendant la navigation éprouvante. « Pour nous, ça s’est globalement bien déroulé. On a trouvé un peu plus de vent qu’en Manche, même si ça s’est calmé par moments avec plusieurs transitions à négocier. On a dû multiplier les manœuvres, mais on est satisfaits d’avoir réussi à reprendre le leadership », expliquait le navigateur britannique, toujours en première position ce mercredi matin, mais talonné de près par ses trois principaux adversaires.

Un répit avant le coup de vent
Alors que la matinée avance, une petite dorsale est attendue pour traverser la flotte, annonçant un court répit dans des vents plus faibles. Cette phase de petits airs devrait permettre aux équipages de souffler un peu avant le retour du vent prévu à la mi-journée. Ensuite, le flux de sud-ouest devrait se renforcer, pour atteindre 20-25 nœuds dès demain matin, des conditions idéales pour permettre aux bateaux de glisser à grande vitesse vers le nord de l’Écosse. « Dans l’immédiat, il faudra gagner dans l’ouest pour profiter d’un meilleur angle de vent ensuite. Le long bord entre le nord-ouest de l’Irlande et l’Ecosse devrait se faire au portant. Il promet d’être très rapide mais aussi plus avantageux pour certains bateaux comme Malizia – Seaexplorer et d’autres, que l’on risque de voir revenir fort. C’est d’autant plus vrai que l’on est sur un format de course propice aux rebondissements autour des îles Britanniques ! », précisait Sam Goodchild. « Pour les prochaines 24 heures, l’enjeu principal sera ce vent fort. Il faudra être bons, rester au contact des bateaux de tête, bien choisir les voiles et soigner ses trajectoires. » Sam Davies, à bord d’Initiatives Cœur, confirmait l’intensité des conditions : « Ça tape un peu, mais le moral de l’équipage est excellent. L’ambiance est cool et zen, même dans les moments frustrants ou stressants. On essaie de bien jouer les bascules, car le vent n’est pas stable et il y a de belles oscillations à exploiter. Pour le moment, ça tape et ça bouge pas mal sur ce tronçon, mais un petit répit arrive. Cela va nous permettre de mieux nous organiser pour la suite qui s’annonce tonique, ce qui nous va bien ! »

Une journée stratégique le long de l’Irlande
Avant de pouvoir libérer toute la puissance des IMOCA au portant, la journée s’annonce stratégique avec un louvoyage serré le long des côtes ouest de l’Irlande. Entre effets de site, pointes à négocier et zones de molles, il faudra être précis dans les placements pour rester dans le match. « Il risque d’y avoir des molles, des divergences de vent, beaucoup d’effets locaux. Il faudra être opportuniste et bien en phase pour ne pas se laisser distancer ou, au contraire, continuer de grappiller du terrain », ajoutait Sam Davies, bien revenue dans le sillage de 4CAD – La Mie Câline de Benjamin Dutreux ces dernières heures.

Le retrait de FDJ United – Wewise
Dans un tout autre registre, la course a enregistré hier soir, aux environs de 21 heures, son premier abandon avec l’annonce du retrait de FDJ United – Wewise, skippé par Fabrice Amedeo. « Après avoir consulté mon équipage, j’ai décidé de mettre le cap ce mardi soir vers la Bretagne. Les trois premiers jours au ralenti dans du vent très mou rendent impossible pour nous de tenir l’échéance du 6 juillet. Or cette année 2025 est plus que jamais pour moi une année de transition avec l’ambition de construire un projet pour le Vendée Globe 2028. Pour y parvenir, je ne peux pas rester en mer aussi longtemps que la météo nous l’impose, au risque de compromettre mes projets futurs », a-t-il expliqué, saluant l’accueil des Boulonnais, l’organisation et son équipage.

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Ultim. La nouvelle identité de Gitana 18, épisode 3

L’écurie Gitana a créé une mini-série autour de la construction de son nouveau bateau. En parallèle, un autre chantier occupe les esprits des membres du Gitana Team ; celui de la nouvelle identité graphique du maxi-trimaran. Un travail passionnant et une œuvre des frères Florian et Michael Quistrebert qui s’annonce magnifique.

Initiée avec Gitana 17, cette nouvelle collaboration avec le Palais de Tokyo était une évidence. Mais pour marquer une nouvelle étape, mais aussi une nouvelle réflexion sur la peinture contemporaine et propulser Gitana 18 dans une nouvelle dimension, le choix d’Ariane de Rothschild s’est alors porté sur un duo. Suite aux recommandations d’Hugo Vitrani, Florian et Michael Quistrebert se sont imposés pour leur rapport cinétique à la matière et succèdent ainsi à Cleon Peterson. Découvrez ce nouvel épisode de NDA qui souligne l’incroyable travail collectif nécessaire à la mise en peinture de la vision des artistes. Au cœur de cette mise en scène, il y a un personnage central : Jean-Baptiste Epron.

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Class40. Glisse de rêve en Class40, Legallais en tête

Depuis leur départ samedi des Sables d’Olonne dans des conditions estivales, les 27 Class40 engagés sur Les Sables – Horta – Les Sables ont du vent et accélèrent à 17 nds à 500 milles de l’arrivée qui s’annonce stratégique avec un anticyclone qui oblige les concurrents à affiner la courbe idéale dans leur trajectoire finale.

Après un début de course marqué par un passage délicat du cap Finisterre – vent faible et très changeant à la clé – la flotte est désormais étirée, mais toujours aussi compacte en tête. Moins de 10 milles séparent les dix premiers ! « Ce sont des écarts insignifiants », souligne Denis Hugues, directeur de course. « Les bateaux naviguent à vue. »

À l’avant du peloton, Legallais mène la danse après avoir accéléré devant Eora le duo franco-australien avec comme co-skipper Antoine Carpentier, vainqueur de l’édition 2021, bien décidé à jouer les premiers rôles :
« Quelle course ! On se régale à bord d’Eora. Nous avons encore été accompagnés par des dauphins toute la nuit, et hier après-midi, nous avons même eu la chance d’apercevoir une baleine. […] La bagarre est belle avec deux équipages français, un Italien et un Espagnol… Qui a dit que la Class40 n’était pas internationale ? »
Les conditions sont idéales pour ces monocoques conçus pour le large : « de vraies luges », selon le skipper, qui savoure cette longue glissade au portant.

Derrière lui, la course bat son plein. Seafrigo – SogestranVSF Sports et Maccaferri Futura sont au coude à coude dans un groupe de tête très dynamique.
« On est un petit groupe de quatre bateaux. Ça file sous spi ; on attend une transition pour passer sous gennaker. Tout va bien à bord », explique Fabien Delahaye, skipper de Legallais« On n’a pas été très inspirés au Cap Finisterre, avec pas mal de manœuvres hier soir pour éviter d’entrer dans le DST. Maintenant, c’est un long bord vers les Açores.»

Sur VSF Sports, les Espagnols Pep Costa et Pablo Santurde confirment l’intensité de cette étape : « Depuis le passage du Cap Finisterre, on va tout droit vers les Açores. C’est intense. Il va falloir tenir. » Le duo est en confiance, malgré une nuit difficile : « Il fallait rester concentrés sur les réglages, avec un vent très changeant. On s’en sort bien, car on suit le plan que nous avions en tête. »

Au Nord de la flotte, Alternative Sailing / Constructions du Belon est deuxième malgré un léger contretemps. « Nous avons déchiré notre grand spi hier, ça nous a pénalisés, mais maintenant ça va un peu mieux », indique Guillaume L’hostis. Le duo a opté pour une trajectoire plus nord pour « ouvrir le jeu », dans une zone moins encombrée par le trafic de concurrents.

D’autres équipages tentent de recoller à la tête de flotte, comme Vogue avec un Crohn, actuellement autour de la 11e place : « On essaie de trouver les manettes pour rattraper les copains de devant… Ce n’est pas facile, ils vont vite ! », témoigne Pierre-Louis Attwell, qui navigue dans un petit groupe de poursuivants. « Le contournement du Cap Finisterre n’a pas été simple avec des zones de vent faible. »

À l’arrière, les conditions sont plus capricieuses. Certains bateaux sont encore au large du cap Finisterre et accusent un retard significatif. C’est le cas de ESATCO, qui a fait le choix de contourner le DST par le nord : « Il n’y avait pas de vent au sud, nous ne pouvions pas y aller », explique Nicolas Guibal. « On a pris un peu de retard, mais on retouche du vent après une journée d’hier qui a été un peu longue. »

Alors que les conditions devraient rester stables et soutenues dans les prochaines heures, la flotte devrait continuer de progresser rapidement vers l’archipel des Açores. Les premiers bateaux sont attendus jeudi matin à Horta. Et à ce rythme, les écarts risquent de rester minimes jusqu’au bout.

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Course des Caps. La flotte toujours groupée dans des petits airs

Le début de cette course des Caps en IMOCA ressemble à une étape de la Solitaire du Figaro tant les vitesses en 24h ont été proches et la flotte groupée. Sam Goodshild et son équipage Macif sont en tête ce mardi matin avec un écart infime devant la flotte qui a longé les côtes anglaises hier au portant, en tirant habilement parti des zones de vent et des courants.

Les onze équipages de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord ont connu un net, mais plutôt bref ralentissement en début de nuit, empêtrés dans une phase de transition entre deux systèmes météo, marquée par un col barométrique entre Start Point et Lizard. Une fois cette zone franchie, ils ont retrouvé un flux de nord, puis de nord-ouest, et progressent désormais au près en direction de l’archipel des Scilly qu’ils s’apprêtent à contourner par le sud. Ils mettront ensuite le cap sur le mythique phare du Fastnet, qu’ils devraient atteindre tôt demain matin, portés par un vent allant forcissant. Côté classement, bien que la flotte reste très compacte – moins de 35 milles séparent le premier du dernier –, l’équipage de MACIF Santé Prévoyance mené par Sam Goodchild a réussi à creuser un très léger écart et mène la danse ce mardi matin, avec 1,9 mille d’avance sur ses poursuivants.

Une transition délicate, mais une flotte toujours groupée
La journée d’hier a mis les nerfs des marins à rude épreuve. Pascal Bidegorry (Association Petits Princes – Quéguiner) a démontré toute la maîtrise nécessaire pour naviguer dans ces conditions exigeantes le long des côtes anglaises : « On a vraiment bien géré le courant, qui joue un rôle majeur dans ces parages. Jusqu’à Start Point, on était au portant, en enchaînant les bords pour aller chercher la pression, en naviguant en zigzag selon les variations. Ensuite, le vent est passé plein arrière et on a continué sur le même principe. » Au cours de la nuit, la flotte a dû négocier une phase de transition délicate, qui a nettement ralenti sa progression durant deux heures. Anne Beaugé (Holcim – PRB) confiait ce matin : « Ça s’est plutôt bien passé, je m’attendais à pire ! L’ambiance à bord est excellente, et c’est agréable de profiter de conditions clémentes, avec du soleil et même des dauphins. »

Au près pour rejoindre le célèbre Fastnet
Depuis la sortie de cette zone piégeuse, les équipages progressent au près dans un flux de nord-ouest, cap sur l’archipel des Scilly qu’ils s’apprêtent à contourner par le sud. Bien que la flotte reste extrêmement compacte, il convient de souligner la belle performance des IMOCA à dérives droites, New Europe de Szabolcs Weöres et FDJ United – Wewise de Fabrice Amedeo, qui restent au contact des foilers. Le Hongrois insiste cependant sur la nécessité d’une navigation attentive : « Réagir vite, travailler en continu et garder le bateau en mouvement, c’est la clé. Nous allons continuer d’évoluer du près jusqu’en Irlande, ce qui est une bonne nouvelle pour nous afin de limiter nos pertes face aux autres bateaux, plus rapides aux allures portantes ». Lorsqu’on lui demande quelles pourraient être les prochaines difficultés sur la route, le navigateur ne se perd pas en hypothèses. Il résume, avec une lucidité qui en dit long sur la nature imprévisible de l’épreuve : « Ne pas savoir quel sera le prochain défi, c’est justement le plus grand défi ! »

Une histoire de gagne-petit
Pour l’heure, avec un vent encore modéré oscillant entre 10 et 14 nœuds, la flotte s’apprête à négocier le passage des Scilly avant d’entamer la remontée vers le Fastnet. Tom Dolan (Charal) prévient : « Il va falloir composer avec de nombreuses accélérations du vent. Ça risque de se jouer à la manière d’une régate de Figaro Beneteau, avec de petits décalages. En somme : du gagne-petit. Il faudra vraiment tirer les bons bords. » Avec un groupe toujours aussi compact et un vent qui devrait se renforcer progressivement, la course promet de rester passionnante et disputée jusqu’au passage du célèbre phare, qu’ils pourraient atteindre dès demain matin à l’aube, avant la longue montée vers le nord qui les mènera jusqu’aux Shetlands, théâtre de nouveaux enjeux stratégiques.

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Ocean Fifty Series. Erwan Le Roux (Koesio) s’impose à nouveau sur l’Act2

L’Act 2 des Ocean Fifty Series a sacré une nouvelle victoire pour Erwan Le Roux et son équipage Koesio après celle de l’Act 1 à Saint-Malo. Mais il s’en est fallu de peu. Sébastien Rogues (Inter Invest) occupait la première place jusqu’à samedi en milieu de journée, avant que le Rochelais remporte la dernière manche, hier, avec un coefficient 2. Erwan Le Draoulec (Lazare), qui n’a jamais fait moins bien que 4ème, complète le podium. Avec un vent qui n’a cessé de faiblir, la direction de course à annulé la course du jour.

Audrey OGEREAU, co-skipper de Koesio : « On est trop contents que l’équipage tourne aussi bien, il y a une bonne ambiance, on a bien navigué et ça paie sur la toute fin. La régularité est notre force, on n’a jamais fait de grosses erreurs. Nous avons pris des risques mesurés. Quant à la mixité à bord, elle n’apporte que du bon, elles appaise les tensions et apporte une vision différente ».
Hélène NOESMOEN intégrée à l’équipage de Koesio depuis le début de la saison, n’avait jamais navigué en Ocean Fifty. Tacticienne, elle a d’emblée pris une grosse responsabilité à bord : « J’ai une chance énorme d’être dans cette équipe. Avec un planning d’entrainement, cela m’a permis d’arriver sereine et en confiance. On m’a laissé les pleins choix de la tactique. La relation de confiance s’est établie très vite. Si j’ai pu faire quelques erreurs, elles ont été assumées par tout le monde. A bord l’ambiance est sérieuse, appliquée et humainement super. Embarquer une fille à bord permet d’ouvrir des opportunités” .

L’équipage de Koesio ©Vincent Olivaud/Ocean Fifty

Estelle GRECK, équipière de Inter Invest : « Je n’avais jamais fait d’Ocean Fifty avant l’Act de St Malo. je viens de la Mini Transat, la Class40, le Figaro. C’était vraiment génial. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de régate. On est vraiment au contact. Il y a très peu de points entre chacun. Ça joue ! je suis arrivée dans un équipage déjà constitué, ils se connaissaient tous très bien mais l’intégration s’est très bien passée. Le quota est une très bonne idée pour nous intégrer dans un équipage. A terme, les équipages nous appelleront pour nos qualités de marins. Merci aux organisateurs sinon je n’aurai pas eu cette opportunité. Le résultat est un peu frustrant mais on sait pourquoi on a perdu notre première place. On sait ce qu’on a mal fait hier. C’est plus facile à encaisser. Nous avons fait une très belle journée jeudi, une belle journée vendredi, et hier on s’est trompés de parcours. Les points sont tellement serrés qu’à la moindre erreur, tu redescends. ».

Colombe JULIA, équipière de Lazare : « Je n’avais fait que 2 entrainements en Ocean Fifty, au début de la semaine ! C’était mes premières courses. Je viens de l’olympisme en dériveur, et je fais du double en Figaro. Les Ocean Fifty sont incroyables, je n’avais jamais régaté à ces vitesses. En termes de sensations c’est très différent du Figaro… C’est un gros bateau mais quand-même assez maniable. J’ai trop kiffé ! J’aimerais bien continuer à naviguer sur ces bateaux ! A bord je me suis sentie à l’aise tout de suite. L’équipage m’a fait confiance. On a progressé tout au long des régates. Le principe du quota, au début, est une bonne chose. Cela permet de former des femmes en régate., de les faire monter en compétences et à terme, de se passer de quota ».

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Série Olympiques. Tim Mourniac et Aloïse Retornaz en Or en Nacra 17 à Kiel

Tim Mourniac et Aloïse Retornaz ont remporté leur première médaille d’or alors qu’ils ont formé leur duo il y a à peine 6 mois. En remportant cette médaille trois semaines après avoir remporté la médaille de bronze au Championnat d’Europe, Tim et Aloïse confirment leur position de challenger face aux références internationales.

La semaine de Kiel s’est déroulée dans un vent bien soutenu, avec du clapot, de quoi plaire à Tim et Aloïse qui ont excellé dans ces conditions très physiques. Ils ont couru les 12 régates de sélection de cette compétition aux avant postes oscillant entre la 1ère et la 3è place. Ils se sont présentés sur la ligne de départ de la Medal race avec 3 points d’avance sur leurs concurrents britanniques, (Gimson/Burnet). Dès le départ, Tim et Aloïse ont parfaitement contrôlé ces adversaires pour terminer 4è. Au classement général, Tim et Aloïse ont creusé l’écart avec 23 points tandis que le tandem britannique totalise 30 points.

Tim Mourniac : “On a une très bonne dynamique depuis le début de l’année. On ne fait que progresser et notre médaille de bronze au Championat d’Europe nous a donné confiance dans nos capacités. A Kiel, nous avons eu des conditions que l’on affectionne. On a été plutôt à l’aise dès la 1ère journée et on a joué plutôt devant toute la semaine. Nous n’avons fait que progresser avec toujours un peu d’avance sur les anglais et les australiens. On a terminé le boulot en medal race.
Toute la semaine, on a bataillé à trois et c’était super intense. Les anglais qui sont LA référence en Nacra, ont été invaincus toute l’année. On va essayer de garder cette dynamique et cette méthode de travail avec Gildas (Gildas Philippe, entraineur ndlr) et Aloïse. L’été sera studieux en Bretagne pour préparer le Championnat du Monde. Nous allons maximaliser nos atouts. Avoir à nos côtés Gildas à quasiment 100% c’est incroyable. Il s se connaissent très bien avec Aloïse. Il connait son fonctionnement et cela nous permet de passer de grosses étapes de communication pour être bien en phase. C’est un super régatier, il nous aiguille bien, et moi, j’apporte ma connaissance du Nacra.

Aloïse Retornaz : ” Après le Championnat d’Europe où les conditions étaient plus légères, nous avons rencontré des conditions très différentes. Avec seulement quelques mois de navigation commune, on est encore en phase de travail. Toute la semaine, nous avons eu de super conditions, un vent irrégulier de terre. C’était dur, il fallait tactiquer et faire voler le bateau en même temps. Mais nous avons trouvé le bon fonctionnement, nous avons un petit ascendant en vitesse au près sur les autres concurrents et Tim a fait de nombreux beaux choix tactiques. Il y a encore beaucoup à apprendre pour moi, notamment sur les bords de portant. Il manquait quelques concurrents, notamment les italiens… Il faut garder les pieds sur terre !

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Carto. Suivre la Course des Caps

Suivre la course des 11 IMOCA engagés sur le tour des îles britanniques

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Carto. Suivre course Les Sables – Horta – Les Sables

Suivre la course des 27 équipages engagés dans l’édition 2025 de la course Les Sables – Horta – Les Sables

Ordre de passage à la bouée de dégagement :

1.⁠ ⁠212. Maccaferri Futura (Luca Rosetti / Mattéo Sericano)
2.⁠ ⁠199. Legallais (Fabien Delahaye / Pierre Leboucher)
3.⁠ ⁠169. Eora (Rupert Henry / Antoine Carpentier)
4.⁠ ⁠197. Seafrigo – Sogestrans (Guillaume Pirouelle / Alexis Loison)
5.⁠ ⁠181. VSF Sports (Pep Costa / Pablo Santurde)
6.⁠ ⁠195. Vogue avec un Crohn (Pierre-Louis Attwell / Maxime Bensa)
7.⁠ ⁠208. Zeiss (Thimothé Polet / Pierrick Letouzé)
8.⁠ ⁠204. Les Invincibles (William Mathelin – Moreaux / Pietro Luciani)
9.⁠ ⁠205. Bleu Blanc Planète Location (Quentin Le Nabour / Thierry Chabagny)
10.⁠ ⁠196. Alternative Sailing ) – Constructions du Belon (Guillaume L’hostis / Antoine Le Manchec)
11.⁠ ⁠193. Influence Two (Andréa Fornaro / Alessandro Torresani)
12.⁠ ⁠176. Yelcho (Milan Kolacek / Pierre Brasseur)
13.⁠ ⁠190. Trim control (Alexandre Le Gallais / Thomas Lurton)
14.⁠ ⁠206. Swift (Greg Leonard / Jack Trigger)
15.⁠ ⁠211. Ekinox (Benoit Sineau / Alberto Riva)
16.⁠ ⁠186. Alderan (Sasha Laniece / Susann Beucke)
17.⁠ ⁠178. #Empowher (Pamela Lee / Jay Thompson)
18.⁠ ⁠203. Pierreval (Vincent Riou / Yann Doffin)
19.⁠ ⁠153. Belgium Ocean Racing (Djemila Tassin / Kevin Bloch)
20.⁠ ⁠173. Viranga (Emmanuel Hamez / Mickael Mergui)
21.⁠ ⁠162. KPLER (Jérôme Lesieur / Stéphane Le Diraison)
22.⁠ ⁠164. Interaction (Yannig Livory / Erwan Livory)
23.⁠ ⁠133. Gustave Roussy (Christophe Rateau / Sylvain Pontu)
24.⁠ ⁠141. ESATCO (Nicolas Guibal / Arnaud Kwaka)
25.⁠ ⁠147. Belco (Louis Mayaud / Alexandre Bellangé)
26.⁠ ⁠163. Association Neurofibromatose (Stéphane Bodin / Loeiz Cadiou)
27.⁠ ⁠177. Ocean Connect (Yves Courbon / Jean-BaptisteTernon)

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