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Class40. Fabien Delahaye s’impose en solitaire sur les Sables-Horta-Les Sables

Photo V. Olivaud

Fabien Delahaye (Legallais) a réalisé une superbe course sur cette étape retour qui se jouait en solitaire. Après être parti seul sur une option sud , le skipper du Class40 LEGALLAIS a réussi à se maintenir en tête de flotte revenue à sa hauteur à 200mn de l’arrivée. Il s’offre la victoire sur ce retour des Açores après 5 jours 20 heures 39 minutes et 26 secondes de compétition devant William Mathelin-Moreaux et Pep Costa. Troisième de la course aller en double, Fabien Delahaye et Pierre Leboucher remportent le classement général* de cette épreuve devenue référence sur le circuit Class40.

C’est une victoire remarquable, la deuxième pour Fabien à la barre du 199 après celle obtenue l’an dernier, en double avec Benjamin Schwartz lors de la CIC Normandy Channel Race. Depuis deux saisons, le skipper normand ne cesse de monter en puissance. Le Class40 LEGALLAIS a été mis à l’eau en 2023 et depuis, les podiums s’enchainent. Cette magnifique première place sur les Sables-Horta-les Sables au terme d’un final haletant vient conforter la position d’acteur majeur du circuit pour le projet 100% normand et son skipper. C’est grâce à un choix stratégique assumé et décidé très rapidement après le départ d’Horta que Fabien Delahaye a fait la différence. « Ça ne se joue à pas grand-chose. On le voit, tous les bateaux arrivent groupés. Il faut réussir à tirer son épingle du jeu sur des petits coups, faire du gagne-petit sur les autres, essayer de rester devant. Je me suis toujours dit que cette course était l’occasion d’essayer des choses cette saison. On a essayé des choses techniquement, il fallait naviguer libéré. J’ai essayé de faire ma route au sud sans regarder les autres et avec ce que je pensais » a raconté le skipper à son arrivée au ponton.

Aussi à l’aise en double avec Pierre Leboucher, qu’en solo, Fabien a déployé durant cet aller/retour aux Açores toute la panoplie d’un expert du large très affûté. Options stratégiques engagées, capacité à tactiquer dans le petit temps, connaissance de son Class40 pour en tirer le meilleur dans des conditions de vent et de mer difficiles, gestion du sommeil et anticipation des conditions à venir. C’est une copie parfaite que le Normand vient de rendre ce matin à l’arrivée aux Sables d’Olonne. « Chacun joue avec ses cartes. On s’est retrouvé tous ensemble dans le Golfe de Gascogne. Il y a un front qui ramène tout le monde sur une ligne d’égalité nord-sud. À partir de là, c’est encore du placement pour le coup d’après. Et ce qui est important, c’est d’être placé pour le dernier coup. Pour cette course, le dernier coup, c’était ce matin. L’étape était longue mais il y avait des bords rapides. Dans mon sud, j’ai fait des bords de reaching dans du vent très stable. C’était du pur plaisir » complète Fabien.

Derrière son écran, les yeux rivés sur la cartographie, Pierre Leboucher a vécu intensément la course de celui qu’il accompagnera en octobre prochain sur la Transat Café L’Or Le Havre Normandie. Sur la première étape, les deux hommes avaient longuement occupé la tête de course puis la deuxième place avant de prendre finalement la troisième marche du podium à Faial. Passionnante et disputée au contact, cette route entre Les Sables et Horta a permis de souligner une nouvelle fois l’efficacité du duo Delahaye / Leboucher après leur troisième place lors de la CIC Normandy Channel Race. Auréolés de cette victoire sur les Sables – Horta – Les Sables, les deux hommes vont afficher de fortes ambitions pour le rendez-vous majeur de la saison, la Transat. Après la course qu’ils viennent de réaliser, ils seront sans nul doute attendus au Havre avec le statut de grands favoris.

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Moth. Enzo Balanger toujours en tête, en flotte or

La quatrième journée du Championnat du monde Moth 2025 s’est ouverte à l’aube ce 11 juillet avec un nouveau départ matinal pour les 137 athlètes de 25 nations en lice sur le lac de Garde. Le premier signal d’alerte était prévu à 8h30, et le petit matin, une bonne brise de nord soufflait, idéale pour terminer les deux dernières courses qualificatives avant la séparation des flottes Or et Argent. Le Français Enzo Balanger s’est illustré dans les deux courses, remportant deux victoires consécutives

La flotte jaune a été la première à prendre l’eau. La première course s’est déroulée dans des conditions plus clémentes que la veille, mais avec un vent constant de 15 à 16 nœuds et des rafales jusqu’à 18. Des conditions idéales qui ont offert un spectacle exceptionnel, notamment au portant. La deuxième course a vu la pression diminuer progressivement, le vent se stabilisant autour de 12 à 13 nœuds.

Le Français Enzo Balanger s’est illustré dans les deux courses, remportant deux victoires consécutives. L’Australien Ryan Littlechild a également réalisé une belle performance, terminant troisième des deux courses. Le médaillé olympique Iain Jensen a décroché la deuxième place de la première course, tandis que son compatriote australien et champion olympique Tom Slingsby a pris la deuxième place de la deuxième course.

Une fois la session de la flotte jaune terminée, ce fut au tour de la flotte bleue. Cependant, à 10 h 30, le vent du nord avait déjà commencé à faiblir significativement, ne permettant de terminer qu’une seule course dans la matinée. La course fut délicate, plusieurs marins perdant leurs foils, notamment près des bouées au vent, où la brise était irrégulière. La victoire revint à l’Américain Riley Gibbs, devant son compatriote Brad Funk et l’Australien Jack Ferguson.

Après son retour à terre, la flotte bleue a repris la mer à 12h15, l’Ora, le célèbre vent du sud du lac de Garde, arrivant à l’heure prévue. Avec des vents stables entre 10 et 12 nœuds, la flotte a bouclé sa dernière course qualificative. Cette fois, c’est l’Allemand Richard Schultheis qui a franchi la ligne en premier, suivi de Funk et de l’Espagnol Botin.

Après quatre courses pour chaque flotte, le classement provisoire a été finalisé et les concurrents ont été répartis en flottes Or et Argent. Après avoir changé les banderoles colorées de leurs bômes, la flotte Or a regagné l’hippodrome vers 15h00 pour la première course des Final Series.

La course s’est déroulée dans des conditions de plus en plus instables, avec des nuages de plus en plus épais et un système météorologique approchant du nord. La victoire est revenue à l’Américain Ben Rosenberg, devant l’Australien Jack Ferguson et, une fois de plus, le Français Enzo Balanger, qui a continué à faire preuve d’une remarquable régularité.

Peu après, pour des raisons de sécurité liées à l’arrivée de la tempête, le comité de course a interrompu les courses en hissant AP au-dessus de H pour la flotte Or, tandis que AP au-dessus de A était hissé pour la flotte Argent, mettant ainsi fin à la journée. Peu après, AP au-dessus de A était également hissé pour la flotte Or, confirmant l’arrêt complet des courses pour la journée.

Au classement général, Enzo Balanger mène désormais la flotte, suivi de l’Allemand Richard Schultheis et de l’Américain Brad Funk.
Chez les femmes, la Maltaise Victoria Schultheis est la meilleure navigatrice, occupant actuellement la 36e place du classement général.

« Aujourd’hui a été une journée très longue », a déclaré Enzo Balanger, triple vainqueur de la Foiling Week et barreur de l’équipe Jeunesse de l’Orient Express Racing Team.
« J’ai réalisé deux belles courses ce matin avec la flotte jaune, dans un vent de nord moins fort qu’hier, mais suffisant pour des courses serrées et une bonne vitesse. J’ai remporté les deux courses. Cet après-midi, nous avons eu la première course de la flotte Gold, qui était très difficile, et je suis content d’avoir terminé troisième. Le vent a été très imprévisible et capricieux cette semaine, mais jusqu’à présent, tout se passe bien. J’ai eu un peu de chance aujourd’hui ; espérons que ça continue comme ça. »

Demain, quatre courses sont prévues pour les flottes Or et Argent, en fonction des conditions météorologiques. Les prévisions n’annonçant pas de vent de nord, le premier signal d’alerte est fixé à 11h00, afin de profiter de l’Ora de sud l’après-midi.

Après les courses, à 18h00, les marins et les équipes se sont retrouvés à Fraglia Vela Malcesine pour un Happy Hour de détente, avec du vin offert par Cantine Tinazzi, partenaire officiel de l’événement.

Le Championnat du monde Moth 2025 est rendu possible grâce au soutien essentiel des sponsors et partenaires qui croient en ce projet sportif et territorial. Un merci tout particulier à UniCredit, sponsor principal de l’événement, ainsi qu’à Falconeri, Zhik, Funivie Malcesine–Monte Baldo, Frantoi Redoro, Birrerie Stiegl, Distilleria Marzadro, Cantine Tinazzi et Speck Stube.
L’événement est placé sous le patronage de la région de Vénétie et de la municipalité de Malcesine.

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Ultim. Peter Burling s’entraîne à bord de SVR-Lazartigue

@martinkeru

Peter Burling, désormais engagé avec Luna Rossa et skipper de l’équipe Black Foils en SailGP, a navigué à bord du trimaran Ultim SVR-Lazartigue, sur lequel il participera à la Rolex Fastnet Race aux côtés de Tom Laperche et Franck Cammas.

Le triple vainqueur de la Coupe de l’America a embarqué à Concarneau les 11 et 12 juillet pour s’entraîner sur l’Ultim SVR-Lazartigue. Il formera un équipage redoutable avec Tom Laperche, Franck Cammas, Antoine Gautier, Amélie Grassi et Émilien Lavigne pour la prochaine édition de la Rolex Fastnet Race.

Le talentueux barreur néo-zélandais n’a jamais caché son goût pour la course au large. Il a notamment participé à la Volvo Ocean Race avec Team Brunel, où il avait croisé Thomas Rouxel. Ce dernier lui avait d’ailleurs proposé de venir naviguer sur le Maxi Edmond de Rothschild, où il avait déjà démontré ses talents de barreur.
« Quand on m’a contacté, la décision a été facile à prendre. La classe Ultim représente le sommet de la course au large. C’est une superbe opportunité pour me dépasser, apprendre, mais aussi collaborer avec une équipe formidable », a-t-il déclaré à son retour à quai.
« Comme je l’imaginais, Peter est très à l’aise, très intéressant et pertinent dans ses remarques », a confié Tom Laperche à Ouest-France. « Il a beaucoup barré, c’est son domaine de prédilection, et il est excellent ! »

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Moth. Enzo Balanger en tête au championnat du monde

Les courses s’enchainent depuis 3 jours sur le championnat du Monde de Moth qui se déroule sur le lac de Garde. Le français Enzo Balanger est en tête devant les cadors du SailGP et de la Coupe.

La troisième journée de régates du Championnat du monde Moth 2025 a débuté tôt, avec le premier signal d’alerte pour la flotte Bleue prévu à 8h30. Cependant, en raison de forts vents de nord, le départ a été reporté à 9h00. Une légère baisse de pression a finalement permis aux bateaux de prendre le large et de réaliser deux courses spectaculaires. La première s’est déroulée à une vitesse soutenue de 22 à 25 nœuds, tandis que la seconde a connu des conditions légèrement plus clémentes, autour de 18 nœuds, suffisamment rapides pour offrir un spectacle exceptionnel.

Ce matin, en tête de la flotte bleue, le Français Enzo Balanger, triple champion de la Foiling Week et barreur de l’Orient Express Racing Team Youth America’s Cup, a réalisé un 3-1. L’étoile montante allemande Richard Schultheis a suivi de près avec un 2-2 régulier, tandis que l’Américain Riley Gibbs a réalisé une solide performance avec un 4-3. Le Néo-Zélandais Jacob Pye semblait solide avec une victoire dans la première course, mais a été contraint à l’abandon dès la deuxième suite à une casse de mât.

Balanger, Schultheis et Gibbs sont désormais en tête du classement général, qui s’est finalement établi après deux courses pour chaque flotte : les Jaunes le premier jour et les Bleues aujourd’hui. Chez les femmes, la Britannique Hattie Rogers domine le classement et occupe la 34e place au classement général.

Vers 11h00, les marins sont retournés à terre pour un remaniement de la flotte. L’après-midi était prévu pour trois courses supplémentaires par flotte, l’objectif étant de revenir au calendrier prévu. Cependant, le vent du nord persistait, empêchant l’Ora du sud de se maintenir régulièrement. Une légère brise de 7 à 8 nœuds est arrivée vers 14h30, et le pavillon Delta a été hissé pour la flotte Jaune à 15h00. Malheureusement, le vent est retombé et, à 17h00, AP sur A a été affiché pour les deux flottes, reportant officiellement les courses au lendemain, le 11 juillet.

Arnaud Psarofaghis, skipper et barreur d’Alinghi Red Bull Racing lors de la 37e America’s Cup, a partagé ses impressions : « Ce matin a été fantastique ! Nous avons bénéficié d’une belle brise fraîche de nord qui nous a permis de régater dans des conditions extrêmes, voire extrêmes. La navigation a été incroyable, même si j’étais un peu prudent. C’était vraiment intéressant de voir les meilleurs athlètes repousser leurs limites à ces vitesses. Le reste de la journée a été un peu mitigé : la flotte jaune a failli disputer deux manches, mais la brise n’a jamais vraiment stabilisé sur tout le lac. J’espère que demain matin, le vent du nord sera un peu plus faible, et je croise les doigts pour un peu d’Ora dans l’après-midi. »

La Suédoise Felicia Fernström, membre de l’équipe féminine Artemis Racing pour la Puig Women’s America’s Cup, a ajouté : « J’ai couru avec la flotte bleue ce matin dans des conditions fortes et agitées. C’était vraiment amusant, surtout de naviguer au portant dans les vagues. Cet après-midi, l’Ora n’a pas pris la forme escomptée, et les AP/A ont été publiés pour les deux flottes. J’ai vraiment adoré régater ce matin et j’espère sincèrement que nous aurons encore de telles conditions. J’adorerais courir dans les deux vents demain ; j’ai hâte d’y retourner. »

Le programme de demain prévoit un départ matinal, avec le premier signal d’avertissement à 8h30. Deux dernières courses qualificatives sont prévues pour les flottes Jaune et Bleue avant la phase suivante du championnat. Après les courses du matin, la flotte sera divisée en Or et Argent pour la Finale, qui débutera dans l’après-midi.

Le Championnat du monde Moth 2025 est rendu possible grâce au soutien essentiel des sponsors et partenaires qui croient en ce projet sportif et régional. Un merci tout particulier à UniCredit, sponsor principal de l’événement, ainsi qu’à Falconeri, Zhik, Funivie Malcesine–Monte Baldo, Frantoi Redoro, Birrerie Stiegl, Distilleria Marzadro, Cantine Tinazzi et Speck Stube. L’événement est placé sous le patronage de la région de Vénétie et de la municipalité de Malcesine.

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Championnat du Monde Offshore Double Mixte. Théa KHÉLIF et Thomas ANDRÉ, Clara BAYOL et Charles HÉNON sélectionnés

Après une belle édition organisée à Lorient l’an passé le Championnat du Monde Offshore en Double Mixte se déroulera cette année à Cowes en Angleterre du 22 septembre au 1er octobre 2025. L’organisation de cette épreuve sera une nouvelle fois confié à Lorient Grand Large, au Yacht Club de France et au Royal Ocean Racing Club et permettra à 28 duos de se disputer le titre mondial à bord des Sun Fast 30od mis à leur disposition par Cap-Regatta.

A domicile, l’an dernier, les deux équipages français en lice n’avaient été battus que par le duo anglais et avaient donc pris la 2e et la 3e place au classement final. Pour cette nouvelle édition, la FFVoile a misé sur deux jeunes duos pour, pourquoi pas, rendre la pareille aux anglais chez eux : Théa Khélif fera équipe avec Thomas André, et Clara Bayol naviguera avec Charles Hénon.

Après la « Sailing Valley » à Lorient, le Championnat du Monde Offshore en Double Mixte s’installera cet automne dans un autre lieu mythique de la course au large : à Cowes sur l’Ile de Wight. Un nouveau marqueur fort pour cet événement particulièrement observé et dont le format avait failli faire son entrée au programme des Jeux Olympiques de Paris 2024. L’épreuve de Course au Large, au format olympique, reste toujours candidate pour une prochaine olympiade, peut-être à partir de 2032 à Brisbane, notamment car depuis plusieurs années maintenant elle continue d’attirer de plus en plus d’équipages internationaux et le niveau sur l’eau progresse également.

En 2025 ce sont près de 28 équipages qui devraient être de la partie, venus des quatre coins du Monde. Vainqueurs l’an passé pour 65 petites secondes devant Basile Bourgnon et Elodie Bounafous, Maggie Adamson et Cal Finlayson avaient décroché le titre mondial pour la Grande Bretagne, qui cette année accueillera donc cette nouvelle édition du championnat du Monde. Pour briller dans le Solent, la FFVoile a sélectionné cette année deux jeunes équipages. Théa Khélif et Thomas André formeront un premier duo qui a beaucoup navigué sur les circuits Mini et Figaro ces dernières saisons, mais aussi en Inshore en Match-Racing ou en Flotte Partagée. C’est aussi un tandem qui connait déjà les pièges que vont rencontrer les concurrents lors des navigations en Manche. Le deuxième duo tricolore sera composé de Clara Bayol et Charles Hénon, moins habitué aux navigations Offshore mais qui régate fréquemment à Marseille sur le bateau sélectionné pour le Championnat du Monde Offshore en Double Mixte : le Sun Fast 30od.

Ce sont donc deux duos complémentaires qui représenteront la France cet automne dans le Solent. « Avec Thomas, on se connaît depuis un moment », souligne Théa Khélif. « L’an dernier on a fait le Tourvoile en Figaro 3 ensemble et on s’est décidé de se lancer dans l’aventure « Championnat du Monde Offshore en Double Mixte » après cette expérience. On va découvrir le Sun Fast 30od pendant un stage qui est programmée entre fin aout et début septembre du côté de Cherbourg. On a déjà demandé quelques conseils aux équipages qui étaient en lice l’an passé, Basile (Bourgnon) et Elodie (Bonafous), et Charlotte (Yven) et Loïs (Berrehar). On a hâte de pouvoir échanger avec Charles (Hénon) et Clara (Bayol), qui eux connaissent bien le bateau, on est sur une bonne dynamique ensemble, avec l’envie de progresser et de s’entraider jusqu’au bout. »

Même son de cloche pour Charles Hénon, qui naviguera avec Clara Bayol sur ce Championnat du Monde : « Avec Clara nos chemins se sont déjà croisés en Match-Race puisque l’on a partagé une saison et un Mondial ensemble. Aujourd’hui, on se retrouve dans un projet totalement différent car nous ne sommes plus cinq mais deux. Le projet dans lequel nous faisons partie est le fruit du travail de Ludovic Gérard, coureur au large mais aussi fondateur de l’association Massilia Sailing Academy. Nous faisons également partie de cette association dans laquelle nous suivons un cursus qui a pour objectif de nous former au large mais aussi à toute la partie gestion de projet. Nous sommes extrêmement heureux de participer au championnat du monde double mixte et de représenter la France. Nous naviguons sur le Sun Fast 30od depuis le début de la saison et le mondial est dans la continuité du travail effectué. Comme nous restons novices dans ce milieu du large, nous adopterons la position d’outsiders. Des fois, il vaut mieux être chasseur que chassé ! »

Pour les deux équipages français l’objectif sera de se qualifier directement pour la Course Finale, en terminant dans le top 5 de leurs Courses de qualification respectives. Si ce n’est pas le cas ils pourront peut-être passer par la Course de repêchage qui permettra d’obtenir les derniers tickets pour la Course Finale où se joueront les médailles !

LES DUOS FRANÇAIS SELECTIONNÉS AU CHAMPIONNAT DU MONDE OFFSHORE DOUBLE 2025

  • Théa KHÉLIF (GGVLS) et Thomas ANDRÉ (Brest Bretagne Nautisme)
  • Clara BAYOL (U.N.M) et Charles HÉNON (U.N.M)
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Guirec Soudée embarque le youtubeur Inoxtag pour une traversée de l’Atlantique sur l’Ultim MACSF

Inoxtag et Guirec Soudée

L’un, Inoxtag 23 ans, n’a jamais fait de voile, l’autre Guirec Soudée découvre à peine son trimaran Ultim MACSF mis à l’eau le 27 juin. Les deux aventuriers vont s’attaquer à la traversée de l’Atlantique à la voile. L’influenceur a embarqué, ce mercredi à Lorient, sur le maxi-trimaran Macsf de Guirec Soudée, direction la Martinique. « Je n’ai jamais fait de voile, ça va être une dinguerie ».

Il a embarqué ainsi ce mercredi 9 juillet 2025, dans la matinée, à Lorient (Morbihan), sur le trimaran géant de Guirec Soudée, le skipper qui s’était fait connaître en faisant le tour du monde à la voile avec sa poule Monique avant d’enchaîner avec une traversée de l’Atlantique à la rame dans les deux sens et un Vendée Globe. “Si je ne suis pas pris dans une tempête, j’arriverai en Martinique. Les amis de Martinique qui me demandent souvent quand je viens, là j’arrive en bateau“, s’est amusé Inoxtag. Après son ascension de l’Everest, il était resté très discret. C’est le documentaire qui a permis à chacun de découvrir son périple pour atteindre le plus haut sommet du monde. Pour cette traversée, il “n’aura toujours pas accès à son téléphone” comme il l’a indiqué sur Instagram, mais les Martiniquais seront quand même prévenus 24h avant de son arrivée.  

« On va tenter la traversée en sept jours […] C’est la première fois que je vais faire une expérience comme ça », a notamment confié l’influenceur, avant le grand départ.
Ça va être sympa de l’emmener. C’est un univers qu’il ne connaît pas du tout. C’est un costaud. Il a réalisé de beaux projets auparavant. Il est curieux, il a envie, il pose plein de questions. Quand il arrivera de l’autre côté, il pourra presque gérer le bateau tout seul.

” Du moins, je l’espère. Il va tout m’apprendre. Je serai le cobaye. On a la chance de pouvoir s’entraîner. Je fais l’aller, et le retour aussi. C’est bien de se jeter à l’eau tout de suite. Il y a un écart avec l’IMOCA avec lequel j’ai fait le tour du monde, mais il y en a moins entre le rameur et l’IMOCA.” « Je suis la poule V2. »
« Une poule de luxe », comme dit Guirec.
« On vise 10 jours maximum. L’idée, c’est de passer du bon temps. »
« Je suis déjà monté sur un cata de croisière, mais c’est ma première expérience de ce genre. »

Inoxtag et Guirec Soudée avec Mike Horn venu en voisin leur souhaiter bon vent !



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Class40. Horta – Les Sables top départ en solitaire !

Le ton est donné dès les premiers milles de cette deuxième étape de Les Sables – Horta – Les Sables : place au solitaire, à la stratégie et à la régularité. À 14h00, heure française, les 23 Class40 encore en course ont quitté Horta dans un vent médium, longeant les spectaculaires falaises de l’Espalamaca avant de mettre le cap au nord-est en laissant l’île de São Jorge à tribord.

Luca Rosetti, leader au classement général, a pris un très bon départ, rapidement suivi par William Mathelin-Moreaux et Guillaume Pirouelle, tous deux bien décidés à jouer les premiers rôles sur cette traversée au format inédit. Fait marquant de ce début de course, Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Planète Location) a croisé la route d’un baleineau, une rencontre presque ordinaire dans ce sanctuaire de la biodiversité.
Cette seconde partie de course s’annonce directe mais pas moins exigeante. Elle revêt une dimension particulière : pour la première fois, les marins affrontent en solo les 1 270 milles qui séparent les Açores de la Vendée. Un défi unique qui demande un engagement total.

La Belge Djemila Tassin ne cache pas son émotion : « C’est l’instant où l’on récolte les fruits du travail des derniers mois. Une fois qu’on est en mer, ça sera parti. Mais là, c’est le dernier moment où l’on touche à tout ce que l’on a mis en place. Et ce sont des moments qu’on ne vit pas souvent sur l’année et ils sont pleins d’émotions. Je suis là où je voulais être, et ça, c’est ce qui compte »
explique-t-elle au moment de larguer les amarres.
Plus expérimenté, William Mathelin – Moreau était impatient de prendre la mer, seul à bord de « Les Invicibles » : « C’est une manière différente de naviguer, surtout sur le sommeil. On doit être autonomes de A à Z. C’est à nous de faire les manœuvres, la météo, de faire avancer le bateau. C’est très complet, et on se dépasse encore plus qu’en double. C’est un exercice différent que j’adore. »

Une étape décisive
Sur le plan sportif, les écarts restent extrêmement serrés : moins de deux heures séparent les dix premiers à l’issue de la première étape. Luca Rosetti (Maccaferri Futura) devra défendre sa position face à une flotte resserrée et affûtée.
« Il y a pas mal d’options météo possibles avec des choix très différents depuis le début. On a bien travaillé la question et on verra comment ça évolue. Il va falloir se creuser les méninges. Les écarts sont tout petits. On part pour une course décisive » analyse le Havrais Guillaume Pirouelle (Seafrigo – Sogestran), 4e au classement général.
Les prochaines heures seront donc cruciales pour la mise en place des premières options. Le suspense est total pour cette arrivée prévue dans moins d’une semaine aux Sables d’Olonne. Tous rêvent d’arriver à temps pour pouvoir assister au feu d’artifice prévu à l’entrée du chenal.

INTERVIEWS

Guillaume Pirouelle (Seafrigo – Sogestran)
« On part pour une course décisive, d’autant plus qu’elle se court en solitaire. »
“La deuxième étape est plutôt indécise. Il y a pas mal d’options météo possibles, avec des choix très différents dès le début. On a bien travaillé le sujet, on verra comment ça évolue. Il va falloir se creuser les méninges. Les écarts sont très faibles. On part pour une course décisive, d’autant plus qu’elle se court en solitaire. C’est très différent.”

Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Planète Location)
« C’est une première réalisation, et une belle occasion de se jauger. »
“C’est une étape qui s’annonce compliquée. On est encore dans l’heure des choix, avec les derniers fichiers météo qui tombent. Je suis concentré sur les décisions à prendre dès le début de course. Les premières heures vont être déterminantes. C’est ma première course en solo avec ce bateau. On monte les projets pour vivre ce genre de moment. C’est une première réalisation, et une belle occasion de se jauger par rapport aux autres.”

Greg Leonard (Swift)
« J’ai hâte de prendre le départ. Ce fut un super moment ici à Horta. »
“Tout va bien, le bateau est prêt. Les conditions météo s’annoncent belles, un peu lentes, mais il y aura peu de manœuvres d’après ce que j’ai vu ce matin. J’ai hâte de prendre le départ. Ce fut un super moment ici à Horta. C’est magnifique, l’île est superbe. Nous avons vu des baleines, c’était génial.”

Yves Courbon (Ocean Connect)
« On est venus pour s’amuser, alors autant en profiter ! »
“Il vaut mieux rester détendu, c’est un bon moment. On est venus pour s’amuser, alors autant en profiter. Les conditions sont plutôt clémentes. La route va être longue a priori, donc je risque de rater le 14 juillet ! On a été super bien accueillis ici à Horta. Merci à l’organisation et à la ville. Je reviendrai ! La deuxième étape va partir assez vite. J’aime bien le solitaire. Les bateaux sont sécurisants, et s’il y a trop de vent, on réduit la toile.”

Christophe Rateau (Gustave Roussy)
« En solo, on est face à soi-même… Il faut bien dormir pour rester en forme. »
“Je suis presque plus prêt que d’habitude. On a eu le temps de tout tester, de bricoler. Je suis plutôt serein. Ma seule crainte, c’est la durée, mais ça va aller. Cela fait un moment que je n’ai pas couru en solo. C’est ma première fois en Class40, donc ça change un peu de taille, mais j’en ai fait pas mal par le passé. Ce qu’on redoute le plus, c’est le sommeil. En double, on se soutient et on gère les avaries à deux. En solitaire, on est face à soi-même, donc il faut bien dormir pour rester en forme. On revient toujours au sommeil !”

Sasha Lanièce (Alderan)
« Ce que j’aime dans le solo, c’est de me prendre des murs et de trouver les solutions toute seule. »
“Ce départ est différent des autres. C’est une demi-transat en solo. J’en ai déjà fait, mais là, c’est la première fois en course, la première fois au large. C’est cool que la météo ne soit pas trop dure, car ce sont de gros bateaux. Elle sera technique, et ça va me faire progresser. Ce que j’aime dans le solo, c’est de me prendre des murs et de trouver les solutions toute seule. À la fin, on se rend compte qu’on est capable de faire des trucs de ouf.”

Pierre-Louis Attwell (Vogue avec un Crohn)
« Je suis très content de renouer avec le solo. »
“On a de la chance : pour une reprise en solitaire, les conditions sont plutôt clémentes. Il y aura un peu d’air au départ, ce sont de belles conditions, pas trop difficiles. Il y aura des passages stratégiques et des choix de placement dans la flotte par rapport aux systèmes météo, mais je pars l’esprit tranquille. Ma dernière course en solitaire, c’était la Route du Rhum, donc ça remonte un peu. On s’est bien préparés à l’entraînement, et je suis très content de renouer avec le solo.”

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Admiral’s Cup. Les bateaux de l’AC2

NM43, Albator (YCF) © Paul Wyeth

L’Admiral’s Cup 2025 se jouera avec 2 divisions. L’AC1 les gros bateaux et l’AC2 les bateaux plus petits mais le défi est tout aussi difficile, voire plus. C’est là que l’élite de la voile rencontre l’endurance brute en mer. Les marins sont de classe mondiale : des professionnels chevronnés de la Coupe de l’America, des navigateurs autour du monde, des médaillés olympiques et des vainqueurs de courses au large en équipage réduit. C’est Albator du YCF qui représentera la France avec Teasing machine en AC1.

Ce qui distingue la classe AC2, c’est la plus grande diversité dans la conception des bateaux et les performances en course sous IRC, ce qui signifie que les résultats peuvent varier considérablement en fonction des conditions météorologiques et de l’état de la mer. Attendez-vous à des feux d’artifice et à quelques surprises.

Abracadabra (NYYC-Black Magic)

Le Ker 43 Abracadabra de Donald Thinschmidt, originaire des États-Unis, comptera à son bord des experts locaux pour l’Admiral’s Cup. Les navigateurs Andy Beadsworth et Simon Fry, multiples champions du monde, seront en compétition. Tous deux ont fait leurs armes lors de l’Admiral’s Cup au sein de la même équipe britannique en 1993. Le navigateur britannique Pete Selby est un expert du Solent et possède une expérience de l’Admiral’s Cup. Les meilleurs navigateurs canadiens à bord de l’Abracadabra sont Curtis Florence, multiple champion du monde et ancien Rolex Sailor of the Year pour le Canada, ainsi que Brad Boston, double olympien.

Albator (YCF)

Le NM43 Albator de Phillip Frantz a remporté sa classe lors de la RORC Caribbean 600 de cette année. L’équipage navigue ensemble depuis de nombreuses années et forme une communauté soudée et bien rodée. Beaucoup ont participé à plusieurs reprises à la Solitaire du Figaro et au Tour de France à la voile. Le skipper Benoit Briand a participé à trois America’s Cup et a couru sur l’Orange de Bruno Peyron pour remporter le Trophée Jules Verne en 2002.

AMP-lifi (RORC White)

Le champion du monde Swan Chris Frost participera à la course à bord du Carkeek 42 AMP-lifi avec sa partenaire Elin Haf Davies. Frost rêvait de participer à l’Admiral’s Cup et a acheté AMP-lifi spécialement pour cela. L’ancien vainqueur de la Fast40+ One Ton Cup, Girls on Film, dispose d’un équipage entièrement britannique, à l’exception du pilote irlandais Roy Darrer. Ian Southworth, champion du monde J/24 et J/70, est également l’un des principaux pilotes. Parmi les autres spécialistes du Solent, citons Mike Stannard et Brett Aarons. Kevin George a fait partie intégrante de l’équipe victorieuse du Maxi 72 Alegre et de l’équipage du Pip Hare’s IMOCA Medallia qui a remporté la Line Honours lors de la Sevenstar Round Britain & Ireland Race 2022. Mark Bartlett est un navigateur autour du monde qui a été capitaine de nombreux bateaux victorieux. Une grande partie de l’équipage de l’AMP-lifi est issue de la classe Quarter Tonner, où l’humour est de mise.

Back to Black (CYCA)

Sean Langman a participé à 34 éditions de la Rolex Sydney Hobart, un exploit incroyable. Son GP42 modifié, Back to Black, compte à son bord Gordon Maguire, né en Irlande et basé en Australie. Maguire a participé à quatre courses autour du monde et a remporté presque toutes les grandes courses au large depuis. Maguire a remporté l’Admiral’s Cup avec l’équipe britannique en 1989 et cette année, il courra avec son fils Charlie. Ce dernier n’était même pas né lors de la dernière Admiral’s Cup et Charlie devrait être le plus jeune concurrent de l’édition 2025. L’équipe de Langman sur Back to Black comprend également Matt Humphries, un autre vétéran de quatre campagnes autour du monde, qui a remporté la victoire au classement général de la RORC Transatlantic Race 2024 à bord du PAC52 Warrior Won de Chris Sheehan.

Baraka GP (Dutch Offshore Sailing Team)

La famille de Graff participe à la Rolex Fastnet Race depuis plusieurs générations ; leur Ker 43 Baraka GP est co-skippé par Dirk et Olivier de Graff. Wouter Verbraak, membre de l’équipe néerlandaise victorieuse de l’Admiral’s Cup en 1999, est un navigateur chevronné qui a participé à trois Volvo Ocean Races. Parmi les jeunes talents néerlandais, on trouve les navigateurs de 49er Thomas Snoek et Merle Louwinger. Les diplômés de la Rotterdam Offshore Sailing Team, dirigée par le Royal Maas YC, sont également présents sur le Baraka GP après avoir navigué dans le passé sur le ROST Van Uden, leur coéquipier pour l’Admiral’s Cup.

Beau Ideal (RHKYC)

Le Botin 40 Beau Ideal de Karl Kwok est un tout nouveau bateau skippé par des étoiles montantes du monde de la voile. Dave Swete et Suzy Peters, vainqueurs de la Rolex Fastnet Race, font partie de l’équipage. Swete a également participé à deux Volvo Ocean Race et est champion du monde de match racing. Robbie Southwell, originaire de Cowes, et son compatriote britannique James Crampton, vainqueur de la RORC Transatlantic Race, semblent être plus souvent que d’habitude sur le bateau gagnant. Ryan Houston, triple participant à la Volvo Ocean Race et à l’America’s Cup, et Francesco Mongelli, double tour du monde à la voile, viennent compléter l’expérience de l’équipe.

Callisto (Royal New Zealand Yacht Squadron)

À bord du GP 42 Callisto de James Murray se trouve une équipe d’élite composée de talents internationaux. Le Néo-Zélandais Dean Barker a mené le Team New Zealand à la victoire dans l’America’s Cup en 2000 et a depuis participé à des courses au large et sur les circuits TP52 et RC44. Mike Sanderson, ancien Rolex World Sailor of the Year, a notamment skippé l’ABN AMRO One à la victoire dans la Volvo Ocean Race 2005-2006 et a fait partie de l’équipe néerlandaise qui a remporté l’Admiral’s Cup en 1999. James Dagg, également originaire de Nouvelle-Zélande, a participé aux victoires de Team NZ lors des America’s Cup 1995 et 2000 et apporte une vaste expérience acquise sur les circuits TP52 et Maxi. Le navigateur Ian Moore vit sur l’île de Wight ; il est un vétéran de deux Volvo Ocean Race, dont une victoire avec Illbruck Challenge. Moore est un navigateur très recherché qui possède une connaissance approfondie de la zone de course de l’Admiral’s Cup. L’Italien Pierluigi de Felice apporte son expérience de l’America’s Cup acquise chez Luna Rossa et Oracle, tandis que le Britannique Nic Asher, double champion du monde de 470, est un concurrent chevronné en TP52 et RC44.

Django JPK (YCCS)

À bord du Django JPK 1180 de Giovanni Lombardi Stronati se trouve Juan Vila, largement considéré comme l’un des meilleurs navigateurs de sa génération. Le palmarès de Vila comprend l’America’s Cup, la Volvo Ocean Race et le Trophée Jules Verne, ce qui le place dans un club très restreint de navigateurs. Le Django JPK compte également parmi son équipage le Néerlandais Dirk de Ridder, vainqueur de l’America’s Cup et de la Volvo Ocean Race, et le Néo-Zélandais Ross Halcrow, vainqueur de deux courses autour du monde et deux fois vainqueur de l’America’s Cup. Des dériveurs olympiques aux courses au large et aux matchs de haut niveau, la polyvalence et le génie technique de Michele Ivaldi ont fait de lui l’un des marins les plus respectés et les plus accomplis d’Italie. Depuis qu’il a participé à deux courses autour du monde, le marin allemand Michi Mueller enchaîne les victoires dans les classes Grand Prix pour grands bateaux.

Garm (RORC Red)

L’équipage du JPK 1180 Garm de Per Roman est composé de marins suédois et espagnols. Le plus expérimenté des Espagnols est Gustavo Martínez Doreste. Ce double olympien a remporté plusieurs championnats du monde dans des classes monotypes. Le propriétaire du Garm, Roman, a terminé deux fois deuxième aux championnats du monde J/80 et est champion d’Europe IRC. Le Garm est l’un des trois JPK 1180 en compétition, tous modifiés, ce qui devrait donner lieu à une bataille passionnante au sein de la classe.

Ginkgo (Bayerischer YC)

Le Humphreys 39 Ginkgo de Dirk Clasen était auparavant l’Oystercatcher de Richard Matthews. Bien que l’équipe allemande soit très corinthienne, le passage à un voilier en carbone lui a permis de rivaliser avec les meilleurs dans des épreuves telles que l’Admiral’s Cup. En 2023, Ginkgo a reçu le German Offshore Award, qui récompense le voilier allemand le plus performant dans les courses offshore internationales.

Edelweiss (Hamburger Segel Club)

Le Millenium 40 Edelweiss de Thomas Reinecke est skippé par un équipage corinthien qui participe depuis 10 ans à des courses, notamment en mer Baltique, mais aussi à la Rolex Fastnet Race. Edelweiss a terminé la Rolex Fastnet Race 2021, marquée par des vents violents, et la Roschier Baltic Race 2022.

Jolt 6 (YCM)

Boris Herrmann et Cole Brauer apportent leur grande expérience des courses en solitaire et en équipage réduit au Carkeek 40+ Jolt 6 de Pierre Casiraghi. Herrmann, l’une des figures les plus emblématiques de la course océanique en solitaire et cinquième du Vendée Globe 2020-2021, Cole Brauer vient quant à elle de terminer le Global Solo Challenge, devenant ainsi la première femme américaine à faire le tour du monde en solitaire et sans escale. Will Harris complète le trio de marins de l’équipe Malizia Racing. Tous originaires de l’île de Wight ou du Hampshire, le multiple champion du monde Ben Saxton, le navigateur de l’America’s Cup et du tour du monde Andrew McLean, ainsi que le tacticien Tom Dawson, se distinguent dans l’impressionnante liste des membres de l’équipe monégasque. Le Néo-Zélandais Graeme Spence a couru pour l’équipe INEOS Team UK lors de la 36e édition de l’America’s Cup.

Nola (KSSS)

À bord du MAT12 Nola de Taavet Hinrikus, skippé par Margus Uudum, on retrouvera le Norvégien Aksel Magdahl, qui compte deux tours du monde à son palmarès. Le champion du monde de match racing Piotr Przybylski et le médaillé de bronze olympique Hugo Rocha seront également présents sur Nola. Conçu par Mark Mills, Nola est monté sur le podium lors de sa première course RORC, la Roschier Baltic Sea Race 2022.

Sunrise IV (Royal Irish Yacht Club)

Le Sunrise IV de Tom Kneen est un nouveau JPK 1180 qui a été développé à partir des connaissances acquises lors de la victoire dans la Rolex Fastnet Race 2021. Aux côtés du vainqueur de la Fastnet, Tom Kneen, on retrouve son navigateur Tom Cheney, ainsi que l’expérience considérable d’Eddie Warden Owen, vainqueur de l’Admiral’s Cup en 1981. Parmi les marins irlandais à bord figurent l’olympien Maurice « Prof » O’Connell et le Figarist Kenny Rumball.

X-Day (RVG)

Le GP42 X-Day modifié est skippé par Lars Hückstädt et est l’ancien Fast40+ Redshift. Le Figarist Nick Cherry, qui était le skipper du Redshift, est un ancien champion britannique de match racing et a participé à la Volvo Ocean Race. Le X-Day a terminé deuxième derrière le Long Courrier lors de la Rolex Middle Sea Race 2024. Le X-Day vient du Regatta Verein Greifswald, sur la mer Baltique.

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Tour des ports de la Manche. Arrivée ensoleillée à Diélette après un départ en grande rade de Cherbourg

Jean-Louis Carli

Après l’annulation de l’étape de lundi Cherbourg/ Guernesey compte tenu des conditions de navigations difficile, l’ensemble de la flotte a repris la course ce matin pour rallier Diélette. Une belle journée s’est offerte aux navigateurs alliant vent et soleil. Un départ en grande rade de Cherbourg direction le Cap de la Hague et le passage du Raz Blanchard, redouté pour ses courants intenses, qui a été franchi en fin de matinée. Les bateaux ont ensuite navigué sous le soleil dans l’Anse de Vauville jusque Diélette.

Résultats de l’étape Cherbourg / Diélette :

Groupe 1

  1. CANAGLIA CAEN – LE GOUBEY Jean-baptiste
  2. FONDOUEST – BELGHAZI Louis
  3. MOLèNE – ESPACE VOILE – DAVAL Arnaud

Groupe 2

  1. DIRECT MINIBUS – GIANNANTONI Pascal
  2. STL NAUTISME OPLITE – ANGOT Paul
  3. DIAMOND HEAD – BAJEUX Jean daniel

Groupe 3

  1. LES RAPETOUS – PRONIER Jean-luc
  2. CALLISTO – GUERIN Antoine
  3. KAIRBARIO-KÜNKEL PALE – LEGALLET Jan

Groupe 4

  1. CRéDIT MUTUEL – BUNEL Vincent
  2. REQUEST – BURKE Justin
  3. PILE OU FAST – ASSELIN Pierre

Mini 6.50

  1. WORK IN PROGRESS – ANTOINE Calliste
  2. BISCUIT – GEOFFROY Noa
  3. MNDA – MATILDA – BERNARD Clothilde-marie

Retour de Titouan GIANNANTONI – À bord de DIRECT MINIBUS vainqueur dans le groupe 2 ce jour. Il vient de Bretagne, navigue depuis son plus jeune âge et participe pour la première fois au Tour des Ports de la Manche : “On connaissait quelqu’un dans notre club qui avait déjà participé à la course et qui nous avait dit que c’était vraiment une course à faire. On découvre, c’est super”.

Programme mercredi 9 juillet – Diélette / Barneville-Carteret
10h : 1er signal
A partir de 18h : arrivée des bateaux
19h30 : remise des prix en présence de Louis Duc parrain du Tour des Ports de la Manche

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TourVoile. Dunkerque-Kiloutou s’impose à Port-la-Forêt

Alexis Courcoux/LIOT Images/Tour Voile

S’il fallait résumer cette grande boucle de plus de 24 heures en une image, ce serait celle d’un duel contre le courant. Partis hier de Port-la-Forêt en direction d’Ouessant, les Figaro Beneteau 3 ont dû faire preuve de persévérance avant de pouvoir regagner la baie de La Forêt, ce mardi 8 juillet, au terme d’un tracé d’environ 180 milles sur l’eau. Pour clore ce long chapitre, la direction de course a finalement décidé de réduire le parcours à Linuen.

Dunkerque-Kiloutou a franchi en première position la ligne d’arrivée à 22h 15min 59s. À seulement 5 minutes d’écart, Paprec by Normandy Inshore Program décroche la deuxième place, suivi par Les Étoiles Filantes-Takhys x NST, qui complète le podium.
Petit tour du côté du classement général provisoire (avant jury) : Paprec by Normandy Inshore Program conserve la tête. À 19,5 points des premiers, Dunkerque-Kiloutou occupe, pour l’heure, la deuxième place. Juste derrière, La Réunion se maintient en troisième position.

Navigation rase cailloux, vent erratique, courants contraires… Tout a concouru à pimenter ce parcours offshore, malmenant les nerfs et éprouvant la patience des marins. Lors de cette première grande boucle, initialement prévue pour durer 24 heures, les Figaro Beneteau ont accumulé du retard, notamment à cause d’un vent bien moins docile que prévu.
« C’était quand même une étape assez intense, avec peu de vent, beaucoup de courant, et sans cesse des petits coups à jouer, raconte Arthur Meurisse skipper de Dunkerque-Kiloutou. Ça a commencé dès le départ, avec un petit passage dans les cailloux. Nous avons enregistré notre trace, car elle est plutôt pas mal. Nous nous en sommes bien sortis en réussissant à recoller avec LGC Sailing-Bretagne Plaisance, puis nous enchaînons un long bord vers l’Occidentale de Sein, où nous avons attaqué par-dessous, sans vraiment gagner ni perdre. En approche de la Jument, nous avons un peu tiré la barre pour partir dans le courant, et ça a été très payant. Nous recollons avec Paprec et Les Étoiles Filantes. Ensuite, un long bord de spi nous a permis de redescendre, et c’est là que nous avons joué notre dernière carte au passage du Raz de Sein. En longeant la baie d’Audierne, nous avons réussi à prendre un petit cran d’avance sur Paprec. »

En fin de matinée, mardi, Les Étoiles Filantes-Takhys X NST passe le phare de la Jument, au Sud-Ouest d’Ouessant, en tête avant de mettre le cap vers le mythique Raz de Sein. Cette navigation de bords droits nécessitait de la rapidité.
« Il fallait tenir le spi et rester concentrés, surtout après une nuit où nous n’avons pas beaucoup dormi, confie Maé Cottereau. Il fallait rester attentifs, garder le spi gonflé et faire de la vitesse. Nous n’étions pas forcément très bien partis, mais nous avons vite rattrapé dans la nuit. Nous étions à fond et sommes sortis en tête au petit matin. Ensuite, Paprec et Dunkerque nous ont rattrapés. Et là, c’était un peu la guerre sous spi. Nous sommes très contents de cette troisième place. »
Comme un éternel « jour sans fin », les équipages, déjà éprouvés par 12 jours de compétition, se projettent désormais sur leur nouvelle journée de course.

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