dimanche 30 novembre 2025
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Vendée Globe. Les skippers surpris par les annonces de la SAEM Vendée

Finish arrival of Armel Le Cleac’h (FRA), skipper Banque Populaire VIII, winner of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in 74d 3h min sec, in Les Sables d'Olonne, France, on January 19th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Armel Le Cleac’h (FRA), skipper Banque Populaire VIII, vainqueur du Vendee Globe en 74j 3h min sec, aux Sables d'Olonne, France, le 19 Janvier 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

L’annonce d’une décision le 15 juin d’un report ou non du Vendée Globe par Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée au cours d’une interview sur France 3 Pays de la Loire hier mardi, a surpris tous les skippers du Vendée Globe. Si certains d’entre eux saluent cette décision qui permet de sortir de l’incertitude le plus tôt possible, elle ne fait pas l’unanimité. Elle rompt surtout le “gentleman agreement” entre les skippers et la SAEM qui souhaitaient communiquer d’une seule voix, notamment auprès de leur différents partenaires dans ce contexte incertain du déconfinement. La Classe Imoca devrait communiquer ce jour pour prendre position et elle a invité les skippers à ne pas prendre position publiquement. Elle devrait réaffirmer que pour l’instant le Vendée Globe part toujours le 8 novembre.

Le village du Vendée Globe en question
En choisissant de communiquer cette date du 15 juin, la SAEM par l’entremise de son président, met clairement la priorité sur l’enjeu du village du Vendée Globe plus que sur la course en elle-même; On peut penser qu’Yves Auvinet a surtout voulu communiquer en direction de toutes les entreprises vendéennes directement impactées par cette incertitude; On peut le comprendre, les enjeux financiers sont importants. Mais cela donne l’idée que  la course est presque devenue le prétexte à cette grande kermesse du village.
C’est là peut-être où le bât blesse. Le Vendée Globe est avant tout une course au large et le public attend de rêver, de vivre cette aventure par l’entremise des skippers. Certains envisageraient même de prendre le départ le 8 novembre quoiqu’il advienne.
Chaque skipper voit midi à sa porte en fonction des intérêts de ses partenaires. Sébastien Simon défend la position de son sponsor Arkea-Paprec de reporter la course à 2021 quand Fabrice Amedeo ou Halvard Mabire pour Miranda Meron militent pour un départ le 8 novembre même sans village.
Côté sponsors, des entreprises vendéennes souhaitent un départ le 8 novembre prochain.
Jean-Jacques Laurent, le dirigeant du fabricant d’enduits PRB, qui soutient le skipper Kevin Escoffier « Je pense qu’il est important de faire ce Vendée Globe. Les gens auront besoin de rêver, la vie ne s’arrêtera pas. Pour le moment, restez confinés pour que la fête ne soit que plus belle le 8 novembre 2020.
Stéphane Windsor, directeur général de la coopérative vendéenne d’artisans du bâtiment, Artipôle, et co-sponsor du skipper Arnaud Boissières avec la Mie Câline :« Tous les événements du printemps et beaucoup de ceux de cet été sont annulés, il faut quand même qu’on ait un Vendée Globe. Financièrement, je ne vois pas l’intérêt de le reporter, la quasi-totalité des dépenses sont déjà effectuées »
Pour Christophe Guyony, le directeur général du volailler Maître Coq à Saint-Fulgent (85), qui accompagne le skipper Yannick Bestaven, « la plus grosse course médiatique, c’est le Vendée Globe. Si celle-ci était annulée, ça serait embêtant. Maintenir l’événement, c’est prouver la résilience de la Vendée. Même en période de crise, il faut continuer à communiquer ».

Benjamin Dutreux sur Water Family : ” C’est une bonne décision que nous soyons fixé assez vite. Aujourd’hui, nous sommes bloqués avec nos partenaires. Le 15 juin on pourra leur dire si la course a lieu en 2020 ou 2021. Le village c’est important pour nos partenaires. C’est le moment où ils peuvent mettre en place toutes leurs actions.

Fabrice Amedéo : ” Je regrette que la communication n’est pas été faite en concertation avec les skippers. L’avis de course parle d’une course autour du monde qui part le 8 novembre mais pas d’un village. Cette course c’est justement le rêve, le partage d’une aventure unique.

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Vues du large par Martin Keruzoré. “Continuer de rêver”

Martin Keruzoré, mediaman sur la Volvo Ocean Race ou dernièrement sur la Brest Atlantiques a profité du confinement pour nous livrer une très belle vidéo de ses images rares prises au large. ” Au début du confinement, j’ai rangé mes disques durs et je suis retombé sur ces images que je n’avais pas vu depuis deux ans et que l’on n’a jamais vue. J’ai passé ma journée à les regarder. Après j’ai commencé à chercher une musique pour illustrer un peu ce que l’on peut rencontrer au large, les hauts et les bas mais surtout les hauts pour remotiver un peu les gens dans ce confinement; continuer de rêver, s’évader en attendant de revoir les bateaux à l’eau.”
Martin participera au Trophée Jules Verne cet hiver à bord de Sodebo.

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Vendée Globe. Pas de départ sans village. Décision le 15 juin

Yves Auvinet, le président la SAEM Vendée travaille toujours avec la Classe Imoca pour un départ du Vendée Globe le 8 novembre prochain mais il déclare ne pas imaginer de Vendée Globe sans le trépied “course-média-public”. “Je n’imagine pas de Vendée Globe 2020 sans village départ et sans présence du public” a t’il précisé dans cet interview enregistrée ce mardi 5 mai sur France 3 Pays de la Loire. La décision sera prise le 15 juin et comme il n’est pas souhaitable non plus d’envisager un départ en décembre, le Vendée Globe pourrait être reporté à l’année prochaine. Ce qui n’était pas une question il y a 3 mois devient un vrai sujet aujourd’hui.

Avec une décision rendue le 15 juin, les chances de voir le Vendée Globe être reporté en 2021 sont grandes. Ce sera une énorme déception pour beaucoup de passionnés à un moment où il aurait été bon pour tout le monde de prendre le large ou du moins rêver d’y être. On pourrait imaginer que privé du départ, le public pourrait être au rendez-vous à l’arrivée en plus grand nombre, le temps que l’épidémie se calme.

34 skippers sont candidats. Certains comme Jérémie Beyou, le plus en avance avec son Imoca Charal voudrait partir quand d’autres comme Nicolas Troussel qui vient ce jour de mettre son Imoca Corum à l’eau pourrait trouver l’occasion de se donner du temps pour sa préparation.

Yves Auvinet a par ailleurs annoncé une course qualificative au départ de la Vendée le 4 juillet prochain.  Cette course préparatoire et qualificative au départ des Sables-d’Olonne devrait se substituer aux deux courses initialement prévues : The Transat ( Brest-Charleston) et New-York – Les Sables. Deux transats dont les départs devaient initialement être donnés les 10 mai et 16 juin, avant d’être annulées pour cause de pandémie de coronavirus. “La Classe IMOCA travaille depuis plusieurs semaines sur cette course, a précisé Yves Auvinet, sous réserve de validation par les autorités“. Le départ devrait être donné directement en mer le samedi 4 juillet prochain, pour un parcours ( à préciser) dans l’Atlantique avant un retour aux Sables aux alentours du 14 juillet pour les plus rapides des skippers.

 

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Le Tour du Finistère reporté

Tour du Finistère
Tour du Finistère

Le Conseil d’administration de l’agence Finistère 360° s’est réuni ce jour en visioconférence pour analyser le plan de report de trois manifestations qu’elle organise ou co-organise : le Challenge nautique des collèges, la Grande Parade Maritime Brest-Douarnenez, organisée dans le cadre des Fêtes maritimes de Brest et de Temps Fête à Douarnenez, et le Tour du Finistère à la voile.
Après avoir analysé les contraintes techniques et sanitaires, tant en mer qu’à terre, pour le
grand public, les participants et les équipes organisatrices d’une part et avoir mesuré les
conséquences économiques et financières d’autre part, les membres du conseil d’administration ont voté à l’unanimité le report de ces manifestations, considérant que les conditions n’étaient pas réunies pour assurer leur bon déroulement dans les règles de sécurité sanitaire imposées par le Covid-19.

Co-organisée par Finistère 360° et le Comité départemental de Voile, la 35e édition du
Tour du Finistère à la voile devait se tenir du 25 juillet au 1er août. Le Tourduf rassemble
chaque année environ 80 bateaux et 450 à 500 participants. L’équipe organisatrice a décidé de reporter cet événement compte tenu des difficultés à assurer la sécurité sanitaire des visiteurs (distanciation sociale à terre lors des repas, des soirées, des accès aux villages des animations, etc.), des personnels, des équipes techniques des municipalités concernées, des bénévoles et des équipages et au vu de l’incertitude relative au
recrutement des participants. Parallèlement, des incertitudes budgétaires demeuraient au niveau des recettes liées aux inscriptions des participants et à celles des sponsors, les uns et les autres étant dans l’attente d’informations sur l’après confinement. Par ailleurs, sur le plan technique, la préparation des bateaux dans les délais impartis s’avérait difficile en raison de la fermeture des chantiers d’hivernage et de maintenance et la quasitotalité
de la flotte de plaisance encore à terre, Enfin, alors que le Conseil départemental du Finistère et les collectivités locales (dont celles censées accueillir le Tour du Finistère à la voile) se mobilisent grandement pour assurer un service public de première nécessité d’une part, et un service public exceptionnel d’autre part, l’image et la notoriété de la régate pourraient s’en retrouver entachées du fait du décalage entre notre événement et la réalité du terrain. Au regard de ces éléments, les membres du conseil d’administration ont décidé de reporter cette manifestation à 2021.

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Mise à l’eau de L’IMOCA CORUM L’Épargne

©Eloi Stichelbaut / polaRYSE / CORUM l'épargne

C’est à Port-la-Forêt que Nicolas Troussel et son équipe ont mis à l’eau ce mardi l’IMOCA CORUM L’Épargne. Une étape importante de la préparation de cet IMOCA nouvelle génération signé Juan Kouyoumdjian et construit par le chantier Mer agitée de Michel Desjoyeaux.

Commencée voilà plus d’un an, la construction de l’IMOCA CORUM L’Épargne entame aujourd’hui une phase essentielle avec un timing serré d’ici le départ du Vendée Globe.
La fin du chantier et la mise à l’eau du bateau ont été réalisées dans le respect des mesures de sécurité sanitaire (mesures barrières, distanciation physique, réduction des équipes présentes sur site simultanément, désinfection des équipements) imposées par la pandémie de Covid-19. Suivront dans les prochains jours différents tests de structure, de systèmes et de jauge.

©Eloi Stichelbaut / polaRYSE / CORUM l’épargne

Le projet CORUM L’Épargne a intégré dès son origine une contrainte de temps forte, nécessitant agilité et capacité d’adaptation, qualités d’autant plus essentielles actuellement. Dans le respect des directives officielles, Nicolas Troussel va maintenant pouvoir fiabiliser le bateau et se préparer avec l’aide de plusieurs experts de très haut niveau : Nicolas Lunven, Sébastien Josse et Thomas Rouxel.

©Eloi Stichelbaut / polaRYSE / CORUM l’épargne

Nicolas Troussel, Skipper de l’équipe CORUM L’Épargne, double vainqueur de la solitaire du Figaro : « Cette mise à l’eau ouvre un nouveau chapitre. Jusqu’à présent, nous étions dans la construction et l’organisation. Attentif à l’évolution de la situation sanitaire, j’ai hâte de pouvoir naviguer. J’attends avec impatience de pouvoir tirer le premier bord et ressentir les premières sensations d’équilibre et de vitesse. Je sais mon équipe entièrement tournée vers la réussite du projet.»

Greg Evrard, Directeur de l’équipe CORUM L’Épargne : « Adaptation, abnégation et créativité sont évidemment indispensables pour avancer malgré tout, de façon responsable, eu égard aux événements que nous traversons. Je suis fier de la façon dont l’équipe, à peine constituée, en a fait preuve jusque-là. Cet état d’esprit est le minimum requis pour relever le défi que représente le Vendée Globe. »

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Plusieurs scénarios pour les Voiles de St-Tropez

Voiles de Saint Tropez 2010
Voiles de Saint Tropez 2010

La situation n’est pas simple pour les clubs et les organisateurs de courses. L’une des plus célèbres d’entre elles en Méditerranée, les Voiles de St Tropez envisage plusieurs scénarios. En accord avec la Fédération Française de Voile et dans le strict respect des directives gouvernementales, la Société Nautique de Saint-Tropez souhaite confirmer l’organisation de l’édition 2020 des Voiles de Saint-Tropez pour les bateaux modernes et les bateaux classiques du 26 septembre au 10 octobre.

A ce stade, et compte tenu des informations disponibles, les organisateurs anticipent simultanément plusieurs options : une version « normale » avec une capacité d’accueil de 2 500 personnes en même temps, une version réduite avec une capacité de 1 000 personnes, une version restreinte avec une capacité à 500, et une version à huis clos sans public du tout.

Malgré la situation, les demandes de participation de la part des concurrents sont supérieures à l’année dernière à la même période, témoignant d’une réelle volonté des bateaux à participer. “Les voyants nous indiquent une forte demande de participation qui confirme l’intérêt des coureurs, et s’explique notamment par l’annulation d’autres régates auparavant” Explique Tony Oller, le Directeur Général de la Société Nautique “L’attachement aux Voiles est un phénomène connu de longue date, et chaque année nous avons une liste d’attente de bateaux que nous ne pouvons malheureusement pas accueillir pour des raisons de logistique et de sécurité, et c’est pour cela que l’événement a lieu “sur invitation”. Il se peut que nous devions faire de même cette année en raison des restrictions qui nous seront imposées, notamment pour les bateaux et équipages étrangers. L’autre point d’interrogation concerne l’organisation à terre, l’accueil des concurrents et du public, et notamment le côté festif avec le village, le défilé des équipages et toutes les animations qui seront, potentiellement, restreintes”.

Les modalités de la manifestation seront revues mensuellement soit
– fin mai
– fin juin
– fin juillet
– fin aout
afin de préciser au mieux les conditions d’accueil des concurrents et du public, ainsi que d’assurer la protection et la sécurité des personnels et bénévoles impliqués dans l’organisation.

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La saison 2 de SailGP est reportée à 2021

China SailGP Team skippered by Phil Robertson leads Japan SailGP Team, Australia SailGP Team, and France SailGP Team in the third race. Race Day 1 Event 3 Season 1 SailGP event in New York City, New York, United States. 21 June 2019. Photo: Eloi Stichelbaut for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Sans surprise, le circuit SailGP a reporté sa saison 2 à 2021. Sur quatre évènements impactés, deux ont déjà été reprogrammés pour 2021 – San Francisco qui se déroulera les 17-18 avril et New York les 4-5 juin. SailGP a également prévu de retourner au Royaume-Uni ainsi qu’au Danemark au cours de cette saison 2 reprogrammée, en remplacement des évènements qui étaient respectivement prévus les 14-15 août et 11-12 septembre de cette année.

La saison 2 sera étendue de cinq à un minimum de sept événements sur une période qui débutera en avril 2021 et qui s’étendra jusqu’aux premiers mois de 2022. Les résultats de Sydney SailGP 2020, premier et seul événement de cette année, sont quant à eux déclarés nuls.

Sir Russell Coutts, CEO de SailGP: “Cette terrible pandémie a entraîné la perte tragique de centaines de milliers de personnes, et nos pensées vont avant tout à ces victimes et à leurs familles et amis en deuil. L’une des caractéristiques fortes de notre ligue est sa dimension mondiale. En effet, nous réunissons des talents du monde entier pour organiser et participer à une nouvelle forme de voile professionnelle. Face à cette crise sanitaire mondiale et avec la diversité de nos implantations géographiques, nous avons une responsabilité civile envers nous-même mais aussi envers les autres. Nous nous mettrons de nouveau en ordre de marche lorsque nos événements ne présenteront plus aucun risque injustifié que ce soit interne ou externe.

Dans les mois à venir, nous allons nous concentrer sur des projets qui ont pour objectifs de rendre nos courses et leurs retransmissions encore plus attractives. Cela se fera notamment à travers de nouveaux développements, que ce soit sur nos catamarans F50, sur une plateforme de simulation interactive, en améliorant l’intégration des données via l’intelligence artificielle, tout en s’employant à atteindre notre objectif ambitieux de neutralité carbone pour 2025. Je suis certain que le fait de décaler notre saison 2 va nous permettre d’aller au-delà de ce que nous aurions pu réaliser cette année, et nous sommes extrêmement privilégiés de pouvoir compter sur le soutien de nos partenaires tels que Rolex, Oracle, ROCKWOOL et de nos diffuseurs pour y parvenir.

Lors du premier évènement à Sydney il y a deux mois (sur les 5 prévus en 2020), les équipes qui ont représenté l’Australie, le Danemark, la France, Le Royaume Uni, le Japon, l’Espagne et les Etats-Unis se sont retrouvées sur l’eau pour s’affronter à bord des bateaux les plus rapides du monde. A cette occasion, Sir Ben Ainslie, quadruple champion olympique, a mené son équipe anglaise à la victoire, se positionnant ainsi comme l’équipe favorite face au champion et tenant du titre australien Tom Slingsby.

«Cette crise est une énorme épreuve pour le monde entier, en particulier pour le personnel soignant qui est en première ligne. Finalement, nous ne faisons que du sport et nous ne reviendrons que lorsqu’il n’y aura plus de risque pour les personnes impliquées. Bien sûr c’est dur de ne pas pouvoir aller naviguer notamment après cet avant-goût que nous avons eu à Sydney il y a quelques mois. Naviguer sur ces bateaux est un privilège et je sais que nous aurons de nouvelles occasions. En attendant, je cherche un moyen de revenir encore plus fort quand nous régaterons à nouveau l’année prochaine », déclare Ben Ainslie.

Pour Billy Besson, barreur de l’équipe France SailGP: «Nous sommes évidemment déçus de ne pas pouvoir naviguer cette saison mais nous sommes tous concernés et solidaires face à cette crise sanitaire. Nous cherchons actuellement les moyens de pouvoir continuer à rester au meilleur niveau pour revenir plus forts en 2021.»

Afin de protéger l’organisation tout au long de cette période imprévisible, Russell Coutts a temporairement suspendu l’intégralité de son salaire alors que les employés restants ont volontairement accepté des réductions de salaires effectives jusqu’à la fin de cette année. Quant à l’effectif global, il a été réduit proportionnellement aux besoins actuels et les athlètes sous contrat ont reçu une compensation financière supérieure à 50% du total prévu pour l’ensemble de la saison.

Les événements de cette nouvelle saison 2 seront à nouveau retransmis dans le monde entier, à travers nos principaux diffuseurs dans plus de 100 pays, incluant les marchés de chaque équipe représentée : SKY Sports (Royaume Uni/Ireland), CBS Sports (Etats-Unis) Fox Sports (Australie), Canal+ Sport (France), TVE et TV3 (Espagne), TV 2 Sport (Danemark) et DAZN (Japon).

Les résultats d’audience observés après l’évènement de Sydney en 2020, ont marqué une progression de 27% par rapport à 2019, qui était alors une première mondiale pour notre ligue.
On peut noter en plus de cette croissance, 16% d’audience supplémentaire totale auprès de nos diffuseurs, de même qu’une augmentation de 83% du nombre de vues de nos vidéos et un bond de 234% du nombre d’impressions sur nos réseaux sociaux.

Dans ce premier quart d’année, plus de 13 millions de minutes de contenus ont été consommés sur les chaînes Facebook et YouTube de la ligue pendant que notre film « It’s Not What You Think » relatif à notre campagne marketing a touché plus 6,5 millions de personnes le mois précédent l’ouverture de la saison.

Au cours de l’ouverture de la saison inaugurale 2019, les fans ont pu adhérer au concept SailGP puisque les cinq évènements du championnat du monde ont recueilli une audience télévisuelle de 256 millions. De plus, 133 000 spectateurs ont visionné les évènements en direct, 138 000 ont téléchargé l’application mobile qui a gagné un award et plus 100 000 eF50 ont régaté depuis le début de sa première plateforme de jeu.

Dans les mois précédents le début de la saison 2 de 2020, la ligue a intégré de nouvelles équipes tels les danois et les espagnols, signé des partenariats titres avec les équipes INEOS et ROCKWOOL, annoncé un cinquième évènement, Copenhague, et fait rentrer la société Endeavor en tant qu’actionnaire minoritaire au capital.

Russell Coutts poursuit : “Nous avons créé un élan positif et une dynamique de croissance suite à nos six premiers évènements. Nous sommes toujours engagés à 100% à devenir des détenteurs de droits dans le sport d’une manière qui n’a jamais été réalisée auparavant.
Nous allons prioriser le développement d’innovations technologiques pendant cette période d’intérim avant de nous recentrer sur nos évènements début 2021.”

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Changement de président à la SNST

Tony Oller est remplacé au poste de Président par Pierre Roinson et devient Directeur Général à compter du 1er mai 2020. Pierre Roinson prend la barre de la SNST jusqu’à la prochaine Assemblée générale dont la date de report pour 2020 n’est pas encore définie.
Tony Oller : « Après 2 ans passés à la Présidence de la Société Nautique, j’ai remis la démission de mon poste au Conseil d’Administration. Une décision mûrement réfléchie et discutée avec tous les acteurs internes mais également externes à notre association. En effet, depuis de nombreuses années, et malgré l’engagement des membres du Conseil d’Administration, la charge de travail d’un Président bénévole fait débat. Il a donc été décidé de créer un poste de Directeur Général pour diriger et faire appliquer les décisions prises par le Conseil d’Administration. Après une large consultation auprès d’organismes spécialisés et une publicité dans la presse nautique, 14 candidats ont répondu à notre appel. Le CA m’a fait l’honneur de me nommer à ce poste de directeur général.
Je ne quitte pas le navire mais prends d’autres fonctions afin d’épauler notre Président dans l’accomplissement de ses tâches et pour mieux vous servir.

Pierre Roinson, un passionné de la mer
« Membre de la Société Nautique de Saint-Tropez depuis 37 ans et membre du Conseil d’Administration depuis 4 ans, je suis très honoré d’en avoir été élu Président le 27 Avril 2020 et c’est avec une équipe soudée et son nouveau Directeur Général, Tony Oller, que nous saurons maintenir, développer et faire rayonner la Société Nautique de Saint-Tropez.
J’ai découvert Saint-Tropez en 1973, je revenais d’un convoyage transatlantique sur un voilier. Je suis tombé alors sous le charme de ce petit village qui me rappelle Saint-Malo, citée corsaire, berceau de mon enfance et dont l’histoire m’apprendra qu’ici aussi de grands marins y ont laissé leurs empreintes.
La passion de la mer ne m’a jamais quitté. Membre de la SNST et propriétaire d’un voilier basé sur son plan d’eau, je participe à de nombreuses régates et depuis 1983 à la Nioulargue puis aux Voiles de Saint-Tropez sous les couleurs de notre Club. Dès ma retraite j’ai pu refaire quelques croisières et c’est avec fierté que j’ai remis le guidon du Club au Yacht Club de la Havane et à celui de Beyrouth.
La SNST m’a beaucoup apporté et j’y ai rencontré des personnes formidables. C’était pour moi un juste retour des choses que de m’investir au sein du Club. »

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Un déconfinement en 3 phases pour la voile

Maxi Edmond de Rothschild - Franck Cammas Charles Caudrelier
Maxi Edmond de Rothschild - Franck Cammas Charles Caudrelier Photo: Yann Riou

La Fédération Française de Voile a publié ce jeudi son plan de déconfinement baptisé #EnviedEmbruns. (téléchargeable ici). Celui-ci vise à soutenir et accompagner les clubs principalement et à entourer la pratique des sports nautiques. Il s’articule autour de 3 phases avant, pendant et après les vacances d’été.
A partir du 11 mai, alors que les écoles de Voile seront autorisés à réouvrir progressivement, la pratique sportive de haut niveau sera autorisé pour l’olympisme et la course au large. Toutes les classes Imoca, Ultim, Multi50, Figaro, Mini 6.5, etc, devraient pouvoir naviguer à nouveau pour s’entraîner.
Il devrait y avoir de l’effervescence dans les ports français notamment à Lorient, Port-la-Forêt, la Trinité-sur-Mer, la Rochelle ou sur le bassin Méditerranéen où les équipes se prépare pour le JourJ.
Il ne devrait y avoir aucune compétition nationale cet été pour éviter les déplacements. Celles-ci sont reportées après les vacances d’été en favorisant les compétitions locales. Le calendrier sportif national (Championnats de France, Régates de grade 4) reprendra cet automne. Les régates internationales sont interdites sauf les départs de Course au Large
(régates de grades 2 et supérieurs).

Dans les classes, on s’adapte et on s’organise. La classe Mini devrait publier son programme. Les Figaristes participeront à la Solitaire du Figaro le 30 août prochain. La préparation s’annonce courte et le jeu ouvert. En IRC, les grandes courses sont reportées à septembre.

Imoca et Vendée Globe
Après l’annulation de The Transat, la New-York Vendée, la classe Imoca devrait annoncer très prochainement son programme avec une course au large qui servirait de qualification pour le prochain Vendée Globe. Ce dernier reste toujours d’actualité avec un départ prévu le 8 novembre. La gestion de la pandémie et de son évolution pose la question de son report. Si en mars, la question ne se posait même pas, elle est aujourd’hui évoquée sans être encore une inquiétude. Il reste encore 6 mois avant le départ, la SAEM et les organisateurs devront sans doute se décider fin août. Tout dépendra de la deuxième vague ou non de l’épidémie et de sa propagation sur le territoire. A noter que l’ouest de la France reste le moins touché à ce jour.

Ultimes et Jules Verne
Le seul rendez-vous des ultimes cette année était The Transat. Son report laisse le temps à l’écurie Gitana et Sodebo de préparer leur tentative de battre le record du Trophée Jules Verne dès cet automne. Macif et Banque Populaire peuvent quant à eux s’atteler à la construction de leur nouveau trimaran.

Les Multi50 participeront à leur circuit de Grand Prix
Si le chantier sur le Multi50 Primonial de Sébastien Rogues a pris un peu de retard avec le confinement avec un nouveau mât, une nouvelle casquette, celui-ci sera au rendez-vous tout comme l’Arkema 4 en chantier chez Lalou Multi qui devrait être mis à l’eau en juillet. Ce sera peut-être plus compliqué pour le nouveau Multi50 de Fabrice Cahierc en construction sur le chantier italien Persico Marine dans une région très touchée par l’épidémie.

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Le Multi50 Arkema 4 mis à l’eau en juillet

Construction d'Arkema 4
Construction d'Arkema 4. @ Vincent Olivaud / Arkema Sailing

Le Multi50 Arkema 4 devrait être mis à l’eau en juillet malgré la difficulté lié au confinement. Sa construction se poursuit chez Lalou Multi au Verdon-sur-Mer qui a du faire face aux effets de cette crise : perte d’effectif, difficultés d’approvisionnement en matériaux, mesures sanitaires à mettre en place dans ce chantier comptant normalement plus de 20 personnes.

Avant même l’annonce du gouvernement, Quentin Vlamynck, futur skipper d’Arkema 4, était d’ores et déjà en confinement. Fabienne Roucayrol, directrice de l’écurie Lalou Multi, a en effet pris cette décision au début de mois de mars en raison de suspicions de cas de Covid-19 en son sein. « Plusieurs employés ont été diagnostiqués – mais non testés – comme porteurs du virus. Pour leurs protections, et celle de tous, j’ai demandé à Quentin et à d’autres employés de se mettre à l’isolement pendant trois semaines. Nous avions alors une vingtaine d’opérateurs sur le chantier de construction, dont près d’un tiers de ressortissants britanniques. Les mesures de confinement, compte tenu des situations familiales de chacun, nous ont obligés à revoir totalement nos effectifs, même si nous n’avons jamais stoppé le chantier de construction. L’administratif et le bureau d’études sont en télétravail et, à ce jour, 7 opérateurs travaillent dans l’atelier et s’attèlent à la construction du trimaran. Certes, nous avons pris du retard mais serons en mesure de mettre Arkema 4 à l’eau au mois de juillet. » La Transat Québec – St Malo annulée, Arkema 4 sera ainsi prêt pour s’aligner sur les différents grands prix du circuit des trimarans Multi50 de cette fin été, avant de s’engager certainement vers des navigations en Méditerranée à l’automne.

L’avancement du trimaran Arkema 4
Fruit de la technologie et du travail conjoint des équipes R&D d’Arkema et de Lalou Multi, Arkema 4 sera lui aussi un bateau novateur et avant-gardiste. « La coque centrale est en cours de finition d’assemblage, les deux bras seront assemblés début mai et les flotteurs sont en train d’être terminés » explique Quentin Vlamynck, futur skipper de ce nouveau Multi50. « Le bateau prend forme et désormais, quand on entre dans le chantier, nous pouvons visualiser à quoi il ressemblera. La forme de carène est belle, la coque est typée et on aime cette originalité chez Lalou Multi. Nous sommes vraiment contents du travail de dessin et nous nous appliquons à le rendre concret, de manière solide et légère. » Skipper polyvalent, Quentin s’occupe actuellement de la stratification des différentes cloisons intérieures de son futur bateau et procède avec le reste de l’équipe à l’assemblage de toutes les pièces. « C’est très satisfaisant de réaliser de belles pièces et de voir l’avancée du bateau, mais il reste du travail ! » concède-t-il. « Nous allons vivre 3 mois très intenses pour équiper entièrement le bateau et s’assurer qu’il soit opérationnel dès la mise à l’eau. Surtout que certains fournisseurs sont à l’arrêt et nous nous attelons à ce que tout soit rapidement livré dès que la situation de déconfinement le permettra. »

Entraînements virtuels et préparation sportive
En parallèle du chantier, tout en respectant la réglementation en vigueur actuellement, Quentin Vlamynck se concentre également sur sa préparation physique. Dès que les mesures du confinement ont été mises en place sur le territoire, Quentin a fait l’acquisition d’un home-trainer et pédale désormais quotidiennement, dans sa chambre ! « J’ai la chance d’habiter à 900 mètres du chantier et y vais donc quotidiennement à vélo. Comme j’ai besoin de me dépenser physiquement tous les jours, je ne me sens pas du tout comme un lion en cage. »
Pour ce qui est des navigations, Quentin doit cependant prendre son mal en patience et, comme beaucoup de skippers professionnels, il participe à de nombreuses régates virtuelles mises en place ces dernières semaines. « J’ai d’abord participé à La Grande Évasion sur Virtual Regatta en Ultim et ai terminé premier skipper professionnel du classement, à la 12e place. Je participe maintenant à la Transat AG2R La Mondiale virtuelle en Figaro Bénéteau. Cela prend du temps de bien faire les choses, d’analyser convenablement la météo et les routages et de définir une stratégie. C’est un bon entraînement théorique et j’y mets beaucoup d’engagement. » Un peu de théorie et de tactique donc, avant de passer dès cet été à la pratique !

La saison Multi50 :
Trophée Multi50 Lodigroup (à Saint-Malo)
24, 25 et 26 juillet
Trophée Baie de Saint-Brieuc (à Saint-Quay Portrieux)
21, 22 et 23 août
Grand Prix de Brest
4, 5 et 6 septembre

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