Début janvier, Grégoire Chéron a pris la décision de participer à la Mini Transat 2021. Un défi personnel pour quelqu’un qui n’a jamais navigué sur un Mini. Il partage son projet en vidéo tous les mois. Après avoir acheté le Mini 887 (épisode 1) et l’avoir mis à l’eau (épisode 2), il décrit les procédures de sécurité à suivre suite à un naufrage avec le soutien de PLASTIMO et de GUY COTTEN, ainsi que de Roland Jourdain, partenaire de son projet avec son écurie de course au large KAÏROS.
Vendée Globe. L’Imoca PRB de Kevin Escoffier devrait être encore plus performant
Après 5 mois de chantier, l’Imoca PRB de Kevin Escoffier a été remis à l’eau. Choyé par l’équipe technique composée de Damien Guillou (boat captain), Antoine Nicodème (en charge du composite), Pierre Denjean (en charge du gréement) et Loïc Féquet, Kevin a pu profiter d’un peu plus de temps pour mener à terme l’ensemble des chantiers prévus en vue de la participation au Vendée Globe. « Je n’ai pas de secret. Je peux détailler sans souci tout ce qui a été fait sur le bateau dans cette période » commente Kevin tout sourire avant d’énumérer la liste de travaux. Tout le circuit électronique a ainsi été refait, le plan de pont a été modifié tout comme le plan de voilure. Le fond de coque a aussi été renforcé et le bulbe descendu de quelques centimètres. « Nous avons mené un chantier qui vise uniquement la performance pure avec l’objectif que le bateau aille encore plus vite cette année » explique Kevin avant de concéder toutefois une amélioration de confort : la casquette rallongée pour mieux se protéger des éléments en vue du Tour du Monde.
Un 3e Vendée Globe pour le 60 pieds orange et noir
Mis à l’eau en 2010, le plan VPLP/Verdier n’a cessé d’être mis au point par Vincent Riou jusqu’à devenir un « foiler ». Kevin a repris le flambeau et l’ingénieur a pris un énorme plaisir à réfléchir aux améliorations qu’il pouvait apporter à son PRB. 2e de la Transat Jacques Vabre en novembre dernier avec Nicolas Lunven et 2e de l’ensemble des courses de la saison 2019, il a prouvé que son bateau était dans le coup et qu’il l’avait déjà bien en mains. « On a encore pu trouver cet hiver des éléments de performance pour le faire encore progresser. C’est passionnant de réfléchir à cela depuis la terre, mais ça l’est tout autant quand tu vas naviguer et que tu te rends compte que les évolutions apportées permettent au bateau d’aller un peu plus vite. Voilà ce que j’adore : pouvoir à la fois participer au développement technique du bateau et ensuite l’utiliser sur l’eau. C’est un sentiment satisfaisant… Cette impression de maîtriser toute la chaine ! » explique Kevin qui envisage de reprendre la navigation dès ce vendredi.
PRB version 2020, c’est aussi une nouvelle déco. Sur la coque, les trois lettres de PRB sont désormais accompagnées des produits de l’entreprise vendéenne. Enduit, colle et peinture vont repartir autour du monde pour la 8e fois.
Si le programme de navigation initialement prévu par la classe IMOCA a dû être adapté en raison de la crise sanitaire, le skipper de PRB compte bien exploiter le temps restant jusqu’au 8 novembre pour naviguer et naviguer encore. Une grande course de 3 600 milles en solitaire programmée pour juillet, partant et arrivant aux Sables d’Olonne et menant les bateaux jusqu’au cercle polaire puis aux Açores pourrait lui permettre de valider toutes les modifications apportées lors du chantier. Et puis, lui donner un avant-goût de ce qui l’attend pour son hiver autour du monde.
Atlantic Back Cruising. Départ de la 3ème édition de la transat retour début mai 2021
Le prochain départ du rallye transatlantique sera donné la première semaine du mois de mai 2021. L’ABC, qui réunira des monocoques et multicoques à la marina bas du fort avant le grand départ, a pour vocation depuis 2018 de mener la flotte depuis la Caraïbe vers l’Europe, par la mer, dans un cadre sécurisé.
Au programme de cette 3ème édition : une semaine de préparation des bateaux à la Marina Bas du Fort avec l’équipe d’organisation du rallye, une traversée de l’Atlantique en flotte assistée par une direction maritime jusqu’au port d’attache de chaque participant et une escale à Ponta Delgada sur l’île de Sao Miguel aux Acores.
Une trentaine de bateaux seront attendus pour cette prochaine édition, de quoi garantir l’ADN des flottes de l’ABC : ambiance et solidarité.
L’équipe d’organisation de l’ABC et ses partenaires donnent rendez-vous aux amoureux de la mer, à tous ceux qui ont traversé l’Atlantique d’Est en Ouest et qui souhaitent reprendre la mer dans le sens inverse, aux amateurs d’accras, de citron vert et de bonne humeur, à tous ceux qui recherchent un cadre sécurisé pour ramener sereinement leur bateau vers l’Europe.
Save the date : rassemblement de la flotte à la Marina Bas-du-Fort fin avril 2021 et départ de l’ABC première semaine de mai 2021.
Vendée Globe. La Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne partira le 4 juillet

La Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne partira le 4 juillet. Ce sera une course océanique en solitaire de 3 600 milles (6 600 km) autour d’un grand triangle culminant aux abords du cercle polaire. Cette épreuve organisée par la Classe IMOCA, en collaboration avec la société Sea to See, et parrainée par la Vendée et la ville des Sables d’Olonne, est un véritable « prologue » pour le Vendée Globe. Elle permettra aux skippers d’éprouver leur bateau récemment sorti de chantier et, pour certains, de se qualifier pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance du 8 novembre prochain.
La course devrait durer dix à douze jours de mer en solitaire – départ et arrivée aux Sables d’Olonne – l’ouest de l’Islande et le nord des Açores. La liste définitive des concurrents sera connue début juin. Les demandes d’autorisations sont également en cours avec le soutien de la Fédération Française de Voile. « Ce sera la seule course hauturière, sportive et technique en solitaire que les skippers pourront disputer avant le départ du Vendée Globe le 8 novembre et, pour cela, il était très important qu’elle ait lieu, » explique Jacques Caraës, directeur de course de la Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne et du Vendée Globe. « Sportivement, les marins ont besoin de naviguer en configuration solitaire. Techniquement, ils doivent valider les modifications effectuées cet hiver en chantier. Enfin, elle donnera à 11 skippers * la possibilité de se qualifier pour le tour du monde en solitaire. »
« C’est un parcours ambitieux, » poursuit Jacques Caraës. « Sur ce grand triangle de 3 600 milles (d’une distance équivalente à celle d’une transat), l’idée est d’aller chercher des systèmes météo actifs dans le nord de l’Atlantique et de faire naviguer les bateaux à différentes allures et dans différentes conditions. Avec la présence de glaces dans l’ouest de l’Islande, nous aurons le même genre de contraintes que dans le Grand Sud : il faudra mettre en place une zone d’exclusion pour éviter les bancs de banquise dérivants. » La volonté de la Classe IMOCA était en effet de confronter la flotte à des conditions et des situations variées pour la roder au mieux, avant le périple cet hiver autour de la planète.

La date de départ, le 4 juillet a été pressentie afin de répondre à des questions de timing :
1/ donner assez de temps aux skippers pour tester leur monocoque à l’issue des chantiers opérés cet hiver.
2/ garder une marge de manœuvre technique, en vue du 8 novembre.
Symbole important de cette petite répétition générale : aux Sables d’Olonne, les positions des lignes de départ et d’arrivée devraient être les mêmes que celles du Vendée Globe.
Une organisation adaptée aux contraintes sanitaires
Pour exister, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne doit s’adapter à la donne sanitaire. Il n’y aura donc pas de village de départ sur place, ni d’accueil de public. Les marins sont invités à se rendre directement sur la ligne de départ depuis leur port d’attache, sans passer par les pontons. En amont de la course, ils devront se soumettre à un test sérologique suivi d’un confinement strict de cinq jours. Le dispositif d’arrivée pourrait être plus souple si la situation le permet mais, pour l’heure, le principe de précaution impose un scenario strict et une organisation centrée sur le sportif, la sécurité et une communication 100% digitale.
Course au large, science et littérature
Si le contexte actuel impose d’inventer de nouvelles formes d’action, l’attrait d’une telle course, lui, demeure. L’organisation et les marins sont mobilisés pour partager au quotidien leurs aventures, leurs émotions et raconter au fil des heures l’histoire de la Vendée-Arctique–Les Sables d’Olonne via des images et des messages du bord. Le partenariat avec les Éditions Gallimard, réunissant écrivains et navigateurs autour de thèmes liés au voyage maritime, offrira au public de belles échappées littéraires. Enfin, les liens noués entre la Classe IMOCA, l’UNESCO et nouvellement l’Institut Pasteur, se concrétiseront par des actions de soutien à la recherche médicale et environnementale.
* 7 skippers doivent effectuer un parcours en solitaire de 2000 milles, validé par la Direction de course (Alex Thomson, Nicolas Troussel, Sébastien Simon, Sébastien Destremau, Didac Costa, Conrad Colman et Louis Burton). 4 doivent courir et terminer l’équivalent d’une transat en solitaire (Kojiro Shiraishi, Armel Tripon, Isabelle Joschke et Clément Giraud).
B&G annonce une nouvelle offre promotionnelle avec les cartes C-MAP
Achetez simultanément un combiné et une cartographie CMAP porteurs de l’offre et recevez jusqu’à 300 € de remise sur une sélection de combinés lecteurs de cartes/sondeurs pour l’achat simultané d’une cartographie C-MAP MAX N+.
La dernière version de la cartographie C-MAP MAX N+ présente de nombreuses mises à jour et améliorations. Parmi les améliorations apportées à celle-ci, citons : des plans de ports détaillés, ainsi que des détails supplémentaires sur les ports existants, Easy Routing et des informations plus détaillées à tous les niveaux de zoom. Désormais, la nouvelle version des cartes Local MAX N+ offre également une couverture élargie, jusqu’à trois fois celle des versions précédentes.
Les Vulcan 7, 9 et 12 pouces comptent parmi les produits inclus dans cette offre. Le système B&G Vulcan est un traceur de cartes pour la navigation à la voile d’un excellent rapport qualité-prix, conçu pour la plaisance côtière et les régates. Convivial et intuitif, cet écran tactile multitouch intègre les fonctionnalités de navigation exclusives de B&G, comme SailSteer et RacePanel. L’intégration à votre système existant s’effectue en toute simplicité. Facilement évolutif, le Vulcan est entièrement compatible NMEA 2000®, Broadband Radar™ et ForwardScan™, il prend en charge les systèmes de pilote automatique et intègre des fonctionnalités Wi-Fi et GPS 10 Hz. En achetant un produit de cette gamme et une carte C-MAP éligible, les consommateurs bénéficient d’une réduction de 200 €.
Cette offre est valable du 15 Mai au 31 Juillet 2020, chez les revendeurs
participants. Plus d’informations sur les conditions générales de cette opération
sur https://www.bandg.com/fr-fr/cmapoffer/
Le Grand Prix Guyader annulé
La célébration des 20 ans du Grand Prix Guyader, qui devait avoir lieu du 15 au 23 août prochain est reporté à l’année prochaine.
Christian Guyader, Président de Guyader Gastronomie, Gwen Chapalain, gérant de Sea to See, et les membres du conseil d’administration de la Société des régates de Douarnenez qui affichaient leur volonté de maintenir l’évènement malgré le contexte délicat lié à la crise sanitaire, ont finalement pris la décision de pas poursuivre les travaux d’organisation du Grand Prix, estimant l’impossibilité de le faire de façon sécuritaire et sereine.
Un immense regret pour les différents acteurs qui déploient toute leur énergie depuis de nombreuses années pour offrir des régates de très haut-niveau, mais aussi améliorer la notoriété de la baie de Douarnenez à des fins touristiques et économiques.
Ils ont dit…
“C’est à regret que nous faisons cette annonce, mais le Grand Prix Guyader est un événement basé sur le plaisir, que ce soit pour les concurrents, les spectateurs, les organisateurs, les bénévoles. Depuis ses débuts, l’événement a su concilier le sport et la convivialité. Sans convivialité, ce n’est plus le Grand Prix Guyader.”
Christian Guyader, Président de Guyader Gastronomie
“La décision d’annuler l’édition 2020 a été prise par des personnes responsables, dans une situation qui est complexe pour les uns et pour les autres. À Douarnenez comme ailleurs, tous les évènements culturels et sportifs à venir sont annulés. L’année va être particulière mais nous espérons revenir encore plus fort en 2021.”
François Cadic, Maire de Douarnenez
“Le Grand Prix Guyader est une grande fête et doit le rester. Pour l’édition 2020, nous avons travaillé sur de nombreuses alternatives, notamment en ce qui concerne le village. Mais les incertitudes étaient trop grandes, l’équation n’était vraiment pas simple.”
Gwen Chapalain, Gérant de Sea to See
“Cela fait six ans que je suis président, j’ai connu cinq Grand Prix Guyader, qui étaient tous des grands succès. Ce n’est pas de gaité de cœur que nous avons pris cette décision tous ensemble, mais le sens de la responsabilité a prévalu.”
Gilles Le Doaré, Président de la Société des régates de Douarnenez
La reprise pour le Team Banque Populaire
Avec la construction de l’Ultim Banque Populaire XI, la mise à l’eau de L’IMOCA de Clarisse Crémer et le Figaro 3 d’Armel Le Cléac’h , le team Banque Poulaire se remet en ordre de marche.
Clarisse Crémer : « À la fois très heureuse et concentrée »
Le confinement a été actif pour Clarisse Crémer, de l’ Banque Populaire X. « J’ai travaillé sur la météo, les polaires du bateau, les logiciels de navigation… J’ai aussi fait beaucoup de sport même si j’avoue avoir eu un petit coup de mou sur la fin », confie Clarisse qui a vécu la remise à l’eau de son bateau, jeudi 7 mai, comme une forme de soulagement. « C’était un moment sympa de revoir le bateau à l’eau et de retrouver l’équipe. Ce retour à la normale a fait beaucoup de bien », dit-elle. Banque Populaire X a retrouvé son élément à l’issue d’un chantier essentiellement basé sur la fiabilisation même si quelques petites optimisations ont été apportées.
Mardi 12 mai, Clarisse Crémer a pu effectuer sa première sortie au large de Lorient, accompagnée de Pierre-Emmanuel Hérissé (directeur technique du team) et Yann Courtois (responsable ). « Je n’avais pas navigué sur mon depuis ma transat en solo début décembre », rappelle Clarisse. « Je ressentais une forme d’appréhension, mais je me suis vite rendue compte que je n’étais pas perdue à bord. Les sensations ont été bonnes pour cette reprise. Je suis à la fois très heureuse de retrouver le plaisir de la navigation, et concentrée dans l’optique du Vendée Globe car il reste beaucoup de travail. »
Dans les jours et semaines à venir, Clarisse va se réapproprier le bateau et elle espère pouvoir effectuer de longues navigations en solitaire. Le calendrier a été chamboulé, mais deux épreuves restent au programme à ce jour : une course Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne (départ prévu le 4 juillet) et bien sûr le Vendée Globe (coup d’envoi le 8 novembre). « L’incertitude est difficile à gérer mentalement. Alors je me prépare comme si ces courses allaient avoir lieu. J’ai besoin d’objectifs précis pour mettre un maximum d’énergie dans mes projets », souligne Clarisse.
Armel Le Cléac’h : « Jouer la gagne sur la Solitaire du Figaro ! »
À l’instar de Clarisse Crémer, Armel Le Cléac’h a vécu un confinement actif et n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Ceci dit, son envie de naviguer est très forte. Lundi 11 mai, il a remis à l’eau à Port-la-Forêt le Figaro 3 Banque Populaire, avec le préparateur Arnaud Hébert. Armel espère pouvoir effectuer les premières navigations au plus vite, une fois que les autorisations seront clarifiées. « Je suis impatient d’aller m’entraîner après plusieurs mois de coupure », confirme-t-il. « J’ai beaucoup navigué en double avec Erwan Le Roux l’hiver dernier. Nous avons travaillé de manière efficace et je compte remettre tout cela en application dans les semaines qui viennent. L’an dernier, j’étais dans une phase de découverte du Figaro 3. Cette année, je compte aller davantage dans les détails du bateau, peaufiner tous les petits réglages, tous les paramètres de la performance. »
Après le report de la Transat AG2R, qu’il devait disputer avec Erwan Le Roux, Armel a désormais un unique objectif en tête : la Solitaire du Figaro, dont le lancement est prévu le 30 août prochain en Baie de Saint-Brieuc. « On espère tous que cette épreuve pourra avoir lieu comme prévu, car elle est sportivement intéressante et qu’il y a une importante activité économique qui en découle », indique Armel. « Personnellement, mon objectif sera de jouer la gagne. L’an dernier, j’ai terminé à la 10e place. Passer de 10e à 1er : j’ai une belle marche à franchir ! »
Ronan Lucas : « Nous serons prêts le Jour J »
La reprise de l’activité dans les locaux du Team Banque Populaire à Lorient se fait dans le plus strict respect des règles sanitaires, avec une partie de l’équipe restant en télétravail. « C’est toute une organisation à adapter », explique Ronan Lucas, directeur du team. « Tout le monde revient au travail avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. Ça fait du bien de voir l’ et le Figaro 3 à l’eau et d’entrer dans le concret des navigations. Nous nous tournons vers l’avenir et sommes en ordre de marche pour les différentes échéances à venir. Nous serons prêts le Jour J et si le sort en décide autrement, nous nous adapterons car la santé publique est essentielle. »
Multi50. Drekan Groupe de retour après son chavirage en 2017
C’est l’histoire incroyable d’un bateau qui ne veut pas mourir. La destinée de la vie de marin emprunte de nombreux sillages. Si Éric Defert a connu le succès comme lors de son record de l’atlantique Nord en Class40 en solitaire en 2011, il a aussi connu les larmes. En 2017, Éric et son co-skipper Christopher Pratt sont engagés sur le Transat Jacques Vabre. Éric finit sa période de repos au cœur de la coque centrale, il fait nuit, les deux marins échangent quelques mots avant que le trimaran ne chavire par l’avant. C’est le chaos, le noir, le bruit et l’eau qui rentre. Puis l’attente de voir réapparaître Christopher au hublot qui doit son salut à sa capacité physique et son instinct de survie. Après une nuit à attendre les secours, les deux marins sont récupérés par un cargo, il s’en suit la perte du Multi50 Drekan Groupe, la faute à une balise défectueuse, mais le destin n’avait pas encore dit son dernier mot.
Le récit du chavirage par Christopher Pratt
Le sauvetage des deux hommes
En Février 2019, le bateau réapparaît aux Bahamas après une dérive transatlantique seul et à l’envers. Une fois la coque sécurisée, Éric part en juillet pour le remettre à l’endroit avec les moyens du bord, quelques pelles, du sable et des seaux. Après 10 jours de travaux, le multicoque est redressé et le bilan général est plutôt bon. Bien sûr, il y a quelques trous et bosses mais rien qui ne soit irréparable.
Lire notre article : On a retrouvé le Multi50 Drekkan
L’histoire incroyable d’un bateau qui ne veut pas mourir
Une fois à son mouillage et sécurisé dans l’archipel des Bahamas, toute l’équipe s’est mise au travail pour rapatrier le trimaran, par cargo. Encore un qui cette fois-ci récupérera le bateau après qu’un autre ait récupéré les hommes, 18 mois plutôt. Ce bateau, qui a déjà connu plusieurs vies, a encore de bien belles histoires à écrire et à partager, que ce soit dans le cadre d’expéditions scientifiques au service de l’océan avec le programme Iodyssséus, ou en repartant danser sur les vagues en course au large, avec notamment la transat Jacques Vabre 2021 en ligne de mire.
Toujours soutenu par le Groupe Drekan, un industriel français spécialisé en maintenance de
machines tournantes (éolienne), l’équipe recherche un ou plusieurs partenaires financiers pour les aider à rapatrier, réparer et réarmer le bateau. Nombreux sont ceux qui se raviront de voir à nouveau sa silhouette élégante entrer en rade de Brest pour venir se faire dorloter sur le quai n°5, le temps d’un hiver avant de lui donner à nouveau son envol pour de nouvelles missions. Car si ce bateau ne veut pas mourir, c’est certainement parce qu’il n’a pas encore accompli tout ce qu’il doit encore réaliser, notamment avec le programme Iodysséus.
Le Yachting Festival confirme sa tenue du 8 au 13 septembre à Cannes
Si les bureaux sont fermés depuis la période de confinement, l’équipe, grâce à la mise en place de nouveaux outils déployés à un niveau international par le Groupe Reed Exhibitions, a pris soin d’adapter son organisation pour pouvoir continuer à préparer sereinement cette 43ème édition. Tous les collaborateurs, basés en France et à l’étranger, restent mobilisés et télé-travaillent sur la bonne tenue du prochain salon avec implication et enthousiasme.
Les relations étroites tissées avec les exposants au fil des années nous ont ainsi permis depuis le début de cette crise et ces moments difficiles de maintenir des échanges réguliers avec les chantiers et les équipementiers. C’est pour répondre à leurs attentes exprimées dans le cadre de ces discussions et conscients des difficultés du secteur que nous avons adapté nos conditions de participation laissant plus de temps et de souplesse aux exposants pour confirmer plus précisément leurs intentions de participation.
A l’heure actuelle, tous les projets lancés à flots comme à terre continuent d’évoluer en collaboration étroite avec nos exposants, les autorités portuaires et les partenaires cannois. L’implantation des bateaux et des stands au Vieux Port et au Port Canto est bien avancée. Comme chaque année, elle a été établie sur la base des souhaits exprimés par nos clients et en considération des contraintes techniques portuaires et des espaces d’exposition disponibles. La mise en place du Yachting Festival est par définition complexe et la situation actuelle représente un vrai challenge pour l’implantation du salon. Nos équipes relèvent ce nouveau défi avec détermination et adaptabilité. Nous restons très attentifs à la situation globale de notre industrie grandement affectée par la crise sanitaire du Covid-19.
Parmi les nouveautés de cette édition 2020, au Vieux Port, le Quai Saint Pierre rassemblera les days-boats rapides. Le Quai Max Laubeuf, tant à flots qu’à terre a été redessinné avec la création d’une marina dédiée aux multicoques à moteur. A terre, l’espace dédié aux moteurs hors-bord et in-board (sans coque) lancé l’année dernière, est réaménagé pour offrir davantage de visibilité et de confort d’exposition aux motoristes de petites et moyennes unités.
Même si le contexte actuel ne nous permet pas de connaitre parfaitement à ce jour son contenu et sa configuration definitive, la Luxury Gallery accueillera les maisons de luxe, d’artisanat et d’art de vivre dans une nouvelle mise en scène.
A Port Canto, l’Espace Voile a été dessiné avec, à ce jour, environ 110 unités inscrites dont une soixantaine dépassant les 15m, les accès maritimes entre les deux ports sont renforcés et seront dotés d’une signalétique plus performante. Egalement, une nouvelle zone de restauration est actuellement en projet.
Désormais ancré dans l’esprit du salon, le défilé du 6ème Concours d’Elégance, réservé aux exposants du salon, aux propriétaires ou aux collectionneurs de canots automobiles et day boats de moins de 12 mètres, se tiendra le samedi 12 septembre.
Enfin et surtout, notre action est aussi guidée par le respect des mesures sanitaires préconisées pour limiter la propagation du coronavirus. Reed Expositions France participe d’ailleurs activement aux travaux menés par l’UNIMEV, fédération professionnelle des métiers de l’événement, pour l’élaboration des mesures de protection sur les salons qui seront soumises au gouvernement français.
Nous menons ainsi actuellement une réflexion portant sur une organisation spécifique des files d’attente du salon, la mise en place de marquages au sol, un système de comptage et/ou de régulation des flux (dans les allées, quais, stands et à bord des navires), le port de masques, la mise à disposition de gel hydroalcoolique et la désinfection quotidienne renforcée des lieux de passage. L’objectif est d’ouvrir les portes du Yachting Festival 2020 d’une manière permettant un déroulé dans les meilleures conditions possibles et dans le respect de la protection des exposants et des visiteurs.
« Beaucoup des clients avec qui je me suis entretenue forment l’espoir que le salon puisse être la sortie du tunnel. Et même s’il subsiste encore de nombreuses étapes à franchir avant d’ouvrir la prochaine session du Yachting Festival, cet espoir est pour nous un objectif. Les équipes du salon mettent tout en oeuvre pour accompagner les clients et leur apporter la flexibilité nécessaire tout en s’assurant du respect des plannings de travail et permettre ainsi que tout soit opérationnel en temps voulu.
Nous avons constitué une équipe chargée d’adapter les nouvelles normes sanitaires au salon et allons déployer les moyens nécessaires pour leur mise en place.
Nous souhaitons courage et énergie à tous nos exposants, partenaires et prestataires dans cette période hors du commun !
L’équipe et moi-même, avons hâte de les retrouver et de les accueillir en septembre sur les pontons de Cannes. »
Sylvie Ernoult, Commissaire Générale du Yachting Festival de Cannes
Le maxi Edmond de Rothschild remis à l’eau en juin en mode équipage
Avec l’annulation de The Transat, toutes les équipes repensent leur programme. Y compris chez les ultimes. Chez Gitana, la remise à l’eau du maxi a été repoussée début juin et la saison sera majoritairement dédiée à de l’équipage, avec pour point d’orgue une tentative de record sur le Trophée Jules Verne à partir de novembre.
L’équipe profite de cette période pour faire des améliorations sur le bateau et notamment en mettant en place le système d’asservissement des foils qui, interdit sur The Transat, est autorisé en mode record. L’équipe devrait être composé de 6 personnes.
Après deux mois quasiment à l’arrêt, l’écurie fondée par Ariane et Benjamin de Rothschild a pu rouvrir ses portes. Cyril Dardashti, à la tête du Gitana Team :« Le premier réflexe a été de penser à mon équipe et à sa santé. C’est pourquoi nous avons fermé la base le 17 mars. Nos métiers et les interventions de proximité, souvent réalisées en binôme, lors des phases de chantier ne permettant pas alors de faire respecter les distanciations physiques requises avec un matériel adapté. Aujourd’hui c’est différent, nous avons appris et tout est mis en place pour que la majorité de l’équipe puisse retrouver son poste dans les bonnes conditions. Depuis hier, pour ce qui est de la partie chantier, nous avons repris à 80 % en aménageant des horaires décalés et en divisant l’équipe en deux groupes afin que la base ne soit jamais surchargée. Certains commencent plus tôt et d’autres finissent plus tard , mais cela permet à chacun de travailler sereinement. Les membres du bureau d’études poursuivent eux en télétravail car ils en ont la possibilité. Quant à Franck et Charles, ils devront encore patienter avant de pouvoir retrouver leur activité et le large mais ils en profitent pour intensifier leur préparation physique », déclarait le team manager.
Adaptation de planning et objectifs sportifs 2020
La saison 2020 du Gitana Team devait initialement se découper en deux grandes phases. Une première partie de saison en solitaire pour Franck Cammas, inscrit sur The Transat à la barre du Maxi Edmond de Rothschild, puis un passage en mode records en équipage avec notamment dans les objectifs l’Atlantique Nord durant l’été et à l’automne une tentative sur le Trophée Jules Verne.
Charles Caudrelier, l’un des deux skippers de Gitana 17 nous décrit les changements et la nouvelle feuille de route imaginée à ce jour avec l’équipe : « Suite à l’annulation de The Transat par ses organisateurs, on a fait une croix sur la première partie de saison et aussi sur l’Atlantique Nord car dans la situation actuelle il n’est bien sûr pas possible d’observer un quelconque stand-by à New York. Le Trophée Jules Verne, avec un début de stand-by météo qui débuterait en octobre / novembre est lui maintenu. Nous espérons que d’ici là tout sera réuni pour nous permettre de nous lancer à l’assaut de ce magnifique tour du monde sans escale en équipage.
Nous allons mettre le Maxi Edmond de Rothschild à l’eau début juin, nous entraîner et poursuivre notre mise au point. Durant l’été, il faudra saisir les opportunités qui se présentent selon l’évolution de la situation. La Drheam Cup avec son parcours de 1 100 milles proposé pour les Ultimes nous intéresse, au même titre que le Record SNSM, qui devrait être relancé en juin avec le principe d’une ligne ouverte sur plusieurs semaines, ou encore le Trophée des Multicoques fin août. »
« Suite à l’annulation de The Transat nous avons dû changer notre fusil d’épaule. Mais nous avons beaucoup de chance car non seulement depuis le début nous disposons d’un bateau polyvalent aussi bien imaginé pour du solitaire que de l’équipage et surtout nous pouvons compter sur le soutien de nos armateurs et du Groupe Edmond de Rothschild toujours présents à nos côtés et qui nous permettent de rebondir rapidement », soulignait Cyril Dardashti.
Après sa première partie de saison et notamment deux transatlantiques qui n’auraient pas manqué de solliciter le géant de 32 mètres, il était programmé que le Maxi Edmond de Rothschild regagne sa base lorientaise en août pour un court chantier destiné aux vérifications d’usage et à la mise en œuvre de développements imaginés par le bureau d’études maison. Compte tenu des évènements annulés et de l’impossibilité de naviguer, il a été décidé d’optimiser le temps de chantier et de prolonger celui en cours pour combiner les deux phases prévues à l’origine. Gitana 17 sortira de son hangar début juin pour retrouver au plus vite l’air du large.
Parler d’une seule voix
Mardi dernier, à l’invitation de la Fédération Française de Voile, Franck Cammas, l’un des skippers du Maxi Edmond de Rothschild participait à une réunion pour échanger sur les actions à mettre en place dans la course au large dans la vue d’une reprise des activités nautiques.
« Le souhait de chacun est de retrouver son activité professionnelle mais nous sommes conscients que pour y parvenir les choses doivent se faire progressivement, par étapes. En tant que professionnels de la mer, Il y a selon nous une première phase, dès aujourd’hui, qui concerne les sorties techniques et les entraînements. Puis une deuxième étape, dès juillet, pour retrouver le chemin des confrontations sportives au large. Pour que ces premiers évènements de l’été puissent se tenir dans les meilleures conditions, il faudra savoir s’adapter aux contraintes liées à la crise que nous traversons.
C’est pourquoi il nous paraît évident pour ces rendez-vous estivaux de nous concentrer principalement sur la dimension sportive et ce afin de ne pas occasionner de rassemblements publics ou de déplacements non essentiels. La voile est un sport qui permet très bien cela. Les valeurs de partage avec le public doivent rester évidemment un élément clé dans notre sport, mais cette formule exceptionnelle de « huis clos » adaptée à la course au large est selon nous une transition nécessaire. En effet, cette deuxième étape est indispensable pour garantir les qualifications mais aussi pour poursuivre et valider nos préparations techniques en vue des grands évènements de deuxième partie d’année comme la Solitaire du Figaro, le Vendée Globe ou encore le Trophée Jules Verne.
Les échanges sur le sujet sont très constructifs et c’est important de pouvoir évoquer les problématiques avec un panel représentatif des pratiquants de la course au large pour aider notamment la FFVoile à proposer au Ministère des Sports et aux Affaires Maritimes des solutions réalistes et cohérentes à notre pratique sportive et professionnelle. »














