Dimanche 16 juin, la Solitaire Urgo Le Figaro 2019, Roscoff. Départ étape 3. Photo. Yvan Zedda
L’épreuve du circuit Figaro aura bien lieu et c’est une bonne nouvelle pour les Figaristes qui ont enfin un peu de visibilité. Initialement prévue du 16 au 21 mars 2020, au départ des Sables-d’Olonne, elle avait été reportée en raison du coronavirus. Elle aura finalement lieu du 24 au 28 juin. IL n’y aura qu’une seule grande course.
” Nous nous réjouissons de pouvoir enfin organiser la course dans une version conforme aux exigences sanitaires et réglementaires. Elle se tiendra du 24 au 28 juin dans un format adapté. Le ponton ne sera pas ouvert au public, les réjouissances habituelles annulées, le port du masque fortement conseillé, et obligatoire dans les bâtiments, notamment lors du briefing… Nous vous demandons de respecter les consignes sanitaires en vigueur et d’éviter les regroupements. La course se déroule sous régime dérogatoire, à nous de jouer le jeu.L’avenant à l’avis de course devrait être en ligne rapidement.”
Fabien Delahaye, skipper de Loubsol
« On voit enfin le bout du tunnel ! Le feu vert à la reprise va faire du bien à tout le monde. On a la chance de naviguer en solitaire, beaucoup d’activités sont encore en stand-by. La course au large va donc faire partie des premiers événements à reprendre après cette période, c’est une très bonne nouvelle ! On a hâte de s’y remettre et de réimpulser du positif dans l’état d’esprit général actuel. »
L’ACF9, le monocoque à foils support de la prochaine Youth America’s Cup a été mis à l’eau.15 équipes sont déjà inscrites pour la Youth America’s Cup. Celle-ci se déroulera sur l’ACF9, un monocoque à foils spécialement conçu pour l’événement. Construit en Nouvelle Zélande par le chantier Yachting Developments avec le design team de Team New Zealand, le premier exemplaire a été construit et a été mis à l’eau il y a 2 semaines.
Ce premier modèle AC9F a été achevé par Yachting Developments en mars 2020 et baptisé Kōtare , ce qui signifie Kingfisher en maori. Les essais en mer sur Kōtare ont été retardés en raison du verrouillage de la Nouvelle-Zélande à l’échelle nationale, mais les premiers tests du premier modèle ont eu lieu et toutes les personnes impliquées étaient ravies de la performance de ce prototype AC9F lors de ses premiers tests.
“Nous avons encore plus de tests à effectuer, mais après sa première navigation, il vole” dit Ian Cook, directeur général de Yachting Developments.
«Ce fut un travail impressionnant de toutes les personnes impliquées pour atteindre nos objectifs si rapidement.» Bob Graham, designer chez Yachting Developments. Un grand merci à North Sails, Southern Spars et Harken pour leu
La troisième édition de la DRHEAM-CUP aura bien lieu ! La Fédération Française de Voile ayant confirmé le 10 juin son avis favorable, après des échanges avec les autorités compétentes, la voie est désormais libre pour obtenir les accords des autorités préfectorales et lancer ainsi la première grande course multi-classes de la saison, le dimanche 19 juillet. Trois parcours entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer seront proposés, ouverts aux Ultimes, Imoca, Multi50, Class40, Multi 2000, Open grands monocoques, IRC, Yachts Classiques et aux Figaro Beneteau. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 juin.
Après plusieurs semaines d’incertitude liée à la pandémie de Covid-19 qui a frappé la France et le monde entier, la Fédération Française de Voile, après échanges le 5 juin avec les différentes autorités compétentes, a confirmé son « feu vert sportif » pour la DRHEAM-CUP 2020 ce mercredi 10 juin à Jacques Civilise, son organisateur, ainsi qu’à la mairie de Cherbourg-en-Cotentin. Reste désormais à recevoir les autorisations formelles des préfectures maritime et terrestre. Ces autorisations passent inévitablement par un reformatage de l’événement qui se résumera cette année à la course et fera pour la première fois l’impasse sur la fête populaire à terre qui accompagne traditionnellement les grandes courses à Cherbourg-en-Cotentin.
Une annonce accueillie avec satisfaction par Jacques Civilise qui, depuis mi-mars, a travaillé d’arrache-pied pour faire en sorte que cette troisième édition puisse se tenir dans le respect des règles sanitaires édictées par le gouvernement : « Je voudrais spécialement remercier la Fédération Française de Voile qui a œuvré pour que certaines compétitions de voile puissent reprendre dès juillet. Je tiens surtout à remercier nos partenaires, en premier lieu les villes de Cherbourg-en-Cotentin, extrêmement active pour « sauver » la course, et de La Trinité-sur-Mer, qui n’ont jamais cessé de nous soutenir pendant toute cette période difficile. »
Le départ de la troisième édition de la DRHEAM-CUP, organisée en collaboration avec le Yacht Club de France, club support de la course, l’UNCL, le Yacht-Club de Cherbourg et la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, est désormais programmé pour le dimanche 19 juillet (voir le programme ci-dessous). Fidèle à son ADN de course OPEN, ouverte à tous, elle proposera trois parcours (en équipage, double ou solitaire) entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer : la DRHEAM-CUP 1100, réservée aux trimarans Ultimes, la DRHEAM-CUP 700 (Multi50, Imoca,Class40, Multi 2000, Open grands monocoques) et la DRHEAM-CUP 400 (Figaro Beneteau – la course est qualificative pour la Solitaire du Figaro 2020 –, IRC, Yachts Classiques).
Pour permettre à tous les teams et marins de s’organiser, la date limite d’inscription a été repoussée au 30 juin. « Cette DRHEAM-CUP, qui sera la première grande course multi-classes de la saison sur nos côtes, devrait donner lieu à de très belles joutes nautiques au regard du plateau que nous attendons, avec, comme à chaque fois, une grande diversité de bateaux et de profils de concurrents », se réjouit Jacques Civilise.
La situation exceptionnelle liée à la crise sanitaire a conduit l’organisateur et ses partenaires à prendre des dispositions particulières pour limiter au strict nécessaire les contacts entre les personnes au cours de cette troisième édition : le DRHEAM-TROPHY et l’opération Rêves de Large qui l’accompagne sont ainsi exceptionnellement supprimés, le programme à Cherbourg-en-Cotentin a été resserré, il n’y aura ni village de course ni animations à terre, tandis que la remise des prix aura lieu en décembre lors du Nautic de Paris. « Nous sommes certes contraints de faire des aménagements, et notamment de nous passer de village, mais l’esprit « DRHEAM » ADN de la course, qui repose sur le « RH » de «RELATIONS HUMAINES», restera bien présent et nous ferons tout pour accueillir les participants, professionnels et amateurs, de la meilleure des façons », promet Jacques Civilise.
Rendez-vous le 16 juillet sur les pontons de Cherbourg-en-Cotentin.
Ils ont dit :
Benoit Arrivé, Maire de Cherbourg-en-Cotentin : « La DRHEAM-CUP ne se tiendra pas dans toutes ses dimensions : il était impossible dans les conditions actuelles de garder la partie village et animations. Cependant sur le plan nautique, elle sera la première grande course au large multi-classes depuis le confinement, ouverte aux professionnels comme aux amateurs. Pour les Ultimes, ces multicoques géants la DRHEAM-CUP sera même la seule course cette année. Pour les Figaro Beneteau, la course sera qualificative pour la Solitaire du Figaro 2020. Cherbourg-en-Cotentin s’est battue pour que cette course ait lieu et pour montrer qu’elle est et reste l’un des grands ports français du nautisme et de la Course au Large, surtout dans cette période compliquée. Et la DRHEAM-CUP est pour nous l’opportunité de montrer que la ville, le Cotentin et le département de la Manche sont parmi les plus beaux spots de voile en France. Le départ du Becquet puis au pied des falaises de la Hague et entre les îles anglo-normandes le montrera. »
Yves Le Blevec, adjoint au Maire de La Trinité-sur-Mer, en charge du nautisme et du tourisme :
« C’est une bonne nouvelle de voir des courses s’organiser la deuxième quinzaine de juillet, c’est rendu possible parce que la situation sanitaire est en train de se détendre. À tel point que nous travaillons avec la Société Nautique de La Trinité à l’organisation d’une course aller entre La Trinité et Cherbourg-en-Cotentin, en remplacement de La Trinité-Cowes. Ce serait donc l’occasion pour les participants de se rendre au départ de la DRHEAM-CUP en course. On sent à La Trinité-sur-Mer une vraie frustration de la part des passionnés, nous n’avons eu aucun départ de course en 2020 à cause de la mauvaise météo d’abord puis de la crise Covid. Beaucoup d’IRC se préparent en ce moment, on sent chez tous une vraie envie de régater. L’accueil de la DRHEAM-CUP sera forcément allégé parce qu’il faut rester prudent et respecter les règles sanitaires en place, Nous travaillons toutefois à la mise en place d’une petite animation sur les quais pour mettre en avant les commerçants de La Trinité-sur-Mer.»
Le programme :
Jeudi 16 juillet : arrivée des bateaux à Cherbourg-en-Cotentin
Vendredi 17 et samedi 18 juillet : contrôles jauge et sécurité
Dimanche 19 juillet : départ de la DRHEAM-CUP
A partir du mardi 21 juillet : arrivées à La Trinité-sur-Mer
Le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est confirmé. La course partira bien le samedi 4 juillet, à 15h30. 22 skippers de la Classe IMOCA sont inscrits à cette course dont le parcours est inédit : une boucle allant jusqu’aux abords du cercle arctique et au sud-ouest des Açores, avec un départ et une arrivée en Vendée, aux Sables d’Olonne.
Naviguer en configuration de course est une nécessité pour tous les skippers en lice ou en route pour le Vendée Globe. Grâce au soutien infaillible du Département de la Vendée et de la ville des Sables d’Olonne, avec l’indispensable soutien des autorités et de la FFVoile, porte-parole très engagé dans la défense de la course au large, la Classe IMOCA et la société Sea to See ont su concrétiser l’organisation de la course. Les 22 IMOCA convoieront depuis leur port d’attache le 3 juillet et resteront au large des Sables d’Olonne jusqu’au départ, le samedi 4 juillet. Il n’y aura donc pas de village départ.
La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne se courra sur 3600 milles nautiques (6 600 km environ) avec, et c’est une première, un point de passage à proximité du cercle polaire, soit au-delà du 60° Nord, quatre mois avant que le Vendée Globe laisse glisser ses concurrents sous le 55° Sud. Ce grand écart est déjà historique !
ILS ONT DIT
Yves Auvinet, Président du Conseil départemental de Vendée : « Soutenir la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est dans la continuité des démarches que nous menons pour assurer le départ du Vendée Globe le 8 novembre prochain. Nous nous réjouissons d’accueillir aux Sables d’Olonne les skippers du Vendée Globe, au départ et à l’arrivée d’un tour de chauffe qui s’annonce palpitant. Je félicite tous les acteurs qui ont su s’adapter aux contraintes du moment et qui ont proposé ce programme qui séduira les marins, les Vendéens et tous les supporters connectés à distance durant cette nouvelle aventure. »
Ville des Sables d’Olonne : « La course au large Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est le point de départ d’une année qui s’annonce riche et passionnante en événements nautiques pour notre belle cité maritime ».
Corinne Migraine, vice-Présidente de la FFVoile, département Compétition et Performance : « Toute la communauté de la voile n’a pas ménagé ses forces pour obtenir les autorisations requises pour l’organisation de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Nous avons su proposer un document de préconisations sanitaires de référence, qui a convaincu du sérieux de la course au large tous les acteurs institutionnels avec lesquels nous avons échangé : le Ministère des Sports, le Secrétariat d’État à la Mer et la Direction Interministérielle des Grands Événements Sportifs, qui a intégré le Vendée Globe dans son calendrier aux côtés du Tour de France cycliste et de Roland-Garros par exemple. Ce document va servir à toutes les classes de bateaux, dont les classes Figaro et Mini. Nous appuyer sur la course au large professionnelle pour défricher avait le sens de l’exemple, et le message qui a été entendu est celui de l’exemplarité. Ces démarches nous ont permis d’expliquer aux institutions comment fonctionne la course au large, ses réalités techniques, sportives et financières, et les enjeux, notamment ceux de l’automne avec le Vendée Globe. Mais la plus grande victoire que nous ayons vécue en partage, c’est l’union de la communauté de la mer et notre capacité à travailler comme une équipe, pour faire avancer un objectif qui sert à tout le monde ».
Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA : « Les équipes sportives de la Classe IMOCA ont réussi un tour de force en remportant une course contre-la-montre loin d’être gagnée, après deux mois de confinement. Je suis fier des capacités d’adaptation et de réaction des teams, de leurs partenaires et des équipes qui composent l’organisation de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Cette course n’aurait jamais pu voir le jour sans le soutien très actif et enthousiaste du Département et de la ville, ainsi que de la FFVoile et des autorités impliquées. La Classe IMOCA et l’ensemble des skippers leur adressent de vifs remerciements ! »
LES 22 SKIPPERS ENGAGÉS
Charlie DALIN APIVIA
Sébastien SIMON ARKEA PAPREC
Clarisse CREMER BANQUE POPULAIRE X
Miranda MERRON CAMPAGNE DE FRANCE
Jérémie BEYOU CHARAL
Kojiro SHIRAISHI DMG MORI GLOBAL ONE
Damien SEGUIN GROUPE APICIL
Manuel COUSIN GROUPE SETIN
Samantha DAVIES INITIATIVES-CŒUR
Armel TRIPON L’OCCITANE EN PROVENCE
Alan ROURA LA FABRIQUE
Arnaud BOISSIERES LA MIE CALINE – ARTISANS ARTIPÔLE
Thomas RUYANT LINKEDOUT
Isabelle JOSCHKE MACSF
Yannick BESTAVEN MAITRE COQ IV
Fabrice AMEDEO NEWREST – ART & FENÊTRES
Kévin ESCOFFIER PRB
Giancarlo PEDOTE PRYSMIAN GROUP
Boris HERRMANN SEAEXPLORER – YACHT CLUB DE MONACO
Maxime SOREL V AND B – MAYENNE
Clément GIRAUD VERS UN MONDE SANS SIDA
Benjamin DUTREUX WATER FAMILY
François Gabart (born 23 March 1983 in Saint-Michel-d'Entraygues, France) is a French professional offshore yacht racer who won the 2012-13 Vendée Globe in 78 days 2 hours 16 minutes, setting a new race record. Photo : Christophe Launay
Le retrait de la Macif du programme Ultim a pris tout le monde de court y compris François Gabart qui ne s’y attendait pas. La décision de la Macif a été prise il y a 15 jours à peine. Elle survient après un changement de direction au sein du groupe Macif qui n’a pas souhaitée poursuivre le programme Ultim alors que celui-ci devait être renouvelé avec Mer Concept pour une nouvelle période de 3 ans.
Que le contrat ne soit pas renouvelé à la suite d’un changement de direction ce n’est pas nouveau dans le sponsoring et cela arrive dans tous les sports. C’est la vie des entreprises. La nouvelle direction veut imprimer sa marque et porter le changement. Cela est arrivé avec Groupama ou Safran. En revanche, le faire au moment où un nouveau bateau est en construction est assez surprenant. La Macif reste l’armateur et Mer Concept dispose d’un budget pour terminer le bateau et procéder à deux mois de tests en mer après sa mise à l’eau en juin 2021. Une position qui donne la possibilité à François Gabart de trouver de nouveaux partenaires pour un bateau qu’il aura construit à sa main avec son équipe.
Après avoir accusé le coup « comme affronter une tempête dans les Mers du Sud » dixit François Gabart, il devrait avec son équipe pouvoir retrouver de nouveaux partenaires d’ici un an et développer un nouveau programme. Il pourra s’appuyer sur le duel que se livreront Sodebo et Gitana cet hiver sur le Trophée Jules Verne qui s’annonce fantastique. La Class Ultim pourra également compter sur le nouveau Banque Populaire XI d’Armel Le Cleac’h l’année prochaine. Rien n’est perdu ni pour François Gabart et son équipe, ni pour la Classe Ultim 32/23 dont Macif reste encore membre. Les Ultimes n’ont jamais été aussi proches de révolutionner la course au large avec des bateaux vraiment volants et c’est pour le coup, une exception française digne de l’héritage de Tabarly. Il y a une belle opportunité à saisir pour des entreprises pour venir s’impliquer sur un nouveau projet ou bien reprendre l’ancien trimaran désormais en vente à 5,2M€ HT.
Enfin, il faut noter que le Groupe Macif continue son engagement en Imoca avec sa marque Apivia et le bateau de Charlie Dalin jusqu’à la Route du Rhum. C’est plutôt positif. Cela montre l’impact fort que peut générer le Vendée Globe et un programme Imoca pour une marque. Tout comme la filière de formation Macif dont Charlie Dalin est issue et qui continue avec les Skippers Macif Pierre Quiroga et Erwan Le Draoulec non dénués de talents.
A quelques mois du départ du Vendée Globe, Alex Thomson a repris un entraînement régulier et intense à bord de son Imoca Hugo Boss.
Retour sur le moment où le bateau HUGO BOSS est sorti du hangar (après l’achèvement des réparations post-Transat Jacques Vabre) et est retourné à l’eau en mars 2020. Depuis l’assouplissement des restrictions des mesures de confinement (en raison du COVID-19) au Royaume-Uni, le skipper Alex Thomson et son équipe ont repris la mer à bord de HUGO BOSS, avec pour objectif le Vendée Globe 2020.
“Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content de voir HUGO BOSS de nouveau sur l’eau !”
Alex Thomson
Sébastien Destremau repart à l’assaut du Vendée Globe avec un nouvel Imoca en choisissant d’afficher le mot « merci » sur sa grand-voile et sa coque.
« Pour le prochain Vendée Globe mon bateau s’appelle ”merci” et porte la notion de gratitude afin de resserrer les liens entre les hommes autour du monde. Il soutient ce message intime, professionnel ou planétaire, du merci maman au merci la terre. Je veux donner du sens et du coeur à cette aventure en solitaire sans escale et sans assistance. » déclare Sébastien Destremau.
Lors de son arrivée aux Sables d’Olonne, le 11 mars 2017, après 124 jours de solitude, Sébastien termine son allocution par un émouvant « merci », adressé aux milliers de personnes qui l’accueillent et à tous les passionnés qui l’ont suivi et soutenu pendant la course. « Ce moment là, je ne l’ai jamais oublié et j’ai décidé de participer au Vendée Globe 2020 en disant merci. » ajoute-t-il.
Le 8 juin 2020, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Océan, Sébastien rappelle son engagement écologique. « La condition sine qua non de ma participation au Vendée Globe est que l’ensemble de mon projet soit neutre en carbone ». Et le skipper de conclure…« Si on commençait par dire merci à la planète ? ».
QUESTIONS / REPONSES avec SEBASTIEN DESTREMAU
Tu es en train de te préparer à naviguer avec ton bateau « MERCI » pour un tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale. Explique-nous comment on se prépare à son deuxième Vendée Globe ?
C’est à la fois exaltant, compliqué et terrifiant. Je suis impatient mais honnêtement, parfois je me demande pourquoi je fais ça. C’est comme aller chez le dentiste pour une rage de dents. Tu n’es jamais vraiment pressé d’y aller mais quand c’est fait, c’est la meilleure sensation du monde.
Quelle est la partie la plus difficile de ta préparation ? Est-ce qu’elle est plutôt mentale ou plutôt physique ?
La dimension physique existe, mais elle se résume à être en forme pour manœuvrer le bateau de manière optimale. J’ai tellement appris lors du dernier Vendée Globe que je vais essayer de ne plus faire les mêmes erreurs. Mais j’en ferai d’autres, c’est certain.
Quel fut ton pire moment lors du dernier Vendée Globe ?
Il y en a tellement, ça va être difficile de faire un choix. Peut-être que le plus difficile était quand j’ai chaviré et cassé mes cotes dans la plus totale obscurité. J’étais au milieu de nulle part près des îles Kerguelen. C’est franchement flippant.
Ton meilleur souvenir ?
Encore une fois, il y en a tant… Être seul au milieu de l’océan comme quand on arrive au point Némo est une sensation absolument indescriptible, grisante. La solitude, la puissance, le réconfort. Je dois dire que mon arrivée aux Sables d’Olonne – comme dernier skipper de la course – était incroyable. J’étais sûr qu’il n’y aurait plus personne mais ils étaient là, tous, à m’acclamer et applaudir. Des milliers de personnes ! J’ai été submergé par les émotions avec un tel accueil… !
Quelle est la chose la plus importante que tu emporteras à bord ?
Concernant le bateau, tout est important. Les outils, les pièces détachées, et les kits de couture pour réparer les dommages, les voiles. On a aussi avec nous une trousse de secours ultra complète (je me suis coupé le doigt gravement la dernière fois), des provisions de nourriture, un téléphone satellite, équipement de survie… la liste est sans fin.
D’un point de vue personnel, je ne vais rien emporter du tout. Pas de livre, pas de musique, pas de film, … Je n’ai pas besoin de grand-chose et j’ai juste envie de vivre ce chemin pour ce qu’il va m’offrir même si parfois j’aimerais pouvoir regarder quelques photos de mes proches.
Est-ce la solitude la partie la plus difficile de la course ?
Chaque partie de cette course est difficile. Des bateaux de pirates aux baleines en passant par les tempêtes. La partie la plus épuisante est « d’être seul au monde » – le Vendée Globe est le test intime le plus difficile qu’une personne peut traverser.
Combien de temps cela prend de préparer le Vendée Globe ?
En fait, tout dépend de l’aide et des financements reçus. Tout dépend aussi de ton expérience et de tes objectifs. Certains ont besoin de mois, certains d’années. La dernière fois il m’a fallu 4 ans. Cette fois ce fut plus court. Psychologiquement par contre, cela prend toute une vie.
Dans ton livre SEUL AU MONDE, tu parles de 124 jours en enfer. Pourquoi recommencer ?
La dernière fois je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre et je voulais voir si j’étais capable de le faire. Cette fois, je sais exactement à quoi m’attendre et à quoi je vais devoir faire face. Et je veux savoir si je suis toujours capable de le faire ! C’est un niveau de challenge totalement différent. C’est beaucoup, beaucoup plus difficile je dirais. Donc voyons voir si j’y arrive !
Que dirais-tu à un skipper qui rêve de participer au Vendée Globe ?
Ne le fais pas ! Noooon je plaisante.
Fonce ! Vis ta vie. Vis tes rêves. Vise toujours plus haut. On a qu’une seule vie, il faut la vivre à fond, sinon quel est le but?
Est-ce que tu vas te rappeler de prendre des chaussures et une éponge cette fois ?
Ah-ah, oui, bien évidemment. Mais, me connaissant, je vais encore oublier bien d’autres choses !
Dire Merci Dire Merci exprime une vertu : la gratitude,
Dire Merci est un mot essentiel qui crée du lien,
Dire Merci suscite l’engagement et fait progresser,
Dire Merci donne du sens et du cœur aux relations humaines,
Dire Merci resserre les liens autour d’un projet fédérateur,
Dire Merci, c’est avancer ensemble dans une aventure commune,
Dire Merci, unit celui qui donne à celui qui reçoit
Dire Merci, est la reconnaissance de la valeur de l’autre
Dire Merci, est un partage qui surfe sur la réussite
Dire Merci, développe la détermination, la performance et l’esprit d’équipe
Dire Merci, franchit des caps dans une mer parfois agitée
Dire Merci, est un acte d’accueil qui apaise l’existence
LES GLENANS, FRANCE - OCTOBER 18: MACIF maxi trimaran skippers Francois Gabart and Gwenole Gahinet are training in strong wind conditions prior to the Brest Atlantiques sailing race on October 18, 2019 off Les Glenans, France. (Photo by Yvan Zedda/ALeA/Disobey/Macif)
Le groupe Macif confirme son retrait de la classe Ultim en accord avec son skipper François Gabart et annonce qu’elle recentre son engagement dans la course au large sur les circuits IMOCA et Figaro Bénéteau.
Cette décision s’inscrit dans la fin du programme sportif de l’actuel trimaran MACIF, marqué par de magnifiques victoires et records durant 4 années. Sur cette période, le programme sur le circuit Ultim a porté le plan stratégique du groupe Macif qui s’achève à la fin de l’année 2020 et ouvre la voie à de nouvelles ambitions pour l’avenir.
Au regard des 10 dernières années de formidable collaboration avec François Gabart, marin d’exception, la Macif aura pris largement sa part dans l’avancée technique et technologique de la voile de compétition, en particulier avec le programme Ultim.
En sa qualité d’armateur, le groupe Macif poursuivra jusqu’à son terme la construction du nouveau multicoque en s’appuyant sur la structure de François Gabart : MerConcept.
Son engagement dans la course au large se poursuit et se concentre sur le circuit IMOCA avec l’Imoca APIVIA et sur le circuit Figaro Bénéteau avec le programme Skipper Macif, avec MerConcept à ses côtés.
“Nous avons pris la décision de mettre fin au programme Ultim et de tourner une page dans le partenariat qui nous lie à François Gabart depuis maintenant 10 ans. Cette période, jalonnée de victoires et de records aura permis au plus grand nombre de vivre des moments d’une rare intensité. De belles aventures sont encore à venir sur les circuits IMOCA et Figaro.” Pascal Michard, Président du groupe Macif
“Ces 10 années de partenariat sous les couleurs de la Macif ont été riches en émotions. Nous avons vécu ensemble de belles victoires en Figaro, en Imoca puis en Ultim. Je comprends et respecte le choix de la Macif. Une page se tourne et une autre s’ouvre. J’ai la chance avec MerConcept, d’avoir une équipe formidable à mes côtés. Nous allons mettre toute notre expérience et notre énergie pour construire ce nouveau bateau volant et rester acteurs de l’évolution du monde maritime de demain. Ma passion reste intacte et je vais tout faire pour trouver des acteurs prêts à m’accompagner dans l’aventure extraordinaire d’un Tour du Monde en équipage.” François Gabart, Skipper Macif 2010-2020
“Nous remercions chaleureusement François pour tous ces moments de joie partagée. Nous sommes fiers d’avoir pu œuvrer activement à ses côtés au cours des 10 dernières années pour faire avancer la filière nautique de la course au large et apporter notre pierre à l’édifice dans les progrès de la voile de compétition. Nous sommes heureux de poursuivre notre collaboration avec lui dans la préparation et l’accompagnement technique de notre Imoca APIVIA qui prendra le départ du prochain Vendée Globe et de nos deux Figaro Bénéteau.” Adrien Couret, Directeur Général du groupe Macif
Mise a l eau du Trimaran Macif - Lorient le 12/03/2020 @ Alexis Courcoux
Macif devrait annoncer son retrait du programme Ultim alors qu’un nouveau trimaran est en construction depuis 1 an et que l’ancien trimaran est à vendre.
Acteur moteur du collectif Ultime puis de la Classe 32/23, la société Macif s’était engagée en 2013 sur 5 ans avec François Gabart sur un programme Ultim et la construction d’un trimaran après sa victoire sur le Vendée Globe. Le trimaran Macif fut mis à l’eau en 2015 et 2 ans plus tard, en 2017 François décrochait le record en solitaire autour du monde, une belle prouesse. En 2018, il signait un incroyable finish avec Francis Joyon sur la Route du Rhum en terminant 2e.
Macif, acteur majeur dans le sponsoring voile depuis de nombreuses années, devrait continuer à soutenir son programme Figaro avec les Skippers Macif Pierre Quiroga et Erwan Le Draoulec.
Le Vendée Globe partira bien le 8 novembre prochain. La décision a été confirmée par le conseil d’Administration de la SAEM Vendée. Les 35 skippers et leurs équipes ont du pousser un ouf de soulagement après 3 mois d’incertitudes. Pour l’heure, à 5 mois de l’événement, 18 skippers sont d’ores et déjà officiellement inscrits. La SAEM Vendée a également acté la décision de mettre en place un village départ, qui sera ouvert le samedi 17 octobre. L’accueil du public sera adapté aux contraintes sanitaires applicables aux organisateurs d’événements sportifs en fonction des préconisations des autorités compétentes.
” Nous nous étions engagés à apporter des certitudes à la flotte du Vendée Globe, aux partenaires et aux institutions avant le 15 juin, c’est chose faite. Nous sommes fiers d’avoir su maintenir l’épreuve sportive et le départ de la neuvième édition le 8 novembre prochain. La course aura lieu, elle sera sans doute une des plus haletantes de l’histoire des tours du monde en solitaire. Nos équipes travaillent sur un village permettant d’accueillir le public dans les meilleures conditions.” Yves Auvinet, président de la SAEM Vendée.
Le 8 novembre, à 13h02, le 9ème Vendée Globe verra bel et bien ses concurrents s’élancer autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance… mais non sans émotion. Même si la période de confinement a provoqué des ruptures dans le calendrier initialement établi, l’édition 2020-2021 du Vendée Globe est toujours susceptible d’être celle des records, à commencer par le nombre de concurrents sur la ligne de départ, le 8 novembre prochain*.
Samedi 4 juillet : la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne
Le confinement ayant provoqué l’annulation de The Transat CIC et de la New York – Vendée Les Sables d’Olonne, la classe IMOCA organise une course inédite, soutenue par son partenaire principal, le département de la Vendée et par la ville des Sables d’Olonne : la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Une boucle de 3 600 milles dont la ligne de départ et d’arrivée sera mouillée devant les Sables d’Olonne, avec des points de passage à l’ouest de l’Islande et au nord des Açores. Le départ de cette première édition est prévu le samedi 4 juillet.
Mardi 1er septembre : clôture des inscriptions et date limite des parcours de qualification complémentaires
Sept tandems skipper-bateau doivent en outre effectuer un parcours de qualification complémentaire en solitaire de 2000 milles, validé par la Direction de course. Initialement calée au 1er juillet, la période pour effectuer ce parcours de qualification complémentaire est prorogée au 1er septembre. Cette date est également la date limite d’inscription.
Jeudi 17 septembre : conférence de presse
C’est à Paris, au Palais Brongniart, que se déroulera la conférence de presse du Vendée Globe. Une date utile et symbolique pour tous à un mois de l’ouverture du village départ.
Vendredi 16 octobre : arrivée au ponton du Vendée Globe
Tous les bateaux inscrits au 9ème Vendée Globe ont l’obligation d’être présents au ponton du Vendée Globe aux Sables d’Olonne le vendredi 16 octobre avant 19 heures.
Samedi 17 octobre : ouverture du village départ
Dimanche 8 novembre, 13h02 : départ du 9ème Vendée Globe
Si le départ sera donné de la bouée « Nouch sud », au large des Sables d’Olonne, l’événement prendra toute sa dimension dès les premières heures du jour, avec le départ des pontons et la mythique descente du chenal des Sables d’Olonne.
LE POINT SUR LES SKIPPERS
18 inscrits :
Fabrice Amedeo (Newrest – Arts & Fenêtres), Romain Attanasio (Pure – Best Western), Alexia Barrier (4myPlanet), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Jérémie Beyou (Charal), Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle), Manuel Cousin (Groupe Sétin), Clarisse Crémer (Banque Populaire X), Charlie Dalin (Apivia), Samantha Davies (GBR, Initiatives-Cœur), Benjamin Dutreux (Water Family – Oceania Hôtels), Kevin Escoffier (PRB), Boris Herrmann (ALL, Seaexplorer – Yacht Club de Monaco), Jean le Cam (Yes we Cam !), Stéphane le Diraison (Time for Oceans), Miranda Merron (GBR, Campagne de France), Giancarlo Pedote (ITA, Prysmian Group), Alan Roura (SUI, La Fabrique).
17 skippers doivent finaliser leur inscription :
• 7 doivent effectuer un parcours de qualification complémentaire : Louis Burton (Bureau Vallée 2), Conrad Colman (USA et NZ, Ethical Racing), Didac Costa (ESP, One Planet One Ocean), Sébastien Destremau (AUS et FRA, Merci), Sébastien Simon (Arkea – Paprec), Alex Thomson (GBR, Hugo Boss) et Nicolas Troussel (Corum L’Epargne).
• 4 doivent boucler une course transatlantique (ou équivalente) en solitaire pour valider leur qualification : Isabelle Joschke (ALL et FRA, Macsf), Clément Giraud (Monsieur et Madame), Kojiro Shiraishi (DGM Mori) et Armel Tripon (L’Occitane en Provence) .
• 6 ont déjà répondu aux contraintes sportives : Ari Huusela (Stark), Eric Nigon (Vers un monde sans Sida), Thomas Ruyant (LinkedOut), Damien Seguin (Groupe Apicil), Maxime Sorel (VandB – Mayenne).
*Les records à venir : Le Vendée Globe accueillera probablement 6 femmes au départ, soit 17% de la flotte, 12 skippers étrangers (34%), 17 récidivistes, et 18 bateaux à foils.