dimanche 30 novembre 2025
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Vendée Globe. Des foils en C pour l’IMOCA Arkea-Paprec

©Martin Viezzer / ARKEA PAPREC

Remis à l’eau mi-mai, ARKEA PAPREC a été doté d’une nouvelle paire de foils en forme de C, complètement différente de la première. Sur la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne dont il prendra le départ ce samedi, Sébastien Simon a un objectif en tête : appréhender le bateau avec ses nouveaux appendices et étudier son fonctionnement afin de le fiabiliser.

De retour sur l’eau après plusieurs mois de chantier et de confinement, Sébastien Simon ne cache pas son plaisir. Surtout depuis que son 60 pieds a reçu ses nouveaux foils dont la forme tranche complètement avec la première paire. Comme très souvent dans ces projets prototypes où le développement est constant, Sébastien Simon et son équipe avaient réfléchi à une deuxième paire de foils dès la conception d’ARKEA PAPREC. Restait à choisir leur forme en se basant sur l’expérience acquise à bord du monocoque mais aussi grâce aux observations des nouveaux foilers.

« Nous avons fait le choix de la forme des nouveaux foils pendant la Transat Jacques Vabre » explique le skipper d’ARKEA PAPREC. « Nous savions déjà que le bateau avait un très bon potentiel au reaching mais nous avions des lacunes au portant VMG*. La seule manière de faire fonctionner un bateau comme celui-là au portant (une allure majoritairement rencontrée sur le Vendée Globe) était de faire des foils à rayon constant**, en forme de C. »

« Pendant la course, nous avons vite été convaincus par les performances d’Hugo Boss avant son abandon » poursuit Sébastien. « Nous avons donc lancé les études sur des foils similaires à ceux qui équipent le monocoque d’Alex Thomson. C’était le moment pour nous de faire un choix beaucoup plus tranché, avec des foils typés pour le Vendée Globe, pour de la mer au portant. C’est dans ces conditions que les bateaux sont vraiment difficiles. Ils accélèrent fort, plantent, décélèrent, c’est usant à bord. Notre but était d’avoir un bateau beaucoup plus maniable au portant. »

Sébastien Simon reste tout de même conscient du travail à accomplir pour fiabiliser son monocoque en vue du Vendée Globe qui sera lancé dans seulement 4 mois. La Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, dernière grande course avant le tour du monde, le skipper sablais l’aborde avant tout comme une occasion d’engranger des connaissances sur ARKEA PAPREC dans sa nouvelle configuration :
« je dois encore en apprendre sur le bateau et l’éprouver dans différentes conditions. C’est un des objectifs principaux. Le deuxième sera de finaliser ma qualification pour le Vendée Globe en parcourant 2 000 milles. »

Le parcours, une boucle de 3 600 milles au départ et à l’arrivée aux Sables d’Olonne, sera totalement défini demain, jeudi par la direction de course. « Nous ne savons pas encore dans quel sens nous allons partir. Si l’on part vers le Nord, vers l’Islande, c’est un parcours au près alors que si l’on descend d’abord au sud vers les Açores, c’est plutôt du portant » précise Sébastien. « J’espère que l’on va favoriser un parcours au portant qui ressemble plus au Vendée Globe mais je m’adapterai ! »

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Un nouvel écran multifonction B&G Zeus™3S

B&G Zeus3S
B&G Zeus3S

Conçus spécialement pour la navigation à voile, les nouveaux traceurs de cartes Zeus3S offrent des temps de réponse ultra-rapides, fournissant toutes les informations dont vous avez besoin, quand vous en avez besoin. Ces écrans faciles à utiliser sont dotés de fonctionnalités de navigation à voile exclusives B&G et permettent de naviguer, de créer des routes, d’ajouter des waypoints et de voir toutes les informations clés sur la navigation ou la course en appuyant simplement sur un bouton ou sur l’écran.

Des performances et une clarté inégalées
Doté du tout dernier microprocesseur quad-core, le nouveau Zeus3S offre une interface utilisateur fluide et réactive avec des transitions incroyablement fluides, vous donnant un accès instantané à toutes les informations de navigation et de système dont vous avez besoin tout en exécutant plusieurs applications simultanément.

Quelles que soient les conditions, la série Zeus3S ne vous décevra pas. Alors que l’écran tactile ultra-lumineux à grands angles de vision assure la meilleure visibilité de sa catégorie en plein soleil, même si vous portez des lunettes de soleil polarisées, l’écran tactile et le clavier dédié offrent un contrôle total dans les conditions les plus difficiles.

Connectivité
Le nouveau Zeus3S fournit tout ce dont vous avez besoin pour commencer à construire le système de navigation ultime grâce à l’interfaçage avec le système H5000, le pilote automatique, le ForwardScan™ et les derniers radars HALO™ et Broadband qui offrent une détection des cibles supérieure et une faible consommation d’énergie ainsi que la technologie InstantOn et le mode météo. Les réseaux Ethernet filaires, NMEA 2000® et 0183 offrent des options d’intégration illimitées.

Vous pouvez désormais afficher et contrôler votre caméra FLIR via l’écran du Zeus3S grâce à l’introduction de la compatibilité des caméras IP FLIR, ce qui vous permet de bénéficier d’une vision à 360 degrés en cours de navigation.

Le Zeus3S est la solution d’écran multifonction B&G pour la navigation hauturière et est disponible en écran 9, 12 et 16 pouces (l’écran de 7 pouces est toujours disponible en version Zeus3).

• Le microprocesseur quatre cœurs de dernière génération en fait le système de navigation B&G le plus rapide et le plus réactif à ce jour
• L’écran IPS SolarMAX HD offre une visibilité optimale sous tous les angles, avec ou sans lunettes polarisées
• Gamme complète de fonctionnalités de navigation B&G : SailSteer, StartLine, RacePanel, LayLines, SailingTime et PredictWind
• Connexion aux modules en réseau performants de B&G pour des performances exceptionnelles en mer : H5000, Radar HALO™, pilote automatique, ForwardScan™, NMEA 2000 et 0183
• Connexion Wi-Fi intégrée avec les smartphones, les tablettes et les points d’accès Internet
• Écran tactile et clavier de commande

Le nouveau Zeus3S sera disponible à partir de juillet 2020, au prix conseillé de 2 998,80€ TTC (écran 9 pouces).

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Solo Maitre CoQ. Belle victoire de Tom Laperche sur Bretagne-CMB Espoir

Les Figaro 3 Bretagne CMB, skipper Espoir Tom Laperche, skipper Performance Loïs Berrehar, à l'entrainement au large des Iles Glenan, le 10 mars 2019, photo Jean-Marie LIOT / Bretagne CMB

C’est Tom Laperche qui a remporté la grande course de la Solo Maître Coq après 1 jour 23 heures 33 minutes et 25 secondes pour boucler les 340 milles du parcours. Une belle victoire qui vient confirmer le talent du jeune Espoir de la filière CMB-Bretagne âgé de 23 ans et qui avait déjà réalisé une très belle Solitaire l’année dernière pour sa première participation.
Le skipper de Bretagne-CMB Espoir avait pris la tête de la flotte vendredi, après avoir laissé Belle-Île dans son sillage. Dès lors, et malgré une météo capricieuse avec vent fort, Tom n’a eu de cesse de tenir ses 29 concurrents en respect. Le finish fut intense : rejoint par Pierre Leboucher (Guyot Environnement) et Sam Goodchild (Leyton), le jeune marin a dû batailler sur les dernières longueurs pour décrocher la première place !
«Je suis tellement heureux… Hier matin, quand je suis passé en tête, je n’arrivais pas à y croire… La météo était difficile tout comme le choix des voiles. Mon dernier bord sous grand spi était le plus difficile de ma vie, j’ai cru que le mât allait tomber ! Cette victoire c’est vraiment un beau cadeau d’anniversaire pour moi..

Première épreuve de la saison en Figaro, les skippers ont pu mesurer leur vitesse les uns aux autres et parfaire leur courte préparation en vue de la Solitaire qui partira fin août. D’ici là, certains participeront à la Drhream Cup ou la Solo Concarneau.

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Globe40. A un an du départ, le parcours bouclé avec une arrivée au Portugal

Le tour du Monde en Class40 partira de Tanger le dimanche 27 juin 2021: en s’élançant pour la première étape vers les iles du Cap Vert les concurrents de l’édition inaugurale de la GLOBE40 auront certainement le sentiment de vivre un moment unique ; un moment qui marque une page nouvelle à écrire dans l’histoire des courses océaniques, un moment qui sort des circuits traditionnels, un moment qui est déjà en soi un aboutissement – être là après beaucoup d’efforts pour la plupart – et un moment sans doute sans égal dans la vie de la plupart des participants. Et devant soi 9 mois à vivre d’une aventure sportive et humaine hors normes.

Les étapes du parcours restent telles qu’elles ont été annoncées et pour la plupart sortent de la période difficile et ont à coeur de mettre en avant leur destination . En 2021 la GLOBE40 contribuera à renouer le lien entre cette humanité si distendue l’année précédente.

2 prologues sont mis en place au départ de France, le prologue Atlantique de LA ROCHELLE et le Prologue Méditerranée de MARSEILLE ; le départ des prologues le samedi 12 juin permettra aux compétiteurs de rejoindre TANGER en flotte ; le règlement des prologues permettra une navigation en équipage afin d’associer à ce premier parcours des acteurs de chaque projet.

Le point d’orgue final, l’arrivée restait à annoncer : pour ce grand parcours maritime il fallait clore le périple avec le choix d’une destination empreinte aussi d’une grande histoire maritime : c’est peu dire que le PORTUGAL et LISBONNE correspondent à cette définition. L’arrivée de la GLOBE40 en mars 2022 correspondra exactement au 500 ème anniversaire du retour en 1522 du premier tour du monde, la grande expédition de Fernand de Magellan (qui tué aux Philippines ne vivra pas ce retour).

Une arrivée sur le Tage avec la Tour de Belem comme marque d’arrivée quel panache ! et quelle belle conclusion de cette aventure commencée en terre Africaine pour se clore au sein l’une des plus vieilles nations européennes, au sein de cette capitale si pleine de charme.

Un événement qui avance ….

A côté des 16 projets déjà annoncés au 1er trimestre, évidemment malmenés pour quelques-uns, d’autres sont venus ces deux derniers mois compléter le plateau ; les projets internationaux sont fortement représentés (Australie – Hollande – Danemark – Suède – USA…) et chaque semaine voit un ou deux nouveaux projets se manifester. Ceux–ci seront présentées dans les semaines qui viennent au fur à mesure de leur confirmation. Progressivement la GLOBE40 renoue avec l’engouement qu’elle avait connue depuis son lancement en juin de l’année dernière.

L’événement reste donc dans son objectif de pouvoir confirmer au 1er octobre – première échéance ferme des droits d’inscription – la quinzaine de projets minimale prévue à l’avis de course ; et d’ici la fin de l’année aboutir à une vingtaine de concurrents reste accessible pour cette première édition.

L’ensemble des aspects organisation et technique course ont été finalisés et ont fait l’objet de l’amendement à l’avis de course diffusé le 13 mai dernier (choix des voiles – catégorie de navigation – matériel de sécurité supplémentaire) ; seul le point du transport du matériel pour les équipes entre les étapes reste à boucler, un appel d’offres étant en cours auprès de transporteurs aériens ; l’assistance technique à mettre en place à chaque étape en support des concurrents reste un point essentiel aux yeux de l’organisation.

Le cadre d’organisation pratiquement finalisé à un an du départ permet ainsi aux équipes de se concentrer sur l’avancement de leur projet.

La GLOBE40 au calendrier de La Fédération Française de Voile

La FÉDERATION FRANÇAISE DE VOILE a officiellement donné son accord pour inscrire la manifestation à son calendrier officiel ; par la même la GLOBE40 rentre dans le cadre réglementaire défini par la FF Voile pour les grands événements de course au large.

Un cadre issu de nombreuses années d’expérience et qui garantit à la fois la prise en compte des aspects sécurité et de l’équité sportive à travers le rôle des comités de course, des membres du jury, et des contrôleurs d’équipement de course au large. La direction de course sera présentée dans les prochaines semaines. Cette implication de la FFVoile marque également une reconnaissance de l’événement.

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La « DRHEAM-CUP théâtre du Grand Prix de France de course au large

18_107571 © Thierry Martinez. LA TRINITE SUR MER - FRANCE . 23 Juillet 2018. DRHEAM CUP, Destination Cotentin 2018 @ Th. Martinez

La troisième édition de la DRHEAM-CUP, dont le départ sera donné le dimanche 19 juillet à Cherbourg-en-Cotentin à destination de La Trinité-sur-Mer, sera le théâtre du tout premier Grand Prix de France de Course au Large. Le plateau s’annonce une nouvelle fois très riche, avec plus de 80 bateaux attendus sur les trois parcours, dont trois Ultimes, autant de Multi50, 25 Figaro Bénéteau, une douzaine de Class40, plusieurs Multi 2000 et de très nombreux IRC, en double et en équipage.

Il y aura bien un Grand Prix de France cet été ! Si celui de Formule 1, qui devait avoir lieu le 28 juin au Castellet, a dû être annulé, celui de Course au Large, premier du nom, s’élancera de Cherbourg-en-Cotentin le dimanche 19 juillet. Un nouveau label pour la DRHEAM-CUP, souhaité par son organisateur, Jacques Civilise : « A l’origine, nous avions labellisé cette troisième édition Open de France de Course au Large. Mais comme cette appellation Open de France existait déjà en voile légère, nous avons décidé, afin d’éviter toute confusion et en bonne intelligence avec la Fédération Française de Voile, d’opter pour ce terme de Grand Prix de France de Course au Large. L’idée sous-jacente est la même : réaffirmer le caractère spécifique de la course au large parmi les univers très différents de la voile. Un événement ouvert à tous types de supports, à tous les marins, professionnels comme amateurs, et à tous les formats, équipage, double et solitaire ».

Et il y en aura effectivement pour tous les goûts à l’occasion de la toute première course multi-classes de la saison, qui réunira plus de 80 bateaux entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer. Trois trimarans Ultimes de 32 mètres, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier), Sodebo Ultim’ (Thomas Coville) et Actual Leader (Yves Le Blevec), s’aligneront ainsi sur le plus grand parcours, la DRHEAM-CUP 1100 (1100 milles). Sur la DRHEAM-CUP 700 (736 milles), sont attendus plusieurs Multi50, dont Solidaires en Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus et Leyton, qu’étrennera en course son skipper Arthur Le Vaillant (le bateau s’appelait auparavant Arkema, vainqueur de la première édition de la DRHEAM-CUP en 2016). Entre 10 et 15 Class40 seront également de la partie, dont le récent Banque du Léman du duo suisse Valentin Gautier/Simon Koster ou le plan Lombard tenant de la DRHEAM-CUP (et de la Route du Rhum), alors mené par Yohan Richomme, désormais par Nicolas Jossier, ainsi que plusieurs Multi 2000 (barrés notamment par les skippers de La Trinité-sur-Mer que sont Charlie Capelle et Yann Marilley).

Le plus gros de la flotte s’alignera sur la DRHEAM-CUP 400 (428 milles), avec entre 35 et 40 IRC, menés en double et en équipage, et environ 25 Figaro Bénéteau 3, la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE étant qualificative pour la 51eédition de la Solitaire du Figaro qui s’élancera fin août. A un peu plus d’un mois de cette dernière, les « cadors » actuels de la classe seront donc au départ de Cherbourg-en-Cotentin pour affiner leur préparation, d’Armel Le Cléac’h au Cherbourgeois Alexis Loison en passant par Fabien Delahaye et Gildas Mahé. Autant dire que comme lors des deux précédentes éditions, la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE récompensera une nouvelle fois de très beaux vainqueurs.

Elle mettra également à l’honneur les clubs et, nouveau clin d’œil à la Formule 1, les constructeurs, avec des trophées spéciaux GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE qui seront remis à ceux qui se seront illustrés entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer.

Et comme pour mieux symboliser l’esprit d’ouverture qui fait partie de l’ADN de la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, la Marine nationale sera associée à la fête, comme le confirme la direction de la communication et du rayonnement de la Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord : « La Marine nationale est un partenaire privilégié du monde de la voile. A travers leurs valeurs communes, marins et skippers se retrouvent, évoluant tous deux dans un milieu hautement exigeant qu’est la mer. Goût de l’effort, combativité et esprit d’équipage sont les clés de la réussite d’une course au large comme d’une opération de sauvetage en mer. 365 jours par an, 24h sur 24h, sur toutes les mers du monde, la Marine nationale est prête à intervenir. Pour ce premier Grand Prix de France de Course au Large, le patrouilleur de service public Flamant, basé à Cherbourg, accueillera à son bord le comité de course de la Fédération Française de Voile pour donner, en rade de Cherbourg, le top départ aux différents concurrents, avant de poursuivre ses missions. »

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Figaro. Yann Eliès avec un deuxième Figaro Queguiner

Yann Elies et Tanguy Le Turquais , Skippers Queguiner au depart de la Solo Maitre Coq - Les Sables d Olonne le 25/06/2020 @ Alexis Courcoux

Quéguiner Voiles et Océan aura deux Figaros cette saison sur la Solitaire. En effet, si Tanguy Le Turquais est le skipper officiel de l’entreprise bretonne, il est rejoint cette année par Yann Eliès. Une belle preuve de solidarité de la part du Groupe Quéguiner, qui vient renforcer une relation débutée il y a 8 ans.

En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, l’année 2020 a été amputée de nombreux évènements. En Bretagne, la Transat AG2R LA MONDIALE, les Fêtes Maritimes de Brest ou encore les Vieilles Charrues ont été reportées. Autant d’occasions de communication que le Groupe Quéguiner ne pourra exploiter. En revanche, la tenue de la Solitaire du Figaro, course sur laquelle le groupe breton est engagé depuis de nombreuses années, a été confirmée. Une belle occasion de mettre en avant la présence de l’entreprise sur le territoire, puisque les bateaux navigueront entre Saint-Brieuc, Dunkerque et Saint-Nazaire.

Cette situation sans précédent n’a pas non-plus épargné certains skippers. C’est notamment le cas de Yann Eliès, toujours à la recherche d’un partenaire pour prendre le départ de la Solitaire du Figaro en septembre. Le Groupe Quéguiner, qui le suit depuis 8 ans et lui a permis de se forger l’un des plus beaux palmarès de la course au large : 3 victoires sur la Solitaire du Figaro, 5e du Vendée Globe (1e bateau sans foils), a une nouvelle fois fait preuve de solidarité, valeur phare de l’entreprise. Dans le même état d’esprit qu’en 2012, c’est donc sous les couleurs de Quéguiner Matériaux que Yann naviguera cette saison. Le skipper briochin vient compléter l’équipe de Quéguiner Voiles & Océan, aux côtés du jeune Tanguy Le Turquais, qui porte les couleurs du groupe depuis 2018. Les deux marins sont très complémentaires, puisque Tanguy tentera de confirmer ses bons résultats obtenus l’an dernier (2e place sur la Solo Maître CoQ et 6e de la Douarnenez-Gijón), tandis que Yann visera une 4e victoire sur la mythique Solitaire du Figaro.

La solidarité prônée par le Groupe Quéguiner va au-delà du sponsoring sportif. Il est également mécène de la Fédération Leucémie Espoir depuis 2010. En 2018, l’entreprise bretonne décide d’apporter également son soutien à Innoveo, le fonds de dotation du CHRU de Brest créé en 2017. À l’image du Groupe, les deux associations ont souhaité se joindre à l’aventure voile quand il s’est engagé. Tanguy véhiculera l’image de Innoveo, alors que, comme en 2012, Yann Eliès portera les couleurs de la Fédération Leucémie Espoir.

Fidélité, solidarité et complémentarité sont des valeurs qui font partie de l’ADN du Groupe Quéguiner. Elle sont parfaitement véhiculées par le projet Quéguiner Voiles et Océan, avec Tanguy, Yann, la Fédération Leucémie Espoir et Innoveo.

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Bertrand Quéguiner, Directeur Général de Quéguiner Voiles & Océan :
« Je remercie Tanguy d’accepter le retour de Yann chez Quéguiner pour cette saison. Partager ce projet avec Yann lui apportera beaucoup, car il y a toujours à apprendre d’un marin avec un tel palmarès. Cette nouvelle configuration de Quéguiner Voiles & Océan est une opportunité pour nos deux marins après la période complexe que nous avons vécue avec la Covid-19. Je crois au Figaro 3 et en ce beau support de communication qu’est la voile, il était important que la Solitaire du Figaro se tienne et que Quéguiner et les associations que nous soutenons soient présents. »

Tanguy Le Turquais, skipper du Groupe Quéguiner – Innoveo :
« Je trouve cela génial que Yann rejoigne le team voile de Quéguiner. C’est fantastique d’avoir un partenaire si attaché à ses skippers. Je suis heureux pour Yann et fier de voir que Quéguiner porte autant d’importance aux marins que le groupe a soutenus. »

Yann Eliès, skipper de Queguiner Matériaux – Fédération Leucémie Espoir :
« Je suis extrêmement heureux que le Groupe Quéguiner me vienne en aide. Cela montre que nous avons construit une relation très forte au cours des dernières années. Mes résultats en 2019 me restent en travers de la gorge. J’ai une revanche à prendre et envie de remporter une étape de la Solitaire, et pourquoi de la gagner. Je pense qu’il y a encore de la place. J’ai gagné mes 3 Solitaires avec Quéguiner, ce serait beau de s’imposer une 4e fois avec eux. »

Florence Saint-Cas, Directrice du fonds de dotation Innoveo :
« Nous sommes fiers d’être associés à un événement aussi prestigieux sur notre territoire. C’est une première pour nous dans le monde de la voile. L’occasion pour Innoveo de donner une visibilité à notre mission auprès d’un nouveau public. Une traversée, un challenge, un voyage et un dépassement de soi qui inspireront certainement les patients et les équipes du CHRU de Brest. Un acte de solidarité plein de sens, d’un acteur local autour d’une cause locale. Un grand merci au Groupe Quéguiner pour ce soutien qui nous est précieux. »

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 en pleine préparation. Philippe Presti à bord.

Le trimaran Sodebo Ultim 3 enchaîne les navigations au large de Lorient. Pour Thomas Coville, il s’agit de continuer à découvrir son trimaran en mode totalement volant, grâce aux plans porteurs ajoutés sur la dérive et le safran central, mais également de constituer un équipage en vue du Trophée Jules Verne. La compétition reprendra aussi bientôt, avec une première course dans le viseur, la Drheam-Cup (19 juillet).

Thomas Coville a le sourire. Depuis que Sodebo Ultim 3 est sorti de son chantier de cinq mois consacré à la performance – ajout d’un plan porteur sur la dérive et sur le safran central du trimaran, et d’un carénage arrière – son skipper passe beaucoup de temps sur l’eau, heureux de découvrir une nouvelle manière de naviguer. En un mois, le trimaran a ainsi visité le Golfe de Gascogne de long en large, dans toutes sortes de conditions, soit un total d’environ 2 000 milles (3700 km) parcourus et une centaine d’heures passées sur l’eau.

Au retour d’une sortie virile dans 25-30 nœuds de vent et une mer formée, le skipper de Sodebo Ultim 3 ne cachait pas sa satisfaction : « Le bateau décolle vraiment et surtout, on arrive à le stabiliser en vol sans que ce soit difficile, il n’est pas aussi violent dans la mer qu’il ne l’était dans sa version précédente. On sent bien que moins il y a de contact avec l’eau, plus c’est fluide, plus on atteint des vitesses incroyables qui nous étaient jusqu’ici inaccessibles, souvent au-dessus de 40 nœuds, avec des pointes à 45 noeuds. On est complètement dans un autre monde, quelle époque incroyable ! »

Pour autant, Thomas Coville est bien conscient que pour apprivoiser ce mode vol, il reste beaucoup de travail, donc d’heures de navigation : « Plus ça va, plus on va prendre confiance, mais il faut rester humble, concentré et concerné, parce qu’on n’a pas encore compris tous les réglages » Pour accélérer l’apprentissage, il n’hésite pas à s’entourer de spécialistes, à l’instar de Philippe Presti, véritable expert des bateaux volants (coach de l’équipe australienne de SailGP et de Luna Rossa, défi italien sur la prochaine Coupe de l’America), venu naviguer cette semaine sur Sodebo Ultim 3.

De son côté, Jean-Luc Nélias, responsable de la performance, confirme que le Team Sodebo a encore du pain sur la planche dans les semaines à venir : « On teste beaucoup de choses : les voiles, les réglages, les winches, toute la mécanique du bateau, et en même temps, on essaie de trouver des sensations sur les nouveaux plans porteurs de dérive et de safran central. Les journées sont fatigantes, le mode d’emploi va être complexe à trouver, mais les perspectives sont intéressantes. On est un peu dans la peau de pilotes d’essai, on explore, et en même temps, il faut sans cesse rester vigilants, car les navigations sont très engagées. »

Ces navigations qui servent aussi à Thomas Coville à entraîner et sélectionner l’équipage de Sodebo Ultim 3 en vue du Trophée Jules Verne, le grand défi de la saison (tentative de record du tour du monde en équipage). La première course de l’année, la Drheam-Cup (départ le 19 juillet), qui réunira plus de 80 engagés (dont deux autres trimarans Ultimes) sur un parcours de 1100 milles entre Cherbourg et La Trinité-sur-Mer, s’annonce comme un test grandeur nature. « La Drheam-Cup va nous permettre de monter en puissance, de continuer à peaufiner l’équipage, d’ajuster les automatismes. Le fait de prendre un départ et de boucler un parcours est le meilleur exercice qu’on puisse faire pour préparer un Jules Verne », se réjouit Thomas Coville qui apprécie ce rôle nouveau pour lui de sélectionneur.

Les navigations au large s’enchaîneront début août avant un chantier estival et un dernier mois de préparation en vue du début du stand-by à l’automne. « Grâce à cette équipe qui a fait preuve de beaucoup de solidarité, de maturité et de complicité au cours des dernières semaines, nous sommes dans le timing prévu, dans une spirale qui produit de l’énergie, de la progression et du plaisir, en vue de ce Trophée Jules Verne qui est le point d’orgue de notre projet cette année », ajoute le skipper de Sodebo Ultim 3. Il mesure aussi l’ampleur du défi qui attend l’équipage sur le tour du monde : « Chaque réussite a descendu le chrono à un temps qui paraît à chaque fois inaccessible. Là, se présente la possibilité de passer sous les 40 jours et donc de faire tomber une barre complètement mythique, on a rendez-vous avec l’histoire. »

*Les navigants en sélection pour intégrer l’équipage de Sodebo Ultim 3 sur le Trophée Jules Verne : Jean-Luc Nélias, Sam Goodchild, Thomas Rouxel, François Morvan, Matthieu Vandame, François Duguet, Martin Keruzoré, Thierry Briend, Corentin Horeau

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Solo Maître CoQ. Départ dans des conditions légères pour les 30 skippers

@ Breschi

La 17e édition de la Solo Maître CoQ est partie ce jeudi à 13h15, au large des Sables d’Olonne dans des conditions de vents très variables dans un vent de nord-ouest soufflant entre 5 et 6 nœuds avec lesquels les 30 marins inscrits ont dû composer.
Bien inspiré dans ces petits airs erratiques, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) a été le premier à obliquer vers le sud, en direction de l’île de Ré.

Un peu trop pressés d’en découdre, Adrien Hardy (Océan Attitude) et Gildas Mahé (Breizh Cola) deux des grands favoris de la course, ont dû réparer, laissant ainsi Xavier Macaire (Groupe SNEF) signer le meilleur départ dans des conditions mollassonnes, voire asthéniques. Pour preuve, c’est laborieusement que les uns et les autres ont évolué jusqu’à la bouée de dégagement. C’est donc au ralenti que la course a débuté, et c’est au ralenti toujours qu’elle s’est jouée en milieu de nuit . « Il y a pas mal d’incertitudes sur ce début de course. Ce sont des conditions où il faut être opportuniste car tout est possible. Pour dire les choses clairement, il peut y avoir des coups de chance ou de pas de chance. Il va falloir réussir à se faufiler et être très réactif sur les changements et les choix de voiles, avoir ce petit feeling en plus qui va potentiellement pouvoir faire la différence », a commenté le tenant du titre et local de l’étape.

Ce jeudi, peu avant 20 heures, Adrien Hardy s’est échoué au sud de l’île de Ré. Le skipper d’Océan attitude a pu être déséchoué et repartir.
La flotte évoluait ce vendredi matin à 7-8 nds. Corentin Douguet sur NF Habitat était en tête devant Pierre Leboucher et Armel Le Cleac’h.

Ils ont dit :

Martin Le Pape (Solidarité AP-HP) : « La course va se passer en deux temps, avec une première partie entre le départ et l’île de Ré où on ne sait pas trop si ça va rentrer en thermique, si on va être sous l’influence des orages. On va donc essayer de prendre ce qu’on a et d’avancer au mieux. Ensuite le vent va commencer à revenir un peu plus en début de nuit, mais ça va rester aléatoire. On va voir qui s’en sort. Une hiérarchie va s’installer. A l’approche des Birvideaux, la situation va se stabiliser progressivement. Ce sera des bords un peu tout droits et donc un peu une course de vitesse jusqu’à l’arrivée prévue samedi matin, sur les coups de 11 heures pour les premiers. Pour ma part, je reste sur une victoire sur la grande course l’année dernière. La remporter à nouveau cette année, ce serait bien. Ça me permettrait de marquer le coup pour le reste de la saison. »

Tom Laperche (Bretagne – CMB Espoir) : « On va avoir un début de course jusqu’à l’île de Ré un petit peu incertain. On va surtout devoir gérer de grosses variations du vent, en force et en direction. Il faudra être réactif pour atteindre au plus vite l’île de Ré. Lorsque l’on va repasser devant les Sables, la situation restera un peu la même mais ensuite le vent va forcir un peu sur la route de Belle-Ile. Une fois l’île contournée, on fera sûrement du code 0 vers Rochebonne avec du vent qui forcira gentiment. Lors de la dernière boucle entre Les Sables et un way-point dans le sud, ça risque même d’être un peu musclé, avec entre 20 et 25 nœuds de vent. Ça va être une belle étape. Je pars pour bien faire. Je pense que je suis capable de naviguer dans le bon paquet, devant. Après, ça va durer deux jours et il va se passer plein de choses… ».

Achille Nebout (BeGreen Ocean) : « Je suis super content de repartir régater après trois mois de pause forcée. On est chanceux de pouvoir recommencer à en découdre aussi tôt. De mon côté, l’objectif, c’est de me régaler, de naviguer proprement et de retrouver mes marques. Ce qui nous attend au niveau des conditions est assez incertain, pour le début notamment. Des orages ne seront pas être loin, et on ne sait donc pas trop à quelle sauce on va être mangé. Heureusement, ensuite, le vent devrait être plus clair et plus stable. Ça risque même d’être des bords tout droits jusqu’à Belle-Ile et pour revenir, avec du vent qui va forcir graduellement jusqu’à 20 nœuds sur la fin du parcours. Il ne va vraiment pas falloir se rater sur le début de course car ensuite ce sera essentiellement une course de vitesse et donc compliqué de revenir. Je ne me fixe pas d’objectif particulier. C’est vrai que l’année dernière, j’avais fait un peu un exploit en remportant la première manche de cette Solo Maître CoQ et que ce serait bien de réitérer, mais ça ne va pas être facile vu avec le plateau. »

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Transat Jacques Vabre. Nouvelle gouvernance et une Fondation pour les jeunes talents

Les 3 prochaines éditions de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sont assurées.
La Ville du Havre et Jacques Vabre, partenaires historiques confirment un engagement sur les 3 prochaines éditions, et la Région Normandie qui entre dans la gouvernance et devient co-organisateur de la course.

Depuis bientôt 30 ans, la marque de café Jacques Vabre et la Ville du Havre s’impliquent et investissent dans la course au large. Conscients des valeurs à la fois sportives et humaines portées par cette course et de leur responsabilité dans le secteur de l’industrie nautique, les deux partenaires réaffirment leur engagement sur les 3 prochaines éditions. Leur objectif commun est de valoriser la notoriété de la compétition sportive pour convertir ce savoir-faire d’organisateur de course reconnu en dépositaire d’évènement porteur de sens.

La Transat Jacques Vabre se jouera dorénavant à « trois »
La Région Normandie, partenaire de la course depuis 2017, affirme sa position de grande région maritime, une terre de nautisme, visible et attractive à l’échelle nationale et internationale en confirmant son engagement auprès des deux partenaires fondateurs, la Ville du Havre et Jacques Vabre. En 2019, la Région devenait partenaire majeur en s’inscrivant dans le nom de l’événement. En 2021, elle entre dans la gouvernance et devient co-organisateur de cet événement au fort ancrage normand.

Un projet ambitieux porté par ses organisateurs
La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre aspire à devenir une course de voile révélatrice de talents, inspirante pour les femmes et les hommes qui la composent.
L’ambition des partenaires impliqués sur l’événement est de bâtir de concert des actions pérennes en adéquation avec les piliers de la course : l’environnement, les femmes et les hommes, l’héritage et la recherche d’excellence.
La première pierre de cette nouvelle feuille de route sera la création de la Fondation Transat Jacques Vabre dont l’objet est de soutenir les jeunes talents ainsi que des projets innovants porteurs de sens tant pour les femmes et les hommes que pour l’environnement.
Ces projets permettront à l’événement de continuer à vivre entre deux éditions et de faire rayonner la Transat Jacques Vabre à terre comme en mer.

Une nouvelle gouvernance
Afin d’accompagner le développement la nouvelle stratégie, les membres annoncent la nomination de Caroline Caron au poste de Directrice Générale. Caroline possède une compréhension transversale des enjeux des différents acteurs de l’industrie du sport grâce à 20 ans d’expérience acquise à travers ses différentes responsabilités tant auprès de marques que de grands événements internationaux.

Gildas Gautier, à la barre de la Transat Jacques Vabre depuis 2009 a souhaité s’engager dans de nouveaux projets. « Ces 10 dernières années, nous avons, avec la Transat Jacques Vabre, défendu une course au large solidaire, bienveillante et soucieuse de son environnement. Avec Caroline, ces aspirations seront renforcées et ce sera un plaisir pour moi de l’accompagner dans la prise en main de ce beau navire qu’elle saura skipper vers de nouveaux horizons. »
« Je suis heureuse et honorée d’accompagner le nouveau projet ambitieux de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Contribuer au fait que cette course historique ait un impact positif sur les femmes, les hommes, et l’environnement qui la constitue est un challenge très enthousiasmant. Je m’inscris totalement au sein de l’organisation dans la notion de construction commune, d’implication des partenaires et de recherche d’excellence, des valeurs qui m’ont animé tout au long de ma carrière » explique Caroline Caron

Des classes impliquées et motivées
Halvard Mabire, Président de la Class40 : « C’est une très bonne nouvelle, cela offre une visibilité de calendrier et d’événements jusqu’à fin 2025 qui fait vraiment du bien en cette période d’incertitudes et d’inconnues. La Transat Jacques Vabre est un grand événement. Nul doute que l’annonce ferme de la pérennité motivera de nouveaux projets, encouragera des partenaires à s’engager et suscitera des nouvelles vocations, comme en 2019, où la Class40 accueillait les deux plus jeunes concurrents de l’épreuve. »

Erwan Leroux, Président de la classe Multi50 : « La classe Multi50 est en phase avec les nouvelles ambitions de la Transat Jacques Vabre. Nous sommes persuadés qu’il nous faut aujourd’hui travailler, avec les organisateurs et partenaires, sur de nouveaux modèles de courses au large. Cette transat, que les Multi50 affectionnent particulièrement, peut devenir un terrain d’innovations économiques, sportives, environnementales ».

Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA : « La course est un rendez-vous incontournable du Championnat IMOCA Globe Series, un jalon important tous les deux ans. L’édition 2019 a été un grand succès avec une intensité de bout en bout. Les marins aiment ce format du double et ce parcours Nord-Sud qui mène sous l’équateur. Avoir aujourd’hui cet engagement lance un signe fort aux équipes, à leurs partenaires et à la Classe IMOCA, un grand merci à eux. »

Emmanuel Bachellerie, Délégué général de la Classe Ultim 32/23 : « Nous nous réjouissons de cette annonce. Le climat peut être empreint d’incertitudes et c’est un signal très positif partagé par la Transat Jacques Vabre. Nous faisons, tous, partie d’un ensemble qu’il convient de préserver. A minima dans le dialogue régulier pour harmoniser les calendriers ou construire ensemble.

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Solo Maître CoQ. 30 concurrents et une grande course !

Première compétition françsaise Post-Confinement Solo Maître CoQ 2020 ©Christophe Breschi

Comme prévu, les 30 concurrents de la 17e édition de la Solo Maître CoQ ont rejoint Port-Olona, ce mercredi. Tous sont désormais dans les starting-blocks de l’épreuve dont le départ sera donné ce jeudi à 13 heures, au large des Sables d’Olonne. Au programme : une boucle de 340 milles entre Belle-Ile, Yeu et Ré qui pourrait bien se jouer en deux temps, avec une première partie marquée par une situation orageuse et donc incertaine, puis une seconde qui devrait davantage s’apparenter à une course de vitesse. De quoi garantir du jeu et quelques rebondissements, ce qui n’est, évidemment, pas pour déplaire aux marins, tous impatients de se confronter à nouveau et d’entamer (enfin) leur saison.

« On a vraiment l’impression que ça reprend là où ça s’était arrêté le 13 mars dernier. A cette date, on était au même endroit, prêt pour la même course. C’est un peu comme si le temps s’était arrêté mais on est évidemment tous super contents d’être de retour », annonce Benoît Mariette (Génération Sénioriales) qui résume parfaitement le sentiment général des skippers de cette Solo Maître CoQ initialement prévue au printemps. « La saison a été complètement chamboulée et on ne s’est pas entraîné comme on aurait voulu. On voit donc tous la course comme une sorte de remise en route, une épreuve de travail, et on est tous enthousiastes à l’idée de retrouver la confrontation », poursuit le Lorientais qui a naturellement la Solitaire du Figaro dans le collimateur, et qui ne pouvait espérer meilleure préparation pour l’épreuve reine du calendrier Figaro Bénéteau. Un avis partagé par Tanguy Le Turquais (Quéguiner – Kayak) : « C’est effectivement un peu un retour trois mois en arrière, mais c’est génial de revenir aux Sables d’Olonne pour cette Solo Maître CoQ. Marc Chopin et son équipe se sont bien battus pour que la course ait lieu et c’est vraiment super. A présent, on a tous bien hâte d’y aller, même si on a un peu les jambes engourdies après le confinement. On n’a pas beaucoup navigué et on ne sait pas trop où on en est. Ça va être une bonne remise en route. La course va être hyper intéressante. Parfaite pour se jauger ».

Reprendre ses marques au plus vite
De fait, le parcours de 340 milles qui les attendent, lui et ses concurrents, se rapproche grandement d’une étape de la fameuse Solitaire en termes de format, mais aussi de nombre de difficultés techniques à gérer. « Ce qui nous attend est très complet, bien qu’un peu foireux compte-tenu de la météo. On risque en effet d’avoir des orages au moment du départ ou, en tous les cas, d’avoir un vent pas très stable. Ça risque ainsi de commencer par un bon bazar. Après, il y aura au moins deux transitions à gérer pendant la course. Deux changements de systèmes météo à négocier. Je pense que l’on peut s’attendre à des rebondissements jusqu’à la fin », ajoute le Vannetais qui n’a pas oublié que la grande course de la dernière édition de la course, l’an passé, avait conservé son suspense jusque dans les derniers milles. « Ça pourrait bien être pareil cette année », avance Tanguy, à l’inverse d’Alan Roberts (Seacat Services) qui estime, pour sa part, que la course pourrait se jouer en deux temps distincts. « La situation risque d’être effectivement un peu orageuse après le départ. Les premières 20-24 heures de mer pourraient donc être assez compliquées avant que ça ne se transforme en course de vitesse ensuite », note le Britannique, impatient, lui aussi, de renouer avec la compétition après huit mois sans. « Il va falloir reprendre le rythme et ses marques rapidement », assure Alan. Pour lui, la première moitié de la course s’annonce clairement décisive. Un point de vue partagé par Benoît Mariette : « Ça risque de distribuer un peu dès le début. Après, il y aura probablement peu de grands choix stratégiques possibles. Ce sera sans doute un peu du tout droit, et ce sera alors dur de revenir ». En clair, il faudra réussir à être dans le match dès le début. Un scénario qui pourrait, sur le papier, réussir aux navigateurs les plus expérimentés, forcément plus à l’aise dans les phases de transitions, mais ces derniers devront cependant se méfier des bizuths, très impatients de faire leur entrée sur le circuit, bien décidés à faire preuve d’opportunisme et, par ricochet, à aller, si possible, titiller les moustaches des favoris.Initialement programmée du 13 au 22 mars dernier, la 17e édition de la Solo Maître CoQ n’avait pu se dérouler aux dates prévues, la crise sanitaire engendrée par l’épidémie de Covid-19 ayant largement chamboulé le calendrier de cette année 2020. Optimistes et déterminés, les organisateurs avaient alors annoncé leur volonté de reporter l’épreuve à une date ultérieure si les conditions le permettaient. La bonne nouvelle a été annoncée par la Fédération Française de Voile la semaine dernière : les plus hautes instances ont validé, sous le respect d’un cahier des charges très strict, l’organisation de la course malgré la suspension actuelle des évènements jusqu’au 31 juillet. Cette Solo Maître CoQ, première compétition sportive toutes disciplines confondues autorisée depuis le déconfinement, se tiendra ainsi du 24 au 28 juin prochain, son format ayant toutefois été modifié pour répondre aux règles imposées par le contexte. Les 30 skippers en lice batailleront alors pour une boucle de 340 milles entre Belle-Ile, Yeu et Ré. Un exercice parfait à la fois pour les « gros bras » du circuit Figaro qui auront ainsi l’occasion de valider le travail réalisé depuis l’hiver dernier, et pour les « petits nouveaux » qui pourront répéter, grandeur nature, une étape de la fameuse Solitaire et se qualifier pour celle-ci.

Ils ont dit:

Adrien Hardy (Océan Attitude) : « Je suis content. Au départ, je n’avais pas prévu de faire cette Solo Maître CoQ, ni même la saison en Figaro. J’avais fait une croix dessus, puis j’ai eu cette belle opportunité qui s’est présentée il y a une semaine. Le bateau a été mis à l’eau avant-hier, j’ai fait le convoyage hier et demain je serai sur la ligne de départ. Je n’ai pas du tout navigué depuis la Solitaire, l’été dernier. Je viens donc pour prendre du plaisir puis me préparer pour la Solitaire, à défaut d’avoir pu faire des entraînements. Le fait que ce soit un format un peu allégé (seulement une grande course, ndlr), limite les contraintes de timings et de budget. Cela a été pour moi un vrai encouragement pour venir aux Sables car c’est simple et efficace. Ce qui nous attend ? Plutôt des petites conditions. On ne devrait pas avoir de vents supérieurs à 15 nœuds, et plutôt de secteur ouest. Pour moi, c’est bien car je ne devrais pas être trop à la rue techniquement. Après, la vitesse, ce sera une autre affaire… ».

Robin Follin (Floréal) : « Je suis super content d’être au départ de cette Solo Maître CoQ. Ces trois dernières semaines ont été compliquées. D’un côté, je cherchais des sous pour pouvoir naviguer et de l’autre je faisais en sorte de m’entraîner au mieux pour préparer la régate qui est arrivée très vite. Heureusement, j’ai récupéré le bateau en très bon état et je n’ai pas eu grand-chose à faire pour le mettre sur les rails. Dans ce contexte, je vais essayer de faire une course propre, sans faire de bêtises. C’est ma première régate en Figaro. Je pars sans aucune prétention de classement. Je prends des bonnes bâches aux entraînements alors je ne m’attends pas à jouer aux avant-postes d’autant que j’ai très peu de back-up en solitaire. Je vais me battre au mieux avec les concurrents autour de moi et donner le meilleur de moi-même. Je vais découvrir le support, le solitaire et le large : ça fait beaucoup de choses d’un coup, mais c’est aussi ce qui motive. »

Benoît Hochart (La Chaîne de l’Espoir) : « Comme tous les autres, je suis content de retourner régater. Mon objectif est avant tout de prendre du plaisir. Je ne veux pas me prendre la tête et naviguer simplement. Faire les choses bien, comme je sais les faire. Le but est de retrouver des sensations et les bons réflexes. J’espère réussir à mettre en place ce que j’ai travaillé à l’entraînement et voir comment j’ai réussi à progresser. Après la longue période de confinement, on a forcément perdu quelques automatismes mais je ne m’inquiète pas plus que ça. Lors de cette course, on va subir beaucoup de changements de conditions. On s’attend à avoir de la pétole au début et un peu plus d’air ensuite. Les transitions seront importantes et il faudra réussir à bien anticiper les choses et les changements de voiles. Il faudra rester à l’affût et se monter opportuniste. Ça va pas mal jouer c’est sûr ! »

Texte Perrine Vangilve

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