dimanche 30 novembre 2025
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Drheam Cup. Le Maxi Edmond de Rothschild remporte la Drheam Cup

2020 07 21 - La Trinité-sur-mer - Victoire du Maxi Edmond de Rothschild sur la DHREAM CUP - Skippers : Franck Cammas et Charles Caudrelier, équipers : Morgan Lagravière, David Boileau, Yann Eliès et Yann Riou - © Eloi Stichelbaut - polaRYSE / GITANA S.A.

Sans surprise, le Maxi Edmond de Rothschild s’est imposé en Ultime ce mardi midi après avoir franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la Drheam Cup 2020 au large de la Trinité-sur-Mer. Le duo Cammas-Caudrelier et leurs hommes s’imposent après 1 jour 21 heures 30 minutes et 33 secondes devant Sodebo, 2e à deux heures du tableau arrière de Gitana 17 et Actual Leader, qui complète le podium. Entre ces trois équipages, le match s’est avéré disputé et passionnant grâce à des conditions météos très variées – du vent de 1 à 22 nœuds ! Bien calés en tête de flotte dès le départ malgré les vents légers, les marins du Gitana Team n’ont jamais cédé ce leadership tout au long des 750 milles de course. Cette nuit, ils ont profité d’un long bord de reaching particulièrement dynamique pour creuser définitivement leur avance et s’imposer peu après 10h30 ce mardi 21 juillet.

2020 07 21 – La Trinité-sur-mer – Victoire du Maxi Edmond de Rothschild sur la DHREAM CUP – Skippers : Franck Cammas et Charles Caudrelier, équipers : Morgan Lagravière, David Boileau, Yann Eliès et Yann Riou – © Eloi Stichelbaut – polaRYSE / GITANA S.A.

« Dès le départ, nous réalisons un petit coup tactique à terre qui nous permet de creuser un peu sur nos concurrents avant même d’attaquer la traversée de la Manche. À suivre, la météo n’a pas forcément avantagé le bateau de tête, ce qui leur a permis de bien recoller, mais ce matelas de départ, même petit, était important car nous aurons grâce à lui toujours un petit coup d’avance durant toute la régate ! Cette marge a même poussé nos concurrents à la faute en prenant plus de risques pour revenir sur nous, notamment au passage de la dorsale ou encore la nuit dernière », expliquait Franck Cammas.

Initialement, les Ultimes du plateau devaient aller contourner l’Île de Man en Mer d’Irlande et réaliser ainsi un parcours de 1 100 milles nautiques. Vingt-quatre heures avant le départ et compte-tenu des derniers fichiers météos, la direction de course, en accord avec l’organisateur, a choisi de revoir ce tracé pour éviter à la flotte de rester des jours à l’arrêt dans les calmes de l’anticyclone. Le passage d’un Waypoint (marque virtuelle) en Mer d’Irlande hier a pu donner un bon aperçu de ce qu’aurait été la régate sans cette modification : « C’était une très bonne décision de revoir le parcours à la baisse et de réadapter son tracé aux conditions météorologiques du moment. L’objectif est de naviguer et pas de rester scotché des heures dans des zones sans vent et donc sans match », appuyait Cyril Dardashti, le directeur du Gitana Team. Une satisfaction partagée par Franck Cammas, qui avouait à son arrivée à terre avoir pris beaucoup de plaisir sur ces deux jours de course : « C’était une très belle régate, intense comme nous les aimons. Il y a eu des phases tactiques, d’autres de vitesse pure, beaucoup de reaching au final, comme la deuxième nuit pour aller vers la cardinale de Rochebonne, ce qui était bien parce que nous n’avions pas eu des conditions aussi rapides l’année dernière sur le Fastnet. C’était pas mal de pouvoir pousser le bateau dans ces conditions, ce n’est jamais facile de rester proche de 40 nœuds en permanence, comme cela a été le cas cette nuit. C’était un beau finish. Cette course aura été riche d’enseignements. C’était un parcours technique dans peu d’espace, parce que la Manche et la Mer d’Irlande ne sont finalement pas très grandes à l’échelle de nos bateaux, ça permet donc de passer en revue toutes les manœuvres qu’on peut faire en Ultime. »

2020 07 21 – La Trinité-sur-mer – Victoire du Maxi Edmond de Rothschild sur la DHREAM CUP – Skippers : Franck Cammas et Charles Caudrelier, équipers : Morgan Lagravière, David Boileau, Yann Eliès et Yann Riou – © Eloi Stichelbaut – polaRYSE / GITANA S.A.

Seule course de la saison 2020 avant leur tentative de record du Trophée Jules Verne, la Drheam Cup était un rendez-vous à ne pas manquer, une occasion parfaite de se situer tant sportivement que techniquement pour les hommes du Maxi Edmond de Rothschild, comme le confiait Charles Caudrelier : « C’était important d’être là car les occasions de naviguer en course se comptent sur les doigts d’une main ! Surtout dans les conditions comme celles rencontrées la nuit dernière qui nous permettent de pousser le bateau à son plein potentiel. Nous sommes très heureux des modifications apportées au Maxi cet hiver. De l’extérieur, le bateau semble être le même car à part peut-être les ajouts d’aéro qui sont assez visibles, comme sur les bras, il faut vraiment avoir l’œil. Mais l’équipe a fait un très beau chantier et nous mesurons aujourd’hui le fruit de ce travail. Nous avons je crois optimisé encore la plateforme et les performances que nous observons depuis la remise à l’eau nous donnent raison. Le format de la course ne se prêtait pas forcément à un entraînement à proprement dit du Jules Verne mais cela nous a permis de nous retrouver au large, de retrouver des mécanismes avec le bateau… La Drheam Cup lance notre campagne de record sur le Trophée Jules Verne ! »

Après le Fastnet, en août 2019, et la Brest Atlantiques, en décembre dernier, Franck Cammas et Charles Caudrelier récidivent sur la Drheam Cup. Ce qui porte à trois leur nombre de victoires en quatre régates disputées depuis leur arrivée chez Gitana ; ces chiffres témoignent de la belle alchimie qui règne entre le duo de skippers et le dernier-né des Gitana. Trois ans après sa mise à l’eau, le Maxi-trimaran aux cinq flèches, le premier conçu pour voler en haute mer, entre sans conteste dans une phase de maturité mais aux dires de ses skippers il n’a pas fini d’étonner et d’affoler les compteurs : « Nous avons battu les chiffres de vitesse du bateau la nuit dernière, avec plus de 46 nœuds. Mais ce qui est surtout impressionnant ce sont les moyennes au-delà des 40 nœuds que nous arrivons désormais à conserver sur des longues périodes. Et ce n’est pas fini ! », concluait souriant Charles Caudrelier.

L’équipage du Maxi Edmond de Rothschild était composé de Franck Cammas et Charles Caudrelier, skippers David Boileau, Yann Eliès, Morgan Lagravière, Yann Riou

Classement Ultimes 2020 – Drheam Cup / Grand Prix de France de Course au Large

1. Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas / Charles Caudrelier) – en 1 jour, 21 heures 30 minutes et 33 secondes
2. Sodebo (Thomas Coville) / à 1h 57 min du 1er
3. Actual Leader (Yves Le Blevec) à 6h du 1er

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Route St-Pierre- Défi Pure Ocean, une transatlantique pour la préservation de l’océan

Pure Ocean Fund

Les deux concurrents engagés dans la première édition de La Route St Pierre Lorient – Défi Pure Ocean sont partis ce samedi de St Pierre vers Lorient pour tenter de battre le temps de référence établi par Eric Tabarly en 1987 et sensibiliser sur l’urgence de protéger l’océan et de développer la recherche océanique. Le temps de référence à battre, établi par Tabarly sur le maxi “Côte d´Or”, est de 10 jours, 1 heure et 31 minutes. Pour suivre la progression des bateaux cliquez ici.

Le JP54 du quadruple vainqueur de la Transat Jacques Vabre Jean-Pierre Dick et le Class40 de Morgane Ursault Poupon espèrent réaliser les 2150 miles nautique qui les séparent de Lorient en neuf jours, ce qui leur permettrait d’établir un nouveau record.

Jean-Pierre Dick a déclaré: « Nous devons nous assurer de ne pas ‘monter’ trop au nord à cause des icebergs. Sur la première partie du parcours j’espère que nous ne serons pas rattrapés par les fortes dépressions qui traversent les grands bancs de Terre-Neuve. Ensuite, nous serons sur la route normale des dépressions, il faudra juste se positionner pour aller le plus vite possible ».

La fondation Pure Ocean qui a initié cette épreuve finance des projets de recherche innovants qui contribuent à la protection des écosystèmes marins fragiles et de la biodiversité. Lors du dernier appel à projet de la fondation au printemps 2020, un total de 159 projets venant de 40 pays a été reçu. Ce sont plus de 350 scientifiques qui ont candidaté en équipe pour obtenir un financement pour leurs recherches. La fondation organise également des événements pour sensibiliser le grand public.

David Sussmann, fondateur de la fondation Pure Ocean est à bord du bateau de Jean-Pierre Dick ‘The Kid. Il récoltera des données scientifiques et publiera quotidiennement des vidéos sur Facebook.

Il a expliqué : « Nous traversons un océan, une ressource inestimable qui est menacée notamment par le changement climatique, la surpêche et la pollution. Nous avons lancé une pétition pour demander au gouvernement français et à la nouvelle ministre de la mer, d’augmenter le soutien financier aux programmes de recherche océanique. L’océan, ressource vitale pour la vie sur notre planète recèle de futurs traitements contre des maladies. Nous avons besoin de toute l’aide possible pour financer ce travail, ainsi toute donation sera bienvenue ».

A l’arrivée des concurrents à Lorient, une semaine d’événements sera organisée par la fondation Pure Ocean impliquant les acteurs clés du monde maritime et dirigeants afin de présenter la mission de la fondation et lever des fonds.

Morgane Ursault Poupon, fille du navigateur Philippe Poupon, qui a gagné la Route du rhum en 1986, sera à bord de son Class40 UP Sailing. Elle a dit: « En tant qu’ambassadeur de l’océan, il est de notre devoir de partager notre expérience, témoigner des conséquences des actions de l’Homme sur l’océan et ainsi rappeler qu’il est de notre responsabilité à tous d’agir ».

Philippe Paturel, navigateur, fondateur et président de l’association La Route Saint-Pierre et Miquelon, co-organisateur du défi : « Ce défi permet de réaliser ma volonté d’organiser une course entre Saint-Pierre et Miquelon et la métropole. Le respect de l’océan et de l’environnement fait partie des fondamentaux de Route Saint-Pierre et Miquelon, c’est donc une joie d’organiser une belle transatlantique qui porte les messages forts de la Fondation Pure Ocean ».

La Route Saint Pierre Lorient – Défi Pure Ocean est supervisée par Sylvie Viant.

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Drheam Cup. Arrivées en vue

20_10977 © Thierry Martinez. CHERBOURG - FRANCE . 19 Juillet 2020. 3éme DRHEAM CUP : CHERBOURG / LA TRINITE SUR MER . Départ

Partis dimanche dans des conditions assez légères de Cherbourg, les 94 concurrents de la 1e édition du Grand Prix de France de course au large arrivent ce mardi à la Trinité-sur-mer après un passage en Mer Celtique, autour du phare de Wolf Rock et des côtes Sud de l’Angleterre.
En Ultimes, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier) aura dominé de bout en bout son duel avec Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville), tandis qu’Actual leader (Yves Le Blevec) suivait à quelques milles.

En Multi50 sur un parcours de 615 milles, Thibaut Vauchel-Camus sur son Solidaires en Peloton-ARSEP s’est livré à un beau match avec Arthur Le Vaillant sur Leyton alors que suivait non loin Erwan Le Roux sur Ciela Village. Passé en tête à au dernier waypoint, Solidaires en Peloton-ARSEP a pu toucher plus tôt des conditions de vent plus favorables pour filer ce mardi vers la victoire avec une avance confortable.

En Class40, la course était animée par un beau duel entre Crédit Mutuel, le plan Raison de Ian Lipinski (vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre), et le tout dernier Mach 40.4 sorti de chantier (mi-juin), Palanad 3 (qui appartient à Olivier Magré), mené sur cette course par son constructeur, Nicolas Groleau (chantier JPS), et son architecte, Sam Manuard. Une dizaine de milles derrière, même duel acharné entre Everial (Stan Thuret) et Lamotte-Module Création (Luke Berry). En Multi 2000, c’est l’équipage 100% handi de Team Vent Debout (Fabrice Payen) qui fait la course en tête, talonné par le nouveau TS5 Guyader/Mext de Christian Guyader.

Sur le parcours de la DRHEAM-CUP 400, si Amanjowo (Sébastien Harinkouck), déjà vainqueur en 2018, fait un impressionnant cavalier seul en tête de la flotte IRC équipage, la régate fait rage en Figaro et en IRC double. En Figaro solitaire, les deux premiers de la dernière Solo Maître CoQ, Sam Goodchild et Tom Laperche (qui s’était imposé), confirment leur très bonne forme actuelle, puisqu’ils ont franchi Wolf Rock en tête lundi vers 15h, sauf que cette fois, c’est l’Anglais sur Leyton qui a devancé le skipper de Bretagne CMB Espoir, avec à leurs trousses Gildas Mahé (Breizh Cola), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Alexis Loison (Région Normandie). Sam Goodchild, très en forme était ce mardi matin bien parti pour s’imposer sur cette Drheam Cup suivi par Pierre Quiroga.

En Figaro double, Pierre Leboucher/Benoît Mariette (Guyot Environnement) restent en tête devant Tom Dolan/François Jambou (Smurfit Kappa).

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Drheam Cup. 100 bateaux au départ pour le 1er Grand prix de France de course au large

20_08410 © Thierry Martinez. CHERBOURG - FRANCE . 18 Juillet 2020. 3éme DRHEAM CUP : CHERBOURG / LA TRINITE SUR MER

Ils seront plus d’une centaine de bateaux a prendre le départ à 13h ce dimanche de la 3e édition de la Drheam Cup au départ de Cherbourg-en-Cotentin à destination de La Trinité-sur-Mer. Les skippers vont enfin pouvoir régater.

« On ne peut que remercier l’organisateur et la Ville de Cherbourg-en-Cotentin de nous offrir cette occasion de regouter au stress des veilles de départ, avec les contrôles sécu, l’analyse des fichiers météo, et de retrouver tous nos camarades de jeu. C’est vraiment agréable de se parler de nouveau sur les pontons, on mesure tout le travail qui a été fait pour que cette course ait lieu. On va enfin régater, nos bateaux sont faits pour ça », se réjouit ainsi Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton-ARSEP), tenant du titre en Multi50.

Et cette course s’annonce intense dans toutes les flottes, tant la météo devrait proposer un joli panel de conditions sur les trois parcours. Des parcours que le directeur de course Hervé Gautier, après des échanges avec le consultant météo de la course Christian Dumard, a décidé de raccourcir. « Une grosse zone de molle s’annonce à partir de lundi en Mer Celtique et en Mer d’Irlande, liée à une dorsale anticyclonique qui s’installe, le risque était de bloquer la flotte de 24 à 48 heures. Nous avons cependant voulu garder la philosophie des parcours prévus en fixant des waypoints en Mer Celtique », explique-t-il.

Les passages du Fastnet pour la DRHEAM CUP 1100 (Ultimes) et la DRHEAM-CUP 700 (Multi50, Class40, Grands Monocoques, Multi 2000) ont été supprimés, tout comme celui de l’île de Man pour les Ultimes. A la place, les trois maxi trimarans iront chercher un waypoint situé par 51°Nord 8°Ouest, avant une descente vers la Bretagne et une nouvelle marque à passer, la cardinale Ouest de Rochebonne
(au large de la Vendée), soit un parcours de 750 milles.

Pour ce qui est de la DRHEAM-CUP 700, les Multi50 iront chercher le même waypoint en Mer Celtique (51°Nord 8°Ouest) avant de revenir vers La Trinité-sur-Mer (615 milles), tandis que les Class40, Multi 2000 et Open Grands Monocoques iront un peu moins loin (waypoint par 50°Nord 8°Ouest), soit un total de 550 milles. Pas de changement en revanche du côté de la DRHEAM-CUP 400 (Figaro Bénéteau 3, IRC, yachts classiques).

Quant au parcours de départ, il sera le même pour toutes les classes : bouée de dégagement La Manche (à 2 milles de la ligne) à laisser à bâbord, puis d’Omonville (à 10 milles) à tribord, avant d’attaquer la traversée de la Manche vers Shambles.

Du côté de la météo, la parole est à Christian Dumard :« Ce sera un départ au près dans du vent d’ouest pas très fort, 8-10 nœuds, avec du courant descendant, donc favorable. Il y a ensuite un front mou à traverser vers Shambles, puis le vent va basculer d’ouest à est, ce qui devrait donner lieu à une descente au portant assez sympa le long des côtes anglaises lundi matin dans une quinzaine de nœuds. La fin de course devrait se faire dans du vent de nord-est qui va peu à peu mollir, la majorité de la flotte devrait arriver mardi en après-midi et soirée à La Trinité-sur-Mer. »

Bref, de belles conditions pour le premier GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, dont le départ se fera sous les yeux de la toute nouvelle Ministre de la Mer, Annick Girardin.
Ils ont dit :

Alexis Loison (Région Normandie, inscrit en Figaro Bénéteau 3) :« Le départ sera peut-être un peu pluvieux, avec pas beaucoup de vent, mais ça me va très bien, parce que c’est ma rentrée après ma blessure au genou, et pour le spectacle, un départ en douceur, c’est très bien. En tout cas, ça ne sera pas simple au début et ça ne va pas s’arranger pour la traversée de la Manche, les premières heures de course vont être assez décisives. J’ai forcément envie de bien faire parce que ce départ se passe chez moi, c’est de la bonne pression, je trouve que c’est bien de redémarrer de la maison, j’ai mes repères. Ça faisait longtemps que j’avais coché cette DRHEAM-CUP/GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE à mon calendrier, je suis content que l’ensemble des Figaro aient répondu présent, c’est important pour la classe de montrer qu’on a de bons bateaux et de grands marins, et c’est bien de se mélanger aux autres classes. »

Fabrice Payen (Team Vent Debout, inscrit en Multi 2000) :« Je suis très content de pouvoir enfin régater, ça s’annonce assez léger au niveau des conditions. L’idée pour nous est ce donner de la visibilité à l’association Team Vent Debout et de changer les regards sur le handicap. Je pense que nous sommes le premier équipage de course au large 100% handi. C’est sympa de voir cette flotte, c’est une des seules courses où il y a toutes les classes réunies, avec les classes habituelles de la course au large et les IRC. »

François Moriceau (Mary, inscrit en IRC double) :« C’est la première régate de l’année, donc ça fait plaisir, en plus sur un parcours sympa. On espère prendre du bon temps, face à des concurrents sérieux, on est pas mal de bateaux identiques, des JPK 1030 menés en double, on est là pour s’étalonner avec les autres, et comme on est trinitains, on rentre à la maison, c’est parfait ! C’est aussi intéressant pour nous de naviguer avec les Figaro qui sont des bateaux assez proches des nôtres, on apprend toujours en naviguant aux côtés de professionnels. »

Eric Fries (Fastwave 6, inscrit en IRC équipages) :« Je suis très impressionné par la qualité de l’organisation qui a fait un travail tout à fait remarquable. Nous découvrons notre bateau, un JPK 1180 que nous avons reçu juste avant le confinement, nous sommes impatients de nous confronter à la concurrence, parce que nous n’avons pas beaucoup de repères par rapport aux autres. Au niveau météo, ça s’annonce un peu compliqué au début, avec peut-être un premier passage à niveau à Omonville, ensuite il y a pas mal d’incertitudes, mais de quoi s’amuser. »

Luke Berry (Lamotte-Module Création, inscrit en Class40) :« Quand je suis arrivé dans le port vendredi soir, il y avait tous les drapeaux, c’était assez magique, ça donne envie de régater ! Ça va être assez varié, avec une traversée de la Manche au près, puis un joli petit bord de portant VMG le long des côtes anglaises. Je pense que les conditions sont assez favorables à mon bateau qui est à l’aise dans du VMG portant de moins de 20 nœuds. »

Vivez le départ en direct
Les antennes de France 3 Normandie, France 3 Bretagne et France 3 Pays de Loire diffuseront le départ de la course en direct de 12h55 à 13h30.

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Vendée Globe. Jean Le Cam au départ de son 5e Vendée Globe

@ Anne Le Cam

Le YESECAM! de Jean Le Cam vient d’être mis à l’eau, après 7 mois de chantier. Jamais cet Imoca, avec lequel Jean a couru le Vendée Globe 2016, n’a été aussi abouti, et par son propre skipper de surcroit. Jean Le Cam sera au départ de son cinquième Vendée Globe, le 8 novembre prochain. D’ici là, il poursuit sa recherche de partenaires soutenu par son entourage, dont l’écrivan Erik Orsenna.

Un bateau comme un ami.
Jean courra son 3è Tour du Monde sur cet Imoca qu’il a baptisé “Hubert”, en mémoire à Hubert Desjoyeaux, qui l’a construit et qui était un ami. Ce bateau qui a mené Michel Desjoyeaux à la victoire en 2008, Jean a appris à le connaître sur la Barcelona World Race 2014 sur laquelle Bernard Stamm l’avait embarqué. Ensemble ils ont remporté ce tour du monde en double. Puis Jean l’a racheté pour prendre le départ du Vendée Globe 2016, qu’il a terminé en 6è position.

Les mains dans la colle.
Rassembler une équipe, oui, la laisser seule non… Jean Le Cam a cette particularité dans le milieu, de connaître son bateau sur le bout des ongles. Avec son équipe de 5 techniciens ultra compétents et polyvalents, Jean bricole, usine les pièces, démonte les pièces mécaniques, révise le gréement, optimise les moindres systèmes mécaniques et informatiques, scrute les moindres recoins de cet Imoca. Pour Jean, courir le Vendée Globe, ce n’est pas seulement une aventure de trois mois de mer, c’est aussi une histoire humaine magnifique qui dure des années. Un Vendée Globe, ça se prépare, se réfléchit, se murit, imprègne le skipper et son équipe dans leur quotidien.
Pour son 5ème Vendée Globe, Jean Le Cam est allé au bout de ses envies, il a optimisé son bateau comme jamais auparavant il ne l’avait fait. Le bateau a gagné du poids, il est doté d’une nouvelle casquette, le moteur a été déplacé, des structures ont été modifiées, les ballasts sont dotés d’un nouvel agencement.

Hâte de le voir évoluer.
Jean, David, Julien, Fred, Mathieu et Tristan sont pressés de naviguer sur ce bateau pour connaître ses nouvelles attitudes, comprendre son nouveau fonctionnement et le rectifier le cas échéant. Et Jean ne le fera pas seul. Il tient à ce que son équipe de jeunes préparateurs bénéficie d’une formation très complète grâce à leur engagement sur la préparation de “Hubert”. Analyser les résultats de son travail, c’est un élément essentiel pour progresser.
Jean Le Cam se préparara donc en équipe, fera quelques sorties en solitaire et accueillera également à son bord des partenaires avant le départ du Vendée Globe.

Objectifs financier et sportif.
Si YESWECAM! affiche deux partenaires financiers précieux, la famille IBIS et le Crédit Agricole du Finistère, il lui manque toutefois trois partenaires qui apporteraient chacun 200 000 euros par an sur 2 ans. Le bateau porte un message puissant, positif, rassembleur afin que plusieurs entreprises puissent se l’approprier facilement.
L’objectif de Jean sera de boucler son 5è tour du monde en moins de 80 jours sur le podium des bateaux sans foil, presque une contre tendance dans le foisonnement des foilers.

“Le Cam” par Erik Orsenna
Il était une fois un roi.
Le plus particulier des monarques.
Car ce roi n’était propriétaire que d’un seul cheval.
D’ailleurs le plus original des chevaux : d’abord, parce que ce cheval-là n’allait que sur l’eau. Ensuite, parce que ce cheval -là pouvait rajeunir, à condition de s’occuper de lui durant des heures et des heures.
Ce roi, on pouvait en dire tantôt qu’il ne possédait rien (obligé qu’il était de toujours repartir à zéro) et tantôt qu’il possédait tout (puisque la planète entière était son terrain de jeux).
D’habitude, on devient roi par succession.
Ce roi-là , nul ne méritait plus sa couronne car il ne la devait qu’à lui-même et à sa toute petite équipe de fidèles.
Le roi dont je parle avait d’étranges pèlerinages. Certains marchent jusqu’à Chartres, au plus loin Compostelle. Lui ne s’estimait apaisé qu’après avoir doublé le Cap Horn. Six fois déjà !
L’âge venant, j’ai rencontré plutôt des reines. Et aussi des présidents. Ils et elles vivaient entouré(e)s d’une cour. Lui ne supporte que les amis. La vérité, la liberté, la générosité des amis.
Les rois normaux, on les voit passer dans un carrosse.
Lui, il vous embarque sur son bateau.
Ce roi, vous l’avez reconnu.
Il se prénomme Jean.
Et en novembre, il va repartir une fois encore autour du globe.
Pourquoi ? S’interrogent certains.
Pourquoi ? Vous n’êtes plus jeune.
Ces gens-là ne savent pas ce que c’est qu’un rêve.
Ni ce que c’est qu’un roi.
Moi je sais.
Il faut vous dire que ma maman, que j’aimais tant, était monarchiste. Il faut vous dire qu’elle habitait Versailles. J’ai été nourri d’histoires de monarques. Lesquels, pour être franc, ne m’intéressaient guère.
Alors je suis triste qu’elle ait quitté ce monde.
Je lui aurais présenté un vrai roi. Un roi selon mon cœur.
Celui qui s’appelle Jean.
Et dont le royaume n’a pas de frontière, puisqu’il s’appelle l’océan.
Et dont l’histoire n’a pas de fin, parce que c’est déjà, une légende.
Et que le propre d’une légende est de continuer.
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Vendée Globe. Alex Thomson qualifié officiellement avec son Hugo Boss

Alex Thomson a choisi de ne pas participer à la Vendée Arctique Race pour se focaliser sur le développement de son Imoca Hugo Boss et pour ne pas prendre le risque de casser à 4 mois du départ. Le navigateur britannique a assuré sa place sur la ligne de départ en faisant sa qualification. Il a effectué une traversée de six jours en solitaire à bord de son bateau de course IMOCA 60, HUGO BOSS, officialisant sa qualification pour la course, qui débute le 8 novembre prochain.

“J’ai eu un bon mélange de conditions, de 2 nœuds jusqu’à 40 nœuds, certaines au près et d’autres au portant. C’était un très bon test du bateau. J’ai dû faire face à quelques défis en cours de route, mais c’est en partie pour cela que nous faisions cette qualification.
“C’est la première fois que je navigue en solitaire sur ce bateau et je peux vous dire que c’est un vrai plaisir de naviguer seul. J’ai été épaté par ses performances et je suis ravi des derniers réglages. Être à l’intérieur du cockpit, protégé des éléments, change vraiment la donne, d’autant plus que le fait de naviguer au large est beaucoup plus physique”.
Alex Thomson fera ainsi partie de la trentaine de skippers qui participeront cette année au Vendée Globe, une course en solitaire autour du monde de 24 000 milles qui a lieu tous les quatre ans au départ des Sables-d’Olonne.
Pour pouvoir participer à la course, les skippers doivent répondre à certains critères. Pour Alex Thomson, qui a terminé deuxième lors de l’édition 2016-17 du Vendée Globe avec son précédent bateau, il devait effectuer un passage de 2 000 nm à bord du nouveau HUGO BOSS, qui a été conçu et construit spécialement pour lui en vue de la course de 2020.
Et si le Britannique a effectué ses premiers milles en solitaire, il n’a pas manqué de garder un œil sur les autres skippers IMOCA qui étaient engagés sur la Vendée-Arctique : “Bien sûr, nous avons été déçus de ne pas participer à la course”. Alex Thomson a poursuivi. “Je la suivais de près depuis le bateau ; c’était fascinant du début à la fin. Mais même si nous aurions aimé être là, nous n’étions pas prêts pour participer à la course. C’était un trop grand risque pour nous de prendre le départ si près du Vendée Globe. C’était la bonne décision à prendre.”
Après avoir terminé les deux dernières éditions du Vendée Globe à la troisième et deuxième place, le skipper et son équipe concentrent toute leur énergie à assurer une victoire en 2020-21 : “Nous sommes dans une course contre la montre jusqu’à la ligne de départ, donc chaque jour compte d’ici là” a-t-il déclaré. “Chaque jour, nous en apprenons davantage sur le bateau et ce processus d’apprentissage se poursuivra jusqu’au départ de la course. Nous n’avons qu’un seul objectif : gagner. Rien d’autre ne compte, et tout ce que nous ferons d’ici au 8 novembre doit nous rapprocher de cet objectif”.

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Marie Riou et Benjamin Schwartz sélectionnés pour le Championnat d’Europe de Course au Large en Double Mixte

Comme l’année dernière le Championnat d’Europe de Course au Large en Double Mixte, qui sera L’une des grandes nouveautés des Jeux de Paris 2024, se déroulera en Italie sur des L30, un monocoque monotype de 9.25 m. Cette année, c’est à Gênes que se déroulera cette épreuve du 30 août au 5 septembre. Pour ce rendez-vous, la Fédération Française de Voile a sélectionné Marie Riou (Voiles du Ponant 29) et Benjamin Schwartz (CN Lorient), un tandem très complémentaire qui connait très bien le circuit olympique comme la course au large.

Jacques Cathelineau, DTN et sélectionneur: « La sélection s’est faite en fonction du parcours de chacun mais aussi de la force du dossier de candidature et de leur engagement. Avec Marie et Benjamin nous avons un très bel équipage qui a des ambitions de performance. C’est une belle association avec des expériences très complémentaires tant en olympisme qu’en course au large. La fédération a mis en place des moyens, nous avons nommés un entraineur olympique avec Pascal Rambeau, qui vient appuyer la mission de Jeanne Grégoire à Port la Forêt. Son objectif est de mettre en place la préparation olympique qu’il connait bien. Cette première épreuve est très importante pour la France, il faut rapidement nous distinguer ».

Un duo exceptionnel
Avant ces premières expériences en tandem sur l’eau, le duo s’était côtoyés sur la Volvo Ocean Race où ils faisaient partie de Dongfeng Race Team.
Marie est née à Landerneau. Après des années en Optimist, Marie décroche en 1999 les titres de championne d’Europe et du Monde en 420 avant de rejoindre l’équipe de France de 470. Quelques années plus tard, c’est en Match-Racing que la Brestoise se lance et goûte aux joies de l’olympisme aux côtés de Claire Leroy et d’Elodie Bertrand à Londres (6ème place). A la sortie de ces premiers Jeux, elle s’associe en 2013 à Billy Besson en Nacra 17 pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 (6ème place). L’association Billy-Marie est une réussite immédiate puisqu’ils remportent le premier Mondial de Nacra en 2013, un titre qu’ils ont conservé trois années consécutives. En 2018, elle devient l’une des trois premières femmes à remporter la Volvo Ocean Race, à bord de Dongfeng Race Team. Cette victoire lui vaut d’être sacrée, meilleure navigatrice du monde 2018.
D’origine lyonnaise, Benjamin Schwartz découvre la voile sur les lacs et en Méditerranée. Benjamin débute la compétition sur des monocoques de 30 – 40 pieds puis intègre la Dongfeng Race Team pour la Volvo Ocean Race en tant que responsable électronique, avant d’embarquer pour le record du tour du monde sur le maxi trimaran Spindrift 2. En 2019, il s’engage sur le circuit Figaro Bénéteau et se fait très rapidement remarquer en terminant premier bizuth et dans le top 10 de la Solitaire, ce qui lui vaut le titre de champion de France 2019, dès sa toute première saison en Figaro.

Les Français Marie Riou et Benjamin Schwartz ont ainsi pu prendre leurs marques ensemble lors d’un premier stage à Port la Forêt sous les yeux de leur coach, Pascal Rambeau, qui les accompagnera à Marseille ces prochaines semaines, puis à Gênes du 30 août au 5 septembre pour le championnat d’Europe.
Benjamin Schwartz : « L’olympisme est un monde que je ne connais pas du tout, et je me suis souvent dit que c’était quelque chose qui me manquait tant le niveau de régate est exigeant. Avec la mise en place de ce nouveau circuit je me suis dit que ça pouvait être l’occasion de me perfectionner, mais aussi de découvrir cet univers. Avec Marie on se connait depuis la Volvo Ocean Race, et quand on a vu l’appel à candidature on s’est tout de suite appelé. Elle a une connaissance de l’olympisme très forte avec des capacités tactiques excellentes. De mon côté je suis bon en routage et en navigation au large, sur un format qui se rapproche d’une étape de la Solitaire. On est un duo très complémentaire. On espère qu’après ce championnat d’Europe on intégrera le collectif course au large en vue de la sélection pour 2024. »

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The Ocean Race. Report de la course à octobre 2023

Les organisateurs de The Ocean Race ont décidé de reporter la prochaine édition d’un an à octobre 2023. Un calendrier qui coïnciderait au jubilé des 50 ans de la course mais qui viendrait aussi se télescoper avec la Route du Rhum.
La raison avancée de ce report par les organisateurs est la crise sanitaire : « Notre priorité est d’être solidaire avec celles et ceux qui ont été et qui continuent d’être affectés par la pandémie, » a déclaré Richard Brisius, le Président de The Ocean Race. Ce report va permettre aux équipes en lice d’avoir plus de de temps pour finaliser leur budget comme l’explique Chris Nicholson, co-fondateur de W Ocean Racing et six fois participant à la course. « Nous avons toutes et tous perdu un temps considérable à un moment crucial, et ce changement est la meilleure chose à faire. Cela nous permet de bénéficier de plus de temps pour recentrer nos efforts et prendre part à cet évènement génial. »
Antoine Mermod, le président de la classe IMOCA a salué également ces changements : « The Ocean Race est le meilleur moyen pour les équipes de la classe IMOCA de créer de la valeur pour leurs partenaires, tout en aidant à étoffer la réputation de classe autour du monde, en engageant une audience plus globale, » déclara-t-il. « Au travers de notre collaboration avec The Ocean Race, nous avons toujours regardé vers ce que nous pouvions faire ensemble pour assurer la meilleure course possible, avec une forte participation en classe IMOCA. Ces changements, parmi lesquels figurent une potentielle course en Europe l’été prochain et un calendrier confirmé jusqu’en 2030 sont des étapes positives. Pour une campagne IMOCA, il y a maintenant un planning avec des courses océaniques tous les deux ans – une en solitaire, l’autre en équipage – et c’est l’équilibre parfait pour nos marins, pour nos partenaires et nos fans autour du monde, » a ajouté Antoine Mermod.

Reste que pour le moment aucune équipe française en Imoca n’est engagée. Toutes sont focalisées sur le Vendée Globe. Paul Meilhat seul français inscrit a bien du mal à trouver son budget. Des budgets qui varient entre 10 et 30M€. Et c’est sans doute là où le bât blesse. Quoiqu’en disent les organisateurs, les budgets nécessaires pour participer à la course reset encore trop élevés. A ce jour, un seul IMOCA version équipage, celui de 11th Hour est en construction. Un deuxième pour Degree Sailing, une équipe américaine a été stoppé. Seuls les VOR65 s’en sortent bien. Les 8 bateaux ont été vendus. Yoan Richomme skipper de l’équipe de Mirpuri Foundation Racing Team a pu s’entrainer récemment au Portugal. Il n’est pas surpris par le report de l’épreuve. « Nous avons été averti il y a une semaine du report de la course. Cela va nous laisser du temps pour nous préparer et monter l’équipe. Je ne sais pas encore à quoi ressembleront les courses en Europe l’année prochaine. »

Les villes hôtes précédemment annoncées ainsi que les partenaires de la prochaine édition seront impliqués également pour l’évènement 2022-23. Volvo Cars, le Partenaire Premier de The Ocean Race continue de soutenir la course.

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Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Un course engagée et intense ! Réactions des skippers

Le rythme de cette Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne aura été soutenu et les skippers ont du s’engager.

Charlie Dalin – Apivia, 2ème : « C’était une fin de course engagée. J’ai décidé, hier après-midi de faire un décalage pour me placer pour la bascule de vent mais au final, ça n’a pas super bien payé. J’étais pas loin de la gagner celle-là.. Je suis un peu déçu, mais en même temps, je suis content de moi parce que je ne savais pas ce que j’allais donner en IMOCA en solitaire. C’était ma première course en solitaire et au final, j’ai l’impression d’avoir réussi mon baptême du feu. J’ai été de nombreuses fois en tête, j’ai eu de bonnes phases de vitesse. J’ai appris beaucoup de choses et ma courbe de progression est encore pentue. Je suis content de partir de cette base. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de compétition – depuis la Transat Jacques Vabre – alors merci aux organisateurs d’avoir réussi à monter cette course, parce que ça commençait sérieusement à me manquer. Ça a été génial de se battre avec Thomas, Jérémie et les autres.
Je ne me sentais pas de partir sur le Vendée Globe sans avoir fait une course en solitaire. Là-dessus, cette épreuve a parfaitement rempli son rôle. Il y a eu énormément de choses à gérer, des transitions, des changements de voile : une course d’entraînement parfaite pour valider beaucoup de choses sur le bateau. C’est sûr qu’on ne s’est pas lâché. On n’était sur un rythme Solitaire du Figaro, on était toujours à L’AIS. On pouvait faire de la performance en permanence, vérifier qu’on était bien réglé par rapport aux autres. J’y passais beaucoup de temps. C’était intéressant dans les phases de très haut vitesse en allant vers l’Islande par exemple. Nous avons pu tirer sur les bateaux, on a pu voir beaucoup de choses. C’était fatiguant mais super ! Tout ce qui est choix de voile, comment on fait la manœuvre, il y a différentes façon de manœuvrer… J’ai appris plein de choses, j’ai essayé plein de versions différentes. La grosse question est quand même que ces bateaux vont très vite mais le coût demeure l’inconfort à bord. C’est un travail en cours pour trouver des solutions, pour accepter la vitesse sur de longues périodes. Un Vendée Globe, c’est 7 fois plus long, il va falloir tenir le choc. »

Thomas Ruyant – LinkedOut, 3ème : « Intense est l’adjectif qui qualifiera le mieux cette course. C’était étonnant, je n’ai jamais fait une course aussi longue avec autant de rebondissements, de coups à faire, de choses à voir, de choses à faire, d’allures, de voiles différentes, de changements de classement. C’était vraiment l’ascenseur à tous les niveaux, niveau météo, émotionnel et jusqu’à l’arrivée. A ce moment-là précis, je suis un peu déçu de la fin, on matche tous les trois pendant 10 jours et je suis le dernier des trois donc forcément j’ai une petite frustration mais je sais que j’ai un bon bateau qui va vite, j’ai appris plein de choses et ça me donne confiance pour la suite des événements. Avec un peu de recul j’apprécierai plus cette arrivée. Ce sont des bateaux référence qui sont devant et j’arrive à bien les accrocher donc j’essaierai de faire pareil sur le Vendée Globe.
Des courses comme cela, ça aide à être prêt, c’est une course qui a été intense. J’espère que le Vendée Globe sera intense aussi mais pas avec la même intensité parce là, les gars, je ne suis pas, je ne fais pas 70 jours comme ça ! Le parcours voulait ça, avec beaucoup de systèmes météo qui nous traversaient. Cela demande de l’énergie à chaque instant, et puis il y a toujours un truc à aller chercher, un changement de voile à prévoir. Je suis bien cuit, j’ai l’impression de ne pas avoir dormi du tout, j’ai dû faire des sommeils par ci, par là. Concernant les bateaux, j’ai senti la vraie transition par rapport au Imoca d’avant, si on n’est pas dessus, ça n’avance pas. Les phase de repos sont d’autant plus difficiles à trouver et elles vont faire encore plus partie qu’avant de la stratégie et de la façon dont on va mener les courses. Parce que si n’on est pas dessus, on perd vite des nœuds de vitesse. Je suis content d’être monté là-haut, et d’être passé en tête là-bas (waypoint COI-UNESCO), c’est ma petite victoire sur la course. Je suis ravi d’avoir navigué aux côtés de Jérémie et de Charlie. J’ai appris plein de choses sur mon bateau, sur la façon de mener une course. »

Sam Davies – Initiatives Coeur, 4ème : « Je suis un peu fatiguée, la course était très intense, le fait de traverser les systèmes météo, de manœuvrer tout le temps, c’était idéal pour tester le bateau. Mais je suis cramée !
Je suis super contente parce que je ne savais pas trop avec qui je pouvais jouer, j’avais de bons espoirs, mais j’étais contente de rester à ce niveau-là pendant tout la course. J’ai pu garder l’intensité jusqu’au bout. C’était vraiment du plaisir de retourner sur l’eau en solitaire, cela faisait tellement longtemps. Moi et mon bateau, on est prêts pour le Vendée Globe. On a validé les dernières modifications réalisées cet hiver. J’avais beaucoup navigué avec Paul qui est un bon marin, et je voulais aussi être à la hauteur en solitaire. J’en ai profité pour tester plein de choses aussi bien des réglages que des lyophilisés. Tout a été tourné vers le Vendée Globe. Quand je dis que j’apprends, c’est pour être sûre que je serais prête au mois de novembre. Là, je vais boire une bière et dormir beaucoup. C’est une drôle de situation : on a fêté 5 minutes l’arrivée avec l’équipe sur le bateau et ils sont déjà repartis le ramener. »

Kevin Escoffier – PRB, 5ème. « Sportivement ce n’est pas un objectif atteint car je m’étais fixé comme objectif d’arriver premier des anciens foilers. Après c’était une super bagarre avec Sam Davies, on était la deuxième division de cette course même si j’ai fait deux jours au début où j’étais au contact, c’était super sympa. Ma dernière nuit n’était pas terrible, j’ai fait un mauvais choix de voile et le vent n’était pas très clair. À côté de cela, j’ai appris beaucoup. C’était ma première course en solitaire donc beaucoup de premières. J’ai noté énormément, j’ai fait une liste longue comme le bras. J’ai eu cette grosse casse à l’arrière du bateau mais à part ça et des bloqueurs, je n’ai pas cassé énormément de choses. Le but du jeu était de tirer sur le bateau pour tout valider pour le Vendée Globe. C’est un mal pour un bien. Je suis content de pas m’être arrêté à cette casse là et d’avoir continué, de pas avoir fait demi-tour. Chaque heure supplémentaire passée sur le bateau m’a permis d’en apprendre davantage. C’était parfois stressant après la deuxième dépression car je savais que le bateau était cassé donc il ne fallait pas trop que ça se propage. Sinon j’ai l’impression que la course est passée en un claquement de doigts. Je pensais être plus stressé que ça pour une première en solitaire mais j’étais plutôt serein. Le bateau ne me stressait pas, c’est la compétition en solitaire que j’appréhendais car c’est très différent. Tu le vis différemment car tout repose sur toi. C’est peut-être que les enjeux n’étaient pas les mêmes que sur le Vendée Globe, sans vouloir dénigrer la course. Je suis très content que l’IMOCA ait organisé cette course, la classe a très bien travaillé en amont pour organiser cela. Sans cette course, se qualifier pour le Vendée Globe aurait été très compliqué et pour des questions de sécurité aussi. L’IMOCA a très bien géré. On navigue ensemble toute l’année au pôle Finistère. Il y a des bateaux boostés comme Initiatives-Coeur et Malizia. Je trouve ça intéressant. Il y avait trois bateaux devant qui jouaient la gagne, nous qui venions les titiller de temps en temps et après on jouait aussi entre nous. Même si ce n’est pas les mêmes bateaux, je trouve que sportivement on était tous au contact. Le parcours et les conditions climatiques ont favorisé ce contact-là. Sur l’eau c’était passionnant. Le parcours était intéressant d’un point de vue stratégie et météorologie, le fait qu’on ait fait du nord-sud alors qu’habituellement on fait plutôt du est-ouest. On a traversé beaucoup de systèmes météo qui nous ont fait beaucoup manœuvrer. C’était en 10 jours, un condensé de phases de transition donc on ne pouvait pas rêver meilleur entraînement. Le parcours était très cohérent avec ce dont on avait besoin avant d’aller au Vendée Globe. »

Boris Hermann 7e : « Je suis content de ma course, car c’était une répétition générale avant le Vendée Globe. Je suis très heureux d’avoir pu participé à cette course et très reconnaissant à la classe IMOCA d’avoir réussi à organiser cette course au prix de nombreux efforts. Cela me donne confiance dans le bateau car mise part la têtière de la grand-voile je n’ai aucune autre inquiètude. Le bateau va bien, je vais bien et je suis super content. Je serai même prêt à partir dès demain pour le Vendée Globe s’il le fallait !»

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Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Jérémie Beyou ” J’avais besoin de compétition et de gagner”

2020 07 15 - Les Sables d'Olonnes - Arrivée de Jeremie Beyou sur Charal, vainqueur de la Vendée - Arctique - Les Sables d'Olonnes - ©Eloi Stichelbaut - polaRYSE / IMOCA

Jérémie Beyou s’est finalement imposé à bord de son IMOCA Charal dans le dernier bord de cette course préparatoire devant Charlie Dalin et Thomas Ruyant après 10 jours 5 heures et 14 minutes de course pour couvrir 3 284,32 milles, à 13,39 nœuds de vitesse moyenne réelle (11,45 nœuds sur le parcours théorique de 2 807 milles).

Je pense que le point d’empannage hier après le waypoint Gallimard était hyper important, il fallait bien choisir le moment où on se mettait en bâbord amure pour le dernier long bord vers les Sables. Ça se joue ensuite à des micro-degrés de corrections de trajectoires, au moment précis où tu changes de voile – de mon côté, je suis passé de A3 (gennaker, voile d’avant de portant) à J0 (voile moins volumineuse) dans la nuit -, ce sont de tous petits détails qui font qu’au final, j’avais les bonnes voiles et le bon angle pour viser Les Sables d’Olonne, ce qui n’est pas facile à trouver sur un énorme bord de 500 milles. Ce n’est qu’à 30-40 milles de l’arrivée que je me suis dit que j’étais bien parti pour l’emporter, ce dernier bord, c’était champagne sur une mer tout plate, Charal était juste génial. Il fallait en vouloir et j’en voulais énormément.

C’est un gros soulagement, parce que j’avais besoin de compétition et de gagner. Je m’étais mis beaucoup de pression sur cette course. Le fait de « retoucher le ballon », pour faire le parallèle avec le foot, m’a fait du bien, c’était important de le faire avant le Vendée Globe, parce que toutes ces questions, je ne me les poserai plus : maintenant, je sais que je suis capable de bien faire et il n’y a pas de raison que ça change. Je pense que je n’aurai plus cette pression à la veille du départ du Vendée, je sais où je vais et comment y aller, c’est une grande victoire.

Il a fallu s’arracher pour décrocher cette victoire ?

Oui, c’était dur, vraiment intense, sur un format inédit et avec pas mal d’inconnues. On manquait clairement de rythme, six mois sans quasiment naviguer, c’est beaucoup, donc les premiers jours ont été difficiles, tu prends des baffes. Et surtout, on a eu zéro répit pendant toute la course, c’était comme une grande Solitaire du Figaro, pendant laquelle il ne fallait rien lâcher, sauf que les bateaux sont quand même beaucoup plus exigeants qu’un Figaro. C’était une vraie belle course !

Quels enseignements vas-tu en tirer dans la perspective du Vendée Globe ?

Nous avons fait pas mal de bords différents, il a juste manqué un bord de portant fort, mais dans tous ces bords, Charal a toujours été bien en performance, et surtout, je me suis bien senti dessus. Je suis très rassuré sur ma capacité à mener le bateau et à tirer dessus à 100%, sans retenue. Pour ce qui est de la concurrence, Charlie et Thomas m’ont constamment donné du fil à retordre, ils naviguent bien, mais il ne faut pas réduire la concurrence à ces deux-là en vue du Vendée Globe, il y en aura d’autres. Mais ce que je retiens surtout, c’est que maintenant, j’ai une bonne vision de ce que je sais faire et de ce que je sais moins bien faire, ça me donne des axes de travail pour encore continuer à progresser. Il faut que je me concentre sur moi-même et que je garde en tête que le Vendée Globe sera très différent de ce qu’on a fait sur cette course : ce ne sera ni le même rythme, ni les mêmes angles et forces de vent. Ce qui était important sur cette Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, c’était de se rassurer sur le binôme Charal-bonhomme, de retoucher à la compétition et que ce soit concluant.

Tu disais avant le départ que ta victoire sur la New York-Vendée il y a quatre ans t’avait bien « boosté » en vue du Vendée Globe, l’effet va-t-il être le même avec ce nouveau succès ?

Oui, clairement. Je suis quelqu’un qui se remet beaucoup en question, je suis convaincu que c’est fondamental de sans cesse le faire, donc quand la victoire est au bout, ça permet de lever quelques interrogations. Mentalement, ça fait carrément du bien, il n’y avait qu’une grande course avant le Vendée Globe, il n’y a qu’un vainqueur et je suis heureux que ce soit moi !

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