dimanche 30 novembre 2025
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La SNSM recrute ses futurs nageurs sauveteurs pour la saison estivale 2021

Les Sauveteurs en Mer de la SNSM lancent en septembre le recrutement des futurs nageurs sauveteurs qui surveilleront la baignade sur les plages pour l’été 2021.
Face à l’augmentation des estivants sur les plages et à la multiplication des loisirs nautiques de bord de mer, les nageurs sauveteurs de la SNSM jouent un rôle clé dans l’amélioration de la sécurité. Ils contribuent à diminuer le nombre des accidents sur le littoral français.

Une formation complète
Formés par les bénévoles de la SNSM dans les 32 CFI – Centres de Formation et d’Intervention, les futurs nageurs sauveteurs suivent un cursus d’un an sanctionné par 6 diplômes :
-BNSSA : Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique
-PSE1 : Premier secours en équipe de niveau 1
-PSE2 : Premier secours en équipe de niveau 2
-Permis côtier
-CRR : Certificat de Radiotéléphonie Restreint
-SSA Littoral mention pilotage : Surveillance et Sauvetage Aquatique sur le littoral. Le SSA est le dernier stage pratique qui valide l’ensemble de la formation. Il est sanctionné par un certificat de compétences reconnu par la Sécurité Civile (arrêté du 19 février 2014).

Une fois la formation finie, les diplômés sont mis à la disposition des communes pour surveiller les plages pendant la saison estivale. En effet, ce sont les maires qui sont responsables de la sécurité de leurs plages dans la zone des 300 mètres à partir du littoral. Les nageurs sauveteurs sont alors rétribués par la mairie qui les engage.
Les nageurs sauveteurs peuvent également suivre des formations complémentaires de spécialité sur le pilotage de marine jet et semi-rigides, sauvetage côtes dangereuses etc. tout au long de l’année.

Selon les CFI, les formations sont dispensés les week-ends, le soir ou lors des vacances scolaires pour permettre à tous de poursuivre leur activité principale.

Pourquoi s’engager avec la SNSM ?
S’engager pour devenir nageur sauveteur à la SNSM, c’est s’assurer de suivre une formation validée par des diplômes d’Etat, mais aussi devenir membre d’une association reconnue pour ses valeurs de solidarité, de dépassement de soi, d’anticipation, de « professionnalisme », et d’esprit d’équipe autant de valeurs qui en font une véritable école de vie et une expérience très enrichissante, valorisable par la suite dans le cadre d’une recherche d’emploi.

Où s’inscrire ?
Formulaire d’inscription : https://www.snsm.org/formulaire-dinscription-nouveaux-nageurs-sauveteurs
Prenez contact avec le centre de formation le plus proche de chez vous et rendez-vous aux réunions d’informations. Cartographie des CFI de la SNSM sur www.snsm.org

 

Dép. Centres de Formation et d’Intervention SNSM Contacts

CFI

Dates des réunions d’informations et/ou sélections
 

13

CFI Bouches-du-Rhône

13 quai Jean Vérandy

13500 Martigues

 

Patrick Cuillère

directeur.CFI-BOUCHES-du-RHONE-MARSEILLE@snsm.org

04 42 06 44 87 – 06 37 69 34 22

https://cfi-bouchesdurhone.snsm.org/

 

Sélection les samedis 19 et 26 sept. à 14H00

Piscine du Liourat, 2 rue Pasteur, à Vitrolles

 

 

14

CFI Caen-Ouistreham

Jetée Paul Emile Victor

14150 Ouistreham

 

Nathan Lemarié

communication.CFI-CAEN-OUISTREHAM@snsm.org

06 52 18 78 14 – 09 52 97 71 00

https://cfi-caen.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 12 sept. à 18H30

Maison des associations – 8 rue Germaine Tillion à Caen

17

 

CFI La Rochelle

4 quai Hauturier

17000 La Rochelle

 

Damien Ropert

cfi.snsm.larochelle@gmail.com

06 87 51 99 05

https://cfi-larochelle.snsm.org/

 

Sélection les 17 et 18 sept. à 18h30

Piscine de Chatelaillon, rue du Chemin Vert, 17340 Châtelaillon-Plage

 

 

17

CFI Rochefort

1 av. de la Libération

17300 Rochefort

Eric Hary

directeur.CFI-ROCHEFORT@snsm.org

06 64 78 26 02

https://cfi-rochefort.snsm.org/

 

Permanence au CFI à partir du 2 sept mer. de 18H à 19H et sam. de 10H à 12H

Tests de sélection le sam. 3 oct. à 8H à la piscine municipale de Rochefort

 

20 CFI Corse

Quai du commandant l’Herminier

20110 Propriano

 

 

Antoine Jean Giannetti

directeur.cfi-corse@snsm.org

https://cfi-corse.snsm.org/

 

Contact recrutement : 06 84 51 57 66

Recrutement ouvert du 20 septembre au 20 novembre.
22 CFI Côtes d’Armor

19 rue du Dolmen

22730 Trégastel

Pascal Armange

directeur.CFI-COTE-D-ARMOR@snsm.org

06 35 94 30 99

https://cfi-cotesdarmor.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 12 sept. à 10H00

Piscine Ti Dour, à Lannion

 

25 CFI Montbéliard

6 rue du Sausset

25260 Montenois

Benoit André

directeur.CFI-MONTBELIARD@snsm.org

06 14 34 36 38 – 03 81 32 15 75

https://cfi-montbeliard.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 5 sept.

Tests de natation le 12 sept.

 

29 CFI Quimper-Cornouaille

14-16 chemin de Troheir 29000 Quimper

Yannik Le Croizier

directeur.CFI-QUIMPER-CORNOUAILLE@snsm.org

06 74 31 68 33

https://cfi-quimper.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 12 sept.

Tests de sélection les 26 et 27 sept.

 

29 CFI Brest

4 bis rue du Commandant Malbert 29200 Brest

Patrice Primel

directeur.CFI-BREST@snsm.org

02 98 43 42 13

https://cfi-brest.snsm.org/

 

 

Réunion d’informations le 18 sept. à 20H par visio-conférence. (contacter le CFI pour avoir le lien de la réunion).

Tests de sélection le 23 sept.

 

36 CFI Indre

33 rue du Chardelièvre

36000 Châteauroux

 

 

Cédric César

directeur.CFI-INDRE@snsm.org

06 12 18 59 30

https://cfi-indre.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 18 sept. à 18H au CFI de Châteauroux
45

 

CFI Orléans

221 bis Route de Saint Mesmin

45750 Saint Pryvé Saint Mesmin

 

Rémy Bicharel

directeur.CFI-ORLEANS@snsm.org

06 27 53 09 38

 

https://cfi-orleans.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 19 sept. à l’auditorium Rémy François, Place de la Belle Arche, à Saint Privé Saint Mesmin

 

Tests de sélection les 20 et 21 sept.

54 CFI Nancy

39 bis rue André Fruchard

54320 Maxéville

 

Arnaud David

directeur.CFI-NANCY@snsm.org

06 60 73 94 90

https://cfi-lorraine.snsm.org/

Sélections les lundis 21 et 28 sept. à 21H00

Piscine olympique de Gentilly, à Nancy

56 CFI Lorient

Batterie de Kernével

56260 Larmor-Plage

 

Hervé le Gal

directeur.CFI-LORIENT@snsm.org

02 97 86 79 92 – 06 08 85 55 99

https://cfi-lorient.snsm.org/

Réunion d’informations le 11 sept. à 19H00

Cité Allende – Maison des Associations

12 rue Jean-Baptiste Colbert 56100 LORIENT

 

59

 

CFI Lille

32 rue Paul Bert

59260 Hellemmes

 

Charlotte Poncet

secretaire.cfi-nord-france-lille@snsm.org

https://cfi-lille.snsm.org

https://snsm-lille.org/

 

Vidéo d’informations sur le site

Sélections le 17 sept. à 19H et le 19 sept. à 11H

Piscine Babylone de Villeneuve d’Ascq.

 

64 CFI Côte Basque – Landes

12 avenue de l’Adour

64600 Anglet

 

 

Magdalena Sallabery

Directeur.cfi-cote-basque-et-landes@snsm.org

06 81 40 24 07

https://cfi-cote-basque.snsm.org/

 

Réunion d’informations le 19 sept. à 14H au CFI
66 CFI le Barcarès

Impasse du Solarium

66420 Le Barcarès

 

Roger Mas

directeur.CFI-BARCARES@snsm.org

https://cfi-lebarcares.snsm.org/

 

Infos recrutement : snsm-cfi66.11@sfr.fr

04 68 63 88 82 (lun. au ven. de 9H à 12H)

 

Réunion d’informations le 26 sept. à 9H

Maison des Associations du Barcarès

 

Tests de sélection le 1er oct. à la piscine Arlette Franco de Perpignan à 19H15

69

 

CFI Lyon

Péniche le Pacha, Quai du Rhône, Face au 10 av. Leclerc

69007 Lyon

 

Jean-Marc Boisson

Directeur.CFI-LYON@snsm.org

contact@snsmlyon.fr

04 72 72 96 60

https://cfi-lyon.snsm.org/

Soirée de recrutement les 24 sept. et 1er oct. A 18H45

Piscine Tronchet, Lyon 6ème

 

Portes ouvertes du CFI les 3-4 oct.

76

 

CFI Rouen

Darse Barillon Bassin

Saint Gervais

76000 Rouen

 

Daniel Hérouard

Directeur.CFI-ROUEN@snsm.org

https://cfi-rouen.snsm.org/

 

Infos : Cfirouen.snsm@gmail.com

 

Réunion d’informations le 18 sept. à 19H au CFI

Tests de sélection le 24 sept. à la piscine de Saint Etienne du Rouvray à 20H

 

81

 

CFI Albi – Tarn Midi Pyrénées

3 chemin des Sisses

81160 Saint-Juery

 

Emilien Audouy

Directeur.CFI-ALBI@snsm.org

https://cfi-albi.snsm.org/

 

Infos : CFI-ALBI@snsm.org

06 58 33 11 49

 

Réunion d’informations et test de sélection le 19 sept. à 14H au CFI
85 CFI Vendée

12 allée Michel Desjoyeaux

85340 Olonne sur Mer

Bruno Wojciechowski

directeur.CFI-vendee@snsm.org

06 81 37 74 08

https://cfi-vendee.snsm.org/

 

Portes ouvertes le 12 sept. de 16H à 18H

Tests de sélection le 19 sept. sur la plage des Sables d’Olonne à 14H

 

 

 

Les nageurs sauveteurs de la SNSM en chiffres (2019)
– 32 centres de formation et d’intervention
– 263 postes de secours en plage
– 1400 nageurs sauveteurs sur les plages pour la période estivale
– Près de 30 000 personnes prises en charge par les nageurs sauveteurs de la SNSM en 2019, dont 22 955 depuis les postes de secours sur les plages.
– Plus de 1 000 enfants égarés et retrouvés aux abords des plages

A PROPOS DE LA SNSM
La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est une association à but non lucratif – reconnue d’utilité publique et Grande cause nationale 2017. Elle a pour mission le sauvetage en mer et la surveillance des plages.
Elle s’appuie sur 8 506 bénévoles qui œuvrent à partir de 214 stations de sauvetage sur tout le territoire français (métropole et outre-mer), 32 centres de formation et d’intervention et 263 postes de secours sur les plages.
Elle est financée à 80% par des ressources privées, essentiellement issues de la générosité du public et des entreprises.
En 2019, les Sauveteurs en Mer ont pris en charge près de 37 000 personnes : 10 900 secourues, 24 800 soignées et 1 200 enfants égarés et retrouvés.

CONTACTS PRESSE
SNSM : Claire Berthelot | claire.berthelot@snsm.org ¬| 01 56 02 63 68

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Solitaire du Figaro. Savoir ne rien lâcher

Benoit Mariette (Génération Sénioriales) - Etape 1 - La Solitaire du Figaro 2020 © COURCOUX Alexis

C’est peu de dire que parmi les 35 marins inscrits participant à La Solitaire du Figaro 2020, certains sont passés par tous les états psychologiques, et notamment par le très très bas dès le premier matin de course. En cause, une option initiale qui leur a fait perdre énormément de terrain, au point de croire leur Solitaire terminée après avoir à peine commencé.

C’est notamment le cas de ceux qui avaient choisi une route au plus près des côtes Nord de la Bretagne, espérant récupérer un flux de sud-ouest, qui n’est pas arrivé. Benoît Mariette (Génération Senioriales) faisait partie de ceux-là. Lorsqu’il a reçu le classement de 9h lundi matin (les marins en reçoivent deux par jour, à 9h et 21h), le moral en a pris un sérieux coup : « Là, c’est la douche froide, j’avais 22 milles de retard, c’était énorme si près du départ. Je crois que je n’ai jamais été aussi mal psychologiquement. Tu es tellement mal dans ces cas-là, que tu vas jusqu’à faire le point sur ta vie, tu te demandes pourquoi tu t’es endetté pour acheter un bateau, pourquoi tu fais tout ça. »

Martin Le Pape, initialement dans le bon paquet et finalement distancé pour avoir hésité entre deux options, confirme : « Quand j’entends Fondation Stargardt, 25 milles de retard, il se passe un max de mauvaises choses dans ma tête. Dans un premier temps, tu te dis que La Solitaire est bâchée, que c’est cher payé et injuste pour un coup qui n’était pas non plus délirant, tu as envie de pleurer. Je me suis dit que je n’étais pas fait pour ça, que j’allais faire un bilan de compétences chez Pôle Emploi et changer de boulot. »

Même du haut de ses 18 participations et de ses trois victoires, Yann Eliès (Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir), parti sur une option nord d’entrée avant de se recentrer et de perdre beaucoup, est lui aussi tombé dans ces abymes psychologiques : « Je me suis dit que c’était reparti comme en 2019 à me prendre des bâches, j’étais un peu au fond du trou. »

Comment dès lors ne pas se laisser gagner par le désespoir ? « Je me suis dit : soit je baisse les bras, mais ça risque d’être très long, soit je fais comme si je naviguais en tête, c’est ce que j’ai fait », répond Martin Le Pape. « Dans des cas comme ça, je pense à ceux qui m’accompagnent sur le projet, à mes partenaires, je me dis que je n’ai pas le droit d’être mauvais, ça me donne vachement d’énergie », ajoute Pierre Leboucher (Guyot Environnement), qui faisait partie des sudistes. Eric Péron (French Touch), qui a poussé cette option le plus à fond, s’est quant à lui fié à son expérience : « Quand tu vois que tu as 14 milles de retard, ça fait mal, mais j’étais serein, je savais que ce n’était pas fini, et que, quoi qu’il arrive, il restait trois étapes. Il faut arriver à garder son sang-froid. »

Le fait d’avoir d’autres compagnons de galère joue aussi un rôle important : « J’étais avec les deux Pierre(Quiroga et Leboucher) et avec Gildas (Mahé), c’était super important, parce que ça permet de s’étalonner en vitesse, confirme Benoît Mariette. Quand tu es tout seul, tu vas moins bien voir les moments où tu as des creux de vitesse. » Au passage du Fastnet, l’espoir est peu à peu revenu, comme le confirme Pierre Leboucher : « J’ai lancé un routage avec les gars devant moi, je n’arrivais qu’une demi-heure derrière eux, donc je n’ai rien lâché. C’est pour ça que la voile est vraiment un sport génial, jusqu’au bout, il peut se passer plein de choses, et finalement, on se retrouve tous ensemble à la fin. »

Effectivement, revenus de l’enfer, la plupart de ces marins sont finalement arrivés en Baie de Saint-Brieuc dans la même demi-heure que le vainqueur, Xavier Macaire. « Match nul, c’est comme s’il n’y avait pas eu d’étape », résume Martin Le Pape, tandis que Yann Eliès conclut : « J’ai senti le vent du boulet passer pas très loin, c’est un peu inespéré, mais c’est la preuve qu’il ne faut jamais rien lâcher et être opportuniste. »

Jury : pénalités pour Tanguy Le Turquais et Frédéric Duthil
Le jury de La Solitaire du Figaro s’est réuni ce vendredi à 16h à Saint-Quay-Portrieux pour recevoir deux skippers, Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali) et Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner-Innoveo), contre lesquels le comité de course avait réclamé pour avoir passé la dernière marque, la cardinale Les Noirs, du mauvais côté. Le jury a fait preuve de clémence, ne leur infligeant chacun que 5 minutes de pénalité. « Le jury a considéré qu’il n’y avait aucun gain, ils n’étaient plus tout à fait lucides après trois jours de course. », explique Georges Priol, le président du jury.. En conséquence, Tanguy Le Turquais et Frédéric Duthil, initialement 8e et 10e, rétrogradent aux 13e et 14e places de cette première étape.

Le Trophée Suzuki de la Combativité pour Corentin Douguet
C’est Corentin Douguet qui s’est vu remettre ce vendredi soir lors de la remise des prix officielle de la première étape de La Solitaire du Figaro le Trophée Suzuki de la Combativité. Touché au dos avant le départ, le skipper de NF Habitat, longtemps deuxième, s’est accroché pour finalement terminer huitième, à 19 minutes et 9 secondes du vainqueur, Xavier Macaire.

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Grand Prix de Brest Multi50. Deux manches courues

Grand Prix de Brest Multi 50 2020Grand Prix de Brest Multi 50 2020 @ J. Vapillon

C’est après plusieurs heures d’attente, posés sur une rade lisse comme un miroir que les multicoques ont pu profiter d’un vent de fin de journée. Dans la lumière rasante du soleil couchant, deux manches haletantes ont été lancées. Sur la première, Arthur Le Vaillant (Leyton) a plié le match, mettant ses concurrents loin derrière lui. « On a trouvé les manettes du bateau » sourit le benjamin de la classe Multi50. Sur la seconde course, c’est Sébastien Rogues qui s’impose à bord de son Primonial : « On s’est régalé, on est très heureux » savoure le Baulois. Ces deux-là sont donc à égalité en tête du Grand Prix de Brest Multi50 ce soir. Juste derrière, Erwan Le Roux (Ciela Village) est également à égalité avec un Gilles Lamiré (Groupe GCA – 1001 sourires) en progression. Ce samedi, le vent devrait s’installer plus tôt et permettre de lancer plus de courses. Il faudra cela pour départager toutes ces égalités.

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Marseille Horizon 2024. 110 bateaux attendus !

marseille horizon 2024 ©yohanbrandt

Les organisateurs de Marseille Horizon 2024, le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon et la Société Nautique de Marseille, peuvent se réjouir. 110 bateaux participeront à la course du 18 au 20 septembre sur le futur plan d’eau des Jeux Olympiques avec un plateau mêlant équipages, duos, solos, spécialistes et amateurs.

A terre : une convivialité responsable
Les grands rassemblements, les accolades, les embrassades ne sont plus d’actualité. C’est la base de la distanciation sociale imposée par les mesures en vigueur, et un changement de paradigme pour les manifestations sportives. Face à cette réalité, les organisateurs de MH2024 ont cherché le plus de réponses possibles dans le but d’éviter les regroupements et les zones de passage obligées pour un grand nombre de personnes. De la confirmation des inscriptions, limitée à un équipier par bateau, à la remise des prix, réduite aux trois premiers du classement, en passant par l’éloignement physique des tableaux officiels pour chacune des classes : tout le cheminement des participants a été étudié dans ce sens. Le port de masques, fournis par l’organisation au moment de l’inscription, est de même obligatoire dès le débarquement des équipiers, c’est-à-dire sur les pontons également.

Sur l’eau : trois zones de course en rade nord et sud
Dès 9 heures du matin le premier jour, les coureurs sont attendus sur les deux sites des clubs en fonction de leurs catégories pour un briefing-masqué afin de recevoir les dernières informations de leurs comités de course. La flotte se rendra ensuite sur les différentes zones de course attribuées à chaque classe : une première zone en rade nord pour les IRC 0 à 3, placée sous la responsabilité de Philippe Faure, comité de course international, et les deux autres en rade sud, une pour les IRC 4 et les Osiris, sous le contrôle de Dominique Giorgi et la troisième pour les monotypes ainsi que les duos et les solos, dirigée par Hervé Chastel de la FFV. Au programme un savoureux mélange de parcours côtiers et de parcours construits suivants la météo et les classes, menu qui laissera la priorité à une grande course pour les IRC 0 à 3 et les solos et duos soit le vendredi, soit le samedi, en fonction des conditions et des prévisions du moment. Les organisateurs n’en font pas secret : faire naviguer tout le monde au maximum est sûrement la solution pour faire accepter au mieux l’absence de festivités à terre et garantir une large réussite de cette régate d’un genre nouveau.

* Toutes les conditions sanitaires en vigueur lors de la régate seront imposées aux concurrents, aux arbitres, aux bénévoles et aux personnels des clubs organisateurs. Elles pourront évoluer en fonction des recommandations gouvernementales.

Marseille Horizon 2024
Face aux contraintes d’une situation sanitaire inédite, et afin d’offrir aux régatiers le meilleur programme possible à la suite de l’annulation de la Massilia Cup et de la Snim 2020, les chefs de file des deux principales Délégations de Service Public du Vieux Port – le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon et la Société Nautique de Marseille – ont inscrit un rendez-vous commun totalement novateur au calendrier de la Fédération Française de Voile du vendredi 18 au dimanche 20 septembre 2020 : Marseille Horizon 2024. L’événement sera parrainé par Lili Sebesi, membre de l’équipe de France de voile, et François Jambou, vainqueur de la Mini Transat 2019.

La régate est ouverte aux classes
IRC solo
IRC double
IRC équipage
OSIRIS
Monotypes, Surprise, J 70, Grand Surprise
Sportboats

Reports en 2021
* La 39ème édition de la Massilia Cup, ouverte aux IRC, OSIRIS et Sportboats, organisée par le Cntl, initialement prévue du 27 au 29 mars 2020, est reportée du 19 au 21 mars 2021.
* La 55ème Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée, ouverte aux IRC et Monotypes, organisée par la Société Nautique de Marseille, initialement prévue du 10 au 13 avril 2020, est reportée du 2 au 5 avril 2021.

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Vendée Globe. OMIA rejoint Benjamin Dutreux et la Water Family

© Benjamin Dutreux / Water Family

Benjamin Dutreux va pouvoir se concentrer à 100% sur son objectif sportif : le Vendée Globe après avoir trouvé son partenaire titre. Une bonne nouvelle pour le vendéen qui à force de persévérance, accueille un nouveau partenaire majeur aux côtés de l’association Water Family : OMIA. Ce nouveau partenaire lui permet ainsi de se concentrer à 100% sur son objectif Vendée Globe et d’écrire une nouvelle page à son histoire avec la Water Family.

La Team OMIA – Water Family, une opportunité commune !
Pour la PME OMIA, spécialiste de la fabrication et de la maintenance des cabines de traitement de surface, le projet Vendée Globe du skipper Benjamin Dutreux est apparu comme une évidence.

A l’heure où tous les rassemblements et autres salons professionnels ont été annulés, OMIA a souhaité aller à la rencontre de ses clients d’une manière originale et innovante. L’association du Vendée Globe, de la Water Family et de Benjamin Dutreux est une opportunité unique pour OMIA de soutenir un projet responsable, collectif et ambitieux tout en poursuivant ses objectifs de développement.

Un salon éphémère va voir le jour durant le mois d’octobre à proximité des Sables d’Olonne (85) pour sensibiliser un maximum d’acteurs tant sur le volet environnemental du projet avec la Water Family que sur la dimension industrielle d’OMIA.

Benjamin Dutreux porte les couleurs de la Water Family. Cette association apprend aux scolaires et aux entreprises à protéger l’eau et leur santé en consommant mieux au quotidien et en valorisant les bonnes pratiques.

Soucieux des enjeux environnementaux, OMIA est ravie de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice en portant le message de la Water Family auprès de l’ensemble de ses clients, de ses fournisseurs et de ses partenaires visités quotidiennement sur l’ensemble du territoire. Partageant des valeurs communes, l’adhésion au projet porté par Benjamin Dutreux, la Water Family et ses partenaires prend sens pour la PME charentaise.

Au-delà de la course qui se déroulera du 08 nov. 2020 à fin janvier 2021, c’est l’occasion pour OMIA de bénéficier d’une large couverture médiatique auprès des entreprises industrielles du traitement de surface durant cette période inédite. L’action se prolongera au moins jusqu’à l’été prochain puisqu’OMIA s’est engagée pour une durée d’un an dans ce partenariat.
Un bateau qui fédère des PME industrielles à taille humaine ayant une démarche valorisante et positive !
Benjamin, en soutenant la Water Family, fédère un groupe de partenaires composé principalement de PME industrielles : « des synergies évidentes existent entre nos partenaires. Ce sont des entreprises à taille humaine ayant une démarche positive et sincère autour des enjeux environnementaux et des actions de la Water Family ».

Pour OMIA cela a d’ailleurs été un levier pour mettre les voiles avec Benjamin et son groupe de partenaires.

Stéphane Galichet, Président Directeur Général d’OMIA : « Le projet est né en 3 semaines, d’une rencontre fortuite fin juillet en pleine crise sanitaire ! C’est fou et complètement inattendu mais pour OMIA c’est une opportunité unique qu’il n’aurait fallu manquer pour rien au monde. Les échanges avec les collaborateurs et Benjamin ont été intenses et plein de dynamisme. Face au vide laissé par les salons professionnels tous annulés les uns après les autres il fallait apporter une réponse forte et innovante. C’est chose faite. Par ailleurs les valeurs portées par Benjamin ainsi que l’association Water Family ont également nourri notre envie de prendre part à son projet humain et environnemental. Nous sommes très certainement le petit poucet de ce Vendée Globe mais nous sommes fiers d’être partie prenante de cette aventure incroyable ».

Une année contre la montre et une phrase clé : ne jamais rien lâcher !
En seulement une année, Benjamin et son équipe ont relevé le défi, de préparer un Imoca en deux mois pour prendre le départ de la Transat Jacques Vabre, de se qualifier pour le Vendée Globe et de continuer d’avancer de manière optimiste, même quand des situations inédites en décidaient autrement.
« Ne jamais rien lâcher », une phrase qu’aime répéter Benjamin à son équipe même quand la situation est difficile. Une devise qui en dit long sur sa persévérance et son envie de découvrir les océans sur le Vendée Globe.

Benjamin Dutreux : « C’est dingue comme la vie réserve de belles surprises, c’est une belle rencontre au bon moment avec OMIA et son PDG Stéphane GALICHET. Un appel un soir, par un ancien actionnaire de SATECO qui nous a mis en relation. Le projet a été monté en très peu de temps, les échanges ont été efficaces afin de monter quelque chose qui corresponde aux besoins de OMIA. Ils ont des objectifs bien définis pour rentabiliser ce nouveau projet. C’est au cœur de leur démarche, comme les autres PME qui nous entourent, d’être innovant dans la manière de communiquer et fédérer leurs clients et salariés. Comme toute entreprise en pleine crise, il faut trouver les idées pour rebondir et se démarquer. L’engagement avec la Water Family permet de prolonger leurs démarches et d’aller encore plus loin.
Il s’est passé tellement de choses en seulement 1 an, forcément avec des hauts et des bas, c’est aussi ce qui rend ces projets humainement incroyables. Je suis tellement fier de mes partenaires et de l’équipe de l’IMOCA OMIA-Water Family, et les remercie d’être à nos côtés pour aller au bout de ce projet incroyable !
Aujourd’hui, grâce à l’énergie que chacun a pu y mettre, nous ne sommes pas en retard dans notre préparation pour le Vendée Globe et ça c’est une bonne chose ! Maintenant, nous avons hâte de fédérer tous les collaborateurs de nos partenaires et de continuer nos démarches pour sensibiliser un max de kids !

TEAM OMIA – WATER FAMILY, une évidence !

Les temps forts de la Team OMIA – Water Family :
– Du vendredi 09 au dimanche 13 septembre : Défi Azimut.
– Vendredi 18 septembre, 12h30 : baptême de l’Imoca OMIA – Water Family : 60 enfants vont participer à des ateliers animés par la Water Family et tous vont devenir parrains et marraines du bateau ! Une dizaine de sportifs de haut niveau, ambassadeurs de l’association seront présents (Mathieu Crépel…).
– Dimanche 08 novembre, 13h02 : départ du Vendée Globe.

OMIA, partenaire titre
Fondée en 1947 à Saint-Yrieix, la société OMIA est spécialisée dans la fabrication et la maintenance des cabines de traitement de surface pour le secteur de la réparation automobile et le secteur industriel. Présente dans le nautisme avec de nombreuses réalisations pour les principaux constructeurs et chantiers navals, OMIA est très largement implantée en France et particulièrement sur la façade atlantique. Soucieuse des enjeux sociétaux et environnementaux, la société OMIA s’est engagée dans une démarche sociétale avec ses « initiatives jeunes » mais aussi dans l’environnement avec un focus sur les énergies renouvelables.

La Water Family, c’est qui, c’est quoi ?
Association d’intérêt général dont le programme pédagogique Water Responsable est reconnu par le ministère de l’Education Nationale, la Water Family – Du Flocon à la Vague éduque et sensibilise, depuis 10 ans à la préservation de l’eau, de la santé et celle de la planète en valorisant les bonnes pratiques et la consommation responsable.
Le cœur du message est l’eau virtuelle ou indirecte : cette eau que nous consommons et polluons sans le savoir chaque jour à travers notre alimentation, nos objets et nos actions.
Son crédo ? Agir à la source ! A la source car l’eau est la matière première de tous nos biens de consommation. Et à la source car son action prioritaire vise les jeunes générations, l’éducation étant la clé pour un changement durable de la société.
En 2020, la Water Family fédère plus de 150 ambassadeurs sportifs, 1000 professionnels et 20 000 jeunes sensibilisés par an dans les écoles et sur les évènements. Elle souhaite rassembler tous ceux qui agissent et ont envie d’agir pour demain.

Les Water-partenaires du Team OMIA – Water Family :
Sateco, Lakaj Kolor, Eoliennes en mer Yeu et Noirmoutier, Fast Concept Car/ Isuzu Bus, Coyote, West Info, Espaces Atypiques Vendée, Agence Yeu Immobilier, Eole Performance.

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Vendée Globe. C’est officiel, ils seront 33 au départ

200704 - Les Sables d'olonnes - Départ de la Vendée - Arctique - Les Sabbles - ©Eloi Stichelbaut - polaRYSE /IMOCA

Les inscriptions sont closes pour le Vendée Globe et il y a à ce jour 33 skippers qualifiés et donc inscrits. Le record de participation au Vendée Globe sera battu. L’on peut également noter que la proportion bizuths – récidivistes est pratiquement à l’équilibre. Le Vendée Globe est devenu une course qu’on dispute plus d’une fois, signe que l’épreuve est arrivée à sa pleine maturité dans toutes ses dimensions.

Pour pouvoir être inscrit définitivement au Vendée Globe, il fallait que les prétendants aient bouclé leur dossier d’inscription au 1er septembre, soit avoir répondu aux formalités administratives et médicales, avoir validé un parcours de qualification, sans oublier de produire un certificat de jauge valide avant le 15 octobre. Le délai accordé pour ce certificat vise à permettre aux équipes de travailler sur les dernières modifications avant de figer la configuration du bateau en vue de la course.

Dernières minutes

Quelques concurrents ont validé leur qualification dans le cadre de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, courue en juillet, en bouclant de fait un parcours en solitaire équivalent à la distance d’une transatlantique. Ainsi Isabelle Joschke (MACSF), Kojiro Shiraishi (DMG Mori) ont vu leur horizon s’éclaircir en passant la ligne d’arrivée à proximité de la bouée Nouch Sud en juillet dernier. Ils ont été rejoints par Clément Giraud qui, nanti de sa participation à la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, pourra participer au Vendée Globe sur le bateau d’Érik Nigon qui n’a pas pu réunir les fonds nécessaires pour être au départ.

D’autres concurrents ont fait l’impasse sur la course qualificative du mois de juillet, réservant leurs efforts au parcours de 2000 milles en solitaire (appelé parcours complémentaire, ou parcours de substitution pour ceux qui ont connu des déboires techniques lors de la dernière course qualificative) requis par la direction de course.

Ainsi, Nicolas Troussel (Corum L’Épargne) et Louis Burton (Bureau Vallée 2), les deux marins ayant déjà la Transat Jacques Vabre à leur actif, ont décroché leur sésame sportif. Pénalisé par la casse d’un de ses foils dans les premières heures de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, Sébastien Simon (Arkéa-Paprec) a pu s’appuyer sur le parcours de substitution (2000 milles) pour remplir ses obligations sportives. De la même manière, Armel Tripon (L’Occitane en Provence), victime d’une avarie en juillet, a bouclé son dossier d’inscription en rendant une copie propre et nette sur le parcours de substitution.

Sébastien Destremau, heureux dernier

Sébastien Destremau (Merci) devait, compte tenu du fait qu’il avait bouclé le Vendée Globe 2016, effectuer malgré tout un parcours en solitaire de 2000 milles. Alors qu’il avait bouclé une grande partie de sa qualification sportive, une rupture d’embase de barre de flèche l’a contraint à abandonner. À titre dérogatoire, la direction de course lui a proposé de réaliser un parcours complémentaire de 1000 milles avant le 15 septembre. Bon élève, l’heureux dernier du Vendée Globe 2016-2017 a honoré ce jeudi son contrat avec la direction de course : le voici 33e et dernier inscrit de ce Vendée Globe 2020 !

Deux rendez-vous majeurs
Les skippers ont d’ores et déjà inscrit deux dates majeures à leur calendrier.

– Le 17 septembre, au Palais Brongniart à Paris, ce sera la conférence de presse de présentation de l’épreuve avec l’ensemble des marins (sous réserve des règles imposées par les conditions sanitaires).

– Le vendredi 16 octobre, l’ensemble de la flotte devra avoir rejoint Port Olona pour l’inauguration du village du Vendée Globe et le début des contrôles de jauge. Il restera trois semaines avant le grand départ.

Les participations

1989-90 : 13 bateaux au départ
1992-93 : 15 bateaux
1996-97 : 15 bateaux
2000-01 : 24 bateaux
2004-05 : 20 bateaux
2008-2009 : 30 bateaux
2012-2013 : 20 bateaux
2016-2017 : 29 bateaux
2020-2021 : 33 bateaux

La liste des inscrits au 1er septembre

Fabrice AMEDEO : NEWREST – ART & FENÊTRES
Romain ATTANASIO : PURE – BEST WESTERN
Alexia BARRIER : 4MYPLANET
Yannick BESTAVEN : MAÎTRE COQ IV
Jérémie BEYOU : CHARAL
Arnaud BOISSIÈRES : LA MIE CÂLINE – ARTISANS ARTIPÔLE
Louis BURTON : BUREAU VALLEE 2
Didac COSTA : ONE PLANET ONE OCEAN
Manuel COUSIN : GROUPE SETIN
Clarisse CREMER : BANQUE POPULAIRE X
Charlie DALIN : APIVIA
Samantha DAVIES : INITIATIVES-CŒUR
Sébastien DESTREMAU : MERCI
Benjamin DUTREUX : OMIA – WATER FAMILY
Kevin ESCOFFIER : PRB
Clément GIRAUD :
Pip HARE : MEDALLIA
Boris HERRMANN : SEA EXPLORER – YACHT CLUB DE MONACO
Ari HUUSELA : STARK
Isabelle JOSCHKE : MACSF
Jean LE CAM : YES WE CAM !
Stéphane LE DIRAISON : TIME FOR OCEANS
Miranda MERRON : CAMPAGNE DE FRANCE
Giancarlo PEDOTE : PRYSMIAN GROUP
Alan ROURA : LA FABRIQUE
Thomas RUYANT : LINKEDOUT
Damien SEGUIN : GROUPE APICIL
Kojiro SHIRAISHI : DMG MORI
Sébastien SIMON : ARKEA – PAPREC
Maxime SOREL : V AND B – MAYENNE
Alex THOMSON : HUGO BOSS
Armel TRIPON : L’OCCITANE EN PROVENCE
Nicolas TROUSSEL : CORUM L’EPARGNE

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Trophée Jules Verne : huit marins sur Sodebo Ultim pour tenter le record

Ils seront finalement 8 à bord de Sodebo Ultim pour tenter de battre le record du Trophée Jules Verne dont Martin Keruzoré le mediaman. C’est le 15 octobre prochain que Sodebo Ultim 3 débutera son stand-by pour s’attaquer au Trophée Jules Verne. Pour tenter de battre le record détenu depuis le 26 janvier 2017 par Idec Sport en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, Thomas Coville s’est entouré de sept marins, sélectionnés pour leur expérience des bateaux volants, leurs capacités physiques et leur faculté à se fondre dans un collectif : François Duguet Thomas Rouxel, Sam Goodchild, Corentin Horeau, François Morvan, Matthieu Vandame et Martin Keruzoré. Un équipage de choc qui, depuis la fin du confinement mi-mai, a multiplié les entraînements afin d’être prêts pour relever ce défi ultime.

Thomas Coville : « Une opportunité géniale »

Après des années consacrées à la navigation en solitaire et en double sur ses trimarans Sodebo successifs, Thomas Coville s’est mis dans la peau d’un sélectionneur. Le skipper de Sodebo Ultim 3, qui, par le passé, a été préparateur sur le premier Trophée Jules Verne de Bruno Peyron, puis lui-même équipier auprès d’Olivier de Kersauson (1997) et de Franck Cammas (2010) – records à la clé -, explique comment il a opéré cette mue et ses choix pour constituer son équipage.

Comment as-tu endossé ce rôle de sélectionneur ?
Comme c’était nouveau pour moi, je n’avais pas vraiment de méthode. Il se trouve que je suis proche de Fabien Galthié (le sélectionneur du XV de France), qui m’a invité à venir le voir à Marcoussis (centre national de rugby), ce qui m’a permis d’échanger avec lui sur le sujet. Il m’a longuement expliqué comment il s’y prenait pour sélectionner son quinze de France, ces discussions m’ont vraiment inspiré. C’était une opportunité géniale d’ajouter une nouvelle corde à mon arc. Fabien m’a mis en confiance, nous avons discuté sur la façon de faire un tel casting.

Justement, comment t’y es-tu pris pour sélectionner les sept marins qui t’accompagneront autour du monde ?
Fabien m’a conseillé de d’abord bien identifier les points forts dont j’avais besoin pour relever ce fabuleux défi qu’est le Trophée Jules Verne. Je me suis ainsi appuyé sur plusieurs critères : je me suis entouré de marins qui avaient la pratique des bateaux volants, l’expérience de très bien barrer et régler à très haute vitesse, cette culture est un axiome de base. Ensuite, je voulais de véritables athlètes, parce que mener Sodebo Ultim 3 à plus de 40 nœuds demande une condition physique digne de sportifs de haut niveau. Enfin, j’ai voulu que les navigants soient imprégnés de notre groupe et de notre projet et qu’ils aient une relation étroite avec toute l’équipe gravitant autour du bateau. Le retour d’Afrique du Sud (ndlr suite à l’avarie sur la Brest Atlantiques) avec quatre d’entre eux a été un bon exercice. Il y a des gens à fort caractère, mais pas de cow-boys, la cohésion du groupe est capitale dans un tel projet.

Pourquoi as-tu pris la décision de partir à huit ?
Au départ, l’idée était plutôt de constituer un équipage de six. L’élément déclencheur a été lorsque nous avons décidé avec Jean-Luc Nélias qu’il assurerait le routage depuis la terre, comme lors de mes précédents records et courses en solitaire. Cela m’a poussé à imaginer une organisation différente et donc un autre casting. D’autres éléments sont entrés en ligne de compte : la complexité du bateau, l’endurance que ce Trophée Jules Verne va demander, mais aussi la sécurité.

Les sept équipiers vus par Thomas Coville :

François Duguet, 39 ans : « C’est notre boat-captain depuis un an, il connaît tous les recoins du bateau, c’est impossible de se passer d’un ingénieur de ce niveau sur un tel projet. C’est un petit gabarit ultra-actif, qui a une très grosse capacité de travail. Sur le bateau, il est attentif au moindre bruit, toujours à chercher des solutions. »

Thomas Rouxel, 37 ans : « Il a l’expérience des bateaux volants, la maturité et la carrure pour être un des cadres de l’équipe, nous l’avons d’ailleurs intégré au sein de la cellule performance. J’aime son côté très posé, il prend toujours le temps de la réflexion, il a aussi une grosse capacité à s’engager physiquement. »

Sam Goodchild, 30 ans : « Une pépite ! C’est celui qui, avec moi, a le plus navigué sur le bateau. Il a un très bon toucher de barre, c’est dans ses gênes. Par sa maturité incroyable, il me fait penser à un Laurent Bourgnon à l’anglaise, en étant plus posé et carré dans ses choix. Et physiquement, il est monstrueux. »

Corentin Horeau, 31 ans : « Il a gagné le droit d’être à bord par son travail, son sérieux, sa pugnacité, l’enthousiasme dont il a fait preuve dans le groupe. Je me retrouve pas mal en lui à son âge, il me touche dans sa manière de s’impliquer sans retenue. Il est d’une grande générosité dans l’effort et dans l’attention au groupe. »

Matthieu Vandame, 38 ans : « C’est un garçon discret, mais quand il parle, ça fait mouche, il a une objectivité qui me plaît beaucoup, il n’est pas forcément consensuel, mais toujours très pertinent. Il a une énorme expérience de la haute vitesse, j’ai une totale confiance en lui. Et en force musculaire pure, il est énorme. »

François Morvan, 37 ans : « Il vient de la voile légère, c’est donc une référence en termes de barre et de sensations, il est en outre extrêmement précieux pour traduire ces sensations en chiffres. C’est aussi un vrai colosse, il est très endurant, il pousse 140 kilos au développé-couché. Et il a un caractère bien trempé »

Martin Keruzoré, 31 ans : « Notre media man. Martin a un physique incroyable – un élément important, parce qu’il va beaucoup tourner les manivelles -, un regard sur le groupe qui génère de la bienveillance, ce qui, pour moi, est une arme fatale. Et j’adore son sourire malicieux quand il me propose de faire décoller un drone dans 40 nœuds de vent ! »

Le neuvième homme, Thierry Briend, 48 ans : « Il est pour l’instant sur le banc. Je sais, pour l’avoir expérimenté sur le tout premier Jules Verne avec Bruno Peyron, que c’est dur à vivre, d’autant que Thierry fait partie de mon histoire, de ma garde rapprochée, c’est mon ami. Mais je voulais le garder dans ce rôle, car si un membre de l’équipage se blesse, c’est le plus à même de le remplacer, quel que soit le poste, c’est un vrai couteau suisse. »

La cellule routage de Sodebo Ultim 3 : elle est constituée de Jean-Luc Nélias et de Philippe Legros qui se relaieront 24 heures sur 24 pour déterminer la route la plus rapide en fonction des conditions météo.

La vision de Patricia BROCHARD, Co-Présidente de Sodebo :
« Dans une période comme celle que nous traversons, nous devons faire preuve de résilience et plus que jamais mobiliser nos énergies, notre optimisme, notre courage pour créer de nouveaux projets et poursuivre notre développement. Le Trophée Jules Verne est un record d’anthologie qui a été battu par les plus grands noms de la course au large. Cette tentative de record autour du monde en équipage, arrive dans un contexte particulier et j’espère qu’elle fera rêver le public autant qu’elle nous fait rêver chez Sodebo.
Pour la 1ère fois, nous allons découvrir Sodebo Ultim 3 en mode volant. Nous allons aussi partager la vie d’un groupe constitué par Thomas. Cette équipe est incroyable, elle réunit des marins de grands talents, audacieux, avec des expériences différentes et complémentaires.
Dans l’entreprise, nous mettons le collaboratif au cœur de nos projets car nous sommes convaincus que l’intelligence collective est créatrice de valeur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons choisi comme emblème « l’esperluette », qui symbolise le « et », le « ensemble » et que nous l’avons placé au cœur du bateau.
Nous avons hâte que l’aventure démarre.»

Les Chiffres du Jules Verne pour Sodebo Ultim 3
Début du Stand-by : le 15 octobre dès que la fenêtre météo sera propice
Record à battre : 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes

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Class40. Antoine Carpentier a mis à l’eau son Mach 40.4 Redman

Antoine Carpentier mise à l'eau de son Class40 Redman @ C. Breschi

Le nouveau Class40 d’Antoine Carpentier aux couleurs de Redman a été mis à l’eau ce mercredi 2 septembre à La Trinité-sur-Mer. C’est donc une nouvelle phase qui s’ouvre pour le skipper, d’ores et déjà impatient de découvrir ce que son Mach 40.4 a dans le ventre lors des premières navigations techniques, mais aussi – et très vite -, lors de sa première confrontation. Le Morbihannais, qui n’est pas du genre à amuser le terrain, s’est en effet engagé sur la Normandy Channel Race. L’épreuve, réputée pour son parcours exigeant, s’ouvrira dès le 13 septembre prochain avec, au programme, une boucle d’environ 1000 milles en Manche et en mer Celtique, au départ et à l’arrivée de Caen. Un premier galop d’essai idéal pour tester et prendre en main la machine, que le double vainqueur de la Transat Jacques Vabre a choisi d’effectuer en double avec Nicolas Groleau, le directeur du chantier JPS Production.

Lancée en février dernier, la construction du Mach 40.4 d’Antoine Carpentier qui portera, entre autres les couleurs de Redman, promoteur engagé pour une ville durable et plus inclusive, est désormais terminée. Le bateau nouvelle génération aux allures de scow choisi par le navigateur est désormais dans son élément. Sorti du hangar de chez JPS Production puis quillé vendredi dernier, le plan Sam Manuard a, en effet, été mâté et mis à l’eau ce mercredi. Un jour forcément particulier pour le skipper Morbihannais qui attaque à présent une nouvelle phase de son projet. « J’ai hâte de le découvrir sur l’eau. Dans un premier temps, nous allons effectuer les tests obligatoires de jauge puis enchaîner quatre jours de navigations techniques durant lesquels nous allons procéder aux premiers réglages et aux premières calibrations des différents systèmes du bord. Très vite, nous poursuivrons avec le convoyage en équipage réduit du bateau entre La Trinité-sur-Mer et Caen. Caen, ville de départ de la Normandy Channel Race », explique le navigateur qui va donc rentrer rapidement dans le vif du sujet. « Les objectifs, à ce stade, seront évidemment de finir la course et pourquoi pas de jouer la gagne », détaille Antoine, qui devra sans doute réaliser quelques petits ajustements lors de cette première confrontation. « Cette première épreuve nous permettra de tester, de valider et/ou d’améliorer différents points, y compris sur les voiles sur lesquelles nous avons commencé à travailler avec Technique Voile », souligne Antoine qui ne pouvait pas espérer meilleur exercice pour observer et appréhender son nouveau Mach 40.4.

TESTER, AMELIORER, VALIDER
« C’est une course exigeante, un parcours à la fois complet et technique sur lequel on peut avoir tous les types de conditions, notamment à cette période de l’année », assure le marin trinitain qui s’apprête à s’aligner au départ de la compétition pour la quatrième fois après ses participations avec Catherine Pourre en 2016 (abandon), puis avec Maxime Sorel en 2017 et 2018 (3e et 4e). « J’ai fait le choix de Nicolas Groleau pour m’épauler. Non seulement il connait bien le Mach 40.4 mais il est aussi un coureur affûté », souligne Antoine qui a déjà signé avec le patron du chantier JPS Production une victoire sur le fameux Spi Ouest-France en 2017 dans la catégorie des Open 7.50. « Ce sera notre première navigation au large ensemble mais c’est un très bon barreur et il sera assurément un atout pour viser la performance. La Normandy Channel Race est un combat de rue qui dure cinq jours. C’est clairement de la régate au contact et rien n’est jamais joué car le tracé est truffé de passages à niveaux », rappelle Antoine qui aura face à lui 26 tandems, parmi lesquels ceux dotés des bateaux dernière génération comme lui. Un premier test grandeur nature qui promet donc d’être riche en enseignements et qui sera rapidement suivi d’un autre, le Spi Ouest-France programmé du 24 au 27 septembre. On l’a dit, pour Antoine Carpentier, le temps est précieux. Pas question de perdre une minute. La Transat Jacques Vabre, le gros objectif de sa saison 2021, se profile d’ores et déjà à l’horizon et la course aux co-partenaires aux côtés de Redman ne fait que débuter. Avis aux amateurs !

Matthias Navarro, co-fondateur de Redman : « La mise à l’eau du bateau a été à la fois un moment impressionnant et très émouvant. Ces derniers mois, il y a eu énormément de travail réalisé, surtout de la part d’Antoine, et c’est à présent la concrétisation d’un partenariat que l’on attendait depuis longtemps. Antoine est un ami avant tout et, bien évidemment, un super navigateur. Nous nous sommes retrouvés sur le fait de monter ce partenariat, mais également sur des valeurs communes. Redman est un promoteur engagé pour une ville bas carbone et inclusive, et Antoine est lui aussi très attaché à réduire son empreinte carbone. A présent, c’est une nouvelle phase du projet qui s’ouvre. C’est le début d’une belle aventure et nous sommes ravis. Nous donnons beaucoup de bonnes ondes à notre skipper pour ses futures courses : la Normandy Channel Race dont le coup d’envoi est programmé dans moins de dix jours, mais aussi et surtout la Transat Jacques Vabre en 2021 et la Route du Rhum en 2022. »

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Jo. Rentrée studieuse pour Kévin Peponnet et Jérémie Mion

Avec le report des JO, Kevin Péponnet et Jérémie Mion ont une année supplémentare pour se préparer et travailler encore plus sur l’optimisation de leur 470.

Il a fallu revoir ce planning, se réadapter, reprogrammer des sessions d’entraînements, et intégrer quelques compétitions. Cela n’a pas été simple, mais les garçons, en compagnie de leur coach peuvent enfin se projeter sur l’année.

. Championnat italien du 15 au 20 septembre
. Entraînement à San Remo du 20 septembre au 15 octobre
. Entraînement à La Rochelle fin octobre
. Grand Prix de l’Armistice du 29 au 1er novembre
. Entraînement à Brest durant le mois de novembre
. Deux sessions d’entraînement à Trapani en décembre et janvier
. Championnat du monde de 470 à Vilamoura en mars
. Semaine olympique française à Hyères en avril
. Championnat d’Europe à Hyères en mai

L’objectif de ces nombreuses sessions d’entraînements va être de travailler sur le mental, la technique et le bateau. Jérémie et Kévin ont la chance d’avoir de beaux partenaires techniques qui les accompagnent au quotidien dans leur préparation sportive. Ensemble, ils pourront ainsi pouvoir travailler sur les différentes parties du bateau. ” Notre coach, Philippe Mourniac, a été super. Il nous a aidé à travailler un beau programme pour l’année malgré toutes les contraintes que la crise sanitaire demande. Il a réussi à bien nous tenir en haleine durant toute cette période. Nous sommes super contents de pouvoir à nouveau retourner sur l’eau. Nous allons principalement rester en Europe, les championnats seront surtout locaux dans un premier temps. ” raconte Jérémie.

Les deux hommes se rendront donc en Italie dès la semaine prochaine, pour ce championnat italien. Il est certain que le goût de la compétition aura une saveur particulière ! Ils se rendront ensuite à San Remo pour travailler sur les voiles du 470 avec leur partenaire technique Zaoli Sails. Un programme studieux en perspective.

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Solitaire du Figaro. Xavier Macaire vainqueur de la première étape

Xavier Macaire (Groupe Snef) 1er de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro - Saint Quay Portrieux le 03/09/2020 © Alexis Courcoux

Cette première étape avait beau être l’une des plus longues de toutes les éditions, les 35 skippers sont partis sur la même ligne de départ et sont arrivés quasiment tous ensemble 4 jours après au gré d’une météo complice pour les retardataires et avec un Xavier Macaire en chef de meute incontesté. Et si on a cru les premières heures que déjà certains favoris allaient soit faire le coup du siècle soit se planter complètement, le passage du Fastnet a remis tout le monde d’accord et à égalité. Le bord retour a fait le reste. Le vainqueur de cette étape sera celui qui aura les ultimes ressources nécessaire pour donner le coup de collier suffisant à la fin. A 23h, Alexis Loison en embuscade semblait bien parti à moins que Loïs Berrehar du Team CMB Bretagne, Fabien Delahaye ou Fred Duthill ne lui vole la vedette.

A 39 ans, Xavier Macaire a remporté ce jeudi matin à 6h17’55 sa première victoire d’étape sur La Solitaire du Figaro (avant jury). En tête dès la première nuit, le skipper de Groupe SNEF a résisté dans les derniers milles au retour fulgurant de Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance), qui termine 1’35 derrière lui, le podium étant complété par Alexis Loison (Région Normandie). Au final, cette première étape aura généré très peu d’écarts parmi les 35 solitaires.
Il a tenu bon ! Leader sans discontinuer depuis lundi, 4h30 du matin, Xavier Macaire a remporté trois jours plus tard la première étape de La Solitaire du Figaro. Une belle consécration pour le skipper de Groupe SNEF qui s’était déjà imposé deux fois sur l’eau, en 2015 à Dieppe et l’année suivante à La Rochelle, avant d’être l’objet, à deux reprises, d’une pénalité et déclassé. La récompense également d’une prestation quasi-parfaite sur les 642 milles de cette longue étape inaugurale, un aller-retour entre la Baie de Saint-Brieuc et le phare irlandais du Fastnet.

« Il a pris une option centrale au début jusqu’aux Scilly qui me paraissait la meilleure et la moins risquée, il a ensuite réussi à se recaler devant Armel au Fastnet avec un petit empannage, puis a su gérer ses concurrents derrière lui avec une belle maîtrise », analysait mercredi le vainqueur de La Solitaire du Figaro 2019, Yoann Richomme. Restait cependant à résister à la pression lors des derniers milles devant Saint-Quay-Portrieux, d’un Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance), revenu du diable vauvert (14e au Fastnet), d’un Alexis Loison (Région Normandie) et d’une flotte redevenue extrêmement compacte (les 30 premiers en 5 milles à l’approche de la ligne !).

Ce qu’est parvenu à faire in extremis le skipper de Groupe SNEF, au terme d’un final à couper le souffle, qui a fait ressembler les derniers hectomètres à une régate dominicale entre trois bouées. En parvenant à se mettre entre ses poursuivants et la ligne d’arrivée après une intense bataille de virements de bord, Xavier Macaire a finalement coupé cette dernière le premier à 6h17’55, avec seulement 1’35 d’avance sur Loïs Berrehar et 7’03 sur Alexis Loison, qui a complété le podium.

Le champion de France Elite de course au large 2015 (et vice-champion de France l’année dernière) pouvait dès lors pousser un immense ouf de soulagement, avant de rejoindre le ponton d’honneur du port d’Armor de Saint-Quay-Portrieux et confier son bonheur aux matinaux venus l’accueillir : « Quel soulagement ! L’arrivée a été assez tendue, parce que plus on approchait de la ligne, plus le vent mollissait, je voyais les copains arriver de plus en plus près, j’avais vraiment peur de me faire voler cette victoire juste sur la ligne. Ça fait longtemps que je l’attendais, cette victoire, que je voyais les petits camarades faire péter le jéroboam, je me demandais si j’y arriverais un jour, j’avais gagné deux fois avant d’être déclassé sur jury, cette fois-ci, elle est pour moi, pour de vrai ! »

Leader au général après cette étape initiale, Xavier Macaire sait cependant que rien n’est joué sur cette Solitaire, les écarts sur la première étape étant finalement infimes : les dix premiers se tiennent ainsi en 20 minutes, 35 minutes séparent le vainqueur du 20e Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire). Reste qu’avec ce succès, il va désormais vivre avec une étiquette de favori dans le dos, pas toujours facile à assumer, comme le confirme Yoann Richomme : « Gagner la première étape, ça met un coup de boost, mais aussi un énorme coup de pression, parce qu’on met la barre assez haute d’entrée. » A 39 ans, le skipper de Groupe SNEF semble avoir les épaules assez larges pour assumer ce statut, à lui de confirmer sur la deuxième étape qui s’élancera dimanche vers Dunkerque.

Les autres réactions à l’arrivée :

Loïs Berrehar (CMB Bretagne Performance), 2e : « J’ai un peu fait l’ascenseur dans le classement, j’ai passé la bouée de dégagement en tête, et au Fastnet, j’étais 14e. Là, pour une fois, il y a eu un grand bord tout droit avec du vent établi fort, je suis content d’avoir pu montrer mon potentiel de vitesse, parce que ça faisait longtemps que j’attendais ça. J’ai réussi à remonter grâce à la glisse, j’ai fait avancer mon bateau vite, j’ai passé mon hiver à travailler dur pour que ça aille vite à ces allures, pour une fois, on a eu du vent et longtemps, j’ai pu le montrer, c’est cool. A l’arrivée, il y a peu d’écarts entre nous tous, la deuxième étape sera comme un nouveau départ. »

Alexis Loison (Région Normandie), 3e : « J’étais aux avant-postes depuis le début et à la fin, je voyais de plus en plus de petits bateaux réapparaître derrière moi, cette étape a failli faire très mal et finalement, non, ça n’a pas été une étape à écarts. C’est comme ça, le jeu reste entier pour la suite et ça promet une belle bagarre. Je suis content, parce que je suis allé assez vite. J’ai longtemps été deuxième derrière Xavier qui était inatteignable depuis le début, on s’est bien bagarrés avec Loïs et finalement, le petit jeune a fait fort, mais attention la prochaine étape passe dans mon coin, en Manche, ça ne sera pas la même chose ! »

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), 4e : « On était une dizaine de bateaux devant au Fastnet, on est restés assez proches pendant tout le retour, et au final, on a eu une arrivée avec un peu moins de vent, et derrière, toute la flotte est revenue, finalement. Tous nos efforts n’ont pas servi à énormément de choses, parce que personne n’a perdu de terrain. On imaginait à un moment que certains allaient perdre beaucoup de temps, finalement, ils s’en sont bien sortis, tout le monde reste en jeu. »

Nils Palmieri (TeamWork), 21e et 1er bizuth : « Jusqu’à hier soir, c’était une de mes plus belles régates, c’était vraiment fabuleux, tout se passait extrêmement bien, j’étais dans le coup avec le groupe de tête, mais malheureusement, à quatre reprises, je me prends vraiment de très gros paquets d’algues, je dois faire quatre fois des marches arrière, dont la dernière où je suis obligé de tourner avec le bateau sur lui-même. J’ai alors complètement perdu le contact avec le groupe de devant. C’est vraiment dommage, c’est cool de terminer premier bizuth, mais j’aurais préféré faire une meilleure place au général. »

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