dimanche 30 novembre 2025
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Vendée Globe. Clément Giraud au départ du Vendée avec La Compagnie du Lit et Jiliti

Skipper_Clement_Giraud @ Vincent Olivaud

On dit souvent que le Vendée Globe commence avant notamment avec la recherche de partenaire. Clément Giraud a réussi son pari en partie avec l’aide d’Erik Nigon qui lui passe son bateau. Il sera au départ le 8 novembre prochain après s’être qualifié avec lors de la Vendée Arctique. Il a commandé un nouveau jeu de voiles en urgence. Son monocoque s’appellera Compagnie du Lit / Jiliti. C’est à deux mois du départ du Vendée Globe que le skipper toulonnais a finalement été rejoint par deux entreprises réactives et ambitieuses. La Compagnie du Lit et Jiliti donneront donc leurs noms au bateau prêté par Erik Nigon. Pour ceux qui auraient perdu le fil des aventures hors norme de Clément Giraud, en voici un résumé.

Remember…
• Octobre 2019 : Clément voit son bateau partir en fumée le long du quai, au Havre d’où il devait prendre le départ de la Transat Jacques Vabre.
• Novembre 2019 : son partenaire titre jette l’éponge et renonce au Vendée Globe
• Juillet 2020 : pour la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, Erik Nigon, skipper de l’IMOCA « Vers un monde sans SIDA », prête son bateau à Clément pour que ce dernier achève sa qualification pour le Vendée Globe (sait-on jamais…)
• Août 2020 : Clément acquiert l’autorisation tant attendue : prendre le départ sur un bateau avec lequel il n’était pas inscrit à l’origine. Dans le même temps, Erik Nigon renonce au Vendée Globe et rejoint l’équipe de Clément.

Tous les voyants sont au vert. Nous sommes alors à une semaine de la confirmation des inscriptions… Une semaine pour réunir un budget…
L’équipe à terre travaille jour et nuit, prospecte, relance, réactive ses réseaux et… convainc ! Jiliti et La Compagnie du Lit s’engagent dans ce tour du monde pas tout à fait académique, aux côtés d’un skipper et d’une équipe totalement habités par ce projet hors norme.

Eric Romedenne, Président de La Compagnie du Lit :

« Clément Giraud, que je connais depuis trois ans, me raconte l’histoire de son bateau qui a brulé, de ses déboires mais aussi du mouvement de solidarité créé autour de lui. Alors c’était évident, La Compagnie du Lit et son association Porte Rêves, reconnue d’intérêt général, ne devaient pas rester sans rien faire. Clément Giraud est un guerrier des mers, un marin ayant de vraies valeurs, être à ses côtés était une évidence. Ses combats ne resteront pas vains, La Compagnie du Lit repartira autour du monde pour une bonne cause, pour aider un battant à réaliser son rêve, avec pour objectif 2024, pour la gagne cette fois avec un bateau neuf pas comme les autres ».

Stéphane Hascoët, Président de Jiliti :

« Le Vendée Globe est une fantastique aventure humaine ! Il existe de nombreux points communs entre l’aventure de Clément Giraud et celle de Jiliti. 40 ans cette année pour Clément, 40 d’expériences pour Jiliti. Tout comme Clément, nous réalisons notre rêve en devenant indépendant et souhaitons aller au bout de nos ambitions, avec une volonté de conquérir le monde. Le Vendée Globe est une opportunité pour nous de faire connaitre notre nouvelle marque, d’embarquer nos équipes et de saluer nos clients internationaux tout au long de la course.
Avec Clément, nous partageons les mêmes passions de l’engagement, du dépassement de soi et de l’esprit d’équipe. »

Clément Giraud, skipper de l’IMOCA Compagnie du Lit / Jiliti :
« C’est un soulagement ! Les jours passaient, on y croyait parce que nous sommes d’insatiables optimistes… donc on avait anticipé la logistique technique et le chantier à faire. Tout était prêt, il n’y avait qu’à appuyer sur le bouton. La Compagnie du lit et Jiliti sont arrivés à la limite du faisable, au moment où c’était encore possible, dans de bonnes conditions. Et quand nous avons appuyé sur le bouton, beaucoup de compétences ont spontanément rejoint l’équipe. Nous sommes nombreux et bien organisés. Nos partenaires techniques ont été hyper réactifs également. »

Erik Nigon, propriétaire du bateau et skipper remplaçant :
« Nous surfons une vague positive depuis la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Il était logique que nos projets se rejoignent. Ils sont avant tout des aventures auxquelles nous voulons donner du sens. J’ai porté les couleurs de la lutte contre le SIDA, Clément soutient beaucoup d’associations. Je reste associé au projet Vendée Globe et aux courses qui suivront. »

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Ostar et Twostar. Départ le 9 mai 2021 et célébration du 60e anniversaire

Le Royal Western Yacht Club a annoncé la date du départ de l’OSTAR et  de la TWOSTAR le du 9 mai 2021. La prochaine édition sera la 16e OSTAR et la septième édition de la course TWOSTAR (course en duo). Les inscriptions sont ouvertes pour le 60e anniversaire de la première course. L’OSTAR a été remporté par Francis Chichester, Eric Tabarly, Philippe Poupon, Loick Peyron, Francis Joyon, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur et Mike Golding figurent tous parmi les gagnants. Parmi les autres participants figurent Bruno Peyron, Mark Gatehouse, Frank Cammas, Mike Sanderson, Nick Moloney, Conrad Humphreys, Hannah White, Samantha Davies et Pip Hildesley (maintenant Pip Hare) pour n’en nommer que quelques-uns.

La course part de Plymouth pour terminer dans le cadre magnifique de Newport, Rhode Island; le parcours reste tel qu’il était lors de sa deuxième édition, dont la première a terminé à l’Ambrose Light, New York.

Le club annonce également une nouvelle course : La Plymouth Lonely Rock Race

Le 4 juillet 2021 verra l’introduction d’une toute nouvelle course au large du Royal Western Yacht Club. La Plymouth Lonely Rock Race débutera à Plymouth Sound, sortira par l’entrée ouest de Plymouth Sound, contournera le Fastnet Rock jusqu’au port, passera les îles Scilly jusqu’au port puis se terminera entre le phare de brise-lames et la bouée de navigation, Queens Ground à Plymouth Sound. Les défis de cette course sont à peu près les mêmes que ceux de la Original Lonely Rock Race. Situé à environ 500 miles de long, c’est une course avec quatre segments difficiles. Au départ de Plymouth, la course n’aura pas à faire face aux barrières de marée de Hurst Castle, Portland et Start Point, ce qui donnera à ses concurrents une chance de vivre une course plus courte autour du Fastnet sans potentiel de gains et de pertes de marée énormes et sans les défis logistiques de départ et d’arrivée étant dans deux villes différentes.

Les inscriptions seront ouvertes aux MOCRA, IMOCA, Class40, Mini Transat, IRC, en solitaire et en double.

rwyc.org

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Solitaire du Figaro. 150 milles où tout peut encore se jouer !

pierre-quiroga @A. Courcoux

Cette 3e étape est laborieuse avec ce vent léger qui met les nerfs des skippers à rude épreuve et qui doivent lutter en plus avec les algues et la brume. Des conditions qui ont profité à Yann Eliès revenu à la deuxième place après avoir connu 10 mn de retard sur Xavier Macaire et Sam Goodshild toujours en lice pour reprendre la tête au classement général. Derrière, Armel Le Cleac’h peine à revenir, encore loin à 8,5 mn. Les 150 milles qui restent à parcourir jusqu’à St Nazaire laissent le jeu encore complètement ouvert avec quelques bulles sur le parcours mais les écarts risquent de faire mal à l’arrivée. On notera a belle prestation de Kevin Bloch du Team Vendée Formation et d’Alberto Bona aux avants-poste.

« Nous en sommes au moins à 250 demandes de marche arrière en 24 heures » témoigne quelque peu atterré Francis Le Goff, directeur de course. Si les bancs de brume devraient disparaître avec le jour, ils ne signifieront en rien l’apparition du zéphyr. La flotte, emmenée ce matin par Pierre Quiroga (Skipper MACIF 2019), parfaitement dans le tempo depuis le départ, accompagné dans son chemin de labeur par Xavier Macaire (Groupe SNEF), Sam Goodchild (Leyton) et un certain Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) véritablement revenu du diable vauvert mettre la pression sur le leader du classement général, Armel Le Cléac’h, (Banque Populaire) actuellement pointé 24e à plus de 8 milles, et qui n’avait ce matin pas encore passé la marque de Portsall. Prochain objectif pour les solitaires, la bouée occidentale de l’île de Sein, via un passage au Fromveur en milieu de journée, si Eole le veut…

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ETF26. Le National pour Billy Besson et son équipe

3 journées de courses, 5 bateaux et des conditions optimales, il n’en fallait pas plus pour se faire plaisir en ETF26 à la Rochelle sur ce catamaran à foil dessiné par Guillaume Verdier. Si au final Billy Besson et son équipe remporte ces trois jours d’épreuves, cela bataillait pour le podium et c’est finalement les jeunes rochelais de Youth Foiling Team, Charles Dorange, Louis Flamant et Thibault Julien qui terminent seconds, suivis par Team Pro, en troisième position devant Jean-Pierre Dick (Ville de Nice – ABC Arbitrage) et Yvan Bourgnon.

La prochaine épreuve se déroulera au Spi Ouest France à (La Trinité-sur-Mer).

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Trophée Jules Verne. Franck Cammas et Charles Caudrelier visent moins de 40 jours !

Franck Cammas et Charles Caudrelier se livrent sur la course au large, leurs aspirations sur ce trophée Jules Verne. Le 1er novembre prochain, l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild débutera officiellement son stand-by météorologique pour s’élancer sur le Trophée Jules Verne, le record du tour du monde à la voile !  Mis à l’eau en 2017, il est le premier maxi-trimaran de course au large conçu pour voler en haute mer. Et cet hiver, ses skippers – Franck Cammas et Charles Caudrelier – espèrent bien que le dernier-né des Gitana soit le premier de sa génération à boucler un tour du monde en mode volant.
Dans cette tentative, leur ambition est double : non seulement venir accrocher ce chrono légendaire mais également le faire basculer sous la barre symbolique des 40 jours. Le challenge est très ambitieux car IDEC Sport et Francis Joyon, les actuels détenteurs, ont mis la barre haute mais c’est bien la difficulté de ce record qui rend l’exercice si fascinant.
Charles Caudrelier et Franck Cammas parlent du Trophée Jules Verne mais aussi de l’évolution de la course au large en général à travers les exploits des hommes et des bateaux qui ont marqué leur record depuis sa création en 1993.

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Vendée Globe. Alex Thomson est prêt pour un Vendée en 67 jours

Pictures of Alex Thomson onboard his new custom built HugoBoss IMOCA Open60 race yacht. Credit Lloyd Images

Alex Thomson est prêt avec son IMOCA Hugo Boss. Le skipper Britannique qui s’est préparé à l’abri des regards en Angleterre a achevé les derniers réglages de son HUGO BOSS.
Il a doté son bateau d’une nouvelle paire de foils. “L’ultime sortie de vérification s’est bien passée et nous nous sentons en bonne forme”, a déclaré Thomson lors d’une conférence en de presse en ligne ce lundi. “Nos nouveaux foils sont arrivés de chez Persico en Italie et ils sont maintenant en place. Ces deux foils sont en fait un développement de la version 1, ils seront donc identiques. Mais nous avons apporté quelques petites améliorations qui devraient nous donner un peu plus de performance et de fiabilité. Ils ont été renforcés.”
Des foils en C qu’Alex sera content de pouvoir complètement rétracter si les conditions météos l’exigent sur ces bateaux devenus aussi rapides que violent à bord.
Il estime qu’il pourrait mettre 67 jours pour boucler ce Vendée Globe, soit 7 jours de mieux que le dernier où il avait mis 74 jours et 19h. Le plus probable serait une arrivée en 70 jours.

“Pendant ces sorties d’entretien, nous avons également apporté d’autres modifications au bateau et, depuis notre retour sur l’eau, nous pouvons déjà constater que ces changements ont produit une grande différence. Nous constatons une augmentation significative des performances, jusqu’à 10 %, donc nous sommes très heureux ! Maintenant, le temps est compté pour nous et nous devons profiter de chaque moment sur l’eau avant de partir pour la France le mois prochain”.

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Solitaire du Figaro. Une troisième étape qui se corse

Sam Goodchild (Leyton) lors de la 3eme etape de la Solitaire du Figaro entre Dunkerque et Saint-Nazaire - le 14/09/2020 @ A . Courcoux

Le passage de presqu’île du Cotentin est une première marque importante sur cette étape et c’est l’Anglais Sam Goodchild (Leyton), troisième du classement général provisoire au départ de Dunkerque qu’il l’a parfaitement négocié lui permettant de croiser ce matin dans le nord de Guernesey en tête de la flotte.

En compagnie du petit groupe qualifié hier au soir de Sudistes, partisans d’une route au plus près des rivages Normands, Pays de Caux et Calvados, et dans lequel on retrouve d’autres animateurs de ces premières 36 heures de course, Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance) notamment, il a parfaitement accompagné l’arrivée du vent d’Est Nord Est et poussé son bord tribord amure vers le centre Manche, avant de déclencher peu après 23 heures, avec la rotation au Sud Est, cet empannage décisif pour déborder avec de la vitesse et le courant la pointe de La Hague et Aurigny. Un coup magistralement réalisé, qui tuait dans l’oeuf les espoirs des Nordistes et d’un Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir), joueur en diable et dont le choix de route par le Nord des Anglo Normandes lui coûte ce matin une dizaine de milles de retard sur les leaders, et une quinzième place d’une flotte qui converge désormais bien groupée vers le nord de Guernesey. Avec Elodie Bonafous (Bretagne CMB Océane) qui ferme la marche et toujours aux prises avec le raz Blanchard, la flotte s’étale désormais sur plus de 23 milles. A suivre ce matin, la trajectoire d’Adrien Hardy (Ocean Attitude) bien calé aux avant postes et déterminé, semble-t-il, à jouer comme à son habitude, la carte de ses très personnelles inspirations. Le vent de Sud Est va toute la matinée se montrer capricieux, très instable et tournant à l’Est Nord Est. Il offre des allures toujours portantes aux “Solitaires” en route vers la pointe de Bretagne, et les prochaines difficultés aux noms qui fleurent bon l’angoisse du marin, Portsall, Fromveur, le Four….

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Normandy Channel Race. Bon départ pour les 26 duos en Class40

La grande classique en Class40 de la Normandy Channel Race est partie ce dimanche.
Les 26 équipages trépignaient d’impatience d’en découdre ! C’est avec une météo quasiment parfaite que le comité de course a libéré avec ponctualité les Class40 en lice dès 19 heures 05 et une boucle en forme de huit d’environ 7 milles en baie de Seine devant l’embouchure de l’Orne entre les cardinales de Luc sur mer et Ouistreham. Après un bon départ, c’est dans un flux de nord-est de 10 nœuds, conditions presque idéales pour une mise en jambe, que les Class40 ont livré un magnifique spectacle au soleil couchant tout au long du parcours côtier proposé. Un préambule vivement disputé qui donne un avant-gout alléchant de la bagarre qui va se jouer durant les 1 000 milles théoriques de l’épreuve. Redman, skippé par Antoine Carpentier et Nicolas Groleau s’est rapidement imposé sur son Class40 flambant neuf avant d’enrouler en premier la dernière bouée et de mettre le cap, au portant, vers la prochaine marque de passage des îles Saint Marcouf mouillée à quelques 36 milles du départ, dans la baie des Veys. Le duo Ian Lipinski et Julien Pulvé à bord de Crédit Mutuel, un des grands favoris de cette édition 2020, a signé des virements de bord d’une impeccable propreté, lui permettant de se glisser second au pointage. Suit le duo père-fils, Antoine et Olivier Magre à bord d’E. Leclerc Ville La Grand. Les conditions aux allures portantes alliées au talent des skippers à bord, auront permis aux unités les plus récentes de la Classe de s’illustrer sur ce parcours côtier tout en démontrant la puissance de ces montures.

Saint-Marcouf en ligne de mire

36 milles séparent la dernière bouée du parcours côtier devant Ouistreham de la marque qui doit être obligatoirement contournée dans l’ouest de Saint-Marcouf. Les concurrents vont bénéficier d’un léger courant favorable pour atteindre le premier passage à niveau qui, comme c’est souvent le cas dans cette grande classique Normande, devrait déjà redistribuer les cartes.

Transmanche

Pour s’attaquer à un épisode certainement moins réjouissant pour les duos, la traversée de la Manche et de son fort trafic maritime, la flotte devrait toujours bénéficier de conditions favorables au reaching dans des airs se renforçant autour des 15 nœuds de secteur Est-Sud/Est. Après une première nuit en mer, les premiers Class40 devraient atteindre théoriquement l’île de Wight demain mat

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Défi Azimut. Une belle édition annonciatrice d’un Vendée Globe prometteur

DEFI AZIMUT 2020 - TOUR ILE DE GROIX @ C. Favreau

A quelques semaines du départ du Vendée Globe, le Défi Azimut a permis de faire une belle répétition générale même si tous les IMOCA n’étaient pas présents à l’image de Hugo Boss ou de Corum. Un Défi qui s’est terminé par le Tour de l’Ile de Groix.

Vent établi, soleil, skippers remarquablement préparés mais disponibles, régates engagées et indécises, tout était réuni pour faire du dixième Défi Azimut un succès.
17 concurrents étaient au rendez-vous pour en découdre sur trois formats complémentaires. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) signe le meilleur chrono lors des Runs (23,35 nœuds), Jérémie Beyou (Charal) remporte les 48 heures au terme d’un incroyable suspense à l’arrivée, et aujourd’hui, c’est Kevin Escoffier (PRB) qui s’est montré le plus rapide autour de l’île de Groix.
Un succès sportif incontestable
« La variété des formats a permis à de nombreux skippers de s’exprimer et d’être mis en lumière. Les Runs et le Tour de Groix sont toujours spectaculaires et appréciés pour la convivialité par les invités. Quant aux 48 heures en solitaire, au moins cinq bateaux auraient pu gagner tour à tour et le suspense à l’arrivée reste pour moi le clou de cette édition » expliquait l’organisateur Jean Marie Corteville, débarquant cet après-midi de MACSF où Isabelle Joshcke l’avait convié pour le Tour de Groix.

En marge des joutes sportives, le Défi a aussi été comme chaque année l’occasion de réunir les acteurs de l’écosystème Lorientais autour des thématiques économiques, technologiques et environnementales. Evénement transversal, le Défi profite des excellentes conditions d’accueil de Lorient La Base et s’impose comme un véritable temps fort dans l’univers maritime de la « Sailing valley ».
Maturité
L’équipe d’Azimut, PME de solutions informatiques qui se change chaque année au mois de septembre en organisateur de course, se projette déjà dans la 11ème édition. Conscient de la maturité et de l’attractivité de l’épreuve, l’IMOCA a décidé d’intégrer le Défi au championnat officiel des IMOCA Globe Series 2021. Antoine Mermod, président de la classe de commenter en conclusion : « Nous allons continuer à accompagner l’épreuve et à la faire grandir. A nous de conserver son mélange unique de convivialité et de haut niveau sportif pour attirer encore plus de skippers ».
Rendez-vous en septembre 2021.

ILS ONT DIT
Maxime Sorel
“Bilan plutôt positif. Déjà, on s’est fait plaisir sur l’eau pendant les 4 jours de navigation. On a fait de supers runs avec les partenaires, ils étaient vraiment ravis. Les 48H Azimut se sont super bien passées aussi. J’étais pas très fan du parcours mais la fin était très sympa et le Tour de l’Ile de Groix était magique. Il y avait plein de bateaux à nous suivre, c’était vraiment top et on termine troisième, c’est la cerise sur le gâteau. Je vais revenir en 2021, aucun doute. Le format est top et je me disais que ça serait sympa de faire ça a plusieurs endroits. Ça serait par exemple le championnat Azimut avec plusieurs étapes. ”

Boris Herrmann (SeaExplorer Yacht Club de Monaco)
“Oui, on était premier à deux passages de marque. Au portant à la fin, on s’est fait doubler par deux trois bateaux plus rapides, mais on a bien navigué en équipage, c’était une belle journée et j’espère que beaucoup d’autres comme ça vont se répéter. En tous cas, nous reviendrons l’an prochain, c’est un superbe événement.”

Alan Roura (La Fabrique)
« C’était très intéressant ces quatre jours de course. Les conditions étaient légères ce qui est toujours un peu dur pour moi et le bateau. Mais on a appris plein de choses sur le bateau. Il y a du potentiel, on touche à quelque chose de concret, aujourd’hui, on a fait un résultat correct. Les comparaisons ne sont pas toujours très simples à faire car nous n’avons pas forcément les mêmes voiles et selon les angles imposés, ça marche plus ou moins. Mais les choix se font sur le long terme, on a navigué en configuration Vendée Globe, on sait que le bateau est fiable donc il n’y a plus qu’à y aller »

Armel Tripon
“Le bilan, il est hyper positif. On est venu pour se confronter, comprendre, se mesurer aux autres et c’est ce qu’on a fait pendant trois jours, dont les 48H Azimut, sous plein d’allures différentes. On a vu que le bateau n’avait pas de trous de vitesse. J’étais plutôt bien, dans le match, donc ça, c’est hyper positif. Tout fonctionne à bord, on a pas mal de calages d’électronique à faire. C’est le gros dossier à venir. J’ai fait toute la course en mode compas, c’était un peu compliqué mais sinon, c’est hyper positif. Sur les 48H Azimut, on a pu se comparer, et se rassurer. C’est sympa de dire « on a un bateau qui va vite » mais il n’y a que lorsqu’on se mesure aux autres que l’on peut vraiment en être sûr. Cette course permet de se mettre dans une bonne dynamique course avant le Vendée. Ne serait-ce que pour reprendre des réflexes de placement, de trajectoires. Ça fait un moment que je n’ai pas régaté et ça s’oublie aussi. C’était un rendez-vous à ne pas rater.”

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Défi Azimut. Charal remporte les 48H d’un souffle

charal beyou @ C. Favreau

C’est finalement Jérémie Beyou sur Charal qui s’est imposé sur ces 48H du Défi Azimut devant trois femmes, Samantha Davies sur Initiatives Coeur, Isabelle Joshke sur MACSF et Clarisse Crémer sur Banque Populaire X. Un finish qui s’est déroulé dans la pétole en revenant vers Lorient.
On retiendra de cette course que les favoris du Vendée Globe sont toujours là avec un petit plus pour Charlie Dalin sur Apivia qui a montré que ses choix d’avoir un bateau polyvalent sont payant. Jérémie Beyou sur Charal reste toujours aussi rapide, tout comme Thomas Ruyant ou Armel Tripon sur l’Occitane. Sébastien Simon sur son Arkea Paprec s’est montré également aux avants-poste. Celui qui se voit comme un outsider pour le prochain Vendée Globe était bien dans son rôle. Kevin Escoffier sur PRB semble en mesure d’être le premier à venir rivaliser avec ces bateaux de nouvelle génération suivi de Samantha Davies, Boris Hermann et Isabelle Joshke.
Dans les bateaux à dérives, Clarisse Crémer sur Banque Populaire X reste toujours aussi rapide.

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