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TourVoile. Victoire des Belges sur la deuxième étape de ralliement

Tour Voile 2021, étape de ralliement entre Saint-Vaast-la-Hougue et Diélette, le 09 juillet 2021. Photo © Jean-Marie LIOT #TourVoile

Le deuxième ralliement du Tour Voile 2021 a été riche en rebondissements. La bataille stratégique a fait rage autour du Cotentin, là où sévissent des courants très puissants, notamment dans le bien connu raz Blanchard. L’équipage belge de BE. Brussels – Kidibul Powered by Flying Frogs a décroché sa première victoire dans cette 44e édition, moins d’une minute devant les solides leaders du classement général, Helvetia Blue by Normandy Elite Team. Royan Atlantique a complété le podium, devant Normandy Youth. La journée a été compliquée pour l’équipage de Groupe Atlantic qui a dû se contenter de la huitième place.

Les ralliements du Tour Voile 2021 tiennent toutes leurs promesses ! Après la très belle étape entre Le Havre et Saint-Vaast-la-Hougue mercredi, on a aujourd’hui encore assisté à un spectacle magnifique à observer et passionnant à décrypter d’un point de vue stratégique. Dans un vent léger, les équipages ont progressé au près, et effectué de nombreux virements. Ils ont heureusement profité d’un courant favorable pendant l’intégralité du parcours.

Un passage devant le deuxième plus haut phare d’Europe…

Le vent s’est un peu fait désirer en début de journée et c’est finalement à 11h27 que le départ a été donné. Les Diam24 OD ont louvoyé vers Barfleur et sont passés devant le phare de Gatteville. Construit entre 1829 et 1834, cet édifice, du haut de ses 75 mètres, est le deuxième plus grand phare de France et même d’Europe, derrière celui de l’île Vierge (82,50 mètres), dans le Finistère nord. Le phare de Gatteville guide les navigateurs dans le dangereux passage du raz de Barfleur. Il comporte autant de marches que de jours dans l’année et autant de fenêtres que de semaines. Les marins n’avaient certainement pas le temps de s’intéresser à ces considérations historiques, trop occupés à choisir leurs placements sur le plan d’eau. Les options ont divergé et la flotte s’est donc dispersée. Parti plus au large que ses concurrents, Groupe Atlantic, deuxième au classement général, a alors pris beaucoup de retard.

… et un louvoyage dans la plus grande rade artificielle d’Europe !

Les bateaux ont ensuite progressé le long de la côte nord du Cotentin et sont notamment passés devant le phare du cap Lévi, plus modeste (28 mètres de haut) mais néanmoins charmant. Toujours au près, ils ont ensuite emprunté la grande rade de Cherbourg. Avec une superficie d’environ 1500 hectares, c’est la plus grande rade artificielle d’Europe. À la sortie de la passe de l’Ouest, les Belges de BE. Brussels – Kidibul Powered by Flying Frogs, très inspirés, pointaient en tête.

5 nœuds de courant favorable dans le « bouillon » du raz Blanchard

Les équipages ont ensuite progressé vers l’extrémité Sud-Ouest du Cotentin et le redoutable raz Blanchard, situé entre la pointe de la Hague et l’île anglo-normande d’Aurigny. Ce passage est bien connu des navigateurs car on y rencontre les courants les plus puissants d’Europe. Les Diam24 OD l’ont heureusement approché sur un véritable « tapis roulant », le courant favorable atteignant parfois jusqu’à 5 nœuds. De quoi avaler les milles à bonne allure.

Première victoire des Belges, belle opération d’Helvetia Blue by Normandy Elite Team, déception pour Groupe Atlantic

En raison d’un vent mollissant fortement, le comité de course a décidé de réduire le parcours à la cardinale Ouest La Foraine, devant le cap de La Hague. Au terme d’une course pleine de maîtrise et d’expérience, Arnaud Vasseur, Tom Pelsmaekers et Nicolas Ferellec (BE. Brussels – Kidibul Powered by Flying Frogs) ont remporté ce ralliement. À peine 55 secondes plus tard, Helvetia Blue by Normandy Elite Team a décroché la deuxième place et conforte avec neuf points d’avance sa position de leader au classement général, profitant de la grosse contre-performance de Groupe Atlantic, seulement huitième aujourd’hui et grand perdant de la journée. Troisième de la course du jour, Royan Atlantique fait par contre une opération très intéressante en reprenant cinq points sur Groupe Atlantic. On note enfin la belle performance des jeunes de Normandy Youth, quatrième aujourd’hui, devant l’équipage féminin d’Helvetia Purple by Normandy Elite Team.

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

  1. Helvetia Blue by Normandy Elite Team – Clément Michel : 11 pts
  2. Groupe Atlantic – Clément Cron : 20 pts
  3. Royan Atlantique – Gaultier Tallieu : 23 pts
  4. Helvetia Purple by Normandy Elite Team – Pauline Courtois : 29 pts
  5. Be Brussels – Kidibul powered by flying frogs – Arnaud Vasseur : 32 pts
  6. Dunkerque Voile – Louis Lengagne : 45 pts
  7. Normandy Youth – Noe Ackermann : 50 pts
  8. Team Jeune Sud – Oscar Pean : 44 pts
  9. Imagine For Margo – Margot Venin : 59 pts
  10. Emile – Benjamin Sternberg : 70 pts
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B&G améliorations radar et AIS sur la dernière version logicielle 20.2

Le leader mondial du secteur des instruments de navigation à la voile B&G a publié sa mise à jour logicielle 20.2 qui concerne les produits Zeus, Zeus Glasshelm et Vulcan. La version 20.2 apporte de nombreuses améliorations radar et AIS, ainsi que la prise en charge de caméras IP.

Matt Eeles, directeur produit chez B&G. « La sécurité a toujours été la priorité absolue pour l’élaboration de nos systèmes radar B&G, et nous y avons ajouté quelques améliorations d’interface afin de proposer aux utilisateurs une expérience visuelle encore plus claire sur nos écrans B&G. »

Parmi les principales caractéristiques, on peut citer l’amélioration de l’écran radar, avec des chiffres contrastés sur l’extérieur des cercles nets, ainsi que la possibilité d’afficher une icône de bateau à l’échelle représentant le bateau de l’utilisateur. Les symboles des cibles radar ont été repensés pour une clarté optimale et un suivi plus facile, tandis que les cibles radar et AIS mobiles peuvent désormais être suivies d’une trace graduée indiquant l’historique de la route du navire (fig. 1).

Fig. 1. Symboles et itinéraires des cibles
Fig. 2 Symbole de cible avec visibilité améliorée

De même, le système AIS dispose d’un nouvel ensemble d’icônes pour plus de clarté et des informations plus détaillées pour l’opérateur. Lorsque le radar et l’AIS acquièrent la même cible, le système affiche automatiquement la cible sous la forme d’un unique symbole afin d’améliorer la visibilité à l’écran (Fig. 2). De plus, votre route peut désormais être affichée sur l’écran radar pour plus de sécurité.

La mise à jour comprend également les fonctionnalités suivantes : prise en charge de caméra IP permettant une installation plus efficace des caméras pour des applications telles que la sécurité ou la surveillance de la voile, une nouvelle barre de contrôle CZone® pour un contrôle de commutation numérique facile à partir du MFD B&G et, de même, une nouvelle barre de contrôle d’éclairage ITC pour commander facilement l’éclairage du navire.

Les améliorations supplémentaires comprennent une structure de menu mise à jour, la possibilité de partager les paramètres du bateau sur tous les MFD sans avoir à les saisir plusieurs fois, de nouvelles bibliothèques Easy Routing améliorées basées sur les cartes C-MAP®, ainsi qu’un identifiant de position du navire sur le MFD lors de la réception d’un message de détresse VHF.

Résumé des principales mises à jour incluses dans la version 20.2 du NOS :
• Améliorations apportées à l’interface utilisateur du radar
• Améliorations apportées à l’AIS
• Prise en charge de caméra IP
• Intégration de la barre de contrôle CZone®
• Intégration de la barre de contrôle d’éclairage ITC

La version sera automatiquement mise à jour pour tous les produits B&G Vulcan™ 7, 9, 12 et B&G Zeus™ 2, 3 et 3S Glass Helm, Zeus 3 et Zeus 3S.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : www.bandg.com

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Le championnat du Monde et d’Europe de course au large en Italie en Figaro Bénéteau 3

Loïs Berrehar, skipper Performance CMB-Bretagne et Toma Laperche, skipper Espoir CMB-Bretagne @ Jean-marie LIot

World Sailing et la Fédération Européenne de Voile (EUROSAF) ​​ont confirmé que le Championnat du Monde Hempel Offshore 2021 et le Championnat Européen Mixed Offshore EUROSAF – épreuve de course au large en double mixte – se tiendront sur le tour d’Italie en Figaro Bénéteau 3.

Le Tour d’Italie – La Marina Militare Nastro Rosa – est une célébration d’un mois du sport qui se déroule en huit étapes dans huit des plus beaux sites italiens. Le Nastro Rosa se tiendra du 27 août au 26 septembre.

La première moitié du Nastro Rosa, qui se déroulera fin août / début septembre, se déroulera sur la mer Tyrrhénienne et comprendra le championnat d’Europe offshore mixte EUROSAF et les épreuves de qualification. La seconde moitié se déroulera sur la mer Adriatique avec le championnat du monde Hempel Offshore et les épreuves de qualification prévues pour la seconde moitié de septembre et se terminant à Venise.

Les deux championnats seront des compétitions mixtes à deux (un homme, une femme). Le Championnat d’Europe Mixed Offshore et le Championnat du Monde EUROSAF sont tous deux ouverts aux nations de tous les continents.

Les Italiens ont loué à Bénéteau pendant 3 ans pour l’occasion 10 Figaros Bénéteau 3. Ceux-ci stockés actuellement à Nantes vont être transportés en juillet vers le Canet en Roussillon où ils seront préparés (électronique B&G, antifouling etc.). Le jeu de voiles North Sails sera composé d’une GV, un J2 à ris un Genak et un grand spi. Il ne manquera que le petit spi.  « On a en quelque sorte créé une monotypie méditerranéenne pour répondre aux besoins d’une utilisation « corpo » » souligne Luc Joëssel qui gère avec Yannick Hemet  le projet pour Bénéteau. Les bateaux seront en catégorie 2 ou 3. Ils pourraient participer à la Middle Sea Race.
Avec cette nouvelle flotte en Méditerranée, la course au large en double mixte trouve là un belle visibilité. Reste à savoir qui représentera la France…

L’Avis de Course du Championnat du Monde Hempel Offshore 2021 et du Championnat d’Europe Mixed Offshore EUROSAF est disponible ici .

Infos : http://www.nastrorosatour.it/


David Graham, directeur général de World Sailing, a commenté : « Le championnat du monde Hempel Offshore permettra aux meilleurs équipages mixtes du monde de s’affronter pour la première fois le long de la côte adriatique. Nous sommes ravis que Hempel ait apporté son soutien à cette et nous sommes ravis de nous associer à la Marina Militare Nastro Rosa pour amener l’événement au cœur de la communauté italienne de la voile.”

Josep M. Pla, président d’EUROSAF, a ajouté : « En 2019, nous avons organisé avec succès la première édition du Championnat d’Europe offshore mixte EUROSAF à Venise avec l’autorité organisatrice de la Marina Militare Nastro Rosa. L’événement a représenté une courbe d’apprentissage abrupte pour toutes les parties impliquées et a prouvé à quel point c’est un événement passionnant pour les marins et les fans. Malgré les circonstances difficiles dues à la pandémie de COVID-19 en cours, nous avons poursuivi notre étroite relation de travail avec la même autorité organisatrice et avons organisé avec succès le championnat 2020 à Gênes. Forts de cette expérience accumulée, nous attendons avec impatience l’édition 2021 livrée en collaboration avec nos partenaires très expérimentés. Le Championnat d’Europe d’offshore mixte EUROSAF 2021 et le Championnat du monde d’offshore Hempel présenteront le meilleur de la voile en double offshore mixte et j’ai hâte de voir les athlètes concourir sur l’eau.

Riccardo Simoneschi, chef de l’autorité organisatrice de Nastro Rosa a conclu : « Le Marina Militare Nastro Rosa Tour est un projet à moyen et long terme visant à offrir une version simplifiée de l’ensemble du sport de la voile avec ses trois disciplines – Offshore, Inshore et planches dans un format très compréhensible pour le public. Nous sommes ravis et honorés de coopérer à nouveau avec World Sailing, EUROSAF et FIV et d’accueillir ces deux championnats importants dans le programme offshore de la Marina Militare Nastro Rosa. La course au large est, de loin, la discipline de performance la plus proche du plus grand public et de la voile. communauté à travers le monde.

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Les Sables – Horta – Les Sables : Finish incroyable Antoine Carpentier et Mikaël Mergui (Redman) vainqueurs aux Sables sur la ligne

Class40 Finish incroyable Antoine Carpentier et Mikaël Mergui (Redman) vainqueurs aux Sables sur la ligne. Photo Breshi

Après un duel épique depuis Horta, Antoine Carpentier et Mikaël Mergui ont franchi la ligne d’arrivée de la 8e édition de le Sables – Horta – Les Sables en première position ce jeudi 8 juillet devant Axel Trehin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) avec 3 minutes d’avance. Le duo de Redman a ainsi mis 10 jours 20 heures 19 minutes et 31 secondes pour boucler les 2 540 milles du parcours entre les Açores et la Vendée à la vitesse moyenne de 9,77 nœuds.
Au coude à coude avec Projet Rescue depuis Horta les deux bateaux ne se sont pas quittés d’une semelle.
Ian Lipinksi et Ambrogio Beccaria devraient sur Crédit Mutuel devraient compléter le podium.

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TourVoile. Première étape de ralliement remportée par Helvetia Blue by Normandy Elite Team

Tour Voile 2021, étape de ralliement entre le Havre et Saint-Vaast-la-Hougue, le 07 juillet 2021. Photo © Jean-Marie LIOT #TourVoile

Helvetia Blue by Normandy Elite Team tient bien son rang de favori. L’équipage normand a remporté le premier ralliement du Tour Voile 2021, entre Le Havre et Saint-Vaast-la-Hougue, juste devant Groupe Atlantic et Royan Atlantique. Ces trois bateaux ont terminé avec seulement une minute d’écart, après plus de sept heures de course ! D’une longueur de 57 milles, le parcours du jour a offert une superbe bataille stratégique entre les dix Diam24 OD.

Les marins engagés dans la 44e édition du Tour Voile ont vécu une journée à la fois inédite, enthousiasmante et passionnante. En effet, c’était la toute première fois que les Diam24 OD ralliaient deux villes-étapes par la mer. Comme prévu, le départ a été donné au large du Havre à 10h30, sous le soleil, cap sur Saint-Vaast-la-Hougue, dans le Cotentin. L’équipage de Royan Atlantique a passé la bouée de dégagement en tête, juste devant Helvetia Blue by Normandy Elite Team et Groupe Atlantic. C’était le début d’un match à trois extrêmement serré.

Louvoyage stratégique jusqu’à Arromanches

Une fois la bouée de dégagement franchie, les bateaux devaient se rendre vers une cardinale Ouest positionnée devant Arromanches (Calvados), un petit village qui doit sa renommée au vestige de son port artificiel, construit par les troupes alliées juste après le débarquement du 6 juin 1944. Les marins du Tour Voile ont mis un bon moment avant d’apercevoir ces formes mystérieuses. Pour rallier Arromanches, ils ont effet dû tirer des bords, au près, dans un vent de 8 à 10 nœuds, heureusement aidés dans leur progression par un courant favorable. C’est finalement à 15h17 que Groupe Atlantic a franchi la marque de parcours d’Arromanches, suivi de très près par Royan Atlantique et Helvetia Blue by Normandy Elite Team.

Une minute d’écart après sept heures de course !

La bataille entre ces trois équipages s’est poursuivie sur la suite du parcours qui s’est également faite au près, mais sur un bord, dans un vent forcissant. Le rythme s’est alors accéléré et l’enjeu était de garder une belle vitesse sur ce long « tout droit » bâbord amure. Le vent venant de la terre, la mer était plate et la navigation agréable. Bien occupés à faire marcher au mieux les bateaux, les équipages ont tout de même eu le temps d’observer le très joli paysage dans lequel ils évoluaient. Ils ont notamment longé les plages du débarquement, dont la fameuse Omaha Beach, puis sont passés entre les deux îles Saint-Marcouf. Les trois leaders se tenaient alors en moins de 30 secondes, après plus de 6 heures de course ! Le sprint final vers la ligne d’arrivée s’est engagé et c’est finalement Helvetia Blue by Normandy Elite Team qui s’est imposé au bout du suspense, juste devant Groupe Atlantic et Royan Atlantique

Leader depuis le premier jour, Helvetia Blue by Normandy Elite Team reste aux commandes

Vainqueur de la première journée à Dunkerque, Helvetia Blue by Normandy Elite Team a terminé deuxième des trois journées suivantes. En renouant aujourd’hui avec la victoire, les Normands restent tout en haut du classement général, mais avec seulement deux petits points d’avance sur Groupe Atlantic. Demain jeudi, après une bonne nuit bien méritée, les équipages se retrouveront pour les parcours construits de Saint-Vaast-la Hougue.

CLASSEMENT DU RALLIEMENT (AVANT JURY)

  1. Helvetia Blue by Normandy Elite Team – Clément Michel
  2. Groupe Atlantic – Clément Cron
  3. Royan Atlantique – Gaultier Tallieu
  4. Be Brussels – Kidibul powered by flying frogs – Arnaud Vasseur
  5. Team Jeune Sud – Oscar Pean
  6. Helvetia Purple by Normandy Elite Team – Pauline Courtois
  7. Imagine For Margo – Margot Venin
  8. Normandy Youth – Noe Ackermann
  9. Dunkerque Voile – Louis Lengagne

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Ultim. Le Tour du monde Ultim en solitaire confirmé en 2023 !

Le départ des Ultimes sur la Rolex Fastnet Race 2019 © Carlo Borlenghi/Rolex

Le Tour du monde Ultim en solitaire en 2023 a été officialisé par les équipes ce mercredi. C’est OC Sport filiale du Télégramme qui l’organisera finalement. Jean-Bernard Le Boucher, a été nommé Directeur Général de la Classe Ultim 32/23.

La Classe Ultim 32/23 donne l’impression de prendre un nouveau départ en se donnant un cap et des priorités. De l’eau a coulé sous les étraves depuis l’annonce le 4 décembre 2015 puis confirmé le 2 décembre 2017 d’un tour du monde en ultime en solitaire avant son report en décembre 2019 suite à une Route du Rhum dramatique. Exit l’idée d’organiser elle-même son évènement via la SAS Brest Ultim Sailing. Celui-ci est concédé à OC-Sport qui a été préféré à A.S.O. On ne parle plus de Brest Oceans, le choix de départ de la ville n’est pas encore arrêté même si la ville de Brest reste favorite pour le départ.
Côté concurrent, on retrouve les mêmes équipes mais pas les mêmes protagonistes.
Armel Le Cleac’h (Banque Populaire) et Thomas Coville (SOdebo) ont changé de monture.
Franck Cammas et Charles Caudrelier ont remplacé Seb Josse et Thomas Rouxel sur Gitana.
Yves Le Blévec a troqué son ex-Sodebo contre l’ex-Macif.
Francois Gabart a changé de bateau et de partenaire. Macif s’est retiré remplacé par SVR-Lazartigue. Son nouveau bateau sera mis à l’eau dans les prochains jours. Il n’a pas encore formalisé son engagement.
Reste un dernier bateau qui cherche son skipper. L’ex-Actual-ex-Sodebo a été racheté par Brest Ultim Sailing la société d’Emmanuel Bachellerie.

« Nous sommes particulièrement heureux de voir se concrétiser ce projet. Ensemble, nous allons pouvoir sereinement préparer ce tour du monde et donner à cette magnifique course, à la fois très humaine et hautement technologique, le souffle qu’elle mérite. Jean-Bernard Le Boucher, nouvellement nommé Directeur Général de la Classe Ultim 32/23 aura entre autres missions, celle d’accompagner ce grand et beau challenge. » Patricia Brochard, Présidente de la Classe Ultim 32/23

« C’est avec une grande joie que nous avons le plaisir de vous annoncer la confirmation de ce beau projet qu’est l’organisation du Tour du Monde en Solitaire en multicoque. Tout est réuni après de longues années de réflexion et de travail commun pour faire de cet événement un succès sportif, médiatique et populaire », disent Edouard Coudurier, Président du Groupe Télégramme et Roland Tresca, Président de Pen Duick et Directeur Général Adjoint du Groupe Télégramme, propriétaire d’OC Sport Pen Duick.

« Plus de 40 ans après la première édition de la Route Du Rhum, la réalisation du Tour du monde Ultim en solitaire est symbolique du caractère de pionnier et de savoir-faire d’OC Sport Pen Duick. Nous nous réjouissons de pouvoir commencer dès maintenant à œuvrer avec les armateurs pour la mise en place de ce superbe projet qui sans nul doute fera date dans l’histoire de la Voile » précise Hervé Favre, Président d’OC Sport Pen Duick et organisateur de la Route du Rhum Destination Guadeloupe et de The Transat CIC.

Si le choix de la ville-hôte « départ et arrivée » n’est pas encore arrêté, des discussions sont en cours avec la Ville de Brest qui a montré depuis l’origine du projet un vif intérêt pour accueillir cet événement.

Une certitude : l’alliance des forces en présence promet un plateau qui s’annonce exceptionnel. Ont déjà formalisé leur engagement :
Actual (skipper, Yves Le Blevec)
Banque Populaire (skipper, Armel Le Cléac’h)
Brest Ultim Sailing (skipper TBC)
Maxi Edmond de Rothschild (skipper, Charles Caudrelier)
Sodebo (skipper, Thomas Coville)

SVR-Lazartigue, nouveau venu dans le monde des grands trimarans (skipper, François Gabart) soutient largement ce nouveau projet portant une forte ambition fédératrice.

Verbatims des Skippers/Armateurs :

Cyril Dardashti, Directeur Général Gitana France :
« Cette course s’inscrit dans les objectifs que nous nous sommes fixés dès 2017 en construisant puis en mettant à l’eau le Maxi Edmond de Rothschild, le pionnier de cette génération de géants volants. Il a fallu un peu de patience pour que la première édition voit le jour mais aujourd’hui le rendez-vous est pris ! L’arrivée des nouveaux maxi-trimarans s’est accompagnée d’une rupture technologique telle qu’il était important de s’accorder du temps pour que ce premier évènement soit à la hauteur de la magie de ces bateaux. Au-delà de la performance sportive incroyable que vont accomplir les marins de ce tour du monde inaugural ce sera un défi hors norme à relever. Nous sommes ravis de pouvoir nous appuyer sur le savoir-faire d’ OC Sport Pen Duick en tant qu’organisateur pour cette grande première. »

Charles Caudrelier, Skipper du Maxi Edmond de Rothschild pour ce tour du Monde :
« Ce tour du monde en solitaire en Ultime est un rêve que je n’osais même pas espérer dans ma carrière. J’ai toujours été très attiré par le Vendée Globe mais là, à la barre des bateaux les plus rapides de la planète et en mode volant, c’est tout simplement le challenge Ultime. Mener un tel bateau en solitaire sur un parcours planétaire si exigeant est une aventure hors norme que je suis vraiment fier de partager avec le Gitana Team et sur le Maxi Edmond de Rothschild. Ce tour du monde j’y pense depuis 2 ans, c’est cet objectif qui me motive et me fait avancer tous les jours. »

Thomas Coville, Skipper Sodebo Ultim 3 :
« C’est une fierté de faire partie de ce groupe de marins associés à des partenaires emblématiques. Avec Sodebo, nous pensons à cette course depuis 2007 quand nous avons lancé la construction du premier trimaran Sodebo Ultim.
Il y a eu beaucoup de rebondissements dans la programmation de cette course autour du monde, il a fallu être patient, que les projets arrivent à maturité, cela montre que nous sommes tous interdépendants. Le jour du départ nous serons tous heureux d’avoir porté cette idée.
Cette course justifie les 20 ans d’engagement et de navigation à haut niveau. Il fallait être dans ce timing sportif et technologique. C’est la course qui consacrera une vie d’athlète et de marin.
»

Armel Le Cléac’h, Skipper Banque Populaire :
« Je suis ravi de voir le programme des Ultims se structurer autour de grands rendez-vous sportivement très motivants et qui seront aussi de superbes moments de sport pour tous les passionnés. Nos bateaux sont magiques et je suis heureux que nous puissions les partager avec le public autour de grandes aventures. J’ai hâte que cela commence ! »

Emmanuel Bachellerie, Directeur général et armateur de Brest Ultim Sailing :
« Ces trimarans exceptionnels méritaient cette course en solitaire, depuis longtemps. Ils ont été pensés, dessinés, financés, construits et développés pour elle. Désormais définitivement enclenchée, elle rendra son verdict après 40 à 50 jours de mer. Ou plus, ou moins… ainsi va la magie du large et puisse-t-elle continuer à le demeurer ; c’est-à-dire une exceptionnelle aventure à rebours d’une quelconque prévision ».

Samuel Tual, Président Actual Leader Group :
« Cette course autour du monde est l’aboutissement de notre projet partagé avec la Classe Ultim. Ce sera par définition un événement exceptionnel ! Exceptionnel pour nos skippers qui vont devoir relever un défi sportif et technique sans égal à bord de bateaux aux performances de formule 1. Exceptionnel également pour tous les publics qui suivront cette course comme l’aventure hors norme de marins talentueux mais ordinaires capables de choses extraordinaires. Je me réjouis que nous ayons réussi à donner le jour à cet événement qui je l’espère marquera l’histoire de la course au large. »

Yves Le Blévec, Skipper Actual Ultim 3 :
« L’officialisation de ce tour du monde en solitaire en ultim est une très belle nouvelle que nous attendions tous avec beaucoup d’impatience. Au-delà du défi sportif et de la préparation que cela va exiger, je suis fier de pouvoir faire partie avec Actual Ultim 3 de ce plateau qui s’annonce très relevé. C’est une aventure hors norme que nous allons vivre avec des marins d’exceptions, sur des bateaux d’exceptions et des partenaires qui ont su démontrer la force de leurs engagements. »

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Choc avec un OFNI, retour en chantier pour le Maxi Edmond de Rothschild

@ Yann Riou

L’équipage du Maxi Edmond de Rothschild a regagné son port d’attache lorientais ce lundi au petit matin pour réparer près un choc violent avec un Ofni.

Après un début de navigation rapide en direction du phare du Fastnet, le géant de 32 mètres a mis le cap au Sud dans le golfe de Gascogne. Et tandis qu’il naviguait dimanche matin à hautes vitesses, le maxi-trimaran a heurté un OFNI. Une rencontre qui a engendré des dégâts sur la coque centrale du Maxi ainsi que sur ses appendices, obligeant ainsi Franck Cammas, Charles Caudrelier et leur équipage à interrompre leur navigation et à rentrer vers Lorient. Un timing d’autant plus serré qu’un épisode dépressionnaire sérieux est attendu sur La Manche et la façade atlantique dès ce lundi soir.

Le choc avec un OFNI, le stress de toute sortie
« Nous étions à 30 nœuds, ce qui est élevé quand un choc survient mais ce qui reste notre « vitesse de croisière » avec le Maxi Edmond de Rothschild. Nous avons senti un choc tout d’abord sur la dérive puis un deuxième assez brutal au niveau du safran de coque centrale. Tout se passe très vite et c’est toujours compliqué d’identifier les choses mais l’impact a été sec et c’était une matière dure » expliquait Charles Caudrelier, l’un des deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild à son retour à terre.

À ces vitesses, les rencontres avec des OFNI (objet flottant non identifié) sont malheureusement rarement sans dommage… Dans le choc, la mèche de safran de coque centrale, situé tout à l’arrière du Maxi Edmond de Rothschild, a été sectionnée. Une avarie qui a entraîné la perte de l’appendice ainsi que des dégâts structurels autour de ce dernier. Avant de pouvoir mettre le cap vers Lorient, l’équipage a en effet dû sécuriser le Maxi et gérer une petite voie d’eau.

Le départ du Fastnet pour objectif
Face à ces impondérables, et malgré la frustration qui se lisait ce matin sur les visages des deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild et de l’ensemble des membres du Gitana Team, l’équipe aux cinq flèches sait que l’action est bien la meilleure réaction. Ainsi, dès l’arrivée du Maxi Edmond de Rothschild au ponton de la base de Kéroman, l’équipe n’a pas perdu de temps et s’est mise à pied d’œuvre. En premier lieu pour évaluer avec plus de précision l’étendue des dégâts, puis pour organiser les manutentions des prochains jours et les besoins du chantier à venir.

« Ce n’est jamais agréable ce type de mésaventure mais malheureusement nous savons que les chocs font partie de l’équation quand nous naviguons. Nous l’avons en tête à chaque sortie. Il y a des dégâts sur le bateau et notamment à l’arrière de la coque centrale à l’emplacement du safran. Nous allons devoir sortir le Maxi Edmond de Rothschild de l’eau dans les prochains jours. Nous avions prévu notre qualification pour la Jacques Vabre et pas mal de navigations… mais c’est comme ça ! Nous allons nous adapter au nouveau planning que nous impose cette avarie. Cela fait partie de la vie des projets de course au large et le point positif est que nous devrions être en capacité d’être de retour pour prendre le départ de la Rolex Fastnet Race début août » concluait Charles Caudrelier.

En effet, au sein du Gitana Team c’est une course contre la montre qui débute pour que l’équipage puisse rapidement retrouver le chemin des entraînements et que cet épisode ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

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Podium 100% français aux Championnats d’Europe de Nacra 15

Photo : © Guillaume Fischer - Championnats d'Europe 2021 Nacra 15 Silvaplana

Après huit manches disputées ce weekend grâce à l’apparition du Maloja – ce fameux vent qui souffle du côté du lac de Silvaplana (Grisons, Suisse) -, ce sont les Français qui se sont adjugés les trois marches du podium de ces Championnats d’Europe de Nacra 15!

On les savait favoris, et ils n’ont pas déçu. Les Français se sont hissés sur les trois marches du classement général ! Dans des conditions typiques pour le lac de Silvaplana dans les Grisons (Suisse), la victoire revient à Clément Martineau et Thomas Proust, déjà médaillés de bronze aux Mondiaux en 2018. La régularité de l’équipe de La Rochelle leur permet de s’imposer non seulement au classement général mais aussi dans la catégorie U19. Jamais moins bien classés que 5es dans les courses disputées cette fin de semaine, ils devancent de trois points leurs compatriotes Camille Rigaud et Julien Moutarde. Les Bretons Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef remportent quant à eux la médaille de bronze, et celle d’argent en U19.

Clément Martineau: “On est vraiment très heureux d’avoir remporté ces Championnats d’Europe à Silvaplana. C’était une très belle régate, avec un vent très changeant. La victoire n’a pas été facile, mais notre régularité a payé!”

En remportant une manche samedi, et les deux dernières aujourd’hui, le champion suisse Axel Grandjean, accompagné de Noémie Fehlmann, se parent de bronze dans la catégorie U19 et terminent à une belle 4e place au classement général.

Noémie Fehlmann: “C’était notre première course ensemble depuis longtemps, au premier départ on a pris la température et jugé un peu de notre niveau par rapport à nos adversaires. Après ça, on a bien pris nos marques et on a pu remporté trois des huit manches courues ce weekend, ce qui est vraiment génial. On est très contents.”

En U16, belle performance une nouvelle fois des Tricolores qui signent un doublé. Thipaine Rideau et Titouan Moreau montent sur la plus haute marche du podium. En argent, on retrouve Youan Champs et Gwilherm Cadic, et en bronze les Belges Mateo Leclercq et Leonard Martens.

Sans surprise, la Coupe des Nations est remportée par la France devant la Belgique et l’Italie. Ces Championnats d’Europe marquaient le début des compétitions internationales cet été, à savoir les Championnats Nacra à Gravedona (Italie) en août, puis les Mondiaux fin octobre à la Grande Motte (France), ainsi que les Championnats du Monde Juniors en décembre à Oman.

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Marathon méditerranéen pour Kito de Pavant

Photo ©Françoise Velland

Arrivés hier à Marseille, Kito de Pavant et Gwen Gbick ont l’agréable sensation du travail bien fait. Avec deux étapes remportées en temps réel et une 4e place en temps compensé (IRC) sur la Corsica Med, le duo termine son marathon de courses méditerranéennes sur une très bonne note. Après un mois de régates, les skippers valident les optimisations apportées au Class40 HBF – Reforest’Action et finalisent une bonne session d’entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre.

Corsica Med : victoire sur la seconde étape !

Kito de Pavant et Gwen Gbick étaient les premiers à franchir la ligne d’arrivée de la seconde étape de la Corsica Med au petit matin : « la pétole nous a un peu servi parce qu’ils ont réduit le parcours au niveau de la porte de Porquerolles. On gagne en temps réel et en temps compensé, c’est rare en IRC avec ce bateau ! », explique Kito.

Déjà vainqueur en temps réel de la première étape, le duo de Pavant / Gbick se classe 4e au classement général en temps compensé (IRC duo) de la Corsica Med. « C’est plutôt bien ! » se réjouit le skipper. « En IRC, on sait que notre rating est difficile à compenser mais pas impossible, la preuve sur la seconde étape. On avait un super concurrent, le Ker 40 Chenapan, un bateau de 40 pieds comme le nôtre mais pas du tout fait pour les mêmes raisons. Nous avons souvent des vitesses assez proches. On a passé toute la Corsica ensemble et on est content de le battre à chaque fois ! »

D’autant plus que la Méditerranée a offert toutes les conditions possibles en très peu de temps aux régatiers : « c’est assez incroyable : un gros coup de vent de Libeccio, des conditions moyennes à l’aller, de la pétole, du soleil, de la brume et un grain avec de la pluie pour finir à Marseille. Nous avons composé avec ce que mère nature nous a proposé et ça nous a plutôt réussi, raconte Kito. Avant de revenir sur la première étape : « nous avons été bons même si pas très bien récompensés au général. On a très très bien régaté, comme il est rare de le faire. L’escale à Macinaggio était un peu longue mais très agréable avec un super accueil. Cela faisait vingt ans que je n’étais pas passé par là et ça n’a pas bougé. Je crois que nous avons perturbé le calme du village en débarquant à 80 personnes dans le port pendant trois jours… » Et de conclure : « c’est toujours un bonheur de passer en Corse, c’est tellement beau. Nous avons vu des baleines partout. Je crois que je n’en ai jamais vu autant, matin et soir, à droite et à gauche qui venaient souffler tout près. Apparemment elles se plaisent bien entre la Corse et le continent… »

Un mois d’entrainement efficace pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre

400 milles de Saint-Tropez, Rolex Giraglia, Corsica Med : trois courses au large au cœur de la Grande Bleue qui ont permis à Kito, Gwen et leur équipe de valider le chantier d’hiver : « la nouvelle étrave a été validée assez tôt. Elle ne pénalise pas le bateau dans les petits airs et apporte un gros plus dès qu’on va vite. Le bateau a changé de comportement dans le bon sens, il est plus facile. On a aussi fait des modifications sur les voiles. On a l’impression qu’on a vraiment progressé par rapport aux années précédentes. Et sur les manœuvres on commence à être vraiment bien calé avec Gwen », explique Kito.

C’est donc une belle session d’entrainement en vue de la transatlantique en double qui s’achève. « Nous avons fait ce que nous voulions faire, c’est-à-dire parcourir beaucoup de milles avec le bateau, et en course. Cela nous a permis d’identifier quelques points de vigilance. Il y a un peu travail à faire cet été avant la Transat Jacques Vabre. » Seule la confrontation avec d’autres Class40 manque un peu à la préparation du duo méditerranéen mais comme dit souvent Kito : « si on va plus vite qu’eux, il vaut mieux qu’ils ne le sachent pas. Et si c’est l’inverse, il vaut mieux ne pas le savoir non plus ! »

Maintenant, place aux navigations partenaires tout le mois de juillet avant la prochaine course fin août entre Palerme en Sicile et Monaco. « Ensuite il ne restera qu’une petite session d’entrainement sur le convoyage fin septembre avec Gwen, donc c’était vraiment bien de pouvoir faire toutes ces courses en début de saison », conclut Kito.

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56e édition de la Solo-Duo Cipriani – 9/10 juillet 2021

Photo Jacques Hatem

Inscrite au championnat méditerranéen de l’UNCL, la 56e édition de la Solo-Duo Cipriani fait la part belle à la navigation entre l’homme et les éléments

Précurseur il y a plus d’un demi-siècle, l’Union Nautique Marseillaise ne faillit pas à la tradition lorsqu’il s’agit de voile et plus particulièrement de régate.
“L’engouement du solo et duo est une forme de retour aux sources de l’aventure maritime“, explique Frédéric Forestier, responsable de la commission sportive du club marseillais. “Si c’est peut-être la facilité de ne pas avoir à gérer des équipages nombreux, c’est surtout une forme d’authenticité dans la pratique de la voile Sportive où chacun se mesure avec son bateau préparé aux éléments et à l’imprévu. Une chose est certaine“, conclut-il, “on revient de ces épreuves, différent de ce qu’on était au départ. De plus l’entraide légendaire des marins est décuplée par la pratique en équipage réduit ce qui donne lieu à des échanges sincères entre marins sur le ponton de retour de mer.“

Une vingtaine d’équipages devraient participer à cette nouvelle édition inscrite au championnat Méditerranée de l’UNCL, les samedi 9 et dimanche 10 juillet qui, comme le veut la tradition offrira un paysage unique, à travers le Parc National des Calanques, et des conditions de navigations très tactiques de part l’aérologie de la zone. “Pour les habitués, c’est une régate adictive. Il y a un niveau d’exigence et de performance important“, conclut Frédéric Forestier.

Au programme : les bateaux quitteront donc le Vieux-Port via la rade nord avant de rejoindre Port-Miou à travers un superbe parcours côtier dans les Calanques avec tous les effets de côtes et les phénomènes aérologiques propres aux calanques.
Puis, le lendemain quelques parcours techniques seront lancés en rade de Cassis et retour vers Marseille et l’UNM à nouveau via le Parc des calanques.

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