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Transat Café l’Or. Belle victoire de Jérémie Beyou et Morgan Lagravière (Charal 2) en IMOCA

jean Louis Carli

Jérémie Beyou et Morgan Lagravière ont franchi les premiers la ligne d’arrivée des IMOCA en baie de Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. Jérémie remporte sa première transatlantique depuis cinq ans et Morgan devient le premier skipper en IMOCA à s’être imposé à trois reprises consécutivement.

Le temps de course de Charal est de 11 jours, 19 heures, 45 minutes et 18 secondes. Il a effectué les 4 285 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 15,10 nœuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en réalité parcouru 5 467,42 milles à la vitesse moyenne de 19,27 nœuds (sur l’eau).

Il la tient enfin. Pour la première fois depuis la mise à l’eau en 2023 et pour la première fois depuis 5 ans, Jérémie Beyou remporte une transatlantique. Le skipper de Charal, si souvent placé lors des précédentes courses, peut enfin exulter. Sa victoire doit beaucoup à l’abnégation de l’équipe qui a patiemment travaillé pour développer Charal2. L’hiver dernier, l’IMOCA a d’ailleurs été doté de nouveaux safrans dessinés en collaboration avec Martin Fischer et VPLP. En parallèle, il a convaincu son ami Morgan Lagravière, skipper hors pair, de le retrouver. Le duo a fait des étincelles d’entrée, en menant notamment du golfe de Gascogne jusqu’à l’approche de Madère. Mais c’est surtout leur bataille tactique au niveau des Canaries qui aura été décisive : ils ont été les premiers à toucher les alizés avant de s’évertuer à creuser l’écart. Jérémie peut enfin exulter pendant que Morgan entre dans l’histoire en devenant le premier skipper en monocoque à remporter trois fois consécutivement la TRANSAT CAFÉ L’OR.

Ils vont avoir le temps de savourer, de goûter à l’atmosphère unique qui entoure les vainqueurs d’une course emblématique du calendrier de la course au large. Jérémie Beyou (49 ans) et Morgan Lagravière (38 ans) ont réussi un grand tour de force au fil de cette aventure de treize jours à travers l’Atlantique. Leur succès, c’est avant tout celui d’un duo qui ne lâche rien en étant en permanence acteur de la course.

Une course parfaitement maîtrisée
Le binôme de Charal a en effet occupé la position de leader à de nombreuses reprises, dès les premières heures de course puis du golfe de Gascogne jusqu’à l’approche de Madère. Ensuite, il a fallu batailler lors du regroupement général provoqué par le passage d’une dorsale anticyclonique et surtout réussir à s’en sortir en tricotant à proximité des côtes africaines. Jérémie et Morgan ont tenu bon et ont trouvé le bon point d’empannage pour filer vers l’ouest. Premiers à bénéficier des alizés, ils ont repris dès lors la tête de course dimanche dernier et ils ne l’ont plus jamais quittée jusqu’à ce vendredi matin.

Le travail de tout un projet récompensé
Les raisons du succès ne se trouvent pas uniquement dans ce marathon aux allures de sprint. Elles se nichent surtout dans un travail bien plus conséquent à l’abri des regards. Il implique la confiance et le soutien en toutes circonstances de Charal ainsi que l’investissement sans faille de toute l’équipe technique. Depuis la mise à l’eau de Charal2 en juillet 2022, tous se sont employés pour réussir sa montée en puissance, le fiabiliser, l’optimiser et le rendre performant dans toutes les conditions.
Ce travail s’est d’ailleurs poursuivi au fil de l’exploitation du bateau et notamment lors de chaque chantier réalisé. Pendant le dernier au début d’année, l’équipe a allégé l’IMOCA au maximum, a amélioré le pilote automatique et installé un nouveau jeu de voiles. Surtout, Charal2 a été doté de safrans de nouvelle génération pour faciliter le vol et améliorer sa stabilité.

De son côté, Jérémie Beyou a su bien récupérer après le Vendée Globe. Lors du tour du monde, il avait réussi à s’offrir l’incroyable match des poursuivants (4e) malgré des conditions bien plus drastiques que celles rencontrées par les trois hommes de tête. Pour cette nouvelle saison, il avait à cœur de s’ouvrir à un nouveau regard, une autre manière d’appréhender la performance. Une volonté qu’incarne Morgan Lagravière. « Il a un feeling hors pair, du recul et une sacrée expérience », assure Jérémie. Morgan, lui, se réjouit du challenge et se dit impressionné « par la qualité du travail d’optimisation et de réflexion au sein de l’équipe ».

Pendant la saison, ils font leur gamme en équipage à la Course des Caps (5e) puis à la Rolex Fastnet Race (2e). À bord, il y a eu Lou Berthomieu, Nicolas Andrieu, Tom Dolan. Tous louent l’état d’esprit affiché par les deux marins et les prémices de leur complicité. En double, Jérémie s’attache à la météo, à la stratégie et à la tactique, Morgan se focalise sur les performances du bateau, les réglages, les détails. « Ce qui est impressionnant chez Charal, c’est la volonté forte qui les anime pour aller au bout et gagner », disait Morgan juste avant le départ. Les deux skippers savent que les actes comptent beaucoup plus que les mots en course au large. Alors ils ont redoublé d’efforts.

Une victoire déjà dans l’histoire

Ensemble, ils offrent à Charal2 la plus belle victoire du monocoque depuis sa mise à l’eau il y a trois ans. 3e à la Transat Jacques Vabre (2021), 3e à la Route du Rhum (2022), 2e à Retour à la Base (2023), 3e à New-York – Vendée (2024), 4e au Vendée Globe (2025), Jérémie fait preuve de son côté d’une incroyable constance au plus haut niveau de la discipline. Il s’impose pour la 2e fois à la Transat Café L’Or, lui qui l’avait déjà emporté en 2011 avec Jean-Pierre Dick. Morgan Lagravière aussi peut exulter : c’est sa 3e victoire consécutive sur la transatlantique, ce qu’aucun marin n’avait accompli avant lui en IMOCA.

Cette victoire de prestige va permettre à Jérémie et à l’ensemble de l’équipe de se projeter sur un autre monument de la course au large : la Route du Rhum qui aura lieu dans un an, en novembre 2026. Un nouvel objectif vers lequel ils vont progressivement basculer, avec la certitude que leur travail, leur méthode et leur état d’esprit sont leurs meilleurs atouts pour briller à nouveau.

LEUR RÉACTION À CHAUD
Jérémie Beyou : « On a tout donné pour arriver à ce résultat et à cet écart. Jusqu’à la dernière nuit, on voulait avancer vite et ça a été un grand kiff du début jusqu’à la fin. Avant le départ, nous savions qu’on avait un potentiel à exploiter mais on ne se focalisait pas sur les statistiques, la 2e victoire à aller chercher pour moi et la 3e pour Morgan. Nous sommes restés concentrés, sereins et on a fait une course complète. C’est vrai que ça faisait quelque temps que je tournais autour. Mais je savais que ça allait revenir. Il fallait que les planètes s’alignent, le bon bateau, le bon coéquipier et c’est arrivé là. Je savais que c’était en moi, en l’équipe et on n’a jamais renoncé. Cette victoire est vraiment belle. »

Morgan Lagravière : « Chaque victoire est une aventure différente. Le parcours a toujours ses spécificités et le binôme aussi. C’était le début d’une nouvelle histoire avec Jérémie et c’est chouette de vivre ensemble. Je suis heureux d’avoir participé à cette course et cette belle dynamique au sein de l’équipe Charal. Lors du regroupement aux Canaries, c’était un peu dur mentalement. Mais on savait qu’on avait les armes pour être performants dans les alizés ensuite et on s’est rassuré comme ça. Nous savions qu’on pouvait au moins rivaliser, voire faire mieux que les autres. Et on ne s’est pas trompés. »

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Transat Café l’Or. Basile Bourgnon et Emmanuel Le Roch 5e après une très belle course

Jean-Marie Liot/Alea

Emmanuel Le Roch et Basile Bourgnon, les skippers de l’Ocean Fifty Edenred 5 ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Café L’Or à Fort-de-France en Martinique à 01 heure 36 minutes 09 secondes ce vendredi 7 novembre 2025 (heure de Paris). En bouclant les 4 700 milles du parcours en 12 jours 10 heures 06 minutes et 06 secondes, Basile Bourgnon et Emmanuel Le Roch s’adjugent la 5ème place en Ocean Fifty, seulement quatre mois après la mise à l’eau d’Edenred 5.

En tête de la course jusqu’à lundi soir, puis victime d’une avarie de barre de liaison, le duo d’Edenred 5 a vu ses chances d’une victoire méritée s’envoler. Auteurs d’un parcours remarquable, Basile et Emmanuel ont toutefois marqué les esprits pour leur première transat en Ocean Fifty. Edenred 5 termine à 4 heures 41 minutes et 39 secondes du vainqueur Viabilis Océan.



Aussi complices à terre que sur l’eau, Basile et Emmanuel rêvaient de partager ensemble l’adrénaline de la victoire. Pendant sept jours, les skippers d’Edenred 5 ont mené avec style et talent la course en Ocean Fifty. Cette nuit, à Fort-de-France, le bonheur d’être enfin arrivé, efface aussitôt la déception. Superbement accueillis sur le ponton d’honneur par toute la dream team Edenred, le duo s’est confié sans détour « Nous avons réalisé une très belle première partie de course. C’est extraordinaire ce que nous avons vécu. Nous pouvons être fiers de nous. Nous nous sentions à l’aise, en maîtrise, c’est important en Ocean Fifty pour pouvoir tenir de belles moyennes », explique Basile Bourgnon. « Je voudrais remercier notre équipe technique qui a réalisé une incroyable performance en préparant Edenred 5 dans les moindres détails, quelques mois seulement après sa mise à l’eau. Je remercie notre partenaire Edenred et ses 12 000 collaborateurs du Groupe pour leur confiance depuis huit ans et leur soutien sans faille tout au long de la course », explique Emmanuel Le Roch.

Un parcours exceptionnel sur Edenred 5 fraîchement mis à l’eau.
Samedi 25 octobre, 16h30, le départ des Ocean Fifty est donné avec 24h d’avance au Havre pour éviter le gros d’une dépression qui balayera la Manche le lendemain. Les conditions demeurent difficiles avec 40 nœuds, une mer cassante et trois chavirages dès la première nuit. Prudents et en confiance sur le dernier-né des Ocean Fifty, les skippers d’Edenred 5 s’en sortent sans encombre et à la deuxième place derrière le tandem de Wewise. « Nous avons été prudents en Manche. Apprendre le chavirage de Lazare qui était juste à côté de nous dès la première nuit nous a vraiment refroidis. Nous avons fait quelques sorties de route, c’était difficile », indique Emmanuel Le Roch.

À la poursuite de leurs copains figaristes Pierre Quiroga – Gaston Morvan, Basile et Emmanuel restent au contact et s’emparent de la tête de course dès le mercredi 29 octobre en approche des Canaries. Leaders dans les îles, les skippers d’Edenred 5 tentent alors un premier coup stratégique au large du Sahara Occidental. « Nous n’avons pas fait les malins en prenant cette option mais j’étais convaincu qu’il fallait perdre un peu pour gagner plus », indique Basile. La suite : une course tout en contrôle de leurs adversaires affûtés à l’exercice du large en Ocean Fifty. La copie d’Edenred 5 est belle, Basile Bourgnon et Emmanuel Le Roch caracolent toujours en tête au passage du Cap Vert et plongent au Sud pour accrocher un alizé faible et instable. Les écarts font le yoyo, passent de 60 milles à 15 milles en quelques heures. La tension est à son comble, la course passionnante. Les deux marins ne lâchent rien et impressionnent les observateurs.

Dès le 3 novembre, c’est l’autoroute vers La Martinique, l’alizé se renforce, les chronos s’affolent, les moyennes sont de 25 nœuds, les pointes à 30-35 nœuds. « Il n’y a pas eu une minute avant la casse où nous nous sommes ennuyés, je ne l’ai jamais vécu sur une transat. C’était comme une Solitaire du Figaro de 12 jours », poursuit Basile. Stratégiquement, le tandem d’Edenred 5 maîtrise ses empannages et ses petits décalages. « Quand on est en tête, on peut plus facilement prendre des décisions. Chaque option a payé, nous avions notre bonne étoile. Nous avions la sensation de parfaitement maitriser nos poursuivants », ajoute le skipper d’Edenred 5.

Mardi 4 novembre, 00h05 – Le message de Basile tombe « Queue de malet et barre de liaison bâbord cassés ». Un mauvais coup du sort. Deux heures d’arrêt sont nécessaires au duo pour réparer et poursuivre la course sans leur grand gennaker, nécessaire dans ces conditions. Les 48 heures suivantes se jouent sans relâche pour espérer décrocher un podium. « Sur un bord, nous étions obligés de mettre le petit gennaker, il y avait deux nœuds de vitesse et plusieurs degrés de cap d’écart et comme vous l’avez vu cet après-midi, les arrivées se sont enchaînées toutes les 10 minutes. Chaque minute compte même sur 12 jours de course. Nous avons vraiment essayé de rester au contact le plus possible mais la flotte partait toujours par devant », regrette Emmanuel. « Nous avions beaucoup travaillé pour en arriver là, c’est dommage mais cela nous rendra plus forts pour l’année prochaine. Je n’aimerais pas être à la place de mes concurrents sur La Route du Rhum car j’ai la rage au ventre et je vais revenir avec des milles en plus sur ce beau bateau », lance Basile, 23 ans, des ambitions plein la tête.

Après une première victoire fin septembre sur les 24h Ultim dès leur première course en Ocean Fifty, Emmanuel Le Roch et Basile Bourgnon ont de nouveau démontré le formidable potentiel de vitesse d’Edenred 5, leur capacité à faire les bons choix stratégiques et ont une nouvelle fois séduit tout au long de la course par leur bonne humeur, leur complicité et leur engagement.

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Transat Café l’Or. Déception pour Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse sur Banque Populaire XI

Olivier Blanchet / Alea

Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse ont bouclé la Transat Café L’OR ce vendredi à la 4e place (11 jours 14 heures et 42 minutes de course). Après une avarie de safran liée a une erreur de manœuvre, le Team Banque Populaire s’est mobilisé pour le changer en l’espace de cinq heures à Lorient et leur permettre de repartir. Les skippers du Maxi Banque Populaire XI se sont ensuite accrochés jusqu’au bout malgré des situations météo qui ne leur ont pas permis de revenir au premier plan. Avec lucidité, Armel et Sébastien dressent un premier bilan avant de se projeter sur la suite avec détermination.

Si le Maxi Banque Populaire XI est resté légèrement en retrait au top départ, il a rapidement accéléré, pris les commandes de la course et bataillé avec SVR-Lazartigue au fil d’une traversée de la Manche à haute vitesse.
Armel : « Nous avons pris un départ prudent avant de nous retrouver très vite en tête à l’approche du Cotentin. Nous étions en train de dérouler parfaitement notre plan en imprimant le rythme et en restant au coude-à-coude avec SVR-Lazartigue. Sauf que l’avarie est arrivée beaucoup trop tôt… »
Sébastien : « Les premières heures de course se sont très bien passées. Nous sommes rentrés dans le match assez vite et on a tout de suite pris nos automatismes. Nous ne prenions pas de risques démesurés, il y avait une vraie volonté de naviguer en bon marin. On a même réduit la toile en prévision de rafales de vents forts. Et puis il y a ce dernier virement de bord au nord du Cotentin et cette erreur qui impose un arrêt à Lorient pour changer le safran »

L’incroyable dévouement de l’équipe
Au cours de la première nuit, une erreur lors d’une manœuvre provoque une avarie sur le safran bâbord et endommage le casque qui le protège. Le duo se rend à Lorient. En l’espace de cinq heures, l’équipe répare et le Maxi Banque Populaire XI repart.
Armel : « Dès qu’on l’a détecté, nous avons décidé d’aller à Lorient pour être dans les meilleures conditions afin de réparer. Dans un laps de temps très court, l’équipe a changé le safran, le casque et mis du composite pour réparer tout ce qui devait l’être. Ils se sont mobilisés à 200% pour que l’on puisse repartir vite. Ça a aussi eu pour conséquence de nous rebooster et d’être à la hauteur de leur implication »
Sébastien : « Dès que nous sommes arrivés, le Team s’est affairé autour du bateau. Ils ont su répondre présent en faisant preuve de sang-froid et de professionnalisme. L’équipe a une nouvelle fois été exemplaire. Un pit-stop de cinq heures pour changer un safran, c’est impressionnant. Et ça nous a permis de repartir en course dès lundi midi »

Une descente express vers le sud
Repartis en fin de matinée le lundi 27 octobre, Armel et Sébastien se sont employés pour revenir sur le trio de tête. À haute vitesse, en progressant à plus de 30 nœuds de moyenne, ils ont pris une route plus Ouest pour contourner une dépression. Leur abnégation a contribué à pointer à seulement 200 milles des leaders aux Canaries, l’écart le plus faible qu’ils ont eu depuis leur retour en course.
Armel : « Grâce au travail de l’équipe, on est repartis à fond. Pour se créer l’opportunité de réduire l’écart, il fallait s’employer. On a réussi à être rapide dans le golfe de Gascogne. Puis, au large du Portugal, nous avons dû prendre une option différente des autres, plus à l’Ouest, afin de contourner une dépression. C’était engagé mais ça nous a permis de nous rapprocher et de revenir au contact au niveau des Canaries »
Sébastien : « Nous n’avions plus le choix, il fallait repartir à fond. Après, on avait bien conscience qu’il ne fallait pas dépasser la limite mais on avait envie d’être le plus vite possible dans le rythme. On a essayé d’élever encore notre niveau de concentration et d’attention pour être le plus attentif possible et surtout tout donner »

Le retour du Maxi Banque Populaire XI s’est heurté au scénario météo. Entre les zones de molle et le Pot-au-noir aussi indécis qu’éprouvant pour les nerfs, l’écart s’est à nouveau creusé.
Armel : « Au large des Canaries, nous avons été surpris une nuit par une zone de vent très faible qui n’était pas marquée sur les fichiers météo. Ça nous a beaucoup impacté parce que les autres ont pu s’échapper et que la suite s’annonçait compliquée. Nous avons perdu beaucoup de terrain dans le Pot-au-noir : il se déplaçait dans le Sud avec nous, on s’est retrouvé longuement encalminé et on savait alors que nous ne pourrions plus revenir sur nos concurrents »
Sébastien : « Les routages n’étaient pas à notre avantage : la situation météo privilégiait ceux de devant. En étant derrière, tout devenait plus compliqué. On a été bloqués dans cette zone sans vent après les Canaries. Ensuite, le Pot-au-noir a été fidèle à lui-même. Parfois tu es avantagé, parfois non. Et là, même si nous avions réussi notre entrée, ça a été plus long que prévu d’en sortir »

Malgré la déception, Armel et Sébastien ont poursuivi consciencieusement leur route avant de boucler la transatlantique ce vendredi soir en Martinique à l’issue de 11 jours de course.
Armel : « Depuis que nous avons passé la marque la plus Sud du parcours, les îles de São Pedro et São Paulo, nous avons progressé dans un long bord de portant. On a profité des conditions avec du vent soutenu pour travailler les réglages et conserver un bon rythme. En fin de course, nous sommes passés dans un mode un peu différent puisqu’il n’y avait plus d’ambition sportive. Mais on ne s’est jamais démobilisés : nous savons que chaque jour de plus sur le bateau nous permet d’emmagasiner de l’expérience pour la suite ».
Sébastien : « Après être sorti du Pot-au-noir qu’on a donc traversé deux fois, c’était une course de portant. Même si nous avons eu plutôt de bonnes moyennes, les circonstances ont fait que les bateaux devant nous ont été plus avantagés par la météo »

LE BILAN
De la lucidité et des signes encourageants
Certes, les skippers ne cachent pas leur déception après sa 4e place à l’arrivée de la Transat Café L’OR. Néanmoins, ils tiennent à souligner les aspects positifs à l’issue de cette transatlantique.
Armel : « Sportivement, ce n’est pas le résultat que l’on envisageait, ce n’était pas l’histoire que l’on souhaitait écrire mais nous avons donné notre maximum. Nous savons tous que le vécu est précieux pour l’équipe, pour nous et pour le bateau. C’est aussi comme ça que l’on apprend et c’est toujours utile pour la suite. Il s’agissait de la première navigation aussi longue avec les nouveaux foils et nous en sommes satisfait. Surtout, hormis l’avarie qui est liée à une erreur, il n’y a eu aucun souci technique, le bateau arrive en bon état, ce qui démontre toute sa fiabilité »
Sébastien : « Le positif, c’est qu’on vient de boucler une transatlantique. Forcément il y a une certaine frustration. On aurait aimé être au contact et batailler avec nos petits copains ! Mais en course au large, on apprend toujours de ses erreurs et de ses échecs. Cette course a permis notamment de s’aguerrir avec les nouveaux foils et on sait que ça va compter pour la suite »

LA SUITE
Objectif Route du Rhum 2026
Désormais, l’équipe va ramener le bateau à Lorient puis s’atteler à préparer la saison prochaine. Celle-ci s’annonce particulièrement dense. Au programme ? Deux transatlantiques en début d’année pour s’entraîner au printemps ainsi qu’une course en équipage fin avril en Méditerranée (l’Odyssée Ultim) et une tournée à la rencontre des collaborateurs Banque Populaire du Sud-Est. L’objectif est de monter en puissance pour donner le meilleur à la Route du Rhum en novembre 2026 avant de tenter le Trophée Jules Verne.
Armel : « Nous allons repartir mercredi ou jeudi prochain. Ensuite, nous sortirons le bateau de l’eau pour un check complet avant de débuter une année qui s’annonce intense. Il y aura la première édition de l’Odysée Ultim avant de se focaliser sur la Route du Rhum, l’une des plus grandes échéances du Maxi Banque Populaire XI. En fin d’année, on se mettra aussi en ordre de marche pour le Trophée Jules Verne, ce que nous n’avons encore jamais tenté à bord de ce bateau »

LE REGARD DE…
Erwan Steff, directeur du Team Banque Populaire
« Il y a forcément de la déception à propos du résultat mais il est important, aussi, de retenir le positif. Armel et Sébastien ont fait preuve d’un état d’esprit irréprochable tout au long de la course malgré les difficultés. L’équipe technique a également réussi un sacré tour de force lors de l’escale à Lorient. La meilleure récompense que pouvait leur faire les deux skippers, c’était de tout donner jusqu’au bout et ils l’ont fait. Par ailleurs, nous sommes très contents des nouveaux foils et des évolutions du bateau. Nous allons nous attacher à optimiser tout ce qui peut l’être lors du prochain chantier où le bateau sera aussi préparé en mode solitaire. Nous allons désormais nous projeter vers la Route du Rhum 2026 avec beaucoup de sérieux et encore plus de motivation. Cette course a piqué au vif notre esprit de compétition. On a hâte de tout donner pour être à la hauteur de nos nouveaux challenges »

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Transat Café l’Or. Anthony Marchand et Julien Villion complètenet le podium en ULTIM

Anthony Marchand et Julien Villion sont arrivés à Fort-de-France ce jeudi 6 novembre à 22h23 (heure de métropole) décrochant la 3ᵉ place en Ultim après 11 jours, 8 heures de mer et 5 200 milles parcourus à un rythme effréné. Un podium qu’ils qualifient eux-mêmes de « bonus ».

Anthony Marchand et Julien Villion ont réussi à tenir le rythme sur Actual Ultim 4 sans pour autant faire des miracles à bord du bateau référent de la classe, l’ex-Edmond de Rothschild, qu’ils découvraient après 6 mois de remise à l’eau.
La confrontation est restée serrée avec Sodebo Ultim 3 jusqu’au premier Pot-au-Noir sans pour autant être en mesure de rivaliser avec eux et SVR-Lazartigue.

« Le plus fort de cette Route du Café, c’est qu’elle a confirmé et renforcé notre complicité », a souri Anthony. « Tout s’est mis en place à bord. Humainement, Julien et moi avons trouvé un équilibre parfait, comme un vrai couple. » Julien a ajouté : « Naviguer sur ces bateaux, c’était du pur kiff du début à la fin. Le partager avec quelqu’un avec qui tu es complètement aligné… c’est unique. »
Cette harmonie leur a permis de gérer la complexité des transitions, de décoder les phénomènes et de synchroniser le timing des manœuvres. « Il nous a fallu 48 heures po ur trouver notre réglage interne et notre façon de communiquer, puis tout s’est parfaitement synchronisé », explique Anthony.
Le routage à bord, entièrement assumé par le binôme, a été un marqueur fort : « Ça nous a obligés à réfléchir à fond, à beaucoup échanger. À bord, c’était hyper sain. » Ils ont tenu un rythme exigeant et parfois barré sans relâche. « Pour aller chercher des dixièmes de nœuds, il n’y a pas cinquante solutions », a rappellé Anthony. Ces machines ne pardonnent pas : il faut des marins capables de les maîtriser. Ensemble, ils l’ont démontré avec brio.

Dans le match jusqu’au bout

Actual Ultim 4 a pris le meilleur départ et franchi la ligne en tête, lançant immédiatement une bataille serrée avec ses concurrents. « Nous étions dans le match à météo égale », a expliqué Julien. « Trois ou quatre belles occasions se sont présentées pour creuser un écart : à la sortie des Canaries, au large de la Mauritanie, puis dans le premier Pot-au-Noir… à chaque fois, c’était ouvert. »
Cette première traversée de la zone de convergence intertropicale a marqué le tournant de la course. « Soudain, un nuage nous a engloutis. Résultat : 170 milles perdus en un éclair. Là… oui, ça nous a fait mal < /em>», a raconté Anthony. « Pas parce que nous avons perdu une place, mais parce que nous avons perdu le contact. Nous voulions rester bord à bord avec Sodebo. »
Julien a ajouté : « L’écart final ne reflète pas la physionomie réelle de la course. L’addition est salée par rapport à tout ce que nous avons accompli. » Pourtant, le duo n’a jamais lâché. « Même après São Pedro, nous avons continué à cravacher pour recoller. Nous avons joué la course jusqu’au bout. »

Au fil de cette transat, ils ont exploré le bateau sous un angle nouveau, par l’intérieur. « Nous avons appris énormément de choses », a insisté Anthony. « Nous avons commencé à sentir quand il force, quand il faut changer de voile. On regarde à présent moins la notice. Et ça… ça a transformé notre manière de naviguer. »
Julien a ajouté : « Actual Ultim 4 est une plateforme exceptionnelle. Il a encore un potentiel énorme. Il faudra le faire évoluer, comme les autres l’ont fait, et c’est ce qui va se passer. » Les performances des rivaux l’ont confirmé : ce niveau exige des évolutions constantes.
Mais Anthony a aussi ressenti, presque intimement, avoir franchi un cap. « Je connais indiscutablement mieux le bateau qu’avant le départ et ça, déjà, c’est énorme », a-t-il confié. Fort de cette expérience, il se projette vers 2026 avec un socle solide et un objectif clair : gagner la Route du Rhum.

Samuel Tual, Président d’Actual Group :
« Ce podium a de la valeur. Cette Transat Café L’Or était intense, et le niveau d’exigence était très élevé. Nous savons d’où nous partons, et nous savons où nous voulons aller. Arriver troisième sur quatre Ultim engagés, ce n’est pas une consécration, mais c’est un point d’appui solide. Je tiens à féliciter Tom Laperche et Franck Cammas pour leur victoire, et à saluer également Thomas Coville et Benjamin Schwartz, ainsi que l’ensemble de leurs équipes. Face à nous, il y a des marins hors norme. Et des écuries d’une très grande performance . Cela nous oblige à viser l’excellence. Anthony et Julien ont livré une transat admirable : un duo totalement engagé, capable de barrer non-stop pour aller chercher des dixièmes de nœuds. Peu de marins au monde savent mener ce type de machine. Eux en font partie. Nous n’avons ce maxi-trimaran en mains que depuis très peu de temps : une découverte accélérée, et déjà une capacité à l’exploiter haut. Actual Ultim 4 a pris le meilleur départ, et a montré son potentiel. Le Pot-au-Noir a été impitoyable. Et c’est là que tout se lit : à ces vitesses-là, les écarts naissent ou s’effacent en quelques heures. Alors oui, il y a encore du travail. Et il y a aussi de la fierté. Parce que nous savons que nous construisons quelque chose de fort, sur la durée. 2026 sera une année charnière, avec des évolutions majeures sur le bateau au printemps. Notre objectif reste clair : faire grandir un Team Actual toujours plus performant, et aller chercher une victoire su r la Route du Rhum. »

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Transat Café l’Or. Baptiste Hulin et Thomas Rouxel (Viabilis Océans) s’imposent en Ocean Fifty 30 minutes devant Wewise et Le Rire Médecin – Lamotte

Photo Jean Marie Liot

Baptiste Hulin et Thomas Rouxel (Viabilis Océans) ont franchi les premiers la ligne d’arrivée des Ocean Fifty en baie de Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie ce jeudi 6 novembre à 15h54 heure locale (20h54 à Paris). Le podium s’est joué en une demi-heure.

Baptiste Hulin et son équipier Thomas Rouxel ont signé le come-back de cette TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie dans les toutes dernières heures de course. Leur histoire avait pourtant débuté difficilement avec une escale technique à l’Aber-Wrac’h dès la première nuit de course après un souci de grand-voile. Les deux hommes repartent bons derniers mais refusent de baisser les armes. Viabilis Océans réussit à rattraper ses camarades dans la descente vers les Canaries, se glisse dans le quatuor de tête au détour de l’archipel et prend même la seconde place au classement à la sortie du Cap Vert. La complicité du duo fonctionne à merveille pour ces deux habitués de la Route du café. Lorsque Edenred, victime d’une avarie, cède sa position de leader de l’autre côté de l’Atlantique, Viabilis Océans prend les commandes, rattrapé ensuite par Wewise à la veille de l’arrivée. Mais à l’approche des côtes martiniquaises, pas question d’échouer si près du but. Viabilis Océans grille la priorité à ses concurrents et remporte brillamment cette 17e édition prouvant que rien n’est joué tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie.

LEUR COURSE EN CHIFFRE
Heure d’arrivée locale : 15 h 54 min et 30 sec (20 h 58 min et 30 sec à Paris)
Temps de course : 12 jours, 5 heures, 24 minutes et 30 secondes
Distance parcourue : 5 709,41 milles
Vitesse moyenne (sur l’orthodromie) : 16,02 nœuds
Vitesse moyenne (réel) : 19,46 nœuds

Baptiste Hulin : « Je suis tellement heureux, je ne trouve pas les mots. C’est ma première victoire sur une course majeure, c’est dingue ! C’était une course incroyable, on a pris la tête avant le rocher du Diamant, la gagner, c’est incroyable. On s’est fait plaisir en arrivant, c’était magique. L’expérience de Thomas a été importante. On construisait tout ensemble, on a pu assumer ensemble nos options jusqu’à celle de cet après-midi. Je sors hyper grandi de cette expérience avec lui. La classe Ocean Fifty est super, c’est génial d’arriver sur un patin en baie de Fort-de-France, d’arriver proches des copains. Dans les premières heures de course, on pense devoir abandonner car on déchire notre grand-voile. On a réparé grâce à une belle chaine de solidarité à l’Aber Wrac’h. On n’a jamais rien lâché, c’était une grosse remontada. On était dans une dynamique positive avec Thomas. »

Thomas Rouxel : « C’était fou, indécis jusqu’à l’approche de la Martinique. La nuit dernière, on se disait que tout était possible, mais ce scénario était quand même improbable. Notre option sud était osée, c’était un pari, et ça a marché ! Pour rattraper notre retard après l’arrêt à l’Aber Wrac’h, nous avons cravaché dans des conditions relativement clémentes. Il fallait que nous soyons rapides pour éviter la dépression portugaise, c’est ce qui nous motivait avant tout. Aux Canaries, nous avons pu recoller au groupe de tête, et avons eu de la réussite. Au Cap-Vert, j’avais énormément travaillé en amont sur la topographie, les masses d’air pour voir si ça passait entre les îles, et ça a marché. C’était incroyable ! Une traversée de l’Atlantique n’est jamais facile avec les variations de vent à gérer, les grains, les zones sans vent. Nous pouvons être fiers de nos trajectoires, nous avons bien navigué. C’est une vraie satisfaction ! »

Viabilis Océans : retour sur une remontée spectaculaire
Parti du Havre le 25 octobre dans des conditions très toniques, Viabilis Océans se hisse rapidement dans le top 3 au Raz Blanchard avant qu’une nuit dantesque ne secoue la flotte des dix Ocean Fifty : mer forte, rafales violentes, trois chavirages. Baptiste Hulin et Thomas Rouxel, eux, subissent une avarie de grand-voile et se déroutent vers l’Aber Wrac’h, où l’équipe technique de BE Racing — soutenue par les marins locaux, dont Jacques Caraès, Gildas Morvan et Eric Cochet — remplace leur voile par celle d’entraînement. Après les 4 heures réglementaires d’escale, Viabilis Océans repart en dernière position, avec 130 milles de retard sur la tête de flotte, déjà lancée dans le golfe de Gascogne.
Heure après heure, plus déterminés que jamais, Baptiste Hulin et Thomas Rouxel reviennent fort alliant vitesse, concentration et régularité.

24 heures après leur escale, ils dépassent successivement Upwind by MerConcept puis Mon Bonnet Rose. Le 28 octobre, au large de Casablanca, ils rattrapent Le Rire Médecin – Lamotte. Devant eux, l’élastique se tend : la tête de flotte prend le large et enregistre alors 200 milles d’avance, mais se retrouve ralentie à l’approche des Canaries par une dorsale, zone sans vent difficile à négocier. Viabilis Océans en profite, optimise ses transitions et remonte à la 3ᵉ place, au large des côtes mauritaniennes. 

La bagarre d’empannages se poursuit jusqu’au Cap-Vert, où Baptiste et Thomas choisissent une option stratégique affirmée : couper entre les îles de Praia et Maio pour éviter le dévent. Un choix payant puisqu’au début de la traversée de l’Atlantique, Viabilis Océans est déjà deuxième. 

Le 4 novembre, coup de théâtre : Edenred subit une avarie et ralentit. Viabilis Océans prend alors les commandes d’une flotte aux abois. S’en suivent des alizés instables, des grains, des zones moins ventées, peu de sommeil et un engagement total.  Ce 6 novembre, à 90 milles de l’arrivée, les deux bateaux de tête sont à égalité mais sur deux options différentes : Wewise au nord, Viabilis Océans au Sud. « Les dés sont jetés, c’est désormais le vent et ses possibles variations d’angle qui en décideront ! » confiera Thomas dans un message du bord ce jour… Jusqu’au bout, sans aucun répit, les deux marins sur Viabilis Océans auront décidément tout donné.

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IRC. Publication de l’avis de course pour l’Admiral’s Cup 2027

The Admiral's Cup 2025 Class One Start © James Tomlinson/RORC

Le Royal Ocean Racing Club (RORC) a publié l’avis de course pour l’Admiral’s Cup 2027 prévue du 13 au 28 juillet 2027 ouvrant officiellement le prochain chapitre de l’une des compétitions internationales les plus prestigieuses de la course au large. Les clubs nautiques du monde entier sont invités à inscrire des équipes de deux bateaux pour l’édition 2027. L’événement sera à nouveau organisé depuis le club-house du RORC à Cowes, avec des courses dans le Solent et la Manche, et culminera avec la Rolex Fastnet Race.

Créée en 1957, l’Admiral’s Cup est depuis longtemps considérée comme le summum des compétitions internationales en équipage. Après une interruption de 22 ans, l’édition 2025 a relancé cette tradition avec 30 bateaux provenant de 17 nations, offrant des courses spectaculaires et redonnant sa fierté nationale à Cowes. L’événement de 2027 s’appuie sur ce succès, combinant des formats éprouvés et des paramètres techniques affinés afin de garantir des courses équitables et compétitives pour la prochaine génération d’équipes de voile.

Ouverture des inscriptions : 1er juillet 2026

  • Date limite d’inscription standard : 28 février 2027
  • Inscriptions tardives : acceptées jusqu’au 1er mars 2027 (sous réserve d’approbation)
  • Inscription et inspection : 13-15 juillet 2027
  • Période de course : 16-28 juillet 2027
  • Remise des prix : 28 juillet 2027 à Cherbourg
    L’avis de course confirme le format par équipe de deux bateaux :
    Admiral’s Cup 1 – IRC TCC 1,292–1,440 (13,41–17,10 m LOA, tirant d’eau max. 3,9 m)
    Admiral’s Cup 2 – IRC TCC 1,125–1,282 (11,50–13,40 m LOA, tirant d’eau max. 3,4 m)

Pour 2027, les exigences pour les navigateurs U27 et les navigatrices ont été augmentées d’un point, mais les équipes peuvent choisir le bateau sur lequel elles naviguent. Cela renforce l’engagement du RORC envers les jeunes navigateurs et les navigatrices, tout en offrant une flexibilité maximale aux équipes en compétition.
Le format de notation conserve le système de pondération introduit avec succès en 2025 : doublement des points pour la Short Offshore Race et triplement des points pour la Rolex Fastnet Race. Les deux courses au large ne sont pas éliminatoires.

Admiral’s Cup 2025 Sail Measurement © James Tomlinson/RORC

Les frais d’inscription de chaque équipe comprennent l’amarrage au Cowes Yacht Haven, les événements sociaux pour les équipages et les propriétaires, ainsi que l’inscription à la Rolex Fastnet Race. Les inscriptions sont gérées via le portail en ligne du RORC à l’adresse www.sailracehq.com.

Affiner le succès
Des améliorations mineures mais significatives distinguent l’avis de course 2027 de l’Admiral’s Cup. L’avis comprend l’ajout de limites de tirant d’eau autorisées, ainsi que l’affinement des bandes de classement et des protocoles d’inspection des équipements. Ces changements reflètent les commentaires recueillis lors du débriefing de 2025 et garantissent des courses encore plus serrées dans les deux classes. L’avis décrit également les mises à jour apportées aux règlements relatifs à la mesure des voiles et aux bateaux d’assistance.
« L’Admiral’s Cup 2025 a dépassé toutes les attentes, tant par la richesse de la flotte que par l’ambiance sur le quai. Elle a rappelé à tous pourquoi cet événement occupe une place si particulière dans l’histoire des courses au large », a commenté Steve Cole, directeur de course de l’Admiral’s Cup.

« Pour 2027, notre objectif est de nous appuyer sur ces bases, et non de les réinventer. Les commentaires des équipes, des propriétaires et des clubs nautiques ont été extrêmement positifs, ce qui se reflète dans cet avis de course. Nous n’avons apporté que des modifications mineures mais réfléchies : des ajustements subtils aux bandes de classement et l’inclusion du tirant d’eau autorisé. Nous avons également affiné les processus d’inspection afin de rendre les courses encore plus équitables et serrées entre les deux classes.
« L’équipe du RORC met l’accent sur la continuité, la cohérence et la qualité. Nous voulons que les clubs nautiques se sentent en confiance pour s’engager tôt, sachant que l’Admiral’s Cup 2027 offrira le même niveau exceptionnel de compétition et de camaraderie qui a caractérisé l’édition 2025. Nous espérons que l’édition 2027 attirera un nombre encore plus important de participants internationaux à Cowes. »

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Transat Café l’Or. Thomas Coville et Benjamin Schwartz, deuxièmes en ULTIM : “On s’est éclatés !’

FORT-DE-FRANCE, MARTINIQUE : Sodebo Ultim 3, skippers Thomas Coville and Benjamin Schwartz take second place in the ULTIM category of the Transat Café l'OR 2025 on November 6, 2025 in Le Havre, France. (Photo by Jean-Marie Liot / Alea)

Thomas Coville et Benjamin Schwartz ont franchi en deuxième position la ligne d’arrivée des ULTIM en baie de Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. 4h et 26 mn après Tom Laperche et Franck Cammas. Le temps de course de Sodebo est de 10 jours, 17 heures, 340 minutes et 9 secondes. Il a effectué les 5400 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 20,97 nœuds sur l’orthodromie (route directe).

Il a en réalité parcouru 6 591,36 milles à la vitesse moyenne de 25,6 nœuds (sur l’eau).

Thomas Coville a 57 ans, des transatlantiques en pagaille mais ça ne l’empêche pas d’avoir toujours la même envie et la même détermination. Pour cette édition, il a embarqué Benjamin Schwartz (39 ans), skipper particulièrement expérimenté mais bizuth en ULTIM sur la TRANSAT CAFÉ L’OR. À bord d’un bateau éprouvé (il a été mis à l’eau en 2019), le duo a su en tirer le meilleur au point de rivaliser longtemps avec SVR-Lazartigue. Brièvement leaders au cap Finisterre, Thomas et Benjamin sont revenus au contact au Pot-au-noir avant de sécuriser la deuxième place devant Actual Ultim 3. Thomas Coville retrouve ainsi le podium de la TRANSAT CAFÉ L’OR qu’il n’avait plus occupé depuis sa victoire en 2017 avec Jean-Luc Nélias.

Thomas Coville :
« J’ai apprécié la manière dont on s’est battus depuis le début. On s’est éclatés, on est allés chercher les meilleurs, on a eu une trajectoire agressive. Nous sommes une équipe qui progresse, qui est dangereuse. Pour y parvenir, on avait besoin d’un changement, et c’est pour ça que j’ai demandé à Benjamin de nous rejoindre. Je suis très fier d’être allé chercher quelqu’un d’aussi brillant que lui, c’est ça, ma fierté.

On s’est battus pour aller chercher Tom et Franck, ils nous ont craints dans le Pot-au-noir. Bravo à eux : ils ont fait la course parfaite, c’est un privilège de se bagarrer avec de tels skippers. Je pense à Anthony (Marchand) et Julien (Villion), avec qui on a été en contact, et à Armel (Le Cléac’h) et Sébastien (Josse), qui ont eu la classe de repartir et de reprendre la course. »

Benjamin Schwartz :
« On est fatigués mais heureux. La joie du résultat fait qu’on oublie tout : c’est la satisfaction qui prime. Avec SVR-Lazartigue, ça a fait l’élastique tout du long. On a attaqué à l’intérieur des Canaries et on a manqué un peu de réussite pour traverser le dévent. C’est dommage, parce que ça nous aurait permis de passer à la caisse. Au Cap-Vert, on a tenté de suivre l’ouverture à l’est pour attaquer le Pot-au-noir en même temps que les leaders. Ça s’est joué à un nuage près, parce qu’on était à la même latitude avant qu’ils ne déroulent. On s’est battus jusqu’au bout pour donner tout le potentiel de vitesse, et on finit à seulement quatre heures de SVR-Lazartigue. C’était une course magnifique ! »

Sodebo Ultim 3 a pris ce jeudi, à 2h40 à Fort-de-France (7h40 en métropole), la deuxième place de la 17e édition de la Transat Café L’Or. Une très belle performance pour Thomas Coville, qui monte ainsi pour la quatrième fois sur le podium de la transat en double (victoires en 1999 et 2017, 2e place en 2015), et Benjamin Schwartz, dont c’était la toute première participation. D’entrée dans le match, le duo a su rivaliser en vitesse avec ses concurrents et faire preuve d’audace lors de certains passages clés de la course. Sodebo Ultim 3, qui arrive en très bon état à Fort-de-France, aura mis 10 jours, 17 heures, 30 minutes et 9 secondes pour boucler les 5400 milles du parcours entre Le Havre et la Martinique. Thomas et Benjamin terminent à seulement 4 heures, 26 minutes et 11 secondes du vainqueur, SVR-Lazartigue (Tom Laperche/Franck Cammas). Ils réalisent ce parcours à la moyenne de 20,97 nœuds sur la route directe (25,60 nœuds sur les 6591 milles réellement parcourus).

C’est avec le sourire et le sentiment d’avoir été à la hauteur de l’enjeu sportif que Thomas Coville et Benjamin Schwartz ont commenté dans la nuit martiniquaise leur deuxième place sur la Transat Café L’Or, après plus de dix jours d’une régate intense entre Le Havre et Fort-de-France. « Je retiens la manière avec laquelle nous nous sommes bagarrés depuis le début, nous avons été chercher les meilleurs », s’est félicité le premier, avant, toujours fair-play, de concéder : « Bravo à Tom (Laperche) et Franck (Cammas) qui ont fait la course parfaite, c’est toujours un privilège de se battre contre des gens comme ça. Je pense aussi à Julien (Villion) et Antho (Anthony Marchand, Actual Ultim 4), avec lesquels nous avons été très souvent au contact, mais aussi à Armel Le Cléac’h et Jojo (Sébastien Josse, Maxi Banque Populaire XI), qui ont eu la classe de repartir (après leur arrêt à Lorient en début de course suite à une avarie de safran) et de revenir avec l’esprit du Chacal. »

Thomas Coville rappelle « la trace agressive depuis le début » de Benjamin Schwartz, qui, au sein du binôme, était particulièrement en charge du routage – l’aide extérieure était pour la première fois interdite sur cette édition. L’occasion pour ce dernier de revenir sur le déroulé de la transat, avec un petit avantage pris en sortie de Manche par SVR-Lazartigue qui, plus de 5000 milles plus tard, s’avérera décisif. « Ce petit avantage leur a permis d’aborder la dorsale (dans le golfe de Gascogne) en premier et d’en ressortir devant, même si ça ne s’est pas joué à grand-chose qu’on arrive à sortir en même temps qu’eux. Derrière, ça a fait l’élastique tout le long. » En position de chasseurs, Thomas Coville et Benjamin Schwartz se sont alors montrés particulièrement offensifs dans leurs stratégies, comme le raconte le marin de 38 ans, qui disputait sa toute première Route du Café : « Nous avons attaqué à l’intérieur des Canaries, c’était à mon avis une bonne idée, mais nous avons manqué un peu de réussite dans la réalisation à vouloir traverser les dévents, plutôt que de naviguer dans le vent de devant. C’est un « passage à la caisse » que nous avons vraiment regretté, parce que derrière, ils sont repartis et ça s’est transformé en « Catch me if you can ». »

Même chose au Cap Vert : « Nous sommes de nouveau agressifs d’entrée de jeu, car on constate que sur SVR LAZARTIGUE, ils veulent passer plus ouest en entrée de Pot-au-Noir, poursuit Benjamin Schwartz. De notre côté, on voit qu’il y a éventuellement une ouverture à l’est, donc notre stratégie est de passer à l’est des îles, pour ne pas subir leurs dévents et avoir se décaler à l’ouest. L’objectif était de rentrer dans le Pot-au-Noir en même temps qu’eux pour avoir la possibilité de sortir dans le même tempo. Au final, ça s’est joué à un nuage près, car à la sortie, nous sommes à la même latitude qu’eux, mais ils arrivent à partir un peu devant et derrière, ils déroulent, c’était quasiment plié. » Et l’intéressé d’ajouter : « Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Nous avions un petit avantage en vitesse à certaines allures que nous avons essayé d’exploiter, et finalement, on termine quatre heures derrière le vainqueur, donc pas très loin. On a essayé de leur mettre la pression jusqu’à l’arrivée, c’était une course magnifique et c’est la satisfaction qui domine. »

Satisfaction également pour Thomas Coville, qui malgré la frustration de ne pas avoir gagner ajoute : « Nous nous sommes vraiment battus pour aller chercher Tom et Franck, je pense qu’au moment du Pot-au-Noir, ils nous ont craints. Et dans le vent fort, nous allions plus vite qu’eux, c’est la preuve que notre équipe progresse. Nous avons beaucoup fait évoluer le bateau ces deux dernières années, mais pour concrétiser cette spirale, il fallait faire quelque chose qui m’a demandé énormément d’énergie. »

Benjamin Schwartz ajoute : « Cette belle 2ème place est avant tout collective avec tout le Team. Avec Thomas, on vient apporter la touche finale en faisant le boulot sur l’eau, mais autour de nous, il y a des dizaines d’ingénieurs et de techniciens qui travaillent d’arrache-pied depuis un an pour nous fournir un bateau optimum en termes de performances et de préparation. La meilleure manière de les remercier, c’est de performer, je suis fier d’arriver à délivrer ce résultat. Il nous manque encore un petit quelque chose, mais nous allons continuer sur cette lancée. L’année prochaine, la Route du Rhum est au programme de Thomas, on sera au rendez-vous, c’est sûr ! »

Le mot de la fin est pour le skipper de Sodebo Ultim 3, qui se projette lui aussi sur la suite : « J’ai envie d’aller chercher cette marche qui nous manque, et donc la victoire sur la Route du Rhum. Je l’ai eue en monocoque (1998), j’ai envie de l’avoir en multicoque, comme sur la Transat Café L’Or (victoire en 1999 puis 2017), nous allons jouer cette carte à fond ! »

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Charlie Dalin et Justine Mettraux, élus Marins de l’année par World Sailing

Rolex World Sailor of the Year at the World Sailing Awards. Winner Charlie Dalin shown here after winning the award. Dun Laoghaire. Dublin Ireland. 5th November 2025 Credit - Lloyd Images/World Sailing

Après une année marquée par de grands exploits en matière d’habileté, d’endurance et de détermination sur l’eau, les plus grands champions de voile ont été honorés lors de la cérémonie des World Sailing Awards au Royal St. George Yacht Club de Dun Laoghaire, en Irlande. Les deux lauréats du prix Rolex World Sailor of the Year 2025 ont triomphé au Vendée Globe.

Le prix masculin a été décerné au Français Charlie Dalin, skipper vainqueur à bord de Macif Santé Prévoyance, et le prix féminin à la Suissesse Justine Mettraux, la femme la plus rapide à participer à la course autour du monde à la voile, terminant huitième au classement général à bord de Teamwork-Team SNEF.

Les prix ont été décernés suite aux verdicts combinés de 17 480 votes du public et d’un jury d’experts.
Les prix Kuehne+Nagel du jeune marin de l’année ont été remportés par le Grec Nikolaos Pappas et l’Espagnole Marta Cardona.

Nikolaos Pappas, originaire du petit village grec de Vonitsa, a marqué l’histoire de la voile mondiale.

À seulement 13 ans, et participant à sa première compétition internationale – le Championnat du monde Optimist 2025 à Portoroz, en Slovénie – il a battu 213 athlètes du monde entier pour remporter le titre.

Ce faisant, il a fait preuve d’un niveau remarquable de compétence, de maturité, de détermination et, surtout, d’un talent brut qui fait de lui l’un des marins à suivre de près dans les années à venir.

Une autre débutante, l’Espagnole Marta Cardona Alcántara, a fait preuve d’un potentiel exceptionnel en remportant les championnats du monde et d’Europe de 470 Mixte dès sa première participation à ces compétitions. Elle a décroché le titre européen après seulement 40 jours de compétition avec son partenaire Jordi Xammar, puis le titre mondial un mois plus tard.

Le projet LIFE Recreation ReMEDIES de la Royal Yachting Association a remporté le prix 11th Hour Racing Impact Award. Vakaros a été désigné premier lauréat du nouveau prix World Sailing
Technology Award. L’équipe Emirates New Zealand, vainqueur de la Coupe de l’America, a été élue Équipe de l’année, devançant de justesse l’équipe amateur Headcase, triple championne d’Europe de J/24, composée de membres de clubs irlandais. Bernard Bonneau s’est vu remettre le trophée Beppe Croce pour son rôle dans le développement et la mise en œuvre mondiale des Règles de Course à la Voile et son engagement à garantir les plus hauts standards d’arbitrage. Enfin, Jevan Tan, fondateur et directeur du programme Voile et Développement Durable de Metazone Limited à Singapour, a reçu le Prix du Président pour le Développement.

Le Français Charlie Dalin a remporté la 10e édition du Vendée Globe, course quadriennale autour du monde qui s’est déroulée en 2024-2025, en bouclant la course en 64 jours, 19
heures, 22 minutes et 49 secondes, battant le précédent record de neuf jours, huit heures, 12 minutes et 57 secondes.

La Suissesse Justine Mettraux est devenue la femme la plus rapide à participer au Vendée Globe, terminant huitième et établissant un record pour le tour du monde en solitaire, sans escale et en monocoque le plus rapide effectué par une femme, avec un temps de 76 jours, une heure et 36 minutes.

Le prix du président pour le développement a été décerné à Jevan Tan, fondateur et directeur du programme Voile et Développement durable de Metazone Limited.

Jevan a été un pionnier dans la promotion de la voile inclusive à Singapour et dans l’ensemble de la région asiatique. Il a joué un rôle déterminant dans la mise en place du premier programme de développement de la voile handisport à
Singapour et a ensuite lancé le premier programme de développement inclusif du pays et de la région, faisant de la voile un vecteur d’accessibilité et d’émancipation.

Sa vision redéfinit la voile comme un vecteur de transformation pour le développement humain, la protection de l’environnement et la construction de communautés inclusives. L’œuvre de Jevan a inspiré des milliers de jeunes à associer la culture maritime à la responsabilité personnelle et environnementale. Il demeure un acteur influent du mouvement asiatique pour un sport inclusif, faisant le lien entre les univers du sport, du développement durable et du développement communautaire.

Prix ​​World Sailing 11th Hour Racing Impact Award
Le projet LIFE Recreation ReMEDIES, qui s’est déroulé de 2019 à 2024, est une collaboration historique qui a réuni des organismes de conservation et la communauté des plaisanciers pour restaurer et protéger les herbiers marins fragiles et les bancs de maërl dans cinq zones spéciales de conservation du sud de l’Angleterre.

Financé par le programme LIFE de l’UE et piloté par Natural England avec des partenaires tels que la Royal Yachting Association à travers son programme environnemental, Green Blue, l’Ocean Conservation Trust, la Marine Conservation Society et le conseil municipal de Plymouth, ce projet comble le fossé entre la gestion environnementale et le sport.

Le projet ReMEDIES a permis de lutter contre le déclin des herbiers marins grâce à des actions concrètes de restauration, des infrastructures durables et l’implication des communautés locales. Huit hectares d’herbiers ont été
restaurés grâce à des techniques de plantation innovantes, 17 systèmes d’amarrage écologiques avancés (SAA) ont été installés pour protéger les fonds marins et trois zones de mouillage sans ancrage, sur la base du volontariat, ont été créées. L’utilisation des SASA
est passée de 5 % à 22 % entre 2021 et 2024, tandis que la proportion de plaisanciers s’engageant à ne pas mouiller dans les herbiers a augmenté de 17 % à 41 %.

Parallèlement à ces interventions matérielles, le projet a touché plus de 29 000 personnes grâce à plus de 500 événements de sensibilisation, a impliqué plus de 7 000 écoliers dans l’éducation marine et a formé plus de 2 427 plaisanciers et jeunes marins aux pratiques d’ancrage durables.

L’héritage de ReMEDIES se perpétue à travers de nouveaux projets de restauration et l’adoption continue de ses outils et de ses recommandations au Royaume-Uni et à l’international.

Prix ​​mondial de la technologie de la voile
RaceSense de Vakaros a transformé la gestion des événements nautiques à tous les niveaux, des compétitions de club aux championnats du monde.

Auparavant, la gestion des courses reposait sur des méthodes manuelles, chronophages et sujettes aux erreurs. RaceSense utilise un chronométrage et un positionnement précis, équipant chaque bateau d’un instrument Vakaros Atlas et synchronisant tous les appareils via un réseau maillé propriétaire, indépendant du réseau cellulaire. Ce système permet des décisions OCS instantanées, élimine les pings traditionnels et garantit un chronométrage précis. Les organisateurs bénéficient d’un suivi en temps réel, d’une surveillance de la sécurité et d’une communication améliorée au sein de la flotte, tandis que les coureurs subissent moins de rappels et peuvent profiter davantage de leurs courses.

Avec plus de 250 événements, 6 000 navigateurs et 50 000 départs enregistrés rien qu’en 2025, RaceSense est largement adopté dans le monde entier. Il représente un changement de paradigme, surpassant les autres systèmes utilisés en compétition, notamment la Coupe de l’America et SailGP.

Équipe de l’année
L’équipe Emirates Team New Zealand a remporté la 37e Coupe de l’America à Barcelone en octobre 2024, entrant dans l’histoire avec sa troisième victoire consécutive.

L’équipe a remporté les quatre premières courses de la Coupe de l’America, en ajoutant trois autres pour remporter le match 7-2 et s’emparer du trophée.

Ce succès est dû au talent de l’équipe de voile ainsi qu’au savoir-faire et à l’innovation de l’équipe technique dans le développement de l’AC75 pour une troisième campagne.

Trophée Beppe Croce
Bernard Bonneau est l’un des dirigeants les plus expérimentés et respectés de World Sailing dans le domaine de l’arbitrage et de la gouvernance des courses. En tant que président du Comité des règles de course, il a joué un rôle déterminant dans l’élaboration, l’interprétation et la mise en œuvre mondiale des règles de course à la voile, garantissant ainsi l’équité, la transparence et la cohérence de ce sport dans toutes les disciplines et sur tous les continents. Son leadership a renforcé la collaboration entre les instances techniques et de gouvernance de World Sailing, en reliant le travail des juges, des arbitres et des organisateurs d’événements à l’élaboration des politiques et des règles.

Outre ses responsabilités au sein des comités, il a régulièrement siégé comme président ou membre de jurys internationaux lors d’événements majeurs, notamment les Jeux olympiques et la Volvo Ocean Race, établissant ainsi des normes élevées d’intégrité et de professionnalisme parmi les officiels de course.

Bernard s’est également investi pleinement dans la formation, le mentorat et l’amélioration continue des officiels de course à travers le monde. Grâce à son esprit d’analyse, son sens de la diplomatie et sa vision à long terme, il a contribué durablement à la mission de World Sailing, qui vise à promouvoir une compétition équitable et une gouvernance efficace dans l’ensemble de la voile.

Prix ​​du président pour le développement
Jevan Tan est le fondateur et directeur du programme Voile et Développement durable de Metazone Limited, une initiative phare qui mobilise chaque année plus de 1 000 élèves d’écoles de quartier et d’établissements d’enseignement supérieur à travers Singapour. Sous sa direction, le programme intègre harmonieusement la voile comme outil pédagogique pour promouvoir le développement durable, la résilience, l’interdépendance et l’action responsable.

Il a su nouer des partenariats fructueux avec plus de 30 entreprises et organisations communautaires afin de garantir l’inclusion et l’accès des jeunes issus de milieux défavorisés. Ces collaborations offrent aux jeunes de précieuses opportunités de s’engager auprès d’organisations multinationales et d’explorer des carrières dans des domaines tels que la banque, la gestion de la chaîne d’approvisionnement et l’analyse des mégadonnées – des secteurs de plus en plus essentiels dans le contexte actuel où les relations et le développement durable sont primordiaux.

À propos des World Sailing Awards
World Sailing a créé le prix du Marin de l’Année en 1994 afin de récompenser les navigateurs pour leurs performances exceptionnelles dans ce sport. Rolex est sponsor de ce prix depuis 2001, célébrant ainsi plus de vingt ans d’excellence et de succès dans le monde de la voile.

En 2018, World Sailing et 11th Hour Racing ont uni leurs forces pour célébrer la mise en œuvre d’une durabilité à fort impact et reproductible au sein de l’industrie maritime, conformément au Programme de durabilité 2030 de World Sailing. Le gagnant reçoit un prix de 10 000 USD pour financer ses efforts continus en matière de durabilité, ainsi que le trophée emblématique fabriqué à partir de fibre de carbone recyclée provenant d’un bateau de l’America’s Cup et imprégnée de biorésine.

La conférence annuelle de World Sailing est organisée et soutenue par Irish Sailing et le conseil du comté de Dún Laoghaire Rathdown.

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Transat Café l’Or. Les mots des vainqueurs : “Cela n’a jamais été facile !”

FORT-DE-FRANCE, MARTINIQUE : Ultim SVR-Lazartigue, skippers Franck Cammas and Tom Laperche speak to media after taking first place in the ULTIM category of the Transat Café l'OR 2025 on November 5, 2025 in Le Havre, France. (Photo by Olivier Blanchet / Alea)

Tom Laperche : « Je suis hyper heureux de gagner avec Franck. Il a fallu aligner beaucoup de choses pour réussir. Le programme de ces derniers mois a été ambitieux avec beaucoup de travail. Un grand merci à toute l’équipe et évidemment au groupe KRESK avec ses marques SVR et Lazartigue, et à son président Didier Tabary qui nous a fait confiance pour ce projet entamé il y a quatre ans. Nous sommes très heureux de leur offrir cette victoire. Les conditions ont été difficiles avec notamment deux dépressions avant le sud du Portugal. Ce n’est pas fréquent. Il a fallu rester très engagé en concentration et en anticipation pour ne pas faire la sortie de piste. C’est aussi très exigeant physiquement. Notre duo est complémentaire. Avec ses années de navigation, Franck a le bon dosage et la science pour percevoir quand ça vaut le coup de prendre des risques. C’est super de s’imprégner de ça. J’ai appris plein de choses. Ces dernières années, j’ai eu la chance de naviguer en multicoque avec François Gabart, Pascal Bidégorry et Franck Cammas… L’apprentissage a été exceptionnel (« il a eu des bons profs », rigole Franck Cammas). Je sais sans prétention que mes qualités de marin étaient déjà reconnues mais gagner une belle transat avec le Trimaran SVR-Lazartigue, c’est ça qui est important. On peut être fier de toute l’équipe qui a travaillé toute l’année car le bateau n’a connu aucun problème qui aurait pu impacter la performance. Nous avons toujours été à 100% du potentiel du bateau. »


Franck Cammas : « C’est ma cinquième victoire certes, mais surtout la première de Tom. Je crois que Tom a tout pour en gagner cinq aussi. Il est bon partout. Il a la vie devant lui et tout le talent pour réussir. Quand je regarde Tom, je me regarde. Mon rôle était nouveau. J’ai souvent eu des équipiers plus âgés qui m’ont transmis. Cette fois c’était l’inverse. Je suis ravi d’avoir partagé cette course avec lui et le bateau. Ce fut une transat compliquée, avec déjà un départ au Havre dans des conditions difficiles. Après la première nuit, nous étions tous déjà un peu rincés. Ensuite ça n’a jamais arrêté avec des rafales de tous les côtés le long du Portugal, une sortie compliquée, puis le Pot au Noir. La course a été intense face à de très bons adversaires. Ça n’a jamais été facile. C’est un stress d’être dix jours devant car on a plus à perdre qu’à gagner. Avec ces bateaux, 150 milles d’avance ce n’est rien. Il faut essayer de faire zéro faute, ne pas casser le matériel. On flirte avec la limite. C’est un exercice d’équilibriste permanent. Mais il faut aussi vivre, dormir, manger sur ces bateaux qui ne s’arrêtent jamais et toujours sur le fil. C’est grisant, excitant, mais pas de tout repos. Dans cette course sans routage, nous avons aussi gagné par la façon de naviguer. C’est une belle satisfaction. »

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Transat Café l’or. Victoire de Tom Laperche et Franck Cammas (SVR-Lazartigue) en ULTIM

FORT-DE-FRANCE, MARTINIQUE : Ultim SVR-Lazartigue, skippers Tom Laperche and Franck Cammas take first place in the ULTIM category of the Transat Café l'OR 2025 on November 5, 2025 in Le Havre, France. (Photo by Olivier Blanchet / Alea)

C’est à 22 h 13 heure locale (3 h 13 min 58 secondes à Paris) que Tom Laperche et Franck Cammas ont franchi les premiers la ligne d’arrivée des ULTIM en baie de Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. Une victoire méritée après avoir mené presque de bout en bout de la course.

Le temps de course de SVR-Lazartigue est de 10 jours, 13 heures, 3 minutes et 58 secondes. Il a effectué les 5400 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 21,34 nœuds sur l’orthodromie (route directe).

Il a en réalité parcouru 6 490,10 milles à la vitesse moyenne de 25,65 nœuds (sur l’eau).

Dès les premières heures de course, le duo était aux avant-postes. Le duel avec les tenants du titre (Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse) s’est achevé dès la première nuit à cause de l’avarie de safran du Maxi Banque Populaire XI. Si Sodebo Ultim 3 et Actual Ultim 4 ont tenu dans le golfe de Gascogne, Tom et Franck ont ensuite creusé patiemment l’écart. Premiers à être entrés dans le Pot-au-noir et premiers retardés, ils ont aussi été les premiers à en sortir avec une avance suffisamment conséquente pour aborder la fin du parcours avec sérénité. Tom Laperche offre à l’ULTIM SVR-Lazartigue le succès le plus prestigieux depuis sa mise à l’eau en 2021. Franck Cammas, lui, entre dans l’histoire de la course : après ses succès en 2001, 2003, 2007 et 2021, il devient le premier marin à avoir remporté la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie à cinq reprises.

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