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IDEC A NEW-YORK

Trimaran Idec
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« J’ai beau ne pas être d’ordinaire très sensible à la beauté urbaine, j’avoue que là, il y a de quoi être impressionné », explique Francis Joyon joint par téléphone. Entre la statue de la Liberté et Ground Zero, à peine à 200 mètres de ses étraves, le trimaran IDEC se repose au sein de la North Cove Marina, et profite de sa toute première escale new-yorkaise. « Je suis arrivé mardi à midi heure locale, et les autorités m’ont bien aidé à entrer dans le port et à accoster. Quelqu’un est venu à bord pour me donner un coup de main, et le gros semi-rigide du club a assisté la manœuvre : heureusement, car tout seul, j’aurais eu un peu de mal. » En effet, Francis a finalement convoyé son trimaran géant en solo entre Saint Martin et la mégapole américaine. « Je suis parti avec un vent raisonnable au portant, et ensuite j’ai pas mal tapé au près dans un flux de 30 nœuds… ce qui va me faire faire un peu de bricolage d’ailleurs, car ce genre de conditions occasionnent toujours une ou deux petites casses – mais rien de bien méchant. » Pour l’heure, le skipper remet en peu d’ordre à bord, tandis que sur les quais, on se presse pour saluer le grand trimaran rouge. « Je suis surpris, continue Francis, beaucoup de gens viennent me voir et manifestement, ils connaissent le bateau. Je n’aurais jamais imaginé ça, et c’est plutôt sympathique. En fait, pour l’heure, je passe surtout pas mal de temps à discuter avec des promeneurs curieux. » La période de stand-by officielle débutera comme prévu le 10 avril, mais pour l’heure – et après concertation avec le routeur Jean-Yves Bernot – il semblerait qu’aucune fenêtre ne se dessine dans l’immédiat.

Record Atlantique : les chiffres à retenir
• Parcours New York – Cap Lizard (distance théorique calculée par le WSSRC) : 2925 milles
(5 417 km)
• Record en solitaire : Laurent Bourgnon, Primagaz, 7 jours 2 heures 34 minutes 42 secondes
(Juin 1994)
• Record des 24 heures en solitaire : Laurent Bourgnon, Primagaz, 540 milles (Juin 1994)

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L’Admiral’s Cup n’aura pas lieu

Admiral´s Cup 1983
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De manière à éviter toute dépense inutile du côté des équipes engagées, il a été décidé de statuer rapidement et de ne pas attendre la date de clôture des inscriptions (3 mai) pour se prononcer définitivement. Malgré les manifestations d’intérêt en provenance de 13 nations, et l’espoir réaliste de voir 10 équipes de 7 pays différents s’aligner effectivement au départ, début avril seules 2 équipes avaient confirmé leur inscription, tandis que 2 ou 3 autres structures continuaient à batailler pour mettre sur pied des campagnes compétitives.

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Louvoyage le long des côtes iraniennes

Doha 2006
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La bonne nouvelle est que pour l’instant ils ont du vent. La mauvaise est qu’une nouvelle fois, ils ont le vent dans le nez. Ce vent s’engouffre dans le détroit entre l’Iran et l’Oman. Brian Thompson et son équipage tirent de petits bords de près le long des côtes iraniennes pour atteindre le haut du détroit. Ils pourront alors ouvrir les écoutes pour le dernier bord vers le Qatar. Aujourd’hui est le 60e jour de cette odyssée planétaire et l’équipage attend avec impatience de toucher la terre ferme. La navigation au près n’est guère réjouissante comme le souligne Paul Larsen dans son journal de bord. « Pendant notre dernier quart, le vent a tourné pour se mettre de face et est monté à 17 nœuds. Pendant quelques minutes, la mer était encore plate. Doha 2006 a ensuite commencé à “tailler du petit bois“ dans les vagues. Ces bateaux n’ont pas été dessiné pour être confortables au près. Les formes sous-marines de ces catamarans sont très tendues. Il y a de grandes parties planes du milieu du bateau jusqu’à l’étrave et lorsque le bateau commence à tanguer, l’ensemble tape sur l’eau violemment. Ce n’est ni doux, ni joli, ni rapide. Toutes les notions romantiques des derniers jours en mer se sont rapidement évaporées. Une fois de plus, nous avons légèrement ralenti pour préserver le bateau au fur et à mesure que le vent refusait. Chaque à-coup nous rappelle que nous ne sommes pas encore arrivés. »

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Six pour une première entre Lorient et Nice

Grand Prix de la Trinité sur Mer 2004
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Les premiers Grands Prix du championnat ORMA se déroulant en Méditerranée, quelques skippers, à commencer par Franck Cammas,  préféraient rallier la grande bleue en course plutôt qu´en convoyage. Cette idée a été relayée par la société Welcome On Board qui a monté rapidement le projet avec le concours d´IB Group Challenge et des collectivités locales. Lorient où sont basés plusieurs de ces trimarans et port de départ de nombreuses courses océaniques verra s´élancer la flotte le 8 Mai. L´arrivée se jugera à Nice où ces multicoques sont moins familiers dans le paysage. Mais justement, on  les y attend avec impatience et le conseil général des Alpes Maritimes s´est impliqué avec enthousiasme dans l´évènement.

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L´asymétrique est de sortie !

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Ils ont lâché les chevaux. A 3660 milles nautiques de Cuba, la flotte des douze solitaires de ce Trophée BPE Saint-Nazaire-Cienfuegos de Cuba, toujours menée par le Cercle Vert de Gildas Morvan, a considérablement accéléré. Il n’est plus rare d’enregistrer des pointes de vitesse à douze nœuds et trois bateaux – Aquarelle.com, Little Black Shark et Gedimat – affichaient cet après-midi des moyennes supérieures à dix nœuds sur les quatre dernières heures. Profitant d’un flux de nord-ouest désormais souvent proche de 20 nœuds (rafales à 30 la nuit dernière) les douze navigateurs se font plaisir en glissant à l’aide d’un petit spi asymétrique inédit en Figaro Bénéteau et visiblement particulièrement efficace… «C’est une merveille cette voile ! » s’enthousiasme Yannick Bestaven (Aquarelle.com), « je l’ai utilisée toute la nuit et le bateau marche très, très bien avec : jusqu’à 100, même 120 degrés du vent tu vas aussi vite que sous grand spi et le bateau est beaucoup plus stable, tu peux parfaitement le gérer, même sous pilote ».
Sur Gedimat, qui remontait très fort cette nuit et fonçait à onze nœuds au moment de la vacation radio, Armel Tripon confirmait : «ce petit spi asymétrique est magique, on se demande bien comment on a pu s’en passer jusque là. Je goûte à des sensations de glisse inédites pour moi en Figaro Bénéteau. On avoine, c’est stable, c’est génial… il ne faut plus jamais faire de transat sans cette voile là !»
Même avis chez Jeanne Grégoire (Banque Populaire), qui a rétrogradé à la quatrième place la nuit dernière, sans s’inquiéter outre mesure. «Je suis toute seule maintenant, j’ai perdu mon grand géant vert ce matin et je sais que Gildas navigue mieux que moi dans des conditions ventées. Je préfère rester sous ce petit spi asy bien stable plutôt que tenter d’envoyer le grand et partir au tapis toutes les deux secondes. La route est longue et j’essaie de naviguer propre. Avec cette voile, je suis quand même à onze nœuds souvent. Ce n’est pas si mal et je ne peux pas aller plus vite . » Fermez le ban.

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Spirit of Sark, d’un souffle

Spirit of Sark
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Team Stemlar, en prenant la troisième place, s’est offert son premier podium, à seulement 39 minutes du second… Comme prévu hier, l’effet « parking » aux abords de Cape Town a fait le tri, et lorsque Stemlar a coupé la ligne, Imagine It Done (qui a mené une grosse partie de l’étape) était encore aux prises avec une pétole tenace. Ces 4 bateaux étaient au coude à coude lorsqu’ils se sont fait engluer dans la calmasse, et au petit jeu du « j’arrive-péniblement-à-ramper-vers-la-ligne », Spirit of Sark s’est avéré le plus à l’aise.

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Jours de pétole…

Doha 2006
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120 nm du Cap, 20h GMT…. On a retouché un peu de vent qui nous permet de glisser à 12 nœuds vers le Cap sous Gennaker et grand-voile…

Ce fut une journée de pétole intense avec baignade, pêche, et loisirs… (Farniente). J´ai quand même réussi ce matin, à battre Will notre navigateur … Lui en crawl rapide et moi à la barre… A trois noeuds, on a commencé à voir le Will s´éloigner doucement à l´arrière du bateau et il a fallu que je lofe pour le repêcher… (Seule prise du jour !!!…). L´ambiance est bonne, quelques changements de voiles égaient nos journées, et les nuits étoilées nous font rêver…

Une attaque de poissons volants  nous a comblé pour le dîner d´hier. Jamais vu une telle escadrille, affolée par nos deux étraves, s´envoler désordonnés entre les flotteurs et finir lamentablement dans les cockpits et sur le trampoline. Armés de seaux, il ne nous restait plus qu’à les cueillir et les frire !!! Trop bon, un peu de chair fraîche !!!! Ce soir, manquant de vitesse au coucher du soleil, les poissons sont restés dans l´eau… Pas cool pour le petit extra de nos rations nutritives! Pour la petite anecdote. C´est étonnant de voir qu´en monocoque, les poissons s´échappent de chaque cotés de l´étrave vers la lumière. Et par contre ici, ils se trouvent désemparés par un engin les encerclant… Effrayés par une coque, ils se projettent vers l´extérieur et se font ramasser par l´autre flotteur…Clac !! Paf !!  Des dizaines de ‘flyfish’. Que dis je !? Des centaines, finissent à moitié assommés dans notre sillage… Je comprends maintenant, pourquoi nous sommes suivis depuis quelques jours par quelques prédateurs aériens.

Les poudres et barres de protéines ne nous ont pas fait prendre un gramme… La pêche s´avère désastreuse ! Rien, absolument rien… Par contre, on voit autour  de nous, des dorades coryphènes se régaler de poissons volants ; des dauphins nous accompagnant un bout de chemin ; deux baleines croisant tranquillement, sans même se soucier de notre bel oiseaux scotché sur l´eau; quelques volatiles nous encerclant en se demandant ce qu’un aussi gros piaf peux bien faire là, posé sur l´eau sans bouger une aile…

Jonny désespère avec ces trois lignes…de traiiinnnnnne…
Paul continue ses interviews…
Thomas et Jacques sont déjà sur leur 60 pieds…
Jonas et Andy tournent en rond, faute de manoeuvres…
Brian et Will  continuent leur casse tête chinois avec la météo…
Fraser se tracasse avec les histoire de Sally….
Sharon peaufine sa liste pour ses prépa olympiques à venir…
Karine continue sa cure de sommeil…
Damian entretient son corps à coups de pompes et tractions…
Et moi je suis là, contemplatif, à tailler la bavette avec qui veut m´écouter…

Nous devrions attaquer le Golfe demain, avec comme plan de longer les côtes Iraniennes en respectant les eaux internationales, (12 NM ), pour éviter de devoir exposer notre linge sale aux militaires… Les vents semblent un peu plus soutenus au Nord du Golfe. Nous n´enroulerons donc pas le Cap. Mais au contraire, continuerons au Nord avant de virer.
Ensuite, Inshallah, nous devrions toucher du N- NE pour rejoindre Hormuz… ( C´est pas signé !!! )

Ciao
Stan

www.maxicatdoha.com

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Le “géant vert”” aux commandes”

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Gildas Morvan sur Cercle Vert a chipé pour quelques encablures la tête de ce Trophée BPE à Jeanne Grégoire (Banque Populaire). C’est en tous cas ce qu’indiquait le classement intervenu au moment où la plupart des solitaires franchissaient le front froid et recevaient enfin un flux de nord-ouest de l’ordre de 15 nœuds. Autrement dit une allure enfin portante autorisant une route directe vers les Açores. Bon pour le moral après une nuit glaciale à faire du près océanique dans une mer relativement formée. Néanmoins, à la vacation radio du jour, Gildas Morvan montrait qu’on peut être leader et pas forcément voir tout en rose : « la mer était dure cette nuit, c’était un peu l’enfer et je me suis cogné de nouveau le genou, la douleur est revenue et du coup je suis un peu à quatre pattes et ce n’est pas simple. Mais bon le côté positif de l’affaire c’est que maintenant on a passé le front, la mer se calme et on fait la route ». Le « maintenant » de Gildas, c’est juste après ce fameux passage du front froid que tous allaient chercher dans l’ouest. Il est arrivé. Vite. «En un claquement de doigts, je n’avais jamais vu ça, une bascule aussi brève, aussi rapide, à peine le temps de mettre un ciré ! », explique Charles Caudrelier (Bostik). Cette rapidité dans la transition ne fait pas les affaires de ceux qui avaient choisi l’option nord : Gedimat et Atao Audio System, qui accusent désormais une quarantaine de milles de retard sur les leaders. « Je croyais au nord et en fait c’est passé tout droit, comme une fleur. J’ai fait une erreur. Il faut l’accepter, même si la route est longue et qu’il peut encore se passer plein de choses… » confiait Dominic Vittet, « mais ça va, il fait beau maintenant et je crois avoir repris quelques milles à des petits camarades ».

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Trophée BPE : de l’air… enfin.

Dominic Vittet - Atao Audio System
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Du coup les pilotes automatiques sont passés à l’action, permettant aux skippers d’entrer dans le rythme du sommeil fractionné.”Le pilote est branché depuis hier soir, il y a 12 noeuds de vent, c’est idéal pour lui et il barre super bien”” avoue le marseillais Marc Emig (Total) –  qui se plaint du froid engendré par cette coulée d’air venue du pôle nord. “” J’ai fait bannette depuis hier soir “” explique Dominic Vittet – Atao Audio System. “”Je me lève, je règle, je regarde les cartes météo et hop je retourne dans la bannette car il faudra du jus pour attaquer la suite “”. Vittet est le plus au nord d’une flotte qui s’étale désormais sur 70 milles en latitude. Car outre le sommeil, la stratégie a fait elle aussi ses premières armes. La flotte doit contourner une nouvelle bulle anticyclonique sans vent au milieu du Golfe de Gascogne. Le gros de la troupe tente de la passer par le nord. Seuls trois Figaros Bénéteau tentent la voie étroite du sud, avec une réussite incertaine pour le nazairien David Raison – Coutot Roehrig le plus extrême dans cette option: “” Physiquement tout va bien, mais tactiquement ça ne se présente pas comme je voulais, j’ai bien plongé sud mais je n’ai presque plus de vent.”” Après cette dangereuse bulle, les Solitaires du Trophée BPE vont partir à la recherche d’un autre système météo, balisé par une dorsale qui doit leur amener des vents portants à partir de demain après midi. Classement de 5h00 (Heure française):1 – Eric Douglazet (Crédit Maritime – Zerotwo) à 4 096,0 milles de l’arrivée2 – Charles Caudrelier (Bostik)à 1,8 milles du leader3 – Jeanne Gregoire (Banque Populaire) à 2,8 milles du leader “

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“Powered By Le Défi”””

China Team
DR

Voici donc les premières ébauches de l´identité graphique prévue par l´équipe.

"China Team Powered By Le Défi", on est en pleine rhétorique automobile… L´appellation a au moins le mérite de préserver les deux identités, même si elle apparaît quelque peu alambiquée. Si la déco révélée ici est validée, on notera que le chantier ne devrait pas coûter trop cher en travaux de peinture. Il est vrai que la coque rouge avait quelque chose de prédestiné…

Le document complet se trouve à l´adresse suivante :

www.challengercommission.com/chinateam.pdf

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