Accueil Blog Page 2067

Les Mini vont manger du Lion

Roxy - Alexia Barrier
DR

Le départ sera donné Samedi 14 mai à 14 h de Port Camargue pour une course sans escale. Au départ du Grau du Roi – Port Camargue, les concurrents de 6 nationalités différentes virent une bouée à Arenys de Mar en Espagne, avant de traverser la Méditerranée en direction du rocher du Lion de mer à St Raphaël avant l’arrivée finale devant le Grau du Roi – Port Camargue. C’est Samedi à 14h que seront libérés les 27 équipages souhaitant inscrire leur nom au palmarès de cette course en double. Nombreux sont les candidats à la victoire finale, vu la qualité des participants. Parmi les bateaux inscrits, deux catégories : les prototypes et les séries. Soit deux courses en une avec l’espoir des séries de mettre derrière eux des protos !

- Publicité -

IB Group Challenge : A chacun sa stratégie

Trimaran Géant
DR

On va finir par y perdre notre boussole, notre latin, nos repères et peut-être bien d’autres choses encore ! Un coup, c’est le gars du Nord qui prend l’avantage, après c’est celui de derrière qui revient d’on ne sait où ni comment, ensuite c’est celui qui longe les côtes espagnoles, puis celui qui évite un banc de brume… Bref, depuis deux jours, le leader change pratiquement quatre fois par jour au gré des positions récupérées à 4h00, 10h00, 16h00 et 19h00. Cette fois, toutefois, cela semble plus radical : il y a un arrêt net pour les trois Nordistes (Banque Populaire, Groupama-2, Foncia) et le « retardataire » revenu très fort dans le match (Gitana X) et les deux Sudistes (Géant, Gitana 11), tous au large d’Alger. Le premier groupe peine à 6-7 nœuds tandis que le second file à près de 12 nœuds sur la dernière demi-heure.
 
Michel Desjoyeaux aurait-il trouvé le bon couloir de vent ? Son co-navigateur Vincent Riou indiquait clairement à la vacation de midi : « Nous ne nous occupons pas trop de la flotte, nous jouons notre stratégie en essayant de comprendre ce qui se passe côté météo. Mais on ne se pose pas trop de questions : nous n’avons pas spécialement envie de rester au contact et on va chercher ce qui nous paraît bon car dans ces coins, il faut être un peu joueur. » Certes, il faudra attendre ce soir pour confirmer si l’option était bonne, mais d’ores et déjà Géant se positionne comme le trimaran le plus créatif en terme de navigation.
 
Serait-ce une habitude de Figariste ? Franck Cammas, Armel Le Cléac’h et Pascal Bidégorry, tous les trois vainqueurs d’une édition de la Solitaire du Figaro, ne se quittent pas d’une étrave. Sûr que la navigation au contact impose un rythme élevé car chaque petite erreur de réglage s’observe illico, chaque bascule mal négociée se paye cash. La technique est toujours bonne car les régleurs ont en permanence des repères et la vitesse s’en ressent en positif.
Mais que se passe-t-il si le leader du moment va dans le mur ! Il entraîne ses camarades comme les lemmings en haut de la falaise pour sauter à la mer… Non : à la lecture du relevé des positions, les équipages vont prendre des mesures drastiques pour revenir au contact et donc lâcher la tactique pour passer en mode stratégie…
 
Surtout à ce moment crucial de l’IB Group Challenge car cette nuit, le flux de Sud Ouest qui a rattrapé la flotte, et a ainsi permis à Gitana X de combler une partie de son retard, va buter sur le vent de secteur Est qui règne au large de Malte. De ce conflit va naître une zone tampon, une phase stratégique délicate à négocier le long des côtes tunisiennes. En pleine nuit, avec seulement un petit croissant de lune et toujours ces contrastes thermiques entre désert et mer, qui créent ces bancs de brume, ces noyaux sans vent, ces couloirs de brise au cheminement imprévisibles.
Il y a la politique de l’écureuil qui accumule les noisettes en vue de garder du stock et celle du trader qui n’hésite pas à attaquer dès qu’il sent une ouverture même s’il sait qu’il peut y laisser plus que des plumes. On dit que la nuit porte conseil : celle-là porte à conséquence…
 

- Publicité -

Gitana 11 en tête de la flotte

Frédéric Le Peutrec - Gitana 11
DR

Dans l’Antiquité, il y avait le monde connu et la Terra Incognita, la Méditerranée et le continent mystérieux de l’Atlantide, séparé par un détroit, les colonnes d’Hercule, désormais Gibraltar. Et c’est là que la course se rejoue puisque Frédéric Le Peutrec a pris la tête de la flotte devant Armel Le Cléac’h, revenu du diable vauvert ! La nuit a donc été riche en rebondissements : d’abord, le vent a été plus soutenu que prévu avec 10-12 nœuds de secteur Ouest à Sud –Ouest. Ensuite parce que la brise a molli par devant et plus dans le Sud. Frédéric Le Peutrec et son équipage qui ont mieux glissé à ce moment-là, ont donc pu rester calés sur une route plus directe vers Tarifa tandis que les autres leaders s’enferraient progressivement dans une molle…
 
En sus, un filet de pêche pris dans les appendices de Gitana 11 a obligé l’équipage à faire un arrêt total pour s’en débarrasser et à suivre, les navigateurs du bord ont choisi d’empanner les premiers : c’est là encore que s’est créé le différentiel puisque Banque Populaire s’enlisait au point de voir passer toute la flotte devant lui ou presque. Car derrière aussi, Gitana X est superbement revenu au point de ne concéder que 17 milles au leader de la veille, Pascal Bidégorry. Un retour qui s’explique par une brise différente au Nord puisque Armel Le Cléac’h, très retardé dès le golfe de Gascogne par un foil cassé, est repassé en seconde position… Le détroit ne devait pas modifier la hiérarchie si ce n’est que Thierry Duprey du Vorsent pourrait encore gagner du terrain sur le peloton grâce à sa position plus Nord avant Gibraltar.

- Publicité -

Foncia passe Gibraltar en tête

Armel Le Cleac´h - Foncia
DR

« Nous avons réalisé un beau tactique cette nuit en baie de Cadix en restant plus proche de la côte que nos concurrents. Je pense que nous avons eu plus de pression (ndrl : vent) qu’eux. On s’en est rendu compte en fin de nuit quand on a vu un trimaran devant nous. C’était Gitana 11 ! Le classement de 4h00 est ensuite tombé, et là, c’était la bonne nouvelle : nous étions 2e soit plus de 70 milles repris à nos concurrents en 24 heures. On s’est ensuite bagarré avec Fred Lepeutrec (Gitana 11). Nous l’avons doublé au moment de passer Gibraltar. Un beau cadeau d’anniversaire pour Nico, Ronan et moi ! Il y a 1 an, je le fêtais aussi avec Nico dans d’excellentes conditions : nous venions de remporter la Transat AG2R (Lorient / Saint Barth). Il faudrait une course tous les ans à la même époque ! Ce midi, c’est repas de fête à bord : pâtes et saucisses de Montbéliard » rigole Armel.

- Publicité -

Le tresco féminin

Le Tresco au féminin
DR

C’est bien connu, la voile est un milieu machiste. Rares sont, en effet, les femmes acceptées à bord des bateaux. Et, hélas, lorsqu’elles sont invitées à monter à bord, c’est très rarement pour prendre la barre, mais plutôt pour s’occuper des casse-croûte. « Ça faisait longtemps qu’on avait envie de disputer le Tresco, mais les mecs ne voulaient pas de nous. Même en demandant poliment, c’était toujours la même réponse : nous sommes complets ». Qu’à cela ne tienne, Cécile Lavarec, Sylvie Cotten, Marianne Botrel et Armande Steinbach ont pris le taureau par les cornes : « Puisque les mecs ne veulent pas de nous, on va le faire entre filles ce Tresco ». « Peur de gêner les autres concurrents » Sans expérience de la régate et encore moins de la navigation de nuit (sur leur CV nautique, on note juste quelques navigations en baie de Morlaix sur des Catboats ou des Caravelle), les régatières ont néanmoins choisi de louer un bateau. « On ne voulait pas un grand voilier, plutôt quelque chose à taille humaine ». Et va pour le Django 7.60. « En fait, c’est en arrivant à Brest qu’on s’est rendu compte que c’était un bateau de régate assez pointu ». Après un convoyage animé, elles sont arrivées juste à l’heure pour le départ mercredi. « Sur la ligne, on avait peur de gêner les autres concurrents, mais tout s’est bien passé. Il faut admettre que sur cette épreuve, les gens sont vraiment sympas, pas agressifs ». Lors des trois étapes, elles ont commis des erreurs, beaucoup d’erreurs. Mais rien de catastrophique : « Ce n’est pas très grave si on ne borde pas toujours les voiles comme il faut. On était là pour apprendre et on a énormément appris. L’important, c’était de participer, de prendre du plaisir sur l’eau entre copines ». Bluffées par l’organisation Lors de la remise des prix, dimanche soir à Langolvas, Yvon Quillec, organisateur de l’épreuve, ne s’y est pas trompé en les faisant monter sur le podium : un geste symbolique qui a étonné l’équipage de “Cipango””. « Oui, car on ne pensait pas que c’était si rare de voir un équipage uniquement féminin ». Si, c’est rare et seules des courses comme le Tresco Trophée et le Tour du Finistère permettent ce genre d’initiative : « C’est une régate super sympa où des néophytes comme nous peuvent s’amuser et surtout apprendre. Par ailleurs, nous avons été bluffées par l’organisation. C’est vraiment parfait. A terre comme en mer, tout est parfaitement géré ». C’est sûr, les quatre copines seront sur la ligne départ en 2006. «On ne peut que progresser dans le classement. Pour notre première participation, on ne voulait pas finir dernières ». 24 e sur 28 : l’objectif est atteint. Ce qui serait vraiment drôle, c’est que, l’année prochaine, elles laissent dans leur sillage tous les mecs qui ont refusé de les embarquer.
 
P.E

- Publicité -

Route de l’Equateur : le plateau prend de l’ampleur

Sébastien Josse arrive à la 5e place
DR

Quatre skippers à la barre des VOR 60 Philippe Monnet : Sportif accompli et navigateur au palmarès prestigieux, Philippe Monnet a en outre battu en 2000 le record du tour du monde à l’envers. Parmi les arguments qui l’ont motivé à s’engager sur la Route de l’Equateur, il mentionne notamment la nouveauté du parcours et sa passion pour l’Afrique. Skipper du bateau République du Congo, Monnet possède sans doute la plus grande expérience de l’Afrique. Ses aventures lors du Paris-Dakar le rendent déjà très populaire auprès des Congolais, qui attendent énormément de lui. La pression monte, mais le skipper en a vu d’autres… Bertrand de Broc : Bertrand de Broc fait partie des incontournables navigateurs de la course au large, aussi bien sur mono que sur multicoque. Son parcours sportif comprend deux participations au Vendée Globe, trois à la Transat AG2R, dix à la course du Figaro, une victoire en 2003 au trophée BPE. A bord d’Entreprendre à Pointe Noire, Bertrand dispose d’une plate forme complètement remise en état pour se lancer dans cette nouvelle épreuve. De conception légèrement antérieure (1993) que ses concurrents, Entreprendre à Pointe Noire pourra par contre compter sur l’expérience et les choix météo de son skipper pour se faire la belle. Sébastien Josse : Marin de la « nouvelle génération », Sébastien Josse vient tout juste de fêter ses 30 ans. En 2002, il intègre l’équipage du Maxi Catamaran Orange I skippé par Bruno Peyron pour décrocher le Trophée Jules Verne. Il participe également à la Route du Rhum sur VMI. Vainqueur en 2003 de la Rolex Fastnet Race (catégorie 60’ Open), il se classe 4ème du Défi Atlantique. En 2004, il participe au Vendée Globe où il termine 5ème. Skipper du Team ABN AMRO pour la prochaine Volvo Ocean Race, Sébastien s’engagera pour la première fois sur une course océanique avec son équipage au grand complet. A eux de trouver rapidement le bon tempo, car les autres concurrents de la Volvo Ocean Race auront les yeux braqués sur lui !Andrea Bonini : Italien, Andrea Bonini est un skipper de 31 ans. A l’initiative de la création du Team Amer Sports One en 2004 (suite au rachat du prestigieux VOR 60 qui a terminé 3ème de la Volvo Ocean Race aux mains de Grant Dalton), il s’est classé premier de sa catégorie lors de la dernière édition de l’ARC (Atlantic Rally for Cruisers) et a terminé troisième au général. Ce jeune équipage italien vient avec un bateau redoutable et se présente comme l’outsider de sa classe.

- Publicité -

Restons groupés !

Trimaran Géant
DR

Seul Gitana X a été décroché lorsque le vent a molli en passant au Sud-Ouest mardi matin et depuis, l’équipage de Thierry Duprey du Vorsent arrive quand même à ne pas perdre plus de terrain : soixante milles, c’est encore gérable et tout à fait prenable à l’occasion d’une molle par devant. Mais il ne faut pas que le changement défavorable débute par l’arrière car alors la sanction pourrait être très sévère. C’est malheureusement ce qui semble se passer ce mercredi après-midi puisque depuis midi, la vitesse du trimaran ne fait que baisser, descendant même en dessous de quatre nœuds… Dur, dur !
En attendant, le peloton n’a pas été groupé comme cela depuis le golfe de Gascogne : à peine  dix milles d’écart entre Franck Cammas et Pascal Bidégorry ! Et les cinq premiers naviguent quasiment à vue et ne se lâchent pas d’une semelle, ou presque. Car si le trio de tête suit les mêmes options, empannant simultanément pour ne pas risquer de rater un coup tactique, un renforcement local du vent, un changement éphémère de la direction du vent, les poursuivants attaquent… et reviennent !  En effet, Michel Desjoyeaux a choisi de naviguer plus près des côtes espagnoles et cela lui réussit. Tout comme à Pascal Bidégorry qui a déjà bien comblé son retard de Gibraltar. Il semble qu’il y a plus de pression au Nord (effet thermique ?) car Géant comme Banque Populaire étaient les plus rapides sur l’eau à 16h00 (16-19 nœuds contre 13-15 nœuds)
 
En fait, les cinq bateaux sont pratiquement alignés sur la même longitude et le classement reflète plus un différentiel Nord-Sud qu’un avantage particulier de l’un ou l’autre. Les écarts sont tellement insignifiants qu’il faut les prendre avec des pincettes… Ce qui est rassurant pour les équipages, c’est que les potentiels sont identiques à quelques dixièmes de nœuds près : les travaux hivernaux ont donc porté leurs fruits, surtout que pour les équipages de Géant et de Foncia, la mise en main ne date que de quelques jours. Ils sont encore en phase d’apprentissage…
Mais que va-t-il se passer dans les jours qui viennent ? Il semble que les skippers n’ont pas trop envie de prendre des initiatives dès qu’ils sont en tête et que les plus proches poursuivants ne cherchent qu’à grappiller des mètres, comme sur un Grand Prix. Seuls les « retardataires » qui ne naviguent pas à vue, jouent les ouvertures comme ce bon bord opportuniste le long de la Costa del Sol. Mais après le golfe d’Almeria, la brise semble tamponner et il ne sera pas facile de choisir entre s’écarter au Nord en rallongeant la route, ou faire cap plein Est en s’approchant du Maroc, route directe mais semée d’embûches avec des vents plus volages. Il semble toutefois que jeudi après-midi, la dépression au large du Portugal va enfin traverser la péninsule ibérique et donc amenait par derrière une brise de secteur Sud-Ouest 25 nœuds. Une bonne nouvelle pour Gitana X…

- Publicité -

C´est du brutal

Trimaran Géant
DR

Les quelques mails reçus cette nuit sont sans équivoque : « nous avons eu un passage de grain orageux en fin de journée assez violent : changement de vent de 10 à 35-40 nœuds et bascule de 50° en deux minutes. » pour Foncia, « passage d´un grain en fin d´après-midi, vents violents et de directions surprenantes, alternants avec calme complet. » pour Géant ; « avant le coucher du soleil, nous avons eu droit à un front orageux, avec une pluie dense et lourde, avec éclairs et tonnerre en prime. Le problème, avec ces trucs là, c´est qu´on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé… » pour Gitana X.

Bref, tout le monde a eu son lot de manœuvres dans l’urgence pour enfin virer de bord et débouler de nouveau à près de vingt nœuds au débridé. Et un premier bilan peut être tirer des options de lundi après le cap Finisterre : si Groupama-2 est encore en tête au pointage de 4h00 (heure française), il ne va pas le rester longtemps… Le choix de « l’extérieur » a payé puisque les écarts de plus de 30 milles de lundi soir ont fondu dans la nuit. Pascal Bidégorry et Michel Desjoyeaux sont quasiment à la même distance au but que Franck Cammas, mais comme celui-ci est plus proche de Lisbonne, il va devoir se recaler en bâbord amure pour ne pas buter sur les côtes, et donc il va perdre son leadership dans les prochaines heures.

La question est de savoir combien ce contre-bord va lui coûter : au minimum la tête de la flotte, et au moins trois places… si ce n’est plus !

Car le grand bénéficiaire de l’option Ouest est bien Géant qui navigue à vue avec Banque Populaire et les deux trimarans sont les plus rapides et les plus au vent de la flotte. Frédéric Le Peutrec est légèrement décalé derrière sur une route identique, suivi par le duo Thierry Duprey-Armel Le Cléac’h à touche-touche. Mais Foncia navigue désormais sur le bon flotteur, celui qui a encore un foil et il pourrait donc rapidement « avaler » Gitana X.

- Publicité -

LE LONG DU PORTUGAL

Gitana X - Thierry Duprey du Vorsent
DR

L’option à terre prise par Franck Cammas n’a duré qu’un temps : le vent ayant basculé du Sud au Sud-Ouest après le passage d’un front orageux violent, le peloton est en passe de laisser Franck Cammas loin derrière son sillage. Le choix de se décaler vers l’Ouest après le cap Finisterre était donc le bon : Michel Desjoyeaux et Pascal Bidégorry sont ceux qui ont le mieux tirer leur épingle du jeu, suivis par Frédéric Le Peutrec. En fait, la dépression à l’Ouest de la péninsule ibérique ne s’est pas déplacée énormément ces dernières 24 heures et il fallait donc aller chercher la bascule du vent au large, venir à elle plutôt que de l’attendre. C’est le choix de toute la flotte à l’exception de Groupama-2 qui risque ce mardi matin de sérieusement rétrograder : obligé de serrer plus le vent, le trimaran sera moins rapide, devra tirer un bord au large pour éviter la terre et va donc perdre énormément de terrain. La première place obligatoirement, mais plus certainement le trimaran vert va se repositionner quatrième si tout va bien, sixième probablement … Lourde sanction ! Mais au final, la flotte restant groupée, la note ne sera pas trop salée. Du côté du Gitana Team, la nuit a été chaude avec le passage d’un front orageux actif qui a généré des éclairs, du tonnerre, des pluies diluviennes, des bascules de vent et des rafales violentes. De quoi animer une soirée à la manœuvre… « Avant le coucher du soleil, nous avons eu droit à notre front orageux. Là aussi, que c’est beau, ces nuances de noirs, de gris, puis tout blanc une fois dedans, avec une pluie dense et lourde, avec éclairs et tonnerre en prime. Le problème, avec ces trucs là, c’est qu’on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé… du vent, beaucoup de vent, pas de vent. Là, hormis un petit quart d’heure à 15 noeuds, c’était pas de vent du tout. Envoi du code 0, virements de bord à répétition, voilà de quoi occuper un équipage. » indiquait Nicolas Raynaud sur Gitana X par mail. Les écarts étant minimes après une journée et demi de course, l’entrée en Méditerranée va être importante : elle devrait avoir lieu la nuit prochaine. « Nous sommes encore dans le match, les écarts sont faibles même si Géant nous a mis cinquante milles cette nuit alors que nous étions proches. Nous avons eu du mal à passer la ligne de grains… On est resté collé sous un nuage. Mais toute la flotte va se regrouper de nouveau à Gibraltar. Nous naviguons ce matin dans du Sud-Ouest 10 nœuds à 80° du vent et nous marchons à 17-20 nœuds sur une mer belle. Ce ne sont pas les meilleures conditions pour le bateau mais il a bien progressé par rapport à l’année dernière. Nous sommes bien dans le rythme tout en gérant les temps de sommeil. La brise devrait mollir en arrivant sur le cap Saint Vincent sous cinq nœuds de vent puis, en entrant dans la baie de Cadix, le vent va devenir portant et faible… Cela s’annonce un peu dur avant Gibraltar ! » expliquait Erwan Le Roux sur Gitana X ce mardi matin. Source Gitana

- Publicité -

Retour au galop pour Foncia

Armel Le Cleac´h - Foncia
DR

« La casse du foil est désormais oubliée. On fait avec et cela n’enlève rien à notre motivation. Au contraire ! Nous avons perdu quelques milles cette nuit sur la tête de la course. Je pense que nous sommes restés plus longtemps dans la pétole (pas de vent) que les autres, après le passage d’un front orageux. Celui-ci a d’ailleurs été très chaud à bord de FONCIA. Le vent est passé de 10 à 40 nœuds en 2 minutes. Une bonne leçon pour l´apprentissage du multicoque en vue de la Transat Jacques Vabre (notamment pour le passage du pot au noir). La nuit s’est ensuite bien passée. Nous avons doublé un concurrent, Gitana 10. Ca fait très plaisir, mais on compte bien ne pas en rester là… La météo va être très complexe jusqu’au passage de Gibraltar (prévu demain) avec des vents faibles. Dans un premier temps, cela devrait nous permettre de reprendre quelques milles aux concurrents en gardant du vent plus longtemps qu’eux. Dans un deuxième temps, nous allons observer la stratégie des copains dans la pétole pour essayer de ne pas faire les mêmes erreurs. Et dans un 3e temps, nous allons passer à l’attaque ! » rigole Armel.

L’organisation à bord de FONCIA
« Sinon tout va bien à bord. Nous avons pris notre rythme de course avec 2 personnes sur le pont en permanence (une à la barre et l’autre au réglage des voiles), une personne en veille (s’il y a besoin de manœuvrer), 2 personnes à dormir et le navigateur qui a un régime particulier. Nicolas est en effet hors quart. Il étudie en permanence l’évolution de la météo et la position des concurrents afin d’établir notre stratégie (il reçoit des cartes météo sur l’ordinateur du bord via satellite). Il se repose quand il veut ou quand il peut ! Sinon, tous les jours, Thierry fait le tour du bateau pour checker le matériel. Hier après-midi, il est retourné à l’intérieur du flotteur tribord. Tout est ok à ce niveau là : il n’y a pas de voie d’eau. Dernier point très important, on mange très bien à bord de FONCIA. On réchauffe au bain marie des plats préparés, comme Bilou (Roland Jourdain) le faisait pendant le Vendée Globe. C’est mieux que le lyophilisé et surtout très important pour le moral ! », précise le skipper de FONCIA.

Equipage : Armel Le Cléac’h (skipper), Nicolas Troussel, Thierry Chabagny, Ronan Le Goff, Thierry Briend, (navigateur) et Damian Foxall.

Source Foncia

- Publicité -
- Publicité -