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Eurolarge Innovation et la Sailing Valley.

La Sailing Valley.
La Sailing Valley.

La Sailing Valley : 1000 emplois et 130 millions d’euros de chiffre d’affaires de Brest à Vannes 
Cette étude met en évidence l’existence d’une véritable filière très fortement représentée sur l’arc atlantique breton. Ainsi, de Brest à Vannes en passant par Lorient et Port La Forêt, ce sont plus de soixante entreprises bretonnes qui interviennent auprès des formules 1 des mers totalisant ainsi un chiffre d’affaires annuel moyen de l’ordre de 130 M€ pour un millier d’emplois. Ce tissu industriel est extrêmement diversifié tant en taille qu’en secteur principal d’activité. Que ce soit dans le domaine des matériaux, de la mécanique, de l’électronique ou du multimédia, ces entreprises ont en commun un véritable savoir-faire et une véritable capacité à innover. La performance vélique, la sécurité des marins et des bateaux, ainsi que les communications (data, audio et vidéo) sont les principaux vecteurs d’innovation de la filière. Ces développements technologiques sont généralement le fruit d’étroites collaborations menées avec les équipages et les laboratoires universitaires. A terme, et après avoir été testées dans l’environnement extrême de la course au large, nombre de ces technologies débouchent sur le nautisme grand public mais aussi sur d’autres secteurs industriels (bâtiment et travaux publics, domotique, armement,…etc.). La Course au Large est rarement un secteur d’activité exclusif pour ces entreprises qui y voient une source de créativité, d’inventivité ainsi qu’un support de communication.

Ce tissu industriel de Bretagne atlantique associé à la présence des meilleurs équipages mondiaux et aux compétences des laboratoires des Universités de Bretagne Sud et Ouest forme aujourd’hui une véritable « Sailing Valley ».

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National Open 7.50 : Dick devant

Open 7.50 - Spi Ouest France
DR

Il fallait être patient mais surtout extrêmement concentré et particulièrement zen pour négocier au mieux les huit premières manches courues dans une brise qui n’arrêtait pas de basculer entre le Nord-Ouest et le Sud ! Le Comité de Course a été impérial pour enchaîner les parcours banane à deux tours alors que la brise était très oscillante : les équipages ont dû « percuter » pour jouer avec ces changements de direction parfois de plus de vingt degrés avec des retours aussi importants. Et sous un ciel plombé jusqu’à dimanche après-midi sans aucune indication sur l’eau, la mission était particulièrement pointue. Il n’est donc pas étonnant que les coureurs issus du dériveur tel Laurent Delage (Virbac-Paprec) ou Philippe Legros (Coïncidences) aient mieux tiré leur épingle du jeu. Mais il y avait aussi une « épine », en l’occurrence Erwan Le Roux et son équipe du Gitana Team, qui a mis à mal une domination constatée dès les premières manches.
Car il fallait avoir l’agressivité au départ, la vitesse en ligne, mais aussi du répondant et de la réactivité pour négocier les près, et surtout les portants : bien des fois, l’embouteillage à la bouée sous le vent redistribuait les cartes car il fallait partir tout de suite sur le bon bord, ce qui n’était pas évident. On notera d’ailleurs que tous les équipages ont fait le « yo-yo » au classement mais que les trois premiers font seulement deux ou trois « mauvais » résultats et cumulent les places de un, deux ou trois…
Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) épaulé à la barre par Laurent Delage était sans conteste le plus à l’aise dans le petit temps mais avec les deux dernières manches courues dans une brise de 12 nœuds qui montait progressivement jusqu’à 17 nœuds, il démontre que ce n’était pas seulement les vents instables et faibles qui lui convenaient. Tout comme Philippe Legros (Coïncidences) qui subit le contrecoup d’un départ volé lors du premier parcours. Et Erwan Le Roux (Gitana Pin’s), très régulier dans les petits airs encaisse une manche de dix dans la brise qui lui coûte la victoire… On le voit, le trio majeur s’est départagé sur de petites erreurs, logiques sur autant de manches lancées, mais a surtout survolé le reste de la flotte puisque seuls Daniel Le Mené (Immobilier Mocquard-Wisky Club), Marc Guillemot (Vecteur Plus) et le duo Nisin-Belbéoc’h (Kervilor-Vanek) arrivent à claquer une manche ! Un National Open 7.50 de haut vol et remarquablement organisé par la Société Nautique de La Trinité/mer. Rendez-vous le 23 juillet pour le Challenge de la baie…

Classement général du National Open 7.50 (après dix manches, deux retirées)

1 VIRBAC-PAPREC Jean-Pierre Dick
2 GITANA PIN´S Erwan Leroux
3 COINCIDENCES Philippe Legros
4 VECTEUR PLUS Marc Guillemot
5 KERVILOR VANEK E. Nisin/C. Belbeoc´h
6 ADONNANTE.COM Nicolas Groleau
7 IMMOBILIER MOCQUARD WHISKY CLUB Daniel Le Mené
8 OUEST.JOB.COM Christophe Letourneur
9 AQUACULTURE JAOUEN E. Lebec/D. Le Vourch
10 COYOTE JUNIOR Mathieu Roynette
11 CHANTIER CAUDARD Alain Samson
12 ELECTRA Pascal Ponroy
13 OPEN YOUR EYES Daniel Poisson
14 FERRUM Jean-Pierre Gérard

Source National Open 7.50

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Tour du Gotland : si lent…

P�tole sur le Gotland Runt !
DR

Ils se sont "élancés" hier à 13 heures 15, dans à peine 3 nœuds de vent ! Les six trimarans 60´ inscrits à l´édition 2005 du Gotland Runt ont dû composer avec une véritable muraille de monocoques à la dérive, et c´est finalement Klabbe Nylof sur HiQ (ex-Groupama 1) qui a pris le meilleur départ, composant avec les "chicanes mobiles" disposées ça et là sur le plan d´eau ! Il faut en effet savoir que cette course classique attire cette année encore plus de 170 bateaux très variés (du traditionnel voilier nordique en bois verni au multicoque high-tech) ! Malheureusement pour les plus compétiteurs dans l´âme, pour le moment l´épreuve se mue en balade bucolique, mais si classement il devait y avoir, signalons que Knut Frostad sur Academy (ex-Fujicolor II) mène les débats, avec environ deux milles d´avance sur HiQ, comptant pour sa part le même avantage sur Stena Sovcomflot, skippé par Bruno Peyron.

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La Rochelle accueille le Global Challenge

Global Challenge - Vaio en approche de La Rochelle
DR

Team Stelmar, premier à La Rochelle
Encore une fois, les premiers 72 pieds (22 mètres) monotypes de ce Global Challenge ont été plus vite que prévu ! Attendus en fin de journée, c’est ce lundi matin à 7h37 que Team Stelmar a coupé la ligne d’arrivée mouillée au large de La Rochelle. 3 000 milles de course mené à 10/11 nœuds de vitesse moyenne soit une belle performance pour ces déplacements lourds menés par 17 à 18 membres d’équipage dont un seul skipper professionnel par unité. Le temps de course du premier est de 14 jours, 16 heures et 37 minutes pour rallier Boston à La Rochelle. BG Spirit est deuxième et termine à 32 petites minutes derrière Team Stelmar après plus de 14 jours de course ! Incroyable de voir que six bateaux vont se succéder à quelques minutes d’intervalle après une telle Transatlantique… Mêmes échos pour ce qui sont des places 3, 4, 5 et 6 puisque tous termineront à moins d’une heure trente du premier. Imagine It Done, 3e, va ainsi terminer 19 minutes derrière le second et le quatrième, BT Explorer va couper la ligne moins de 3 minutes devant le cinquième, Me To You. Barclay Adveturer est sixième.

Entrée dans le bassin des Chalutiers vers 14h30
« Condamnés » à attendre la marée haute, les bateaux entreront dans le bassin des Chalutiers de La Rochelle à 14h30. Ils devront ainsi glisser en parade les uns derrière les autres et prendront place au pied de l’aquarium de La Rochelle où a été monté un village pour les accueillir. GPO, la Société des Régates Rochelaises et la ville de La Rochelle y accueilleront donc 216 hommes et femmes d’équipage en plein cœur de la ville. Ce village accueillera le public afin de profiter pendant une dizaine de jours de la présence de ces bateaux de 22 mètres uniques au monde. Plusieurs temps forts seront organisés comme une remise des prix privative le dimanche 10 juillet où plus de 400 convives sont attendus sans oublier le « Public Open Day » prévu le dimanche 10 juillet. En effet, de 10 heures à 16 heures 30, il sera possible au grand public de visiter les bateaux et de rencontrer les membres d’équipage et les skippers, d’autant que certains parlent français. En effet, rares sont les possibilités de visiter et de découvrir l’intérieur et le confort rudimentaire de bateaux conçus pour faire ce type de tour du monde, contre vents et courants. Enfin, dernier rendez-vous important à noter : le départ. Les bateaux quitteront en parade le bassin des Chalutiers le mercredi 13 juillet à 8h30 pour couper la ligne de départ mouillée au large de La Rochelle par la Société des Régates Rochelaises à 12h00. Destination pour eux Portsmouth en Angleterre, soit les 435 derniers milles de cette régate planétaire.

Arrivées étape Boston/La Rochelle :
1. Team Stelmar – 5h37.33 (TU)
2. BG Spirit – 6h10.09 (TU)
3. Imagine It Done – 6h29.31 (TU)
4. BT Explorer – 6h37.53 (TU)
5. Me To You – 6h40.45 (TU)
6. Barclay Adventurer – 07h04.14 (TU)(…)

Source GPO

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Francis Joyon : 100 milles d´avance sur le record

Francis Joyon - Trimaran IDEC
DR

La stratégie globale de cette course au record de la traversée de l’Atlantique n’intégrait vraiment pas la possibilité de battre le record de distance absolue des 24 heures. Jean Yves Bernot, conseiller météo de Francis savait que l’opportunité existait, mais, redoutant quelque peu de voir IDEC trop dévier de sa route directe en consacrant ses efforts au « run des 24 heures », il n’avait pas souhaité lâcher la proie pour l’ombre. Tardivement informé que le record lui tendait les bras, Francis a pris sur lui de consacrer quelques heures « à fond » pour cueillir sans coup férir et au prix de quelques chauds moments à la barre ce nouveau temps de référence pour un solitaire. « Je me suis concentré à faire de la vitesse, à la barre et en lofant. J’ai vraiment beaucoup sollicité le bateau, plus que je ne l’ai jamais fait lors de mon tour du monde » avoue Francis. Après trois jours travers au vent, IDEC glisse désormais à des allures plus portantes. Le vent est toujours puissamment établi et commence à tourner sur l’arrière du bateau. Joyon multiplie les échanges avec Jean-Yves Bernot afin de décider ensemble de l’instant du déclenchement de l’empannage final qui déposera le grand trimaran rouge sur les bons rails, bâbord amure dans un vent de secteur Nord Ouest. La mer deviendra alors un peu plus dure, un peu plus hâchée, et Francis devra multiplier le temps passé à la barre pour optimiser la route et la vitesse de son géant aux allures portantes. La fatigue est là et témoigne de l’âpreté du combat mené depuis New York. Francis la maîtrise avec lucidité ; « Tant que je dors près de deux heures par nuit, je conserve toutes mes facultés. » A moins de 1 000 milles d’un fabuleux exploit, Joyon fait appel à tous ses réflexes de « vieux routinier des barouds océaniques ». « J’ai une paire de grosse jumelle avec laquelle j’observe régulièrement mon mât et mon gréement. Je sais trop que rien n’est jamais joué avant le passage de la ligne ». Et de raconter les violentes embardées de la nuit, IDEC enfournant « sec » à plusieurs reprises dans la mer formée. « J’ai alors décidé d’être raisonnable et de rouler le grand gennaker » s’excuse presque Francis. Le Morbihannais est à l’attaque comme jamais, trouvant parfois le temps de réfléchir à son exploit ; « je crois que même en équipage, ce bateau n’est jamais allé aussi vite… »

*Pour battre le record de Laurent Bourgnon, Francis Joyon doit se présenter au cap Lizard (GB) avant le 7 juillet à 11 heures 16 minutes et 08 secondes GMT.

Source : Mer & Media

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Bongo 8,70 et Malango : Une même carène pour deux programmes différents

Bongo 8
Bongo 8

Les nouveaux Bongo 8,70 et Malango partagent les mêmes dessous. Mais les deux plans Rolland se destinent à des programmes de navigation totalement différents.
Le Bongo 8,70, prend le relais de son aîné. Le concept du bateau est simple. Il s’agit de décliner le Bongo 9,60 dans une taille pour laquelle le chantier 3C Composite reçoit énormément de demandes.
Ce nouveau plan Rolland est un voilier de croisière hauturière et côtière rapide qui surfera sur le sillage de son prédécesseur.
Avec sa carène large et tendue et sa voilure conséquente, ce bi-safran promet d’être rapide, stable et confortable.
Son pont est largement inspiré du 9,60, mais bénéficie de quelques améliorations. De nouveaux cale pieds plus ergonomiques, un coffre destiné au Bib, le rail de GV en arrière du cockpit et une tourelle qui accueille les écoutes de GV et son palan fin libèrent de l’espace.
Côté carré et cabines avant et arrière, le chantier de Plougonvelin (Finistère) a fait le choix de privilégier au maximum les volumes de rangement.
Toujours à l’intérieur, des contre moules garantissent une finition soignée. Ils sont habillés de plateaux en bois vernis ou plaqué selon la demande.
A la suite d’une demande importante, une version bi-quille est déjà prévue pour l’automne prochain, mais en attendant, rendez-vous en septembre au Grand Pavois de la Rochelle pour découvrir le nouveau challenger.

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ENORME : Joyon bat le record des 24 h !

Trimaran IDEC au départ de New-York
DR

« 538 milles ? Ah bon ! tu me l’apprends car ici c’est un peu l’enfer et je n’ai pas le temps de faire ma nav… » A bord du grand trimaran IDEC, l’heure n’est ni à l’euphorie, ni aux calculs d’apothicaire. Et pourtant, les chiffres parlent : IDEC vient de réduire de 138 milles en 22 heures son retard sur le tableau de marche du détenteur du record. Le trimaran rouge a couvert depuis jeudi matin 1 432 milles à 19 nœuds de moyenne. Il a atteint en début d’après-midi la mi-parcours après un peu plus de 3 jours d’une cavalcade effrénée. Car Francis Joyon a endossé le bleu de chauffe. A grands coups de changements radical de voiles, passant du petit au grand gennaker, puis au solent, il abreuve sa machine du puissant combustible vélique venu en force (25 nœuds) du Sud Ouest. Il faut régler, ajuster en permanence la tension des écoutes, choquer ici, reprendre là…« Le bateau progresse bien, je suis heureux » dit il, laconique. Dans le froid et la brume persistante, « J’espère voir le ciel ce soir, ce serait sympa… », Joyon marche à l’obsession, celle de la vitesse toujours et encore, indifférent aux chiffres et à sa fatigue qu’il sent pourtant insidieusement monter, après les grosses angoisses d’hier dont le souvenir rétroactif lui arrache cette vision dantesque de son grand voilier rouge fonçant toutes alarmes hurlantes au beau milieu d’une flottille de pêche noyée en plein brouillard. Et toujours cette candeur, « J’ai un peu outrepassé les recommandations du fabricant de voiles ce matin et mon petit gennaker a explosé ! » Quelques minutes à ramasser les lambeaux de kevlar et le sillage d’IDEC bouillonnait de plus belle. « Le flotteur sous le vent enfourne un peu mais il n’y a pas encore trop d’eau sur le pont. » Le train d’enfer continue. Francis attend un léger mollissement en soirée. Avec l’adonnante, il envisagera alors un premier empannage stratégique pour demeurer collé à la route directe vers le cap Lizard.

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Geromimo à 200 milles de Perth

Geronimo Cap Gemini Schneider Electric - Olivier De Kersauson
DR

Olivier de Kersauson a adressé ce carnet de bord à son PC terre.
«Calme la rotation du vent qui se fait attendre et attendre encore. Nous sommes dans cette zone de confusion qu´est la friction molle entre le système tropical et le courant d´ouest établi.
L´interprétation précise de cette rencontre est complexe. Yves fait le tour des sites météo ; tout le monde est dans l´erreur en l´occurrence cela n´est pas bien grave à part ce petit agacement né de l´habitude de pouvoir à peu près tout savoir avec précision en temps et en heure.
Il n´y a pas si longtemps on ne savait rien et nous attendions sereinement de voir venir, le regard tourné vers le ciel et la mer nous guettions l´indice : nébulosité, arrivée d´un train de houle, changement de température…
Le train de houle est bien là ça gronde dans le sud ; le ciel a perdu son incroyable bleu acrylique pour des douceurs de Bretagne, marbre de nuages plats et gris. La température a baissé d´un coup et les bouffées qui viennent de terre sont froides ; dans quelques heures ce sera l´hiver du sud qui va venir à notre rencontre. Il va sans doute falloir carguer vite la débauche de toile envoyée ; écoutes et poulies vont gémir sous l´effort, le speedomètre va bondir : à nous le sud.
Dans la même rafale, on sent sur le visage le mélange d´air chaud et froid. Progression pénible dans un clapot meurtrier, joli test pour la réparation du bras avant manoeuvres fréquentes.
La barre est difficile, Geronimo souffre dans la nuit noire. La progression, compte tenu des conditions, reste relativement rapide. Dehors cirés et harnais, dedans impossible de dormir dans ce shaker. Le vent est trente degr&e acute;s plus pointu que la prévision, hélas, près serré, près bon plein. Bref, rien de bien alléchant.
Les quarts redescendent blanchis de sel avec des bonnes gueules de fin de match réussi. Les repas sont sommaires, des pâtes faites avec la cocotte sanglée sur le réchaud, quelques barres vitaminées, de l´eau pour boire et se rincer les yeux brûlés de sel, en dépit des lunettes de protection, le tout suivi d´une tentative de sommeil loin d´être évidente.
mais a-t-on vraiment besoin de dormir quand on est heureux ? Magic Australia».
“Les prochaines 24 heures seront décisives, soit l´équipage arrive à maintenir une vitesse significative (20 noeuds) et Geronimo pourra attraper un front qui l´amènera jusqu´en Tasmanie. Soit les vents deviennent trop forts, ils seront alors obligés de se mettre à la cape à cause des conditions musclées et ils ratent le Front” Robert Stirlaing , Directeur de The Challenge.

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Sodebo en avance à mi-parcours

Thomas Coville - Sodebo
DR

Dans les temps du record absolu
A noter également que Thomas Coville en solitaire est ce matin dans les temps du record en équipage de l’américain Steve Fossett à bord du maxi catamaran Cheyenne. En 2003, l’équipage avait rallié San Salvador en 9 jours, 13 heures et 31 minutes, à la vitesse moyenne de 17 nœuds.

SODEBO doit maintenant parcourir 1942 milles en 6 jours et 9 heures, à la vitesse minimum de 12 nœuds. Pour battre le record de Francis, Thomas doit franchir la ligne d’arrivée avant le 9 juillet à 13h57.

Pour l’instant, c’est un sans faute mais rien est joué. D’heure en heure, le skipper puise un peut plus dans ses réserves et cette nuit a été particulièrement éprouvante. Toujours en bordure de l’anticyclone de Açores, SODEBO a traversé plusieurs zones de grains dans le noir complet d’une nouvelle nuit sans lune ; des conditions où il est impossible de distinguer les nuages. Sous gennaker, la voile la plus grande et la plus capricieuse, un grain mal anticipé peut se révéler très dangereux. « J’ai roulé 4 fois le gennaker pour remettre le solent (voile plate plus petite). A chaque fois, c’est un effort physique supplémentaire et nerveusement il faut savoir que les grains sont des dangers permanents, surtout en solitaire. C’est là où il y a le plus de risques de chavirage. Je me suis installé un petit camping dans le cockpit pour ne pas dormir et je n’ai pas fermé l’œil de la nuit » confiait ce matin Thomas d’une voix fatiguée. « Nous sommes à la mi parcours et je ne pense pas que l’on ait fait beaucoup d’erreur. Je me sens pas mal dans le coup, mais loin de moi l’idée que les choses sont faites. Tant de choses peuvent encore arriver. Je n’ai rien abîmé, le bateau est comme au départ, il n’y a que moi qui soit plus fatigué. De savoir que l’on est à mi chemin met aussi une certaine pression car il reste encore beaucoup de travail avant l’arrivée. »

Avant les plages de sable blanc des Bahamas, près de 2000 milles restent encore à parcourir. La météo sur les Antilles semble meilleure que prévue : la dépression tropicale redoutée en début de semaine se décale vers Cuba et ne creuse plus autant. En revanche, la casse devient plus que jamais l’ennemi n°1. Au delà du choc cruel et imprévisible avec un OFNI, le trimaran SODEBO doit résister encore pendant 6 jours à ce rythme effréné.

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Le Tour en route pour Dieppe

tour de France
DR

Après un départ au ralenti dans un vent de secteur Sud-Ouest ne dépassant pas les 5 nœuds, les 30 bateaux ont passé la matinée à tirer des bords contre le courant. Au pointage de la bouée de Calais, à 14h36, TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHyères était en tête, suivi de ALPES-MARITIMES MANDELIEU THEOULE et de VILLE DE GENEVE CARREFOUR PREVENTION. L’option au milieu et à l’extérieur de la flotte semble avoir été la plus judicieuse. Quelques bateaux ont bien essayé de tirer des bords à la côte pour essayer de s’abriter des courants contraires, mais quatre d’entre eux se sont brûlés les ailes en franchissant une zone interdite. « Depuis trois ans, en accord avec les Affaires Maritimes, nous avons fixé une zone interdite devant le chenal de Calais en raison du trafic trop important, explique la Directrice de Course, Sylvie Viant.». VAN UDEN TUDELFT, ESPOIR ILE DE FRANCE, AMEC SPIE et BREST GRANDES ECOLES ENSIETA ENST-BRETAGNE seront donc pénalisés à l’issue de l’épreuve. Ils risquent peut-être la disqualification sur cette manche. Du côté de la compétition, notons aussi la belle performance de l’équipe locale de dieppe seine-maritime qui se place 6ème au pointage devant Calais et qui occupe actuellement, après les trois parcours olympiques disputés hier à Dunkerque, une belle 5ème place au classement général.

A Dieppe justement, les promeneurs sont déjà nombreux sur le Village de la Course. Le public attend avec impatience la venue des équipages. « A quelle heure arrivent les bateaux ? » Les pronostics sont nombreux mais personne ne peut se risquer à donner une réponse précise. En un peu plus de 6 heures, entre le passage de la ligne de départ à 8h18 et le pointage de la bouée de Calais, les Mumm 30 n’ont parcouru que 22 milles, soit une vitesse moyenne de 3,6 nœuds ! « On s’est même demandé si on allait pouvoir donner le départ, tellement le vent était faible à Dunkerque, a déclaré Sylvie Viant ». Quelques heures plus tard, le vent tourne finalement Ouest-Sud-Ouest et en début d’après-midi, il se renforce autour des 15 nœuds. Aussitôt, les Mumm 30 allongent la foulée. « Après le Cap Gris-Nez la flotte devrait descendre vers Dieppe sur un seul bord grâce au vent qui continue d’adonner à l’Ouest, poursuit la Directrice de Course. De plus, le courant devient favorable, donc les bateaux pourraient arriver à Dieppe vers 22 heures comme prévu ». La seule ombre au tableau de ces prévisions optimistes est peut être le Bulletin Météo Spécial diffusé par Météo France pour l’organisation du Tour de France à la Voile. Après le manque de vent ce matin, la flotte pourrait terminer la journée dans des rafales de 50 à 60 km/h et de fortes pluies. Espérons simplement que ces caprices météorologiques ne viennent pas gâcher la fête à Dieppe, qui accueille le Tour de France à la Voile pour la 16ème fois.

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