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Vendée Globe. Maxime Sorel et son double Everest !

Le navigateur Maxime Sorel, 10ème du dernier Vendée Globe, 5ème de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022 est actuellement en phase de transition. Après une année vélique ponctuée par la naissance de son nouveau plan Verdier et de nombreux milles accumulés, Maxime passe en mode « montagne » afin de préparer sa tentative d’ascension de l’Everest. Elle débutera par une phase d’acclimatation dès début avril au Népal et un début d’aventure espéré début mai. Entretien…

Comment se sont déroulés les jours après ton arrivée de la Route du Rhum, en Guadeloupe, à une très belle cinquième place ?
Nous avons fêté cette performance dès mon arrivée à Pointe-à-Pitre avec mes partenaires qui étaient 200 à être venus m’accueillir sur le ponton d’honneur à Pointe-à-Pitre. Cette arrivée a été intense en partage avec les collaborateurs de V and B, Monbana et du département de la Mayenne. Par la suite, j’étais très fatigué et j’ai fait une pause de cinq jours afin de commencer à recharger les batteries. J’ai enchaîné très vite en mer avec le convoyage retour en France auquel j’ai participé avec Gaston Morvan et Gurloës Terrien. Ce convoyage a été difficile pour moi, car il a fallu retrouver de la motivation après ma Route du Rhum, mais il était important que je continue à emmagasiner de l’expérience et des milles à bord du nouveau V and B – Monbana – Mayenne.

Quels enseignements as-tu tirés de ta Route du Rhum et du convoyage retour ?
Cette cinquième place a été parfaite. Nous avons rempli beaucoup plus que nos objectifs initiaux en termes de communication, de satisfactions de nos partenaires et de mon équipe, techniquement et sportivement. Je crois pouvoir dire que nous avons fait un carton plein. L’IMOCA V and B – Monbana – Mayenne est sain et très performant. Le convoyage retour a également permis de continuer à apprendre et de cogiter sur de nombreux points d’amélioration comme les volumes des ballasts…

Justement, en quoi va consister le chantier à venir de V and B – Monbana – Mayenne ?
Dès notre arrivée de convoyage à Concarneau, nous avons sorti le bateau de l’eau pour le mettre en chantier chez Kairos jusque mi-avril. L’idée est de démonter un maximum de pièces et de les vérifier. Nous avions aussi quelques sujets avant la Route du Rhum que nous avons réouverts. De plus, nous allons fabriquer des systèmes afin de rendre la vie à bord plus simple pour le bonhomme comme une nouvelle table à cartes, un matelas spécifique pour se reposer… Bref, on va revoir l’ergonomie. Nous allons aussi retravailler notre jeu de voiles en vue du Vendée Globe. Nous sommes également dans l’analyse des valeurs numériques accumulées lors des deux transats ce qui va nous permettre de partir sur des réglages de voiles plus fins et peu à peu gommer notre différentiel de vitesse par rapport aux leaders de la classe IMOCA ou en tout cas avoir une approche plus précise des angles d’attaque en mer en faisant les bons choix de voiles.

Pendant ce temps, tu vas te préparer pour ta tentative d’ascension de l’Everest. Quel est ton quotidien ?
Je suis désormais à 90% à la montagne alors que mon équipe gère V and B – Monbana – Mayenne en Bretagne. L’idée est de se refaire une santé physique, car j’ai perdu beaucoup de masse musculaire, notamment dans les jambes, en mer. Pour finir, j’ai fait quasi une pause de 2 mois dans la préparation physique pour cette tentative. Je travaille très régulièrement avec un centre d’entraînement qui bénéficie de techniques avancées pour récupérer et habituer mon corps à manquer d’oxygène. Je vais ensuite enchaîner avec des stages en montagne pour pratiquer du ski de randonnée, des ascensions de cascades de glaces… ou tout simplement marcher avec le matériel que l’on aura pour l’Everest. L’objectif est de faire corps avec la montagne et de monter graduellement en puissance avant de partir pour le Népal.

En quoi cette tentative va te servir pour ton métier de marin ?
Difficile comme question… Je n’ai pas encore vraiment la réponse. Je pense que cette tentative va surtout m’aider mentalement pour le prochain Vendée Globe. Je vais aller puiser d’autres choses en moi. Je vais également mieux connaître mon corps. Ce challenge est très ambitieux entre deux Vendée Globe et il va falloir qu’en juin j’arrive à repasser en mode « mer » facilement afin de préparer la Rolex Fastnet Race de juillet, le Défi Azimut en septembre et la Transat Jacques Vabre fin octobre. Cela ne sera pas si simple, mais j’aime les challenges.

JANVIER
Du 12 au 15 janvier → Ice Climbing Festival
Du 23 au 27 janvier → Trophée Mer & Montagne
→ Chantier hiver IMOCA
→ Préparation spécifique altitude

FEVRIER
→ Entraînements montagne (cascade de glace, ski nordique, ski alpinisme, ski de randonnées…)
→ Chantier hiver IMOCA
→ Préparation spécifique altitude

MARS
Du 24 au 26 → Glisse en Cœur aux côtés de la Team V and B – Monbana – Mayenne
→ Chantier hiver IMOCA
→ Préparation spécifique altitude

AVRIL
→ Départ pour le Népal
→ Préparation acclimatation
→ Trek en direction du camp de base de l’Everest
→ Chantier hiver IMOCA

MAI
→ Tentative d’ascension de l’Everest
→ Retour en France prévu fin mai

JUIN
→ Récupération
→ Entrainement en mer

JUILLET
→ Entrainement en mer
Du 22 au 24 → Rolex Fastnet Race

AOUT
→ Entrainement en mer
→ Chantier d’été IMOCA

SEPTEMBRE
→ Entrainement en mer
→ Prépa technique Transat Jacque Vabre
Du 19 au 24 → Défi Azimut

OCTOBRE
→ Entrainement et convoyage vers Le Havre
Du 20 au 29 → Village de la Transat Jacques Vabre
29 → Départ de la Transat Jacques Vabre

NOVEMBRE
→ Transat Jacques Vabre Le Havre – La Martinique
→ Convoyage retour

DECEMBRE
→ Lancement chantier d’hiver : préparation Vendée Globe

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The Ocean Race. Une deuxième étape tactique et longue

Anne Beaugé / Biotherm

Les équipes n’ont plus que quelques heures pour préparer leurs bateaux avant le départ de la 2e étape ce mercredi. Une course contre la montre où les marins sont les seuls à pouvoir monter à bord. L’étape s’annonce longue et tactique avec certains équipiers qui ont changés.

Cette seconde étape représente 4 600 milles ente le Cap-Vert et Cape Town mais celle-ci pourrait s’avérer être bien plus longue en raison d’une météo annoncée délicate des alizés de nord-est à la traversée du Pot au Noir (zone de convergence intertropicale), avant une longue négociation de l’anticyclone de Sainte-Hélène.

Christian Dumard, consultant météo de la course, explique qu’après un départ dans un vent faible mercredi, les stratèges devront rapidement choisir entre une trajectoire sud à travers l’archipel cap-verdien ou une route ouest pour s’extraire du dévent des îles.

La manière dont les équipages aborderont cette première décision aura une incidence sur l’endroit où ils traverseront ensuite le Pot au Noir. “S’ils veulent le traverser par l’ouest, ils doivent faire de l’ouest dès le départ“, annonce Christian. Pour lui, ils n’auront pas besoin de pointer non plus trop vers la cote brésilienne et Recife puisque le passage du Pot au Noir pourrait être relativement rapide, au niveau de la longitude 28 ouest. “Les équipages pourraient rester bloqués pendant quelques heures dans le Pot au Noir mais probablement pas longtemps. Deux ou trois jours après le départ, ils feront principalement cap au sud avant de passer sous l’anticyclone de Sainte-Hélène. Avec un peu de chance, celui-ci se déplacera dans l’est, de sorte qu’ils pourraient faire une route certes longue mais pas la plus longue jamais vu non plus.

Toutefois, Christian Dumard prévient que si, en revanche, le centre de l’anticyclone se déplace lentement vers le sud au fur et à mesure de l’étape, les choses pourraient alors se compliquer … “C’est complexe et cette étape ne sera vraiment jamais jouée avant l’arrivée. Si l’anticyclone descend, cela pourrait tourner comme nous l’avions vu sur la Brest Atlantique en 2019, lorsque les maxi trimarans étaient restés coincés dans les hautes pressions avant Cape Town“, déclare-t-il.

Cette étape va donc être sollicitante pour les régleurs et les spécialistes des navigations dans les petits airs, mais aussi pour les navigateurs, comme Simon Fisher sur 11th Hour Racing Team, Nico Lunven sur Team Malizia ou encore Kevin Escoffier sur Holcim-PRB, l’actuel leader de la course. Chacun devra donc tracer son chemin à travers de grandes zones de vents légers et changeants.

Au Cap-Vert, les bateaux sont réparés et préparés par les marins et nous voyons bien que les équipes s’adaptent de plus en plus à cette course par étapes qui ne se terminera que début juillet.

Parmi ceux qui rejoignent la course à Mindelo, nous retrouvons les navigatrices Justine Mettraux, qui remplace Francesca Clapich à bord de 11th Hour Racing Team-Mālama, Anne-Claire Le Berre qui prend le relais d’Annie Lush sur Guyot Environnement-Team Europe et enfin Susann Beucke, au poste d’Abby Ehler sur Holcim-PRB.

Par ailleurs, deux skippers ont fait le choix de se reposer avant d’attaquer la très longue troisième étape entre Cape Town et Itajaí. Benjamin Dutreux passe les commandes à Robert Stanjeck et est remplacé par Sébastien Simon qui entre comme équipier tandis que Boris Herrmann est remplacé par Yann Eliès et c’est Will Harris qui endosse le rôle de skipper.

En effet, l’équipe allemande révélait dimanche que celui-ci s’était gravement brûlé le pied dans les dernières heures de la première étape. Boris Herrmann espérait initialement pouvoir continuer sur la deuxième étape mais après une visite à l’hôpital de Mindelo, il s’est imposé que Boris devait rester sur le banc de touche pour s’assurer une bonne cicatrisation avant d’attaquer l’étape du Grand Sud.

Cet incident souligne bien les dangers auxquels les équipages sont confrontés sur ces bateaux. Les équipes discutent notamment entre elles et partagent leurs petites astuces. A l’image de 11th Hour Racing Team qui a installé un robinet sur la bouilloire pour réduire le risque de se bruler.

Il s’agit de la troisième participation à cette course pour la Suissesse Justine Mettraux, après Team SCA en 2014-15, puis Dongfeng Race Team en 2017-18. “C’est agréable d’être de retour sur The Ocean Race“, déclare-t-elle Mindelo. “Cette course fait partie de ma carrière et de ma vie ; et je suis vraiment heureuse d’être de là. Je me sent vraiment chanceuse de faire partie à nouveau de cet événement génial.

La skipper de Teamwork, qui a terminé septième de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2022, affirme que cette campagne avec l’équipe américaine, lui sera utile pour son projet mais qu’elle apporte aussi au team. “C’est sûr que j’apprends des choses avec 11th Hour Racing Team qui vont m’aider ensuite dans mon projet Teamwork mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens. Et puis, c’est toujours plus de temps passé sur l’eau en IMOCA, donc c’est vraiment bien pour moi de combiner les deux campagnes“, confie-t-elle.

La navigatrice fait ensuite l’écho de la prédiction de Christian Dumard concernant l’étape. “Cela ne sera pas facile stratégiquement. Nous allons surtout essayer d’éviter les grosses erreurs“, déclare-t-elle. “Nous devrons bien mesurer les risques et décider de tenter ou non des choses, tout en essayant d’aller vite tout le temps. Il y aura probablement beaucoup d’opportunités et de moments clés et il faudra rester à fond concentrés d’un bout à l’autre.

Les organisateurs sont très satisfaits de la manière dont l’IMOCA relève jusqu’ici le défi de cette première Ocean Race. Phil Lawrence, directeur de course, confirme qu’il est génial de voir ce qu’il appelle l’esprit “super-compétitif” qui existe entre les équipages. “Ils sont là pour gagner et travaillent aussi très bien avec l’organisation (de la course), ce qui est vraiment agréable”, se réjouit-t-il.

Je suis très heureux de la façon dont les choses se passent“, poursuit-il. “Les IMOCA ont eu une sortie de Méditerranée absolument brutale, avec des vents de plus de 50 nœuds de face, qui ne sont pas les conditions optimales pour ces bateaux, et ils l’ont plutôt bien géré. Ils ont eu quelques dégâts notamment sur les voiles, mais ils s’occupent de tout cela ici. Il n’y a pas de dommage structurel majeur à ma connaissance, donc tout va bien. Ils ont été ensuite très rapides dans l’Atlantique dès qu’ils ont rencontré des conditions favorables et réussi à accumuler des journées à 500 milles, ce qui est très impressionnant“.

Phil Lawrence ajoute qu’il n’était pas surpris que les équipages fassent preuve de prudence. “Il faut que ces bateaux fassent le tour du monde et lorsqu’on leur lâche la bride, ce sont vraiment des bêtes. Certains ont fait des pics de vitesse supérieurs à 30km/h, du jamais vu encore sur notre système de suivi en direct. C’est vraiment très élevé ! Il est évident qu’ils ont des alarmes de charge sur les bateaux, donc ils gèrent leurs bateaux, ce qui est essentiel“, déclare-t-il.

Alors que Kevin Escoffier et son équipe sur Holcim-PRB chercheront à confirmer leur bonne performance de la première étape, il ne fait aucun doute que Charlie Enright et son équipe bien entraînée sur Mãlama chercheront à les rattraper sur le chemin de Cape Town. À l’arrière de la flotte, Paul Meilhat sur Biotherm (quatrième de la première étape) et l’équipage de Guyot Environnement-Team Europe espèrent améliorer leurs performances avant la troisième étape, dans les mers du Sud jusqu’au Brésil.

Il est aussi frappant d’observer la confiance que Boris Herrmann et son Team Malizia retirent de leur troisième place dans la première étape. Personne dans cette équipe ne cachait sa nervosité à propos de la vitesse du bateau avant de quitter Alicante, mais l’humeur est définitivement plus optimiste.

Boris n’avait pas été aussi heureux depuis longtemps parce que le bateau va très bien et que l’équipe travaille magnifiquement“, nous confie Holly Cova, team manager du projet. “Il est revenu de la première étape très satisfait, malgré sa blessure. Il disait que ‘cela ne pourrait pas aller mieux’. Il n’a jamais eu autant confiance dans le bateau et dans l’équipe“, ajoute-t-elle.

Ed Gorman (traduit de l’Anglais)

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Vendée Globe. Un nouvel imoca pour Phil Sharp, un plan Manuard

Le britannique Phil Sharp officialise aujourd’hui son projet Oceanlabs et la construction en cours d’un nouvel IMOCA pour le prochain Vendée Globe 2024. Un plan Manuard actuellement en construction chez Black Pepper.

Le bateau participera à la Transat Jacques Vabre cet automne, suivi par une course retour de qualification pour le Vendée Globe 2024. La mise à l’eau de ce bateau dont Black Pepper Yachts sera également Co-armateur, est prévue à l’été 2023. Il s’agit de nouveau d’un plan Sam Manuard, et si son design s’inscrit dans la ligne de ses prédécesseurs construits par le chantier (Bureau Vallée 3 ex. l’Occitane en Provence – 2019, et Initiative Cœur – 2021), il sera néanmoins très différents de ces derniers avec de nombreuses modifications techniques, notamment sur sa forme de carène.

Géré par OceansLab, une entreprise de management sportif durable, ce nouvel IMOCA fera l’objet d’un projet course au large unique et innovant ayant pour but de démontrer des technologies propres évolutives au sein du secteur maritime. Il se veut le premier voilier de course utilisant la technologie de pile à combustible à hydrogène.

L’IMOCA OceansLab utilisera exclusivement la technologie de pile à combustible à hydrogène, grâce à un ‘Hydrogen Power Module’, créé et développé par l’équipe Genevos dont Sharp, avec sa passion pour les innovations en matière d’énergies renouvelables, est l’un des co-fondateurs. «Les bateaux de course IMOCA sont les plus innovants et exceptionnels des bâteaux de haute mer. Ces derniers constituent une plate-forme idéale pour mettre en valeur les technologies propres indispensables, tel que les piles à combustible à hydrogène, tout en prouvant leur durabilité au sein du plus rude des environnements océaniques » dit Sharp. OceansLab sera le premier bateau de course qui intègrera un système d’énergie électrique à hydrogène, une technologie qui est disponible autant pour les bateaux commerciaux que pour les bateaux de plaisance. Le système d’énergie zéro émission de cet IMOCA fournira toute l’énergie à bord, en plus de sa propulsion en dehors des courses.


« Le remplacement de l’énergie à base de combustible fossile par des solutions à base d’énergie renouvelable est une étape essentielle non seulement dans notre sport, mais également dans l’ensemble du secteur maritime. Certes, je navigue pour gagner des courses mais surtout pour prouver qu’en utilisant les dernières technologies propres, on peut gagner sans émettre aucune émission, » précise Sharp.

En plus de la technologie de pile à combustible à hydrogène, OceansLab démontrera comment d’autres innovations en énergies propres, tels que les matériaux composites recyclables et le solaire PV peuvent fonctionner ensemble pour créer un voilier éco-efficace.
« Afin d’atteindre les objectifs en matière de réduction des changements climatiques, nous devons commencer à développer des bateaux zéro-émissions à travers l’intégralité du secteur maritime dès aujourd’hui. Ce projet sera un point de départ essentiel pour prouver que des solutions pratiques à l’hydrogène existent déjà et sont prêtes à être adoptées à grande échelle, »conclut Sharp.

OceansLab participera aux courses de I’IMOCA Globe Series : les transatlantiques Transat jacques Vabre et Route du Rhum; ainsi qu’à d’autres courses importantes autour du monde: Le Vendée Globe et The Ocean Race.
Sharp a remporté plus de 25 podiums dans des courses transatlantiques et côtières, deux championnats au large et a battu trois records du monde de vitesse à la voile.

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The Ocean Race. Boris Herrman gravement brûlé au pied, cède sa place à Yann Eliès pour l’étape 2

Yann Eliès à bord de Malizia

Boris Herrmann skipper de l’Imoca Malizia-Seaexplorer s’est gravement brûlé le pied avec de l’eau bouillante lors de l’étape 1 peu avant d’arriver à Mindelo. Yann Eliès le remplacera pour l’étape 2. Will Harris prendra le rôle de skipper

Avec les chocs violents qui se produisent lorsqu’on navigue en Imoca, l’eau bouillante nécessaire pour réchauffer les plats est un vrai danger. On se souvient de Clarisse Crémer sur son Vendée Globe qui s’était ébouillantée. C’est la mésaventure qui est arrivé à Boris Herrmann qui s’est gravement brûlé le pied. Après s’être fait soigner à l’hôpital, Boris a été conseillé par le médecin officiel de l’équipe de ne pas participer à la deuxième étape de The Ocean Race en raison d’un risque considérable d’infection en mer. Boris continue de recevoir des soins médicaux et se remet bien .

« Je suis vraiment triste de ne pas faire cette étape avec mon équipe, surtout après le succès de l’étape 1 », explique Boris – troisième de la 1e étape. « Je suis plus motivé que jamais pour concourir mais je ne veux pas compromettre ma participation à l’Etape 3 ni risquer d’inhiber nos performances lors de l’Etape 2 . Heureusement, notre entraîneur de renommée mondiale et de longue date Yann Eliès interviendra pour me remplacer dans cette partie de la course. Je vais maintenant me rendre directement en Afrique du Sud pour être avec ma femme et ma fille et récupérer afin d’être prêt à relever le défi de l’étape 3 dans l’océan Austral. J’utiliserai le temps à terre pour travailler en étroite collaboration avec notre groupe de performance, analyser les données du bateau et préparer le débriefing pour l’arrivée des marins au Cap. Je serai ravi d’accueillir l’équipe en position de force en Afrique du Sud.

Will Harris , 29 ans, prendra le rôle de skipper plus tôt que prévu dans la course. “C’était toujours le plan de l’étape 4, qui était l’étape que Boris n’avait pas l’intention de faire“, explique le marin britannique. J’aurais aimé que cela se passe dans des circonstances différentes, mais notre esprit d’équipe est élevé et nous rendrons Boris et notre équipe fiers. J’ai hâte de naviguer à nouveau avec Yann, c’était génial de faire le convoyage de la Guadeloupe à Alicante avec lui à bord, il apporte beaucoup d’expérience à l’équipe .

« Je suis super motivé pour rejoindre l’équipage sur cette deuxième étape de The Ocean Race, explique Yann Eliès . “Nous avons traversé l’Atlantique ensemble récemment, nous sommes prêts à tout donner , à pousser le bateau et à nous battre pour une belle place dans la course.”

TEAM MALIZIA SAILING CREW POUR L’ETAPE 2 – CABO VERDE A CAPE TOWN:

Will Harris (GBR – Skipper)
Rosalin Kuiper (NED – Co-skipper)
Nico Lunven (FRA – Co-skipper)
Yann Eliès (FRA – Co-skipper)
Antoine Auriol (FRA/GER – Reporter embarqué)

L’étape 2 de The Ocean Race débutera le mercredi 25 janvier 2023 et sera retransmise en direct sur toutes les plateformes de communication de notre équipe.

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The Ocean Race. La flotte Imoca au complet à Mindelo, le VO65 Mirpuri Foundation se retire de la 1ère étape

22 January 2023, Biotherm arrives to Cabo Verde

L’équipe Biotherm de Paul Meilhat a franchi la ligne d’arrivée de cette première étape devant GUYOT environnement – Team Europe. La flotte Imoca est désormais au complet à Mindelo. Trois des six VO65 sont arrivés juste avant. Le VO65 Mirpurfi Fondation qui a manqué une marque sur le parcours a décidé de se retirer de la première étape.

Ouah. C’était incroyable », a déclaré Meilhat, skipper de Biotherm. « C’était la première fois que nous avions tout l’équipage à bord. J’ai essayé de prendre soin des gens d’abord et du bateau ensuite et nous avons réussi – nous sommes ici sans gros dégâts et nous sommes tous en sécurité et heureux et prêts à courir à nouveau.” Auteur d’un magnifique départ à Alicante où l’équipe a assuré le spectacle, Biotherm s’est vite fait dépasser le long des côtes espagnoles, ralentissant pour préserver le bateau.

L’équipe franco-allemande de Benjamin Dutreux est arrivé 4 heures plus tard et termine à la cinquième place. “Malheureusement, nous avons fini par avoir moins de vent avec notre option près de la côte africaine et nous avons dû empanner avant l’arrivée du décalage à gauche. Nous savions que nous jouions un peu de risque là-bas mais cela nous a frappé très fort », a écrit Robert Stanjeck à bord de GUYOT environnement – Team Europe. “Après cela, nous avons dû nous regrouper et définir ce que nous voulions accomplir au cours des deux derniers jours de l’étape 1.”

Benjamin Dutreux : “C’était dur cette première étape ! L’importait est qu’on soit arrivés. Dans les premières heures, il y a eu pas mal de rebondissements, beaucoup de vent dès le début ce qui nous a valu quelques casses. Puis on a tenté une petite option pour jouer le jeu, mais ça n’a pas fonctionné. Alors on a pris notre mal en patience et nous avons surtout essayé de garder le bateau prêt pour la prochaine étape. C’était génial de pouvoir commencer, enfin cette course qu’on attendait depuis si longtemps. On a peu d’expérience, on ne se rend pas forcément compte qu’on vient de prendre le départ de The Ocean Race ! Ce n’était pas facile à bord, mais on a réussi à discuter ensemble, et à relativiser. On va passer quasiment 150 jours sur l’eau et on n’en a fait que 6. Dans la voile comme dans tous les sports, il se passe plein de choses ! On va rebondir. Il faut qu’on apprenne de cette première étape.
Nous avons tenté une option, où nous n’étions pas 100% sûrs de sa finalité. Et quand le verdict tombe, c’est frustrant. C’est un coup dur pour le moral de se retrouver dernier, je n’aime pas ça (rires). Mais ça fait partie des lois du sport, c’est nous qui avons fait le choix de prendre une décision plus risquée pour essayer de recoller devant. Il faut passer à autre chose, arriver au Cap vert et préparer le bateau. Comme le dit Annie, la course va être longue, elle va être dure, il va se passer plein de choses. Le point positif de cette étape est qu’elle nous a permis d’ajuster les choses qui n’allaient pas à bord. Et si on arrive à les régler dès maintenant ça nous permettra d’avancer plus vite pour la suite. Les décisions que tu peux faire en solitaire ou en équipage sont très différentes. Je n’en ai jamais pris des aussi risqué en solitaire et aussi peu sûr de moi. Sur cette option je n’ai pas eu la bonne intuition. Sur le papier, elle était plutôt séduisante cependant, je n’ai pas pris le temps de me poser. En étant nombreux à bord, c’est compliqué d’avoir ce moment de réflexion qui est si important, on est pris dedans et on en oublie de revenir aux bases. »

En VO65, le vétéran de l’Ocean Race Pablo Arrarte a mené son équipe à la victoire lors de la première étape de la première édition de The Ocean Race VO65 Sprint. L’équipe s’est battue pendant les 48 premières heures de la course pour échapper aux conditions brutales de la Méditerranée. Ella rapidement pris de l’avance sur la flotte pour s’imposer. WindWhisper a franchi la ligne d’arrivée à 14:11:14 UTC avec un temps écoulé de 6j 01h 11min 14s. “C’était un défi de sortir de la Méditerranée en un seul morceau sans casser le bateau car nous avions beaucoup de vent – nous avons vu plus de 50 nœuds – donc c’était intense et dur“, a déclaré Arrarte. “Nous savions qu’en sortant de Gibraltar en tête, il serait plus facile de rester devant que de prendre la tête plus tard, donc avec (le navigateur) Axel Magdahl, nous avons fait un bon plan et nous l’avons exécuté et en sortant en tête, le reste de la course était bon. Ce fut une course incroyable. Nous savions que nous ne faisions que cette étape en ce moment, ce qui nous a permis de pousser fort. Je suis content que nous ayons eu ce groupe, avec une bonne expérience ainsi que les jeunes gars, et c’était génial d’être à nouveau là-bas en compétition avec les autres équipes. Nous avons vraiment apprécié.

L’équipe néerlandaise JAJO a décroché une solide deuxième place. Le skipper néerlandais Jelmer van Beek a mené son équipe à travers la ligne d’arrivée à 17:52:52 UTC pour un temps de jambe de 6j 4h 52m 52s. “Nous avons eu un peu de mal dans la première partie de la course, nous n’avons pas pu suivre les autres, mais quand nous sommes sortis de Gibraltar, nous allions de mieux en mieux, les changements de voile étaient meilleurs, nous naviguions plus précis“, van Beek m’a dit. “Nous pouvons toujours trouver un peu plus de vitesse, aller un peu plus vite, mais nous sommes satisfaits d’une deuxième place. C’est vraiment agréable d’être ici à Cabo Verde.

Une fois les deux premières places décidées, il est apparu que Mirpuri Foundation Racing Team revendiquerait la troisième position. Mais alors que l’équipe s’approchait de Mindelo, elle a annoncé qu’elle se retirerait de la première étape après avoir franchi la zone d’exclusion à deux reprises dans le détroit de Gibraltar. « … des problèmes techniques à bord nous ont empêchés de quitter la zone d’exclusion du sud de Gibraltar pour mettre en communication conformément aux instructions de course. Comme nous avons raté une marque du parcours, l’équipe a pris la décision de se retirer de la première étape de The Ocean Race VO65 Sprint 2023. Nous sommes très déçus pour cela“, a admis le skipper Antonio Fontes. « Mais l’équipage a fait un travail incroyable pour nous sortir de la Méditerranée dans des conditions très difficiles

Austrian Ocean Racing propulsé par Team Genova a complété le podium dans la nuit de samedi arrivant devant les 2 derniers Imoca. Ambersail 2 devrait arriver ce dimanche matin. Viva Mexico s’est retiré après son problème de voile et son arrêt.

IMOCA – Résultats
de la première étape

  1. Team Holcim-PRB, vainqueur de la première étape, terminé – 5j 11h 01min 59s

  2. 11th Hour Racing Team, terminé – 5j 13h 50min 45s

  3. Team Malizia, terminé – 5j 16h 35min 21s

  4. Biotherm, terminé – 6j 8h 47min 47s
  5. GUYOT environnement – Team Europe, terminé – 6j 12h 20m 37s

Classements à 01h40 UTC – 22 janvier 2023
VO65

  1. WindWhisper Racing, terminé, 5j 16h 35min 21s
  2. Team JAJO, terminé, 6j 4h 52min 52s
  3. Austrian Ocean Race – Team Genova, à 86 milles de l’arrivée
  4. Ambersail 2 , 28,6 milles du leader
  5. Viva Mexico, 690,7 milles du leader
  6. Mirpuri Foundation Racing Team – Abandon de l’ét
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The Ocean Race. Kevin Escoffier : “Le plus difficile a été de tenir le rythme et préserver le bateau !”

21 January 2023, Holcim - PRB Team, IMOCA winner of Leg 1, arrives to Cabo Verde.

C’est au cœur de la nuit cap-verdienne, à 1h01 heure locale (3h01 heure française) que Kevin Escoffier, Abby Ehler, Sam Goodchild, Tom Laperche et Julien Champolion (reporter embarqué) ont franchi la ligne d’arrivée. Ensemble, ils remportent la première étape de The Ocean Race, tour du monde en équipage avec escale. Cette première place vient récompenser le travail de toute l’équipe Holcim-PRB qui prépare avec beaucoup d’engagement ce grand rendez-vous depuis plusieurs mois.

Kevin Escoffier : « La chose la plus difficile sur cette première étape a été de tenir ce rythme en essayant de préserver le bateau. Ça peut paraitre complètement paradoxal et c’est le cas sinon nous ne ferions pas de la régate. Trouver le moyen, le rythme qui permet de tenir des moyennes élevées tout en se disant que le bateau va tenir sur de longues durées… Pendant le gros coup de vent à Gibraltar, disons que tu fais un peu ce que tu peux. L’équipage a été génial ! Pas un mot plus haut que l’autre. On a toujours été dans l’échange et la discussion. Nous avions déjà 45 nœuds de vent, j’étais en train de régler la voile d’avant et Sam sort la tête « Attention, il y a des risées à venir ! ».

Abby Ehler: « Cette victoire est vraiment incroyable ! C’est un super résultat pour l’équipe qui était à bord mais aussi pour ceux qui font le travail en coulisse, l’ensemble de l’équipe à terre ! Le bateau est une superbe machine. »

Tom Laperche. « En mer Méditerranée, nous n’avions pas beaucoup de vent au début puis nous avons géré du près avec du vent fort et je crois que je n’ai jamais eu autant de vent dans ma vie ! Il y a eu 40 voire 50 nœuds de vent très longtemps, au près… Ce sont des gros bateaux, très sécurisant mais il fallait être vigilant pour ne rien casser » raconte Tom qui naviguait pour la première fois en course à bord d’un IMOCA.

Tom Laperche : « C’est une très belle première étape. Franchement, je suis content que l’on commence comme ça cette course. Je n’avais jamais fait de course en IMOCA. Gagner comme cela, c’est assez gratifiant. Il y a du beau monde, de bons équipages sur tous les bateaux. Je retiens qu’Holcim-PRB est un super bateau. Nous avions la vitesse, l’ambiance était très bonne à bord et c’est essentiel ! C’était même en train de monter en termes de synergie. Ça va dans le bon sens ! J’ai hâte de repartir. L’objectif est d’en gagner d’autre, on verra ! »

Sam Goodchild : « C’était important pour nous de bien marcher sur cette première étape. Nous avons beaucoup de choses à optimiser, nous savons qu’il y a beaucoup de potentiel avec le bateau, avec l’équipe. C’est très excitant pour la suite. Il reste beaucoup de choses à venir, six étapes dont certaines qui comptent double. Un mot pour qualifier cette étape : intense ! Le plus dur a été le passage à Gibraltar avec 50 nœuds de vent au près ! Nous avons déchiré une voile à ce moment-là car le vent n’était pas stable. Nous avons été obligés de réparer. C’était un moment difficile mais nous nous en sommes bien sortis. »

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The Ocean Race. Victoire d’Holcim PRB devant 11th Hour et Malizia

Kevin Escoffier et son équipage à bord d’Holcim-PRB ont remporté la première étape à Mindelo en passant la ligne d’arrivée ce samedi à 3h du matin. 11th Hour Racing Team est arrivé 2h plus tard suivi de Team Malizia, troisième 5h30 après l’arrivée du premier. Le premier VO65 est attendu ce samedi.

Kevin Escoffier, tenant du titre de la course remporte la première étape à l’issue d’une course de 5 jours où son équipe a su faire les bons choix tactiques sur une étape piégeuse et engagée. Ils ont mené pendant la majeure partie de la première étape. Tout s’est joué après un intense duel de virements de bord au cours du deuxième jour de course, Holcim-PRB et 11th Hour Racing Team zigzaguant le long de la côte espagnole, se heurtant à un vent d’ouest violent qui a causé quelques dégâts à bord de Holcim-PRB. La même mésaventure est arrivé à 11th Hour Racing Team, ce qui l’a obligé à ralentir pour réparer et hisser une voile de remplacement. Cet instant a suffi à Escoffier et à son équipage pour s’emparer de la première place.

Des conditions de navigation intenses que certains à bord ont totalement découvert à l’image de Tom Laperche. « En mer Méditerranée, nous n’avions pas beaucoup de vent au début puis nous avons géré du près avec du vent fort et je crois que je n’ai jamais eu autant de vent dans ma vie ! Il y a eu 40 voire 50 nœuds de vent très longtemps, au près… Ce sont des gros bateaux, très sécurisant mais il fallait être vigilant pour ne rien casser » raconte Tom qui naviguait pour la première fois en course à bord d’un IMOCA.

Premier bateau à entrer dans l’Atlantique, Holcim-PRB a pu profiter de ce petit avantage pour prendre une avance définitive. Dans les conditions de portant vers le Cap-Vert, l’équipe était insaisissable, naviguant vite et bas. Escoffier a gardé son bateau positionné entre ses adversaires et la ligne d’arrivée, ne laissant aucune possibilité de le dépasser.

Les réparations que nous avons effectuées ont tenu“, a déclaré Escoffier. “Il y a quelques petits détails que nous allons devoir revoir. Nous vérifierons le bateau à l’arrivée, notamment l’accastillage, en raison des forts vents auxquels nous avons dû faire face en Méditerranée, mais rien de grave. Nous aurons tout le temps de tout réparer au Cap-Vert“.

Si ce magnifique démarrage ne dit évidemment rien de ce qui attend les femmes et hommes d’Holcim-PRB sur les six mois de course à venir, il rassure et vient valider un ensemble de choix techniques et humains réalisés dans le but de performer autour du monde, que ce soit maintenant, en équipage, lors de The Ocean Race ou plus tard, en solitaire lors du Vendée Globe. « Le bateau est génial. A la fois au près et au portant, au reaching, nous avons toujours été vite. C’est une première victoire sur ce nouveau bateau après un très joli Rhum en solitaire ! Ça ne présage rien, ça ne veut rien dire sur le résultat final, il y a encore beaucoup de travail derrière mais ça récompense tout le travail d’une équipe. Je suis aussi content pour nos partenaires, pour Holcim, pour PRB ! Je suis très content de commencer comme ça. On ne lâche pas la vitesse, je ne veux même pas que les autres pensent qu’ils peuvent nous rattraper à certaines allures. Quand les autres mettaient un petit coup d’accélérateur, nous remettions deux coups d’accélérateur pour montrer que nous en avions encore sous le pied ! C’était notre première navigation tous ensemble, je ne regrette pas les choix que j’ai pu faire. Ils sont tous formidables et ce sont eux qui ont allés chercher la victoire ! ».

Charlie Enright et son équipe 11th Hour Racing n’ont rien pu faire pour dépasser Holcim-PRB et se retrouvaient également sous la menace du Team Malizia qui revenait assez fort. . « C’était un match aller incroyablement difficile », a commenté Charlie Enright, skipper d’11Hour. “ Dur sur les bateaux, dur physiquement sur l’équipage. Rien que nous n’ayons vu à l’entraînement, donc ce n’était pas une surprise, mais il n’est pas surprenant qu’avec une telle prévision, vous vous retrouviez avec des dommages aux bateaux, mais maintenant nous sommes là, nous pouvons tourner notre attention aux réparations. Il y avait beaucoup de points positifs sur l’étape, le bateau est rapide et nous sommes ici deuxièmes donc au général, un bon début de course. « Nous pouvons être fiers de notre deuxième place. Le potentiel de gagner l’étape était toujours là et, bien sûr, nous aurions adoré gagner, mais deuxième est un excellent résultat sur lequel construire. Nous avons beaucoup appris sur cette étape. Nous savions que ça allait être difficile et nous savions que la compétition allait être bonne. Nous avons beaucoup appris sur eux, et nous avons beaucoup appris sur notre bateau. Nous avons trouvé plus de vitesse à Mālama au cours des deux derniers jours, ce qui est encourageant – un bon endroit où être », a conclu Simon Fisher.

Quatrième, Biotherm est parvenu à maintenir son avance sur Guyot-Environement. Les deux équipes devraient arriver dans la journée ce samedi.

VO65

Alors que les VO65 de tête ont effectué leur empannage vers l’ouest pour se rapprocher du Cap-Vert, les prétendants au podium se suivent et c’est WindWhisper Racing Team – qui mène depuis que la flotte a franchi le détroit de Gibraltar – qui devance Team JAJO et la Mirpuri Foundation Racing Team.

Nous espérons terminer au Cap-Vert samedi après-midi/soirée”, a déclaré le skipper de Team JAJO, Jelmer van Beek. “Avant le départ, certains vétérans de The Ocean Race m’ont dit que l’arrivée viendrait plus tôt que prévu, et ils ont parfaitement raison ! Même sans avoir beaucoup dormi, le temps passe vite.

Nous avons trouvé une bonne brise et une bonne rotation de vent le long de la côte africaine. Nous visons maintenant directement l’arrivée et avons dépassé Mirpuri sur le tracker. Mais beaucoup de choses peuvent encore se produire dans les dernières 24 heures ! Donc tout le monde continue à pousser le bateau“..

Classement à 02:00 UTC – 21 janvier 2023

IMOCA

1 Team Holcim-PRB, vainqueur de la première étape, 5j 11h, 01min 59s
2 11th Hour Racing Team, 51,3 milles à l’arrivée
3 Team Malizia, 20.0 miles au leader
4 Biotherm, à 255,9 milles du leader
5 GUYOT environnement – Team Europe, 281.0 miles au leader

VO65

1 WindWhisper Racing, 218.2 miles à l’arrivée
2 Team JAJO, 51,7 milles au leader
3 Mirpuri Foundation Race Team, 129,6 milles du leader
4 Austrian Ocean Race – Team Genova, 145,1 milles du leader
5 Ambersail 2, 173,6 milles du leader
6 Viva Mexico, 816,7 milles au leader

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The Ocean Race. Arrivée ce vendredi, Holcim-PRB bien parti pour l’emporter

18January 2023, Leg 1, day 4, on board Team Holcim - PRB Julien Champolion

Kevin Escoffier et son équipage Holcim-PRB réalise pour l’instant un sans faute et maintient l’écart avec 11th Hour Racing. L’écart de 40 mn devrait permettre à l’équipe de remporter la première étape à Mindelo dont l’arrivée est prévue ce vendredi dans la nuit. Les VO65 suivent la cadence des Imoca. Le VO65 Team WindWhisper poursuit la course en tête.

Sortis les premiers de Méditerranée, et malgré une déchirure sur sa grand-voile réparée depuis, l’équipage Holcim-PRB a réussi à maintenir de bonnes moyennes depuis Gibraltar suivis de près par l’équipe américaine 11th Hour. Au dernier pointage, Malizia en 3e position est revenu sur les leaders à moins de 60 milles et l’écart devrait encore se réduire favorisé par de meilleures conditions météos mais qui sera sans doute insuffisant pour espérer une meilleure place. 4e Biotherm de Paul Meilhat compte 200 milles de retard. Une place que pourrait tenter de lui prendre Guyot environnement – Team Europe. L’équipe skippée par Benjamin Dutreux contrainte de ralentir pour réparer sa grand-voile reste encore dans le jeu.

En VO65, Team WindWhisper poursuit sa domination

L’équipage de l’espagnol et quadruple participant à The Ocean Race Pablo Arrarte maitrise parfaitement son sujet. Après avoir plongé au sud-ouest dès le franchissement du détroit de Gibraltar, ils n’ont fait qu’étendre leur avance sur leurs deux poursuivants directs que sont la Mirpuri Foundation Racing Team et Team Jajo. WindWhisper a creusé son avance et est désormais 20 milles devant le bateau portugais, qui compte 8 milles d’avance sur Team JAJO.

En voyant le classement et les positions des monotypes, nul doute que l’expérience des vétérans de la course joue un rôle majeur. Derrière le trio de tête, Austrian Ocean Race – Team Genova devance les lituaniens de Ambersail 2.

À noter qu’après avoir mis sa course en pause pour réparer sa grand-voile, l’équipe Viva Mexico est repartie à 10h00 ce matin, depuis Almeria en Espagne. Ils comptent plus de 500 milles de retard, et vont devoir à leur tour franchir le détroit de Gibraltar.
Premières ETA pour l’arrivée au Cap-Vert

IMOCA – entre vendredi 23h00 et samedi 06h00.
VO65 – samedi entre 09h00 et 16h00

Rankings at 1500 GMT – 18 January 2023
IMOCA

  1. Team Holcim-PRB, 992.5 miles to finish
  2. 11th Hour Racing Team, 17.8 miles to leader
  3. Team Malizia, 75.6 miles to leader
  4. Biotherm, 107.0 miles to leader
  5. GUYOT environnement – Team Europe, 139.7 miles to leader

VO65

  1. WindWhisper Racing, 1100.4 miles to finish
  2. Mirpuri Foundation Race Team, 22.6 miles to leader
  3. Team JAJO, 31.2 miles to leader
  4. Austrian Ocean Race – Team Genova, 66.0 miles to leader
  5. Ambersail 2, 107.1 miles to leader
  6. Viva Mexico, resumed racing, 574.4 miles to leader
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The Ocean race. GUYOT environnement – Team Europe victime de quelques avaries

Charles DRAPEAU - GUYOT environnement Team Europe

Après deux jours et demi de mer dans des conditions difficiles, GUYOT environnement – Team Europe est sorti du détroit de Gibraltar ce mercredi matin et fait désormais route vers l’archipel des Canaries. Victime de quelques avaries qui lui ont fait perdre de précieux milles sur la tête de course, l’équipage franco-allemand a réussi à réparer ce matin. Au classement de 09h00, ce dernier occupait la 5e place du classement en IMOCA, à 141,9 milles du leader Team Malizia. Mais la route est encore longue jusqu’au Cap-Vert et les jeux sont loin d’être déjà faits !

Le début de la première étape de The Ocean Race 2022 entre Alicante (Espagne) et São Vicente (Cap-Vert) n’aura rien eu d’un long fleuve tranquille pour Benjamin Dutreux, Robert Stanjek, Annie Lush et Phillip Kasüske. Après une première nuit intense, « le bateau a commencé à foiler au près en direction de Gibraltar, comme l’explique Robert Stanjek, co-skipper du bateau. « On a eu du vent très fort hier. Je pense que l’on a passé huit heures dans 40-50 nœuds sous trois ris, avec un pic à 58 nœuds. Le vent est tombé à 35 nœuds au coucher du soleil », poursuit-il. Des conditions qui n’ont pas facilité la vie à bord. « L’organisation que l’on avait prévue n’a pas fonctionné lors des premières 24 heures. Je devais être hors quart et les autres devaient faire des quarts de 1h30. Mais certains ont été malades. On s’est organisés comme on a pu. On n’avait pas prévu d’avoir de telles conditions. On vient de sortir de Gibraltar et on est en train de reprendre des quarts classiques », indique de son côté Benjamin Dutreux, co-skipper de l’IMOCA GUYOT environnement – Team Europe.
Malgré une mise en place perturbée par les conditions météorologiques et la promiscuité plus difficile dans ce type de conditions vraiment particulières, tout se passe bien à bord et chacun commence à prendre ses marques. « Niveau sommeil, je suis proche de ce que je fais en solitaire, mais ça y est, on descend vers le sud. Le vent est un peu plus calé donc on va vite. C’est cool, on va pouvoir dormir un peu », avance-t-il.

Une sortie du détroit de Gibraltar tonique
La sortie du détroit de Gibraltar, dans des conditions beaucoup plus fortes que prévues, n’a pas été simple à gérer non plus. « J’ai été pas mal présent pour aider aux manœuvres. On a dû sortir le tourmentin. Il y a eu quelques dégâts sur le bateau, c’est un peu dommage car on a fait attention. On s’est arrêtés à la sortie de Gibraltar pour réparer des lattes et le trou dans la grand-voile », raconte le skipper vendéen. « C’était une super expérience de sortir avec autant de vent, dans de grosses conditions méditerranéennes. Ce n’est pas ce que l’on attendait. C’était assez dingue. On n’a pas eu de chance niveau casse et on a été obligés de rester sous trois ris pendant toute la remontée. On a aussi voulu préserver le bateau. On est à la bourre donc maintenant, c’est poignée dans l’angle ! », ajoute-t-il. Si le bateau n’a pas été à l’aise au près, une chose est sûre : le bateau a du potentiel, et il y a tout un tour du monde pour trouver des solutions.

Éviter les pièges des Canaries
Alors que l’épilogue de la première étape de la course devrait se jouer ce samedi, Benjamin Dutreux et son équipage vont tout faire pour essayer de remonter sur le peloton de tête et de grappiller quelques places au classement. Tout devrait se jouer au niveau de l’archipel des Canaries, qu’il va falloir contourner proprement en évitant les dévents et placer les empannages du bon endroit, puis à l’atterrissage sur le Cap-Vert. « Le vent va adonner. On va avoir du portant. La priorité numéro 1 : aller vite ! Les conditions vont être plutôt musclées, il va falloir envoyer de la bûche », prévient Benjamin Dutreux.

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The Ocean Race. Le point de vue de Jérémie Beyou

Après un départ spectaculaire dimanche, où les bateaux se sont envolés sur mer plate, la flotte a dû affronter une zone de transition prolongée et complexe avant que le baptême du feu – face au vent – ne commence à l’approche du détroit de Gibraltar.

Dans cette phase, la brise d’ouest a été plus forte que prévu, avec des rafales à plus de 50 nœuds et un état de la mer plus que désagréable, rendant la navigation particulièrement inconfortable. Comme l’a fait remarquer Boris Herrmann, skipper de Team Malizia, il se pourrait bien qu’à ce stade de la course, les équipes aient déjà expérimenté les conditions les plus difficiles.

Dans le monde de l’IMOCA, il y a eu comme un soupir de soulagement lorsque les cinq équipages ont réussi à traverser le détroit sans dommages sérieux et sans démâtage ou quoi que ce soit qui puisse menacer la participation d’une des équipes. Quelques voiles se sont abimées, avec notamment un trou dans la grand-voile de Holcim-PRB et un J3 déchiré sur 11th Hour Racing Team, mais pour autant que l’on sache, rien de plus grave.

L’événement le plus marquant a été la bagarre en tête de flotte entre l’équipe de Charlie Enright sur Mãlama et l’équipe de Kevin Escoffier sur Holcim-PRB. Le bateau américain a pris les commandes de la course après la transition au large de Cabo de Gata, mais il a ensuite été dépassé par Kevin Escoffier lors d’un intense duel de virements de bord près des côtes espagnoles.
Une fois le détroit franchi, les riches s’enrichissent, puisque Holcim-PRB s’est détaché dans des conditions de glisse très rapides, et les deux leaders ont mis cap au Sud, vers les Canaries, à seulement une heure d’intervalle. Team Malizia mène la poursuite en troisième position (+70 milles), l’équipage de Paul Meilhat sur Biotherm en quatrième (+96 milles), et l’équipe de Benjamin Dutreux sur Guyot Environnement-Team Europe en cinquième (+138 milles).

Parmi les nombreux skippers d’IMOCA qui ont suivi de près le déroulement de ce début de course, nous retrouvons le skipper de Charal, Jérémie Beyou, qui faisait partie de l’équipe victorieuse de Dongfeng Race Team, dirigée par Charles Caudrelier, lors de la Volvo Ocean Race 2017-18. Jérémie est impatient de participer à cette course avec son nouveau bateau, mais il se concentre désormais sur la prochaine édition dans quatre ans. Le skipper de Charal déclare que le départ d’Alicante était tout simplement magnifique avec une parfaite mise en avant des bateaux pour cette nouvelle aventure pour les IMOCA.

Ma première impression a été la même que tout le monde“, confie-t-il à la Classe. “C’était tellement bien et tellement cool de voir les IMOCA voler sur mer plate sur la ligne. Le départ était tout simplement incroyable. C’était vraiment bien que la première étape s’élance comme cela.

Jérémie affirme qu’il n’était pas trop inquiet d’un éventuel démâtage dans les conditions de vent fort de lundi car les vitesses n’étaient pas trop élevées. Les problèmes de voiles et d’accastillage étaient plus préoccupants, mais il pense que la flotte s’en est sortie sans trop de dommages à ce niveau-là.

Une flotte de cinq bateaux c’est peu, donc je pense que tout le monde croise les doigts, en espérant que la flotte reste complète jusqu’à la fin de la course,“, poursuit-il. “Je suis heureux qu’ils aient passé le détroit de Gibraltar en un seul morceau – ou presque – et que les cinq soient toujours en course.

Jérémie n’est pas du tout surpris de voir Holcim-PRB et 11th Hour Racing Team en tête. Ce sont ses deux favoris pour le classement général et appuie même sur le fait que Holcim-PRB est un bon bateau avec un équipage solide.

A propos de l’équipe de Charlie Enright, il déclare : “Je suis assez proche d’eux. J’ai navigué avec eux et je sais que le bateau est prêt. Je connais la force de l’équipage, ce n’est donc pas une surprise de les voir se battre en tête. Je sais que Charlie et Si Fi (navigateur, Simon Fisher) gèrent bien le bateau – ils connaissent The Ocean Race – et ils savent que c’est une course longue et difficile. Ils ont maintenant une bonne expérience des IMOCA et savent donc que ces bateaux peuvent être assez vulnérables dans certaines conditions. Ils ont très bien géré leur sortie de la Méd.

La grande question maintenant, alors que la flotte vole au portant dans l’Atlantique, avec une ETA à l’arrivée de la première étape à Mindelo dans les îles du Cap Vert vendredi en fin de journée, est de savoir comment chacun va gérer les îles Canaries. Avec une brise qui devrait bien se maintenir, toutes les options sont ouvertes pour ce qui est l’une des premières grandes décisions stratégiques de la course – soit laisser les îles à bâbord et se diriger vers l’ouest, soit rester plus près de la côte africaine et les laisser à tribord.

Bien qu’il y ait un danger à passer entre les îles en raison des dévents, Jérémie Beyou pense que c’est une option viable, surtout avec avec un équipage qui peut exécuter une série d’empannages nécessaires.

Je pense que passer par l’intérieur peut être une bonne idée“, déclare-t-il. “Ce n’est pas facile à faire quand on navigue en solo ou en double, mais en équipage, c’est OK de réaliser quelques empannages et d’essayer de contourner les caps et prendre l’accélération du vent à chaque fois.”

Menée par Jérémie Beyou, et avec Franck Cammas également impliqué, l’équipe Charal continue d’améliorer et de modifier son nouveau bateau que le skipper a mené à une impressionnante troisième place sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Jérémie Beyou évoque également ses ambitions d’être au départ de la prochaine The Ocean Race dans quatre ans.

Nous regardons cette course, en espérant qu’elle soit un succès et pouvoir participer à la prochaine édition”, affirme-t-il. “J’ai adoré faire la course avec Dongfeng il y a quatre ans et j’aimerais la faire en tant que skipper et pas seulement en tant qu’équipier. Je dois convaincre mes sponsors, mais si le programme est le même que celui de cette édition – ou peut-être avec moins d’escales – c’est quelque chose qui m’intéresse à coup sûr.

Tout autour de la côte bretonne et ailleurs dans l’hémisphère nord, les skippers IMOCA ont mis la cartographique de The Ocean Race dans leur liste de “favoris” sur leur ordinateur et leur téléphone et surveillent bien ce qu’il se passe. Jérémie estime qu’ils sont tous très attentifs.

Nous ne sommes pas les seuls à surveiller cela de près”, assure-t-il. “Je pense que c’est vraiment bien d’avoir cette course dans le calendrier. C’est une course fantastique. Ces bateaux sont si difficiles à mener en solitaire qu’il est bon de les mener aussi en équipage. Alors oui, tout le monde veut y participer, mais je pense que cette fois-ci, c’était un peu tôt pour des équipes comme la nôtre… mais la couverture du départ était un bon exemple de ce qu’est cette course, et de ce qu’elle sera lors de la prochaine édition – c’était quelque chose que nous n’avions jamais vu auparavant en France.

Ed Gorman (Traduit de l’Anglais)

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