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Gildas Morvan en tête

Cercle Vert
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Annulation de la manche en cours. La régate semblait alors bien engagée. Toute la flotte plongeant à terre, à l’exception de Kito De Pavant (Groupe bel) et d’Etienne Svilarich (Sogeti), poussant plein sud leur espoir de trouver la bonne veine de vent. C’était sans compter sans l’arrivée inopinée d’un système orageux qui « pompait » littéralement le fond d’air présent à la terre. Moins d’une heure après le départ, toute la flotte se trouvait à l’arrêt dans l’est de Riou, sans espoir de re démarrage. Un bref conciliabule entre Gilles Sabin, directeur de course et ses différents assesseurs épaul&e  acute;s par Richard Silvani débouchait sur une implacable conclusion : envoi du pavillon N au bateau comité, synonyme d’annulation pure et simple de la course. Le classement général de la Solo Méditerranée demeure donc inchangé. Gildas Morvan conserve une journée supplémentaire sa couronne de leader. Départ demain vers Gruissan. Premier morceau de bravoure de cette Solo Méditerranée nouvelle formule. Après les régates marseillaises et le parcours offshore entre la cité phocéenne et Cassis, les 30 Figaros Bénéteau 2 vont prendre demain à 15 heures la route de Gruissan (Aude), via les îles des Mèdes dans l’extrême Nord Est de l’Espagne. 206 milles de course en travers du Golfe du Lion très attendus par les solitaires. Tous veulent en découdre au large et la grande explication de la Solo Méditerranée va vraiment commencer.

Classements
L’ensemble des classements est disponible sur le site Internet officiel, rubrique classement : http://www.solo-mediterranee.com

Rencontre internationale au Lac de Garde

18 pieds Australiens / Sydney
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Parmi eux, des équipages australiens et américains, venus courir ce qui constitue également la deuxième épreuve du championnat du monde, après le J J Giltinan International Trophy (Australie) disputé dans la baie de Sydney en février et le North American Championship (USA), prévu à San Francisco en septembre.

Réunis pendant 5 jours, du 4 au 9 juin, la trentaine d’équipages venus de toute l’Europe (Angleterre, Allemagne, France, Suisse…mais également Danemark et Hongrie) aura le plaisir de se confronter aux meilleurs équipages mondiaux de la discipline, au rang desquels l’on peut placer en pôle position l’équipage américain d’Howie Hamelin ou celui du vétéran australien John Winning, qui a 54 ans n’a décidément pas décidé de raccrocher son vieux short usé jusqu’à la corde.

L’épreuve conjointe annuelle qui réunie à la fois championnat européen et mondial est également, pour les coureurs du Vieux Continent, l’occasion de se mettre à la page des petites astuces et réglages développés aux antipodes. L’occasion encore pour certains de recevoir le matériel qu’il y ont commandé, acheminé par le container qui transporte les bateaux australiens.

L’importance de la flotte, combinée aux conditions météorologiques attendues – soit un vent thermique de force 4-5 qui se déclenche à la même heure tous les après-midi, du fait su relief géographique – promet un spectacle grandiose et une ambiance de régate rarement réunie en Europe. Avec 4 manches programmées par jour, auxquelles s’ajoutera dans la semaine un parcours longue distance, les équipages de la Communauté auront fort à faire pour titiller les quelques équipages australiens et américains. Les Anglais, venus en force avec 8 bateaux, seront les plus à même de les inquiéter.

Barker remporte le GP de Punta Ala

Circuit TP52  2006
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Barker et son équipage se sont révélés très réguliers dans les six parcours qui ont été courus dans des conditions de vent très variables. Ils ont remporté les première et avant-dernière courses et ont toujours fini dans les dix premiers d’une flotte de 19 bateaux  très compétitifs.
 
Leur victoire dans l’avant-dernière course a conclu les débats alors que Barker et son équipe, grâce à leur modeste neuvième place, ont permis à Tuscany de garder une marge de six points sur le Mutua Madrileña de Peter de Ridder.
 

Ayant également à bord des membres d’Emirates Team New Zealand, l’équipe de Peter de Ridder a pourtant fait un parcours parfait malgré une quinzième place décevante dans la régate d’ouverture. Ils ont dominé la flotte avec quatre victoires consécutives, mais, lors de l’ultime régate, ils ont terminé à une fatale onzième place alors qu’il leur fallait être devant Warpath.

« Nous sommes tout simplement ravis ! » a déclaré Dean Barker qui était assisté de Kevin Hall à la navigation et de Terry Hutchinson à la tactique.  « Nous sommes ravis parce que tous les jours, nous avons appris quelque chose de nouveau sur le bateau et il y a encore beaucoup de marge. Tout du long, à chaque étape, nous avons été plus rapides. »

Ce n’est qu’après être arrivés directement de la fin de l’acte 11 de la Louis Vuitton Cup à Valence et le jour même de la première régate que Dean Barker et ses équipiers ont posé leur premier regard sur le nouveau plan Botin & Carkeek construit chez Cookson Boats en Nouvelle Zélande et mis à l’eau seulement fin avril.

Cette situation contraste avec la préparation idyllique de Mutua Madrileña.  Ce plan Judel & Vrolijk, mis à l’eau en Nouvelle Zélande, a quitté la base de Emirates Team New Zealand à Auckland pour une navigation de deux semaines avant d’être rapatrié par cargo à Palma de Majorque où il a démontré tout son potentiel dans les régates de Palma Vela.
 
Peter de Ridder a remporté le prix Corinthien, devant Michael Illbruck qui a mené Pinta à la troisième place du classement général avec à la tactique John Kostecki, skipper de la Volvo Ocean Race.

Le premier jour des régates a été marqué par le manque de vent et l’annulation des manches. Le parcours côtier de 33 milles, qui s’est couru le lendemain dans des vents forcissant jusqu’à 13 nœuds, a été remporté par Warpath. Les vents établis de mercredi ont permis de courir tous les parcours banane prévus sous un ciel bleu et grand soleil. Ce fut la meilleure journée de la compétition pour la flotte des TP52.  Après avoir remporté les trois parcours banane grâce à des départs parfaits,   Mutua Madrileña était à nouveau irréprochable sur le parcours côtier de 31 milles du lendemain. Pour la quatrième fois, ils ont pris le meilleur départ et avaient une longueur d’avance en l’espace de quelques minutes. Cela leur a permis de terminer le parcours au large de la marina de Punta Ala avec une avance confortable.
 
Le peu de vent, qui pour la première fois soufflait du sud-ouest à cause d’un anticyclone, promettait une dernière journée à suspens.  Le bateau britannique de John Cook, le tout nouveau plan J&V Cristabella avec Dee Smith à la tactique, menait à la première marque des deux régates et a terminé quatrième au général. Warpath avec ses première et neuvième place s’assurait ainsi la victoire finale.
 
Avec 19 bateaux pour sa première compétition de la saison 2006 de la Breitling MedCup TP52, dont dix construits cette année, la flotte a doublé le nombre de ses nouvelles unités par rapport à l’an dernier. Des bateaux comme Warpath et Pinta sont allés sur l’eau à peine sortis de « leur papier d’emballage » !

« C’est une classe fantastique et je suis convaincu qu’il nous faudra attendre au moins la fin de la prochaine compétition (Castellón, Espagne du 4 au 8 juillet) avant de connaître le bateau parfaitement. Nous avons appris ici chaque jour mais ce n’étaient que les bases du bateau. Sa sensibilité au poids et à l’allure par exemple a fait une grande différence. Et avoir de bonnes vitesses moyennes au près change énormément de choses. L’équipage a très bien géré le bateau, les gars ont vraiment fait du bon boulot. » a expliqué le navigateur de Warpath Kevin Hall.

Les graines du projet Warpath ont été semées l’an dernier pendant la Breitling Cup quand Ed Reynolds de Quantum Sails a approché Dean Barker et son équipage qui courraient pour Russell Coutts à bord de Lexus à l’époque, et leur a proposé de rejoindre le projet de Howes.
 
« Nous avons vraiment passé une excellente semaine. Nous pensions que finir dans les douze premiers serait bien vu où nous en étions avec le bateau, mais notre ambition s’est relevée à la hausse quand nous avons remporté la première course. Nous sommes quand même restés réalistes. C’est seulement après la première course de la dernière journée que nous avons commencé à réaliser que nous pouvions gagner au général. » a raconté Fred Howes de Warpath.
 
Le niveau moyen de navigation de la flotte a été exceptionnel et la plupart des propriétaires ont quitté Punta Ala avec un grand sourire, même s’ils savent le travail qu’il leur reste à faire avant le prochain événement.

Les quatre premiers bateaux au classement général sont tous des nouveau-nés dont trois sont des plans Judel Vrolijk. Très significatif pour une classe en pleine ascension, trois des quatre premiers bateaux étaient skippés par leurs propriétaires et seulement trois des dix premiers bateaux étaient skippés par des professionnels.
 
Source Breitling MedCup

Mini Fastnet, c’est parti

Départ Mini Fastnet 2006
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Après deux faux départs, Michel Quentric, le président du Comité de course donnait le départ sous pavillon noir à 13 h : les ministes n’ont pas pris le risque de la pénalité et la flotte s’est tranquillement ébranlée vers la sortie de la baie. Tandis que la majorité de la flotte a pris l’option de tirer un premier bord vers le centre de la baie, une quinzaine de concurrents choisissaient la gauche du plan d’eau, longeant la côte au plus près des cailloux. Une option commentée hier sur les pontons, à quelques heures du départ, par Bruno Jourdren sur FR Environnement nautique (549) qui venait de décrocher la première place du prologue en Série : “on a privilégié le côté gauche de la baie. À Douarnenez ça passe souvent mieux du côté gauche, c’est loin d’y aller mais une fois qu’on y est c’est payant en bout de ligne”. En fin d’après-midi, le petit air d’à peine une dizaine de nœuds avait seulement permis à la flottille de sortir de la baie ; les 97 concurrents étaient massés au large du cap de la Chèvre.
 
Bruits de ponton
Après leur dernier point météo, hier soir avant de partir, les concurrents prenaient conscience des conditions très faibles de vent qui les attendaient dans la première partie de la course. Didier Le Vourch, l’un des favoris sur Vecteur Plus (265), admettait qu’il “se sentait moins à l’aise dans des conditions très faibles”. De son côté, Peter Laureyssens et Éric Guégan, qui découvrent leur nouveau prototype Ecover (618) mis à l’eau il y a seulement une quinzaine de jours, envisageaient le petit temps avec gratitude : “On manque encore d’entraînement, notamment dans les manoœuvres, où il y a beaucoup de paramètres à gérer avec notre nouveau mât-aile et notre quille basculante. Ça sera plus confortable de prendre en main notre nouveau bateau dans 10 nœuds que dans 35”. François Duguet et Stanislas Maslard sur Crédit Agricole (417) s’attendaient, avec philosophie, à “une course longue et lente”, tandis que sur FR Environnement nautique (549), Bruno Jourdren  préconisait avec humour de “ne pas oublier la crème solaire…” mais reconnaissait se contenter volontiers d’un petit air : “ces bateaux restent plus agréables à 15-18 nœuds; je ne suis pas ministe dans l’âme et les minis ne me semblent pas adapter à du gros temps, surtout au près.” Qu’il est loin le Fastnet !
 
Pointage à 16 h 11mn 30 s, au large du cap de la Chèvre (départ à 13 h)
97 partants, non parti le Seascript of Hamble (590)
 
Catégorie PROTO (43 partants)
1 – Crédit Agricole (417) François Duguet/Stanislas Maslard
2 – Ecover (618) Peter Laureyssens/Eric Guegan
3 – Brossard (198) Adrien Hardy/Frédéric Rive
4 – Adrénaline (346) Laurent Bourgues/Ronan Jehanno
5 – Navman (284) Stanilas Delbarre/Philippe-Jacques Blaise
6 – Vecteur Plus (265) Didier Le Vourch/Aloys Le Claquin
7 – Groupe-Royer (573) Sébastien Picault/Aymeric Garrant
8 – Micromegas (159) Pierre Gedouin/Arnaud Legal
9 – RFI Marine (249) Bernard Sourisse/Laurent Josse
10 – Adoc-solution (339) Lucas Montagne/Damien Seguin
 
Catégorie SERIE (54 partants)
1 – Blue-gin (463) Fabien Baetz/Clément Baetz
2 – Les blouses roses (576) Thibault Reinhart/Nicolas de Castro
3 – Noix de Pogo (505) Eric Vautrin/Didier Boujean
4 – An-euzhvil (402) Rémi Beguin/Philippe Bourgault
5 – Orange mini (487) Mathieu Sannié/Guillaume Sannié
6 – Talentexpo.fr (479) Laurent Morisseau/Loïc Le Doyen
7 – 20 Minutes (384) Grégory Magne/Frédéric Roux
8 – Cultisol (539) Stéphane Le Diraison/Sébastien Mesure
9 – FR Environnement (549) Bruno Jourdren/Frédéric Jossier
10 – Al Dente (452) Benoit Reynis/Alix Depondt
 

Cammas remporte le Grand Prix de Trapani

Franck Cammas
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En finissant second lors de la première manche et troisième pour l’ultime régate du Trapani Grand Prix, Franck Cammas sent bien que ce Championnat Multi Cup Café Ambassador ne sera pas facile à kidnapper ! Il faut dire qu’il ne fallait pas se rater sur les départs et rendre les manœuvres très fluides pour affronter cette mer Tyrrhénienne fort agitée par un coup de vent passé avant le week-end et qui a obligé la Direction de Course à annuler les manches vendredi. Tactiquement aussi, il ne fallait pas rester bloqué sur une option qui payait au premier coup mais s’avérait catastrophique au second… Michel Desjoyeaux et son équipage renforcé par nombre de stratèges (Jean-Luc Nélias, Jean-Christophe Mourniac, Franck Citeau, Romain Attanasio) a d’ailleurs fait une démonstration d’aisance et d’intelligence pour la première manche… A contrario de Franck Cammas qui semblait prendre ses marques. Mais le skipper de Groupama 2 n’a pas mis longtemps à s’adapter aux spécificités siciliennes en claquant les trois manches suivantes. Le quatrième parcours « banane » lancé dimanche matin était en effet largement dominé par Franck Cammas qui prenait le meilleur départ et contrôlait parfaitement ses concurrents dans une brise de Nord Ouest 15-20 noeuds et une mer un peu moins agitée que la veille. Michel Desjoyeaux assurait sa place de dauphin en contrant sans répit les attaques de Frédéric Le Peutrec, à plus de vingt-cinq nœuds sous gennaker ! Sublime… La dernière manche du Trapani Grand Prix se déroulait avec une mer encore plus maniable mais un vent qui prenait du coffre jusqu’à plus de vingt nœuds. Soleil et petits cumulus de beau temps rendaient le plan d’eau sicilien magique surtout quand les trois trimarans s’élançaient à touche-touche sur la ligne de départ. Il fallait bien constater alors que ces conditions étaient particulièrement appréciées par Groupama 2 qui grignotait les mètres pour couvrir Gitana 11, obligé de virer, puis qui empêchait Géant de se recadrer au milieu du terrain. Largement en tête, Franck Cammas semblait avoir course gagnée mais c’était sans compter sur les aléas de la régate : un problème d’enrouleur de gennaker et une trinquette récalcitrante plus tard, Gitana 11 repassait à l’arraché Géant à la bouée sous le vent et s’envolait pour sa première victoire de l’année. Le bilan est donc plus surprenant qu’attendu puisque les trois trimarans ont démontré que leur potentiel est vraiment très proche dans les brises musclées, et dans ces conditions, la cohésion de l’équipage, la coordination des manœuvres et l’intelligence tactique priment. Et c’est bien Michel Desjoyeaux et son équipage qui a le plus impressionné par sa régularité et ses très beaux choix stratégiques. Franck Cammas a été plus inconstant mais toujours aussi percutant puisqu’il s’octroie trois manches sur cinq courues ! Il semble donc plus à la portée de ses concurrents que la saison passée, ce qui ne peut qu’être une bonne nouvelle pour eux. Enfin, Frédéric Le Peutrec a connu des hauts et des bas, en particulier tactiques et à cause aussi de petits soucis techniques, mais termine en beauté avec un superbe retour lors de
l’ultime manche.
Rendez-vous à Marseille lors du prochain Grand Prix du 23 au 25 juin pour une nouvelle confrontation (dans le Mistral ?) et pour voir si Franck Cammas sera ébranlé par le retour en course de Gitana 12, en fin de réparation à La Ciotat.

Classement général provisoire sur cinq manches du Trapani Grand Prix :
1- Franck Cammas (Groupama 2) 5+6+6+6 = 23 points
2- Michel Desjoyeaux (Géant) 6+5+4+5 = 20 points
3- Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) 4+4+5+4 = 17 points
4ex- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) DNC+DNC+DNC+DNC = 0 point
4ex- Paxcal Bidégorry (Banque Populaire IV) DNC+DNC+DNC+DNC = 0 point

Classement de la Multi Cup Café Ambassador
A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2), du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5) et du Trapani Grand Prix :
1- Franck Cammas (Groupama 2) : 17,5 points (10+2,5+5)
2- Michel Desjoyeaux (Géant) : 12 points (6+2+4)
3- Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) : 10 points (8+1+1)
4- Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) : 8,5 points (4+1,5+3)
5- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) : 3,5 points (2+0,5+1)

Les M2 dans le ventilateur neuchâtelois

M2 à Neuchatel
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Revenons sur une course marquée par des conditions de vent soutenues et un lac formé pour ce second week-end de régates des multicoques M2 sur le lac de Neuchâtel. Dès tôt le matin, les marins pouvaient lire 27 à 30 nœuds de vent  sur leurs anémomètres alors qu’ils quittaient leurs bouées de Grandson où les bateaux étaient amarrés. Dans un clapot bien prononcé, les M2 ont dû faire preuve de vigilance pour rejoindre la ligne de départ au large d’Estavayer-le-Lac.
Dans ces conditions, seuls sept M2 décident alors de prendre le départ en direction de Neuchâtel. Il est 11 heures, chaque bateau décide de prendre un ris dans la grande voile pour entamer une longue remontée au près.
A la première marque de parcours située à la hauteur de Neuchâtel, les quatre premiers M2 se tiennent dans un mouchoir de poche. Au terme d’une heure de navigation éprouvante pour les machines comme pour les équipiers, TILT, Orusia Xtrem Pub, Team New Wave et  Star Logistique passent la bouée en quatre minutes. Viennent ensuite Banque Piguet et Flam Gestion.
Lors de la descente au portant en direction de Granson, TILT  accélère et s’échappe du peloton de tête. A son bord, rappelons la présence de Charles Favre, ancien sélectionner olympique en Tornado, ainsi que Michel Vaucher et Alex Schneiter, tous deux grands habitués du multicoque. Au terme de 50 minutes de pur bonheur, l’équipage lémanique possède 10 minutes d’avance sur son poursuivant direct Xtrem Pub, suivi par l’excellent Team New Wave  et Star Logistique.
La seconde montée vers Estavayer-le-Lac se fait sur un lac formé, avec une bise toujours établie à 22-25 nœuds. A ce moment de la course, Team New Wave abandonne sur avarie, alors que Star Logistique renonce à continuer afin de préserver le matériel et la suite de sa saison. Banque Piguet s’empare alors de la troisième place et attaque pour revenir sur la tête de course.
Un peu avant 16 heures, TILT pulvérise le record de la régate de 57 minutes en 4h48, 18 minutes devant Orusia Xtrem Pub second en 5h06, Banque Piguet en 5h22, Banque Raiffeisen en 5h32 et Flam Gestion en 5h42. Le premier monocoque, un bateau de 36 pieds, franchit la ligne 2 heures après le dernier M2.
C’est donc un bilan très positif qui ressort de cette première série de régates en eaux neuchâteloises : deux records battus par des Ventilo M2 lors des deux classiques Bol d’Or Henry Lloyd / Banque Piguet et 100 Miles d’Estavayer-le-Lac, une nette augmentation du niveau général de la flotte et surtout l’incroyable vélocité de ces multicoques de 28 pieds, extrêmement fiables dans des conditions soutenues. A n’en pas douter, le resserrement des positions en tête du classement général du Championnat Romand M2 – Trophée Losinger laisse présager de superbes passes d’armes lors des grandes courses lémaniques du mois de juin.
Rappelons enfin que le 6 juin prochain, dès 8 heures du matin, les M2 repartiront en hélicoptère vers le Lac Léman, grâce aux prouesses techniques d’Heliswiss. Ils retrouveront alors les treize M2 supplémentaires qui avaient renoncé au déplacement à Neuchâtel, préférant s’entraîner pour les grandes classiques lémaniques du Trophée Losinger que sont la Genève-Rolle-Genève, le Bol d’Or Rolex et la Transmajestic.

Fred Duthil premier entre Marseille et Cassis

Départ de la Solo Méditerranée de Marseille
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Laurent Pellecuer, accrocheur en diable depuis le départ de la rade de Marseille, Fred Duthil, malheureux dans son premier choix tactique au large des îles du Frioul, et l’inévitable Yann Eliès se retrouvaient dans un mouchoir de poche au ras des calanques de Pormiou à négocier les bascules d’un vent perturbé et mollissant depuis le cap Croisette. Au petit jeu des dévents et des accélérations sous les risées, c’est Fred Duthil qui se glissait au vent de ses adversaires en lutte sous les falaises. Le skipper de Brossard gardait jusqu’au bout son sang-froid pour résister au retour de Caudrelier et de De Pavant sans céder au dernier coup de bluff de Morvan.
 
On connaît la chanson…
Charles Caudrelier (Bostik), Gildas Morvan (Cercle Vert) et Kito de Pavant (Groupe Bel) nous ont joué durant les trois quarts des 41 milles nautiques du parcours concocté par la Direction de course entre Marseille et Cassis, le « remake » du parcours côtier de jeudi dernier. Le scénario se présentait ce matin sous une forme identique à celui proposé en avant-première de l’épreuve, départ sous les îles du Frioul, remontée face au vent vers l’Estaque, et grand bord de portant au vent des îles, prolongé aujourd’hui jusqu’à Cassis. Gildas Morvan, très à l’aise au près, capable de serrer le vent comme nul autre devançait tout le monde à l’Estaque et se lançait dans un grand numéro d’artiste sous spi que seuls Charles Caudrelier et Kito de Pavant étaient en mesure d’imiter. Le vent toujours orienté au nord pour une quinzaine de nœuds tombait brutalement après le cap Croisette, tout en prenant de l’ouest. Il favorisait un moment les bateaux les plus au large et les retours de Laurent Pellecuer (Languedoc Mutualité), Yann Eliès et plus surprenant, de Fred Duthil dont le début de course en rade de Marseille semblait pourtant des plus laborieux. Un bon angle de vent, et « Fred » ramenait son Brossard dans le groupe de tête au large des îles du Frioul.

Un final haletant
Tout devait donc se jouer dans le dernier mille de course. 4 voiliers se présentaient au ras de la côte et entamaient un étourdissant ballet d’empannages pour s ‘échanger à tour de rôle le leadership ; Kito De Pavant, Charles Caudrelier, Gildas Morvan et Laurent Pellecuer pensaient bien alors en débattre à quatre. C’était sans compter avec les extravagances d’un vent faiblissant et rendu imprévisible par les nombreux reliefs. Fred Duthil ramenait son Brossard dans le match, refusait les duels d’empannages au ras des cailloux proposés par Caudrelier et Morvan pour plonger vers la ligne à la faveur d’une risée salvatrice. Charles Caudrelier et Kito de Pavant touchaient un peu tard une veine de vent qui les propulsait dans cet ordre sur la ligne et Yann Eliès revenu du diable vauvert, à la faveur d’un dernier coup d’intox de Gildas Morvan décalé au vent, échouait au pied du podium. Quatre bateaux en moins d’une minute sur la ligne, au terme d’un imprévisible finish ! on en redemande.
 
Ils ont dit :
 
Kito de Pavant :
« Il y a des moments où on ne maîtrise plus rien. Il fallait rester à fond sur les réglages et espérer que cela passe. Sur les derniers hectomètres, cela tournait dans tous les sens et il fallait surveiller tout le monde ! dans ces cas là, une seule recette : rester zen ! »
 
Fred Duthil :
« Je suis d’autant plus heureux ce soir que les choses étaient mal engagées pour moi ce matin avec un départ plutôt moyen ; je reviens de très loin. J’ai laissé Gildas (Morvcan), Charles (Caudrelier) et kito (De Pavant) s’expliquer à la côte. Je me suis décalé de cent mètres et cela m’a suffit à garder un peu de pression pour passer et glisser jusqu’à l’arrivée. »
 
Yann Eliès :
« Je suis moyennement satisfait. J’ai connu quelques problèmes d’électronique qui me soucient. Je reviens de loin moi aussi. J’étais 6ème à quelques encablures de l’arrivée et j’ai joué l’extérieur. J’ai cru un moment que cela passait. Je reprends deux places au final… »
 
CLASSEMENT ETAPE MARSEILLE – CASSIS

1-    BROSSARD / Frederic DUTHIL
2-    BOSTIK / Charles CAUDRELIER
3-    GROUPE BEL / Kito DE PAVANT
4-    GROUPE GENERALI ASSURANCES / Yann ELIES
5-    LANGUEDOC MUTUALITE / Laurent PELLECUER
6-    CERCLE VERT / Gildas MORVAN
7-    FINANCO / Nicolas TROUSSEL
8-    NANNI DIESEL / Pietro D’ALI
9-    ESPOIR CREDIT AGRICOLE / Christopher PRATT
10- SOGETI / Etienne SVILARICH
11- E. LECLERC / BOUYGUES TELECOM / Corentin DOUGUET
12- GEDIMAT / Armel TRIPON
13- MARSEILLE ENTREPRISES / Jean Paul MOUREN
14- SCUTUM / Gerald VENIARD
15-  MALONGO / Eric DROUGLAZET
16- BANQUE POPULAIRE / Jeanne GREGOIRE
17- NANTUCKET IV / David RAISON
18- DELTA DORE / Erwan ISRAEL
19- A. ST GROUPE / Marc EMIG
20- GROUPE CELEOS / Ronan TREUSSART
21- BANDIT MANCHOT / Alexandre TOULORGE
22- LENZE / Franck LE GAL
23- SOJASUN / Liz WARDLEY
24- VIRBAC-PAPREC / Jean Pierre DICK
25- MERCI ALBERTO / Guillaume ROTTEE
26- THEOLIA / Robert NAGY
27- SCO / Vincent VACHETTE
28- OPEN SEA II / Dominique LUNA
29- LUBEXCEL / Jean François PELLET
30- BAIKO / Antonio PEDRO DA CRUZ

CLASSEMENT GENERAL BIZUTH

1-    E. LECLERC / BOUYGUES TELECOM / Corentin DOUGUET
2-    NANTUCKET IV / David RAISON
3-    DELTA DORE / Erwan ISRAEL
4-    GROUPE CELEOS / Ronan TREUSSART
5-    THEOLIA / Robert NAGY
6-    VIRBAC-PAPREC / Jean Pierre DICK
7-    MERCI ALBERTO / Guillaume ROTTEE
8-    OPEN SEA II / Dominique LUNA
9-    LUBEXCEL / Jean François PELLET
10- BAIKO / Antonio PEDRO DA CRUZ
 
CLASSEMENT GENERAL PROVISOIRE

1-    GROUPE BEL / Kito DE PAVANT
2-    CERCLE VERT / Gildas MORVAN
3-    BOSTIK / Charles CAUDRELIER
4-    GROUPE GENERALI ASSURANCES / Yann ELIES
5-    ESPOIR CREDIT AGRICOLE / Christopher PRATT
6-    LANGUEDOC MUTUALITE / Laurent PELLECUER
7-    SOGETI / Etienne SVILARICH
8-    FINANCO / Nicolas TROUSSEL
9-    BROSSARD / Frederic DUTHIL
10- MALONGO / Eric DROUGLAZET
11- NANNI DIESEL / Pietro D’ALI
12- SCUTUM / Gerald VENIARD
13- E. LECLERC / BOUYGUES TELECOM / Corentin DOUGUET
14- GEDIMAT / Armel TRIPON
15- BANQUE POPULAIRE / Jeanne GREGOIRE
16- MARSEILLE ENTREPRISES / Jean Paul MOUREN
17- NANTUCKET IV / David RAISON
18- BANDIT MANCHOT / Alexandre TOULORGE
19- GROUPE CELEOS / Ronan TREUSSART
20- A. ST GROUPE / Marc EMIG
21- DELTA DORE / Erwan ISRAEL
22- LENZE / Franck LE GAL
23- THEOLIA / Robert NAGY
24- SOJASUN / Liz WARDLEY
25- VIRBAC-PAPREC / Jean Pierre DICK
26- MERCI ALBERTO / Guillaume ROTTEE
27- SCO / Vincent VACHETTE
28- OPEN SEA II / Dominique LUNA
29- LUBEXCEL / Jean François PELLET
30- BAIKO / Antonio PEDRO DA CRUZ

Groupama mène le Grand Prix de Trapani

Groupama au Grand Prix de Trapani
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Il fallait prendre de bons départs et ne pas se rater sur les virements de bord, une manœuvre à priori facile sur mer plate, mais très technique avec ces vagues de plus d’un mètre cinquante, très courtes. Ces deux paramètres ont joué énormément sur le cours des trois parcours « banane » lancés dans un vent de Nord Ouest qui était perturbé par des grains. A l’image de la première régate qui a vu arriver un monstrueux nuage provoquant une grosse bascule… et des rafales à plus de 25 nœuds qui obligeaient les trois équipages à prendre un ris rapidement. 
Le premier parcours était magistralement mené par Michel Desjoyeaux (Géant) qui s’emparait de la tête de la flotte dès le coup de canon et jouait ensuite superbement les rotations du vent : un bord de près à gauche, le suivant à droite, le dernier au milieu ! Bravo aux stratèges de Géant qui ont compris ce plan d’eau à bascules, très particulier. Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) était moins à l’aise sur ce premier parcours puisqu’il laissait passer Franck Cammas (Groupama 2) en partant seul sur le mauvais côté du plan d’eau au mauvais moment : un vent qui mollit et qui refuse, et voilà le trimaran vert qui s’octroie la place de dauphin. Mais avec une brise qui se calmait après ce gros grain noir, le plan d’eau sicilien était plus « propre » mais toujours aussi agité par cette mer courte et chaotique. Impérial, Groupama 2 partait lancé en bout de ligne et déroulait sa course avec sérénité alors que derrière, le duel Géant contre Gitana 11 était intense : les passages de bouées étaient très chauds et il a fallu attendre le dernier portant pour être certain que Michel Dejoyeaux devançait Frédéric Le Peutrec. Echaudé par cette bataille, Gitana 11 avait à cœur de reprendre le commandement, ce qu’il fit avec maestria au départ de la troisième et ultime manche du jour. Mais avec une brise moins soutenue et une mer qui commençait à s’aplatir progressivement, Franck Cammas claquait la course avec une bonne marge d’avance sur Frédéric Le Peutrec, lui-même à l’aise face à Michel Desjoyeaux. En tous cas, cette première journée du Trapani Grand Prix montre que les dés sont loin d’être jetés sur ce terrain de jeu assez complexe tactiquement et surtout très agité. Dimanche devrait voir deux manches au moins se suivre avec des conditions moins perturbées : un vent de Nord Ouest d’une quinzaine de nœuds et une mer assagie.

Classement général provisoire sur trois manches du Trapani Grand Prix :
1- Franck Cammas (Groupama 2) 5+6+6 = 17 points
2- Michel Desjoyeaux (Géant) 6+5+4 = 15 points
3- Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) 4+4+5 = 13 points
4ex- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) DNC+DNC+DNC = 0 point
4ex- Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) DNC+DNC+DNC = 0 point

Les Décision 35 à la Genève-Rolle-Genève

Grand Prix Chopard
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Un magnifique spectacle attend les amateurs qui souhaitent venir admirer les évolutions des huit multicoques de compétition D35 et quelques 250 autres bateaux que regroupe la course. Le positionnement des bouées, relativement proches des berges, permettra aux férus de voile, néophytes ou spectateurs en tous genres, de venir admirer les équipages en pleine action.
 
En tête du classement du Challenge Julius Baer, rappelons que c’est le catamaran ALINGHI d’Ernesto Bertarelli qui mène actuellement le bal. Talonné de près par OKALYS, de Nicolas Grange et CADENCE, de Jean-François Demole, ALINGHI aura fort à faire pour prendre de l’avance au classement général.
 

100 Mini pour un prologue

Le britannique Phil Sharp
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Quel plateau ! Chez les "Série", comme chez les protos, les favoris ne manquent pas. Commençons par les "Série" où le skipper en forme du moment n’est autre que Pierre-Yves Lautrou :  2e de la Select, 1er du Trophée Marie-Agnès Péron, Lautrou se méfie néanmoins de certains duos : "Bruno Jourdren reste un sacré client", dit-il. Associé à un autre Carantécois, Frédéric Jossier, qui s’est offert le luxe de remporter en réel et en compensé la première étape du Tresco Trophée, Jourdren espère franchir la dernière macrhe du podium avec son Pogo 2 "Fr Environnement Nautique" (2e du Min-Fastnet 2005).
 
Pas de "Tam-Tam" au départ
Toujours en Pogo 2, le duo Le Diraison-Mesure ("Cultisol") a des atouts dans son jeu. "Il y a également un jeune portugais qui vient de l’olympisme, Francisco Lobato, dont on n’a pas fini d’entendre parler. N’oublions pas non plus  David Sineau et son "Bretagne Lapins" ", ajoute Pierre-Yves Lautrou
Présente au départ du Trophée Marie-Agnès Péron avec son "Tam Tam", Karen Leibovici ne sera pas sur la ligne du Mini-Fastnet dimanche. En effet, après des soucis de pilote automatique, la tourdumondiste s’est retrouvée la nuit sur les cailloux près de la pointe du Raz. Malgré des safrans cassés, elle a réussi à se sortir de cette mauvaise posture. Mais le bateau a souffert.
 
Manuard-Finot : chacun son plan
Chez les protos, la bagarre promet d’être superbe entre les plans Manuard et Finot. Raoul Cospen (1er Select), qui fere équipage avec Elodie Riou, aura du fil à retordre avec le "Vecteur Plus" de Didier Le Vourc’h (1er du TAM) associé à Aloys Claquin. Le Slovène Kristjan Hajnsek n’aura pas de mal à faire avancer son plan Manuard "Adria Mobil" puisque l’architecte-coureur Sam manuard sera à ses côtés. Très attendu aussi, le tout nouveau proto du "Belge Volant" : Peter Laureyssens, vainqueur Transat 6.50 2005 en Série, fera équipe avec Eric Guégan sur "Ecover".
 
Anticyclonique
La Franco-Allemande Isabelle Joschke, elle, a changé de monture pour naviguer sur le proto d’un Américain, Clay Burkhalter, tandis que le 3e de la Transat 6.50 en Série, Ronan Deshayes va embarquer sur le proto de Tanguy De Lamotte. Autres clients sérieux, François Duguet (" Skipper Challenge Crédit Agricole"), Adrien Hardy ("Brossard"), voire Alex Thomson, skipper du 60 pieds "Ugo Boss", qui vient s’essayer sur une coque de noix. A signaler aussi le retour dans cette série de Marine Chombard de Lauwe. Après une courte parenthèse sur la Transat ag2r, Marine, qui sera accompagnée de son père, revient sur son Pogo 2 "Esprit 93"
Mais, en Série comme en Protos, ce Mini-Fastnet s’annonce lent. La faute à un anticyclone qui a (enfin diront les terriens !) pris ses aises sur nos côtes : "On va avoir du petit temps, des petits airs, analysait hier Bruno Jourdren. Peut-être un peu de thermique pour le départ, mais pas au large. En Manche, il n’y aura pas de vent. Et sans vent, les premiers ne seront pas là avant samedi prochain".
 
Philippe Eliès
 
Le programme
 
– Aujourd’hui samedi : prologue en baie de Douarnenez (départ à 14 h 30).
– Dimanche : départ à 12 h pour 700 milles sans escale qui séparent Douarnenez du phare du Fastnet, en passant par le chenal du Four, les îles Scilly et la pointe de Land’s au sud de l’Angleterre.

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