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Cap sur la grande bleue

Tour de France à la Voile 2006
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Avec deux podiums (deuxième et premier), TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHYERES semble vouloir annoncer la couleur avant d’entamer la deuxième partie du parcours sur son terrain de prédilection, la Méditerranée. Au classement général, il gagne une place pour s’intercaler en 7ème position, 20 points derrière CÔTES D’ARMOR. L’autre grande équipe méditerranéenne, DÉFI PARTAGÉ MARSEILLE, passe quant à elle à côté de cette dernière journée de course en Atlantique. L’équipage de Thierry Bouchard termine 22ème de la première course et abandonne la seconde après avoir touché une bouée. Il parvient néanmoins à rester en tête du général 8,5 points devant ILE DE FRANCE qui, même s’il remonte au contact du leader, rate une belle opportunité de s’emparer du Spi Rouge.

La performance du jour est peut-être signée MER MONTAGNE – LES SAISIES – INSA. L’équipage étudiant, skippé aujourd’hui par Romain David, remporte la première manche devant deux grandes pointures, TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHYERES et JOE FLY SAILING TEAM : ‘nous avons pris un très bon départ et nous sommes allés chercher le courant un peu plus fort au large. Cela a payé assez rapidement. Nous avons pu contrôler la course sans faire d’erreur. Nous sommes vraiment très heureux d’avoir gagné une manche du Tour de France à la Voile. Ce n’est pas tous les jours qu’un équipage étudiant s’impose devant les pros’.

Même explosion de joie chez les Hyérois, pourtant plus habitués à la victoire. ‘Nous avons eu un début de TFV difficile donc faire une journée entière en tête de la flotte est une véritable délivrance pour tout l’équipage, confie Tugdual Becquemie, barreur de TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHYERES. Cela nous rassure sur les capacités du bateau, de l’équipage, des voiles, etc. C’était une journée idéale pour gagner, avant le début des manches en Méditerranée. Nous avons vu aujourd’hui avec DÉFI PARTAGÉ MARSEILLE qu’il est possible de perdre rapidement des points. En Méditerranée les ralliements seront moins longs mais il y aura d’avantage de parcours banane, donc autant de chances de gagner des points’. À l’exception des Hyérois, la performance des équipages professionnels est effectivement en demi-teinte. ILE DE FRANCE termine 17e et 7e, JOE FLY SAILING TEAM 3e et 16e, le leader DÉFI PARTAGÉ MARSEILLE perd 19 points au profit des Franciliens… Seul MATONDO CONGO – Route de l’équateur sauve l’honneur avec une place de 11e et un podium. Notons également que l’équipage d’ESPOIRS AQUITAINS remonte d’une place au général (16e) après avoir terminé second de la deuxième manche du jour.

Les concurrents du Tour de France à la Voile ont maintenant trois jours pour faire le bilan de cette première partie en Manche et en Atlantique, avant de poursuivre le parcours en Méditerranée. Aujourd’hui, les Mumm30 seront grutés pour être convoyés par la route jusqu’à Saint-Cyprien, dans les Pyrénées Orientales, où débuteront les premières manches le 21 juillet prochain.

Source Tour Voile

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Nouvelles couleurs pour Eric Drouglazet

Eric Drouglazet portrait
DR

Qu’est ce que La Solitaire Afflelou Le Figaro évoque pour toi? Quels sont tes meilleurs souvenirs sur cette épreuve ?
« Quand j’étais gamin, je suivais les exploits des Péan, Poupon, Gahinet. C’était déjà une course de légende. Ensuite, j’y ai connu des  moments exceptionnels –notamment en 2001 ou j’ai gagné l’épreuve mais aussi des échecs. Et puis c’est une course reconnue dans le milieu.
Les meilleurs moments c’est évidemment quand tu gagnes ! L’arrivée à Hendaye en 2001 (victoire d’étape et au général, ndlr) reste un moment unique, c’est là où je suis né ; c’est là où il fallait faire quelque chose. Je me souviens aussi d’une arrivée sur Santander où  j’avais fait les dernières 24h seul devant avec Jean le Cam pour finalement le battre de 7 minutes. C’était quand même la référence du circuit. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que je pouvais gagner cette course"

Comment t’es tu préparé à cette édition ?    
" J’ai déjà la chance d’avoir le bateau. On a fait un gros chantier cet hiver pour l’optimiser et Bernard Mallaret de Delta Voiles lui a préparé un nouveau jeu de voiles. Par ailleurs, je suis content que PIXmania.com m’ait accordé leur confiance pour cette Solitaire. C’est une belle entreprise que j’ai envie de satisfaire afin, pourquoi pas, de continuer ensemble. C’est une motivation supplémentaire ! Avec un sponsor, on est plus serein et on est plus performant. D’ailleurs je remercie eol de prendre en main la gestion de ce projet car ça me laisse du temps en plus pour bosser sur la météo et la tactique plutôt que sur les finances et la logistique… Globalement, le bateau va donc bien et j’ai pu voir dans le sud que j’étais dans le match. »

Justement, comment s’est passé ton début de saison en Figaro  (Transat AG2R, Solo Med) ? Pas trop dur en l’absence de partenaire principal ?
« L’AG2R s’est moyennement passée car le budget n’était pas bouclé. Toutefois, ça s’est très bien passé humainement avec Armel [Tripon], et je ne regrette pas cette aventure. Le problème quand tu n’as pas de sponsor, c’est  que tu tombes dans une spirale négative, car tu essaies plus de boucler ton budget que de faire un résultat, ce n’est pas la même motivation. Sinon sur la Solo Méditerranée, j’étais avec mon bateau, que je connais, qui est très bien préparé, et là au niveau du résultat cela s’est ressenti, j’étais plus performant, notamment sur le Grand Prix de Porquerolles où je me suis bien classé sauf à une manche. »

Que penses-tu du parcours 2006 ?
« C’est un parcours assez classique, mais pas facile pour autant. La première étape va être très tactique entre Cherbourg et Santander ne serait ce qu’au début sur le contournement de la pointe bretonne. Entre le courant, les rochers et les passages à niveaux [au moment des bascules de marées], il ne faudra pas s’endormir ! Sur ce genre d’étape, il est possible qu’il y ait de forts écarts à l’arrivée. Y’aura un coup à jouer sur cette étape qui, à mon avis, est la plus compliquée. Entre Santander et St Gilles croix de Vie, c’est une remontée assez classique à travers le golfe de Gascogne. Sur le papier c’est une étape simple, peut être la moins dangereuse. A voir. La troisième étape [entre St Gilles et Dingle, en Irlande] sera une course de marathoniens, avec sans nul doute du vent et de la mer à gérer avant d’arriver en Irlande dans un coin ou on ne va pas souvent. Mais il est possible qu’il y ait des écarts importants si ça souffle dès la Bretagne sud. Enfin la dernière ressemble un peu à la troisième étape, avec un risque de baston. Y’aura pas trop de côtier, on va arriver sur Concarneau par le large, et y a des chances pour qu’on soit groupé ! »

Quelles sont tes ambitions sur cette édition ?
"Gagner ! Je viens pour ça en sachant toutefois que, rentrer dans les 10 premiers est extrêmement difficile, mais le bateau va vite, et j’ai envie de gagner pour    ce nouveau sponsor. Sur le papier, j’ai pas de handicap matériel et je suis super motivé : c’est clair, je vise le podium !

De qui faudra-t-il se méfier ?   
"De la pétole ! Non plus sérieusement, il n’y a pas de concurrents qui me font peur, il ne faut pas se planter, c’est tout. Les dix – quinze ténors du circuit  ont leur chance."

Source Pixmania.com

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Le Tour en transhumance

Démâtage Mumm 30 Tour de France à la Voile
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Les premières équipes d’assistance technique étaient au rendez-vous dès 6 heures ce matin à la jetée Est du Port de Plaisance de Royan pour procéder au grutage des bateaux. ‘L’opération prend environ deux heures, explique Sébastien Guerra, qui s’occupe de l’Assistance Technique pour l’équipage belge de T SERVICE INTERIM – RÉGION DE BRUXELLES – CAPITALE. Il faut d’abord démonter les haubans, puis rejoindre la zone de grutage pour démâter le bateau et le sortir de l’eau. Nous emballons ensuite le mât avec un film plastique car pendant le convoyage, il sera installé sous le bateau et il faut le protéger d’éventuelles projection de goudron ou de gravier qui pourraient l’endommager’.

Une fois le Mumm30 installé sur la remorque, le camion est prêt à partir pour un trajet de 600km vers Saint-Cyprien. ‘Il faut pas mal d’anticipation pour organiser le transfert par la route, explique la Directrice de Course, Christine Briand. Les équipages doivent déposer leur parcours auprès des différentes Préfectures concernées car il s’agit d’un convoi exceptionnel. Ils n’ont donc pas le droit d’emprunter les autoroutes. De notre côté, nous avons obtenu une dérogation auprès de la DDE de Saintes pour éviter la voiture pilote à chaque convoi de bateau, mais en tant qu’organisateur de la course, nous avons surtout un devoir d’information auprès des concurrents pour que les opérations se déroulent en toute sécurité’.

Si le convoi des Mumm30 par la route prend rarement plus de 10 heures, les concurrents disposent cette année d’une journée supplémentaire pour rejoindre la Grande Bleue. L’occasion de soigner leur monture et le cas échéant de panser les plaies avant la remise à l’eau à Saint Cyprien et les premières régates en Méditerranée vendredi 21 juillet.

Source Tour Voile

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Le Team Julbo fait son blog !

Blog Julbo
Blog Julbo

Avec le tout nouveau blog du Team Julbo, place à l´interactivité et à la communication avec les sportifs équipés par Julbo.

L´internaute peut ainsi partager les moments de vie des riders du Team, réagir à l´actualité et échanger avec d´autres adeptes du Team, notamment grâce aux commentaires que l´on peut laisser sur chaque billet.

Toute la vie intime du Team Julbo sera ainsi relayée au travers du blog sur www.julbo-blog.com

Le Team Julbo:
Franck Cammas : voile
Armel Le Cléac´h : voile
Bertranc de Broc : voile
Gitana Team : voile
ENV : voile

Hélène Barrière : Kite surf
Fabienne d´Ortoli : kite surf
Sylvain Hoceini : kite surf
Bruno Sroka : kite surf
Jérémie Eloy : kite surf
Thomas Coquelet : kite surf
Julien Sudrat : kite surf

Les frères Moussilmani : windsurf
Aurélien le Metayer : windsurf

Mike Horn : aventure

Brynild Vullin : snowboard
Laurent Besse : snowboard
Antonin Lieuthagi : snowboard

Alexander Huber : escalade
Thomas Huber : escalade
Amélie Delfino : escalade
Lynn Hill : escalade
Loic Gaydioz : escalade
Catherine Destivelle : escalade

Christophe Dumarest : alpinisme
Patrick Gabarou : alpinisme
ENSA : alpinisme

Stéphane Dan : ski
Enak Gavaggio : ski
Yvan Lataste : ski

Fabien Brusson : Raid
Karine Baillet : Raid
Team TSL La Clusaz : Raid
Team Raid Mercantour : Raid
Team wilsa sport HellyHansen : Raid

Soul Flyers : Chute Libre

Simon Masi : VTT
Muret : VTT
Team Roue D´Or : VTT
Alexandre Ballaud : VTT

www.julbo-blog.com

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Georges Leblanc bientôt chez les cousins Français !

Océan G.Leblanc première sortie sous voiles
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L’équipe de convoyage du Magregor-Smith de 65 pieds devrait donc toucher terre bientôt en tenant compte d’une ETA autour de la nuit de samedi ou la matinée de dimanche si Éole veut bien collaborer, ce qui ne semble pas avoir été le cas jusqu’à maintenant.

Parti de Gaspé depuis le 30 juin, ce voyage fût non seulement l’occasion de tester le bateau mais également de faire vivre à des profanes leur première traversée de l’Atlantique. Et aucun doute,  le marin de Lévis en banlieue de Québec sait susciter l’engouement pour la voile par l’expérimentation. Or, il semble que le baptême de feu fût de taille. Mer croisé, vagues généreuses, brouillard et mal de mer furent le lot quotidien d’une équipe de convoyage dénuée d’expérience mais courageuse et surtout désireuse de se mettre en jambe. Additionnez  à cela une  ascension au beau milieu de l’Atlantique jusqu’à la troisième barre de flèche pour réparer une drisse récalcitrante et on comprend tout de suite que les nouveaux marins en ont eu pour leur argent.

L’équipe de course rejoindra maintenant Georges Leblanc aux cours des prochains jours pour un autre convoyage, cette fois-ci vers la ville de Dinard d’où partira le 23 juillet prochain la Dinartica, course aller-retour entre cette dernière ville et les îles de Lofoten en Norvège et auquel le navigateur Québécois prendra part.

Daniel Lévesque, à Québec

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Derek Hatfield annonce son retrait de la Velux 5 océans.

Open 60 Spirit of Canada
DR

Changement majeur à l’agenda. C’est en effet avec résignation que le skipper canadien Derek Hatfield a annoncé le retrait définitif de sa participation à la Velux 5 Océans. Les raisons évoquées sont en notamment un retard considérable dans la construction du bateau dû essentiellement à des engagements contractés par certains membres de l’équipe de main-d’œuvre. Incidemment, nombre d’entre eux sont présentement affairés auprès du syndicat China team  participant à la coupe de l’América.

Par contre, la mise à l’eau du bateau se fera bel et bien cet été. Les travaux de peinture devraient débuter bientôt et sa sortie des ateliers de Colbourg dans la province Ontarienne est maintenant prévu pour le milieu ou la fin d’août. Suivra ensuite un intensive période d’entrainement sur le grand lac Ontario, véritable mer intérieure ayant toute les caractéristiques d’un environnement océanique si l’on fait exception de l’eau qui y est douce.

Les gens de la Velux sont pour leur part évidemment très déçus et c’est tout à fait compréhensible a dit le principal intéressé qui a même reçu un appel de Sir Robin Knox-Johnston, qui du beau milieu de l’Atlantique, tenait absolument à savoir pourquoi le skipper canadien ne serait pas de la course. On se rappellera sans doute de la performance du Canadien lors de la dernière édition de l’Around Alone, ancêtre de l’actuelle Velux 5 océans. Ce dernier avait alors terminé troisième de sa catégorie des 40 pieds et ce malgré une avarie majeure subi dans la région du pacifique sud. On comprendra alors mieux le désarroi de ceux qui espéraient revoir le skipper canadien dans cette course.

Le skipper réoriente donc sa trajectoire en direction de la transat Jacques-Vabre 2007, de la transat anglaise et de la Québec-St-Malo 2008.

Ces épreuves constitueront autant de test au cours desquelles Derek et son Spirit of Canada peaufineront les réglages et maximiseront le voilier en vue du plat de résistance que sera le Vendée-Globe 2008.

Daniel Lévesque

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Verra-t-on l´ACC N°100 ?

Teamgeracts
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Outre la question de savoir à quelle équipe appartient ce numéro, il est intéressant de savoir si l’ACC N°100 verra le jour dans cette édition de la Coupe et à qui il pourrait être alloué.

Jusqu’à présent, neuf Class America de nouvelle génération sont sortis, jusqu’à SUI 91, le dernier connu en date. Mais de nombreuses équipes doivent lancer la construction d’un premier ou d’un second nouveau bateau : Victory Challenge (premier nouveau bateau), Areva Challenge (premier), China Team (premier), Alinghi (second), BMW ORACLE Racing (second), Luna Rossa (second), Emirates Team New Zealand (second), Desafío Español 2007 (second), Mascalzone Latino-Capitalia Team (second).

Si cette liste se confirme, alors nous atteindrons le numéro 100. D’autres équipes telles que Shosholoza et +39 Challenge avaient émis la possibilité de réaliser un second bateau. Si c’était le cas, cela porterait le chiffre à 102.

Qui portera le numéro 100 ? Les pronostics vont à Alinghi. Car en tant que Defender, l’équipe ne dispute pas la Louis Vuitton Cup, et dispose de davantage de temps l’année prochaine pour réaliser son second bateau.  Lors des deux précédentes Coupes disputées en Nouvelle-Zélande, le Defender a toujours reçu le dernier numéro de voile émis. Cela dit, lorsqu’il était encore challenger, la politique d’Alinghi a été de construire assez tôt ses deux bateaux, pour avoir le temps de les faire évoluer… Les Suisses pourraient adopter la même stratégie.

Même si l’on atteint l’ACC n°100 lors de cette 32e édition de l’America’s Cup, ce chiffre ne reflète pas la réalité en terme de Class America existants ou ayant navigué. Le 13 n’a jamais été attribué (superstition oblige) et une dizaine de numéros de voile ont été donnés pour des bateaux qui ont été détruits ou dont la construction n’est jamais allée à terme.

Sur les 80 ACC (environ) qui existent toujours, plus d’une douzaine naviguent actuellement dans cette campagne de la Coupe en tant que bateaux d’entraînement et de test. Un grand nombre d’entre eux ont été réaménagés pour faire du charter. D’autres sont en exposition ou ont servi de promotion pour les équipes de la Coupe ; deux d’entre eux (ITA 25 et USA 23) font partie de la collection du Boston Museum of Fine Art et ont été exposés l’année dernière.

Atteindre le chiffre 100 est déjà un exploit pour ces bateaux exclusivement dévolus à l’America’s Cup. Les 12 Mètre, les anciens bateaux de la Coupe, ont été plus nombreux encore. Mais ce chiffre est moins significatif, car la classe existait déjà depuis 51 ans lorsqu’elle a été choisie pour l’America’s Cup (le premier mentionné sur le site de l’association de classe a été construit en 1907). Sous le règne de la Coupe, cette même association fait référence à 73 unités, sachant que de nombreux autres 12 Mètre ont été utilisés comme bateaux d’entraînement.

Source ACM

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Franck Cammas fait un sans faute à Portimao

Victoire de Cammas à Portimao
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Musique ! Franck Cammas peut être fier de son Grand Prix du Portugal à Portimao. Non seulement il remporte le titre en gagnant toutes les manches mais il est également mathématiquement assuré d’être sacré Champion Multi Cup Cafe Ambassador lors grand rendez-vous à Fécamp (8-10 septembre)… Véritable chef d’orchestre des six manches d’aujourd’hui, il a joué la partition des départs en maestro et dans ces brises pianissimo, a fait résonner la corne d’abondance à chaque arrivée ! Menant à la baguette et tambour battant les bords de près pourtant délicats à prédire en raison d’un vent souffreteux, il a toujours creusé l’écart sur les portants : au final, il a mené de bout en bout les six régates, passant toutes les bouées en tête…

Certes, Groupama 2, dernier né des trimarans Orma, possède un léger plus en terme d’évolutivité (virement de bord) et de relance (sortie d’empannage) mais le différentiel est vraiment très faible et ne suffit certainement pas à expliquer cette domination sans faille. Les autres équipages ont du pain sur la planche pour être plus agressifs lors des phases de départ puisque Franck Cammas n’en a raté qu’un sur six manches et en a gagné trois ! Or, en prenant tout de suite l’ascendant, avec en sus la capacité à trouver rapidement le bon réglage, Groupama 2 s’échappait inexorablement dès les premières encablures. Comme le plan d’eau était un peu bloqué côté tactique du fait que les virements étaient très pénalisants et que la brise, une fois établie, était très stable, le fait de se retrouver en tête dès le premier près était l’assurance de la gagne. Franck Cammas n’a laissé aucune miette à ses trois concurrents et Gitana 12, s’étant montré un peu moins rapide dans ces conditions météorologiques mollassonnes, n’a jamais pu inquiéter les autres trimarans, sauf une fois lorsque Michel Desjoyeaux et Loïck Peyron faisaient du match-racing.

Peyron prend l’ascendant
Les deux prétendants au trône de dauphin ont d’ailleurs souvent joué au chat et à la souris, laissant Groupama 2 dérouler tout seul ses manches : Gitana 11 et Géant ont donc fait cavaliers seuls pour se marquer et se démarquer, crescendo au fil des manches. A l’image de la dernière « banane » de dimanche où, dès le départ, Loïck Peyron rejetait Michel Desjoyeaux au près, qui virait de bord, suivi par Gitana 11, entraînant un nouveau virement de bord de Géant, qui tapait un tribord à Gitana 11, qui revirait dessous… et tutti quanti ! Reprenant l’avantage sur le premier près, Michel Desjoyeaux voyait fondre sur lui Loïck Peyron lors du deuxième près, et Gitana 11 empêchait Géant de virer de bord pour enrouler la marque au vent, et Loïck Peyron pouvait ainsi reprendre l’ascendant… Les deux équipages se sont bien battus mais en ont peut-être oublié que « seule la victoire est jolie » !

Rendez-vous du 8 au 10 septembre à Fécamp
Reste encore un Grand Prix à Fécamp (8-10 septembre) qui verra aussi le retour de Pascal Bidégorry sur Banque Populaire IV : Franck Cammas ne cache pas sa volonté de réaliser le Grand Chelem sur le Championnat, un résultat jamais obtenu par qui que se soit sur le circuit Orma depuis sa création en 1996 ! Mais l’opposition sera forte, surtout si la brise est au rendez-vous, et même si le classement du Championnat Multi Cup Café Ambassador est quasiment acquis. Gagner des manches, c’est avant tout gagner en confiance et se focaliser sur l’objectif. Et à ce jeu, Groupama 2 n’a pas encore trouvé de quoi être déstabilisé. A Michel, Loïck, Pascal et Thierry de chercher à effeuiller les lauriers du sacre de Franck…

Réactions de Franck Cammas (Groupama 2) :
« Content ? Content de gagner une nouvelle fois en Grand Prix, de réaliser le Grand Chelem et de remporter le Championnat bien sûr ! Mais il nous reste encore une épreuve à disputer. La concentration est de mise jusqu’au bout car nous avons très envie d’être performants à Fécamp et de finir en beauté. Mais il est vrai que si nous faisons le calcul, nous n’avons plus grand-chose à craindre. Cela nous permettra de prendre encore plus de plaisir à Fécamp.
Nos concurrents se sont très vite convaincus de ne pas venir nous embêter, ce qui, c’est sûr nous simplifie la tâche. En régate, on fait toujours des bêtises mais on doit en faire moins que les autres. D’être devant permet d’être plus serein !
Dans ces conditions de petit temps, très changeantes, les choses ne sont jamais acquises à l’avance. Il est alors d’autant plus important de rester concentré. L’équipage réalise un super travail avec une petite mention pour notre nouveau tacticien, Gildas Philippe, et pour Franck Proffit à la navigation, car dans les petits airs, les départs et les choix de bons bords sont primordiaux ! »

Classement général sur six manches du Grand Prix du Portugal :
1- Franck Cammas (Groupama 2) 1er+1er+1er+1er++1er+1er = 36 points
2- Loïck Peyron (Gitana 11) 2ème+3ème+2ème+2ème+2ème+2ème = 29 points
3- Michel Desjoyeaux (Géant) 3ème+2ème+3ème+3ème+3ème+3ème = 25 points
4- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 4ème+4ème+4ème+4ème+4ème+4ème = 18 points

Classement de la Multi Cup Café Ambassador
A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2), du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5), du Trapani Grand Prix (coefficient 1), du Grand Prix de Marseille (coefficient 1) et du Grand Prix du Portugal-Portimao :
1-Groupama 2 (1er+1er+1er+1er+1er) 27,5 points
2-Géant (3ème+2ème+2ème+2ème+3ème) 19 points
3-Gitana 11 (4ème+3ème+3ème+3ème+2ème) 15,5 points
4-Banque Populaire IV (2ème+4ème+DNC+DNC+DNC) 12 points
5-Gitana 12 (5ème+5ème+DNC+4ème+4ème) 7,5 points

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Alain Gautier le plus rapide à Douarnenez

Alain gautier vainqueur du Défi Petit Navire
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Alain Gautier sur Foncia remporte le Défi Petit Navire 2006
Ce matin, le vent était aux abonnés absents et c’est à 16 heures 30 que le comité de course autorisait les premiers départs, donnés juste devant la digue. Les concurrents ont donc disposé d’une heure et demi pour tenter de battre le record du trimaran Foncia. Difficile cependant pour eux d’approcher les 6 minutes 18 du bateau d’Alain Gautier, d’autant que son plus féroce concurrent, le multicoque 60 pieds Brossard, devait regagner le port du Rosmeur après avoir endommagé sa grand-voile. Pour son unique sortie officielle avant la Route du Rhum, Alain Gautier remportent la cinquième édition du Défi Petit Navire. Venu a Douarnenez notamment pour tester les modifications apportées à son bateau qui sort tout de même de six mois de chantier, le vainqueur du Vendée Globe 1991 et de la Solitaire du Figaro 1999 peut être rassuré.

Quand le “boucher se fait tailler”
Jusqu’à 19h03, hier soir, Sylvain Hoceini détenait le meilleur temps de la catégorie Kitesurf avec ses 9 minutes 5 secondes. Avant de débuter les compétitions de Windsurf, il y a 20 ans puis le Kitesurf, il y a un peu moins de 10 ans, Sylvain Hoceini était boucher. Un métier qui lui vaut aujourd’hui le surnom de “The butcher” : « C’est peut-être aussi parce que, plus jeune, j’avais une pratique parfois extrême de mon sport. J’adore naviguer quand les conditions sortent de l’ordinaire. Avec le Défi Petit Navire, je suis servi ». En deux éditions, le Kitesurfeur est devenu un aficionado de l’épreuve douarneniste : « J’ai d’abord participé au Grand Prix Petit Navire qui a lieu chaque année au mois de mai. J’ai découvert une organisation fantastique. Le Défi, c’est de la vraie longue distance. Quand tu coupes la ligne d’arrivée, tu es vraiment rincé, surtout en fin de journée quand le vent monte et que, pour nous, les conditions sont idéales, même si elles sont parfois un peu aléatoires. Il faut être au bon endroit au bon moment ». C’est ce qu’a su faire Olivier Dansin qui, avec une moyenne de 21,69 nœuds remporte, le Défi Petit Navire dans la catégorie kitesurf, dès sa première participation. Une vraie performance lorsque l’on sait que le jeune homme de 15 ans devance largement les planchistes (Aurélien Le Metayer – 18,75 noeuds) les engins de vitesse (Naviouest- 15,38 noeuds), les monocoques 60 pieds (VM Matériaux – 15, 28 nœuds) et, plus impressionnant encore, le multicoque 50 pieds Crêpes Whaou 2 (21,16 nœuds).

Les résultats du Défi Petit Navire 2006 après 223 runs disputés

Les cinq meilleurs temps du Défi Petit Navire 2006
1 – Foncia (Alain Gautier) (multicoque 60 pieds) 6’18’ (28,57 nœuds)
2 – Team Brossard (Yvan Bourgnon) (multicoque 60 pieds) 6’28” (27,84 nœuds)
3 – Foncia (Alain Gautier) (multicoque 60 pieds) 6’34” (27,41 nœuds)
4 – Team Brossard (Yvan Bourgnon) (multicoque 60 pieds) 6’35” (27,34 nœuds)
5 – Team Brossard (Yvan Bourgnon) (multicoque 60 pieds) 6’40” (27,00 nœuds)

Les trois premiers toutes catégories confondues
1 – Foncia (Alain Gautier) (multicoque 60 pieds) 6’18’ (28,57 nœuds) (multicoque 60 pieds)
2 – Team Brossard (Yvan Bourgnon) (multicoque 60 pieds) 6’28” (27,84 nœuds) (multicoque 60 pieds)
3 – Olivier Dansin 8’18” (21,69 nœuds) (Kitesurf)

Les vainqueurs par catégorie

Multicoque 60 pieds
Foncia (Alain Gautier) (multicoque 60 pieds) 6’18” (28,57 nœuds)

Multicoque 50 pieds
Crêpes Whaou 2 (Franck-Yves Escoffier) (multicoque 50 pieds) 8’28” (21,16 nœuds)

Monocoque 60 pieds
VM Matériaux (Jean Le Cam) (monocoque 60 pieds) 11’47” (15,28 nœuds)

Windsurf
Aurélien Le Metayer 9’36” (18,75 nœuds)

Kitesurf
Olivier Dansin 8’18” (21,69 nœuds)

Engins de vitesse
Naviouest (Pierre Duprez) 11’42” (15,38 nœuds)

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Championnat du monde de Formule 18 à Hyères : La victoire échappe d´un fil aux Français

Mondial F18 Hyères 2006
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Un peu d’air, un tout petit peu d’air. Cette semaine, les 152 concurrents ont tricoté avec une brise évanescente qui n’a pas dépassé les 10 nœuds. Sur les 18 nations représentées, l’Allemagne remporte finalement le titre mondial 2006 avec les frères Sach qui ont survolé les finales.
 
Du côté des trois équipages du Nissan Hobie Cat Pro Team, les Australiens se sont montrés réguliers tout le championnat. Quatrièmes des sélections, ils signent eux aussi de très belles finales avec 1 victoire et deux manches de 3e. Ils perdent de peu leur titre mais terminent seconds et confirment leur aisance cette année en Hobie Tiger. « Nous sommes vraiment très contents de cette dernière journée. Nous avons réalisé des départs fantastiques et je pense que nous avons très bien navigué. Cela a été un championnat difficile avec peu de vent mais cela nous a réussi aujourd’hui. »  conclue le barreur « Bundy » qui enchaîne dès samedi prochain avec Glenn sur le Championnat d’Europe de Tornado en Allemagne.
 
Les Français Jean-Christophe Mourniac et Philippe Mourniac y ont cru, et il y avait de quoi. Ils occupaient hier la tête du classement provisoire après d’excellentes phases de sélections. Sur 6 manches disputées, ils ont empoché une victoire et n’ont jamais terminé en dessous de la 5e place. Les finales se présentaient donc bien. Mais ce 14 juillet ne leur a pas souri. Toujours très peu de vent et surtout du clapot « les pires conditions pour nous » précise Franck Citeau « nous n’avons pas pu nous extraire de la flotte aux départs, à la différence des autres jours, et nous n’avons pas réussi ensuite à appliquer notre stratégie. Nous sommes déçus, bien sûr, nous avions fait les choses bien, proprement, nous terminons 4e du mondial pour la troisième année consécutive » Même son de cloche pour le barreur Jean-Christophe Mourniac « Nous savions ce matin que les conditions n’étaient pas favorables. Mais c’est le jeu, il ne faut rien regretter.»
 
Pour les tornadistes espagnols, Fernando Echavarri et Antón Paz, ce mondial était lui aussi bien parti avec une victoire dès le premier jour. Mais la logique veut que les meilleures places soient au final occupées par des spécialistes de la série qui naviguent depuis de nombreuses années en F18. Si Fernando et Antón sont les n°1 mondiaux en Tornado (catamaran olympique), il leur faudra encore accumuler quelques « heures de vol » en Hobie Tiger pour rivaliser avec les meilleurs. « Le premier jour, dans une brises plus soutenue, nous avions la bonne vitesse et nous avons remporté une manche. Le vent n’a ensuite pas dépassé 8 à 10 nœuds et notre manque d’expérience en Tiger nous a forcément manqué. Ce championnat était bon pour nous comme pour tout le team, nous devons encore travailler pour jouer avec les « tops » de la série » confie Fernando.

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