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The Ocean Race. Guyot à Halifax, Holcim-PRB reçoit son mât

Gauthier Lebec / Charles Drapeau / GUYOT environnement - Team Europe

A l’issue de cette quatrième étape, trois équipes se tiennent en un point au classement général. Holcim-PRB a récupéré son nouveau mât alors que Guyot-Environnement est arrivé à Halifax.

Paul Meilhat et son équipe Biotherm ont complété le podium de cette étape 4 qui a vu le démâtage de 2 bateaux, Holcim-PRB et Guyot Environnement. L’équipe de Kevin Escoffier, Holcim-PRB a récupéré son nouveau mât et le bateau qui est sur un cargo devrait arriver 4 jours avant le départ de la prochaine étape, coefficient 2, qui sera donné le dimanche 21 mai. Il reste encore leader au classement général avec un point d’avance devant 11th Hour et Malizia. L’équipage embarquera Charles Caudrelier qui, en attendant la fin de chantier de son Ultim, retrouve l’Ocean Race qu’il a a gagné sur Dong Feng Racing en 2017-2018 avec Kévin. Ils seront épaulés par Abby Ehler et Sam Goodchild. Yann Riou sera le mediaman. ” J’ai donc fait appel à Charles Caudrelier, qui sera le navigateur à bord. J’ai choisi Charles parce que c’est quelqu’un que je connais très bien, qui est très motivé et qui a une grande expérience sur The Ocean Race. Ensemble, nous communiquons bien et il pourra apporter beaucoup en termes de performance sur le bateau. Je pense que nous sommes tous les deux passionnés par la technique et la performance. Nous sommes aussi dédiés à 200% au sport. Et ça, c’est quelque chose que j’apprécie énormément. Nous avons commencé à travailler sur la météo et échangé sur les réglages de pilotes, les polaires….” raconte Kevin Escoffier.

L’imoca Guyot-Environnement est arrivé à Halifax après plus de 5 jours de navigation sans mât sous gréement de fortune et au moteur ravitaillé par un cargo en mer qui lui a vendu 100L de diesel. Le bateau devrait revenir par cargo au Danemark et espère participer à la 6e étape.

Positions / points de la quatrième étape 4

  1. 11th Hour Racing Team – 5 points
  2. Team Malizia – 4 points
  3. Biotherm – 3 points
  4. GUYOT environnement – Team Europe – course suspendue
  5. Team Holcim-PRB – abandon de l’étape – 0 point

Classement The Ocean Race (jusqu’à la quatrième étape)

  1. Team Holcim-PRB — 19 points
  2. 11th Hour Racing Team – 18 points
  3. Team Malizia — 18 points (les ex-aequo sont départagés par le classement des In Port Race Series)
  4. Biotherm — 13 points
  5. GUYOT environnement – Team Europe — 2 points
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Guyader Bermudes 1000 race. Jérémie Beyou : “La saison s’annonce intense !”

Charal - arrivée Guyader Bermudes 1000 : François Van Malleghem | Guyader Bermudes 1000 Race

Le duo Jérémie Beyou et Franck Cammas sur Charal a terminé 2e à seulement 26 minutes de Thomas-Ruyant et Morgan Lagravière. Il y a de la frustration mais l’envie aussi de voir les chose spositivement pour cette première course de reprise et la première course en Imoca pour le bizuth Franck Cammas.

Le binôme Jérémie Beyou-Franck Cammas, attendu au tournant pour leur première course de la saison et leur première en étant associés tous les deux, n’ont pas quitté la tête de la course. Ils se sont livrés un sacré mano-à-mano avec For People, skippé par Thomas Ruyant et Morgan Lagravière. Au passage du mythique rocher du Fastnet, seulement 2 minutes et 47 secondes les séparaient de leurs rivaux ! La suite est impressionnante : une descente pendant des heures à près de 30 noeuds dans l’Atlantique jusqu’au waypoint « Trophée Région Bretagne » à défier l’entendement. Une démonstration qui illustre que la classe IMOCA a changé de dimension. Des moyennes à couper le souffle et à obliger les deux skippers et le mediaman, Maxime Mergalet, à s’adapter tant bien que mal aux chocs, aux vibrations imposées par cette vitesse. Jérémie et Franck ont profité de ce bord pour prendre les commandes de la course avant de se faire dépasser en contournant le dernier point de passage (le waypoint Gallimard).

Jusqu’au bout, ils se sont évertués à revenir sur les leaders. La victoire s’est jouée dans un mouchoir de poche puisque seulement 26 minutes les séparaient de For People au moment de franchir la ligne. Thomas Ruyant a d’ailleurs déclaré : “ça a été une sacrée bataille face à Jérémie et Franck qui sont deux références. On leur a tenu la dragée haute et eux aussi”.

À l’issue de cette course à haute intensité, les enseignements sont nombreux pour l’ensemble de l’équipe. Cette 4e édition de la Guyader Bermudes 1000 Race souligne avant tout les progrès réalisés depuis la mise à l’eau du bateau, l’an dernier, et la pertinence du chantier particulièrement conséquent qui a été réalisé cet hiver. Elle prouve aussi que le duo Beyou-Cammas, qui n’avait jamais été associé ailleurs que sur la Volvo Ocean Race, fait déjà des étincelles.

Franck, qui disputait sa première course en IMOCA et s’amusait de sa condition de bizuth, a mis à profit les mois de travail auprès du team depuis la construction du bateau. Jérémie, lui, prend toujours un peu plus la mesure de son monocoque. Lui qui a été sur le podium de toutes les courses l’an dernier, dont une 3e place à la Route du Rhum, démontre que sa progression est continue. L’équipe va redoubler d’efforts pour poursuivre sur cette lancée. Bientôt, elle prendra la direction de Cascais, au Portugal, pour s’entraîner. De quoi continuer à progresser et aspirer à la victoire durant les prochaines échéances de la saison.

Les réactions à chaud

Jérémie Beyou : “Il y a un peu de frustration mais ça reste une 2e place et on sait qu’on fera mieux la prochaine fois ! Il y a plein de détails sur lesquels ils (Thomas Ruyant et Morgan Lagravière) ont été un peu mieux que nous. À partir du Fastnet, nous avons eu deux trois pépins techniques qu’on a essayé d’étaler puis ça s’est un peu empiré après la bouée « Trophée Région Bretagne » et ça ne nous a pas aidé. Il s’agit de la première course de la saison et ça laisse augurer une saison intense. Tout au long de la course, ça a été hyper serré et ça rend le jeu passionnant. Si on revient à chaque fois sur des courses qui sont aussi dures et engagées, c’est qu’on y trouve à chaque fois notre compte !“

Franck Cammas : “Être mécontent d’une 2e place, c’est bon signe dans une équipe ! Ça aurait vraiment été dommage de ne pas faire cette course parce qu’elle était hyper intéressante. J’en ai profité pour découvrir pas mal de choses pour mon bizutage d’IMOCA. Ce n’est pas très confortable mais c’est super intéressant. Les bateaux sont assez complexes à régler et il y a toujours des choses à trouver pour avancer plus vite. Jérémie manœuvre comme un chef et a été très bon tout au long de la course. Je pense qu’on commence à bien connaître la machine même si on a appris encore énormément de choses. Ça nous laisse une petite marge de progression !”

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Guyader Bermudes 1000 race. Victoire de For People devant Charal

For People, le nouvel Imoca de Thomas Ruyant a remporté la Guyader Bermudes 1000 race et la surprise après un duel intense face à Charal. Une première sortie en course et une première victoire pour Thomas Ruyant en duo avec Morgan Lagravière.

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière se sont imposés ce jeudi à Brest dans la quatrième édition de la Guyader-Bermudes 1000 race sur un parcours de 1 300 milles en Atlantique, venté et tonique. IIs devancent de 26 minutes Charal mené par le duo Jérémie Beyou et Franck Cammas au terme de 4 jours, 7 heures et 15 minutes d’une lutte de tous les instants.

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière peuvent savourer cette victoire. Gagner sa première course quelques semaines après une mise à l’eau n’est pas anodin. FOR PEOPLE s’impose avec la manière, avec sous sa ligne de flottaison seulement 5 sorties de réglages, face à un redoutable duo Beyou-Cammas, à bord d’un Charal, plan Manuard de 2022, bien avancé dans son optimisation. Autant dire que le plan Koch-Finot Conq, fruit d’un attelage d’architectes original pensé et voulu par Thomas lui-même, en a sous la pédale. Vainqueur de surfs de vitesse, auteur de la meilleure distance parcourue sur 24 heures, 491,6 milles, et vainqueur en temps réel, FOR PEOPLE impressionne jusqu’à ses navigateurs, qui n’ont qu’une hâte, poursuivre son optimisation et enchainer avec le programme de la saison, dès juillet prochain avec la Rolex Fastnet Race.

Ils ont dit :

Morgan Lagravière
« On gagne sans s’y attendre ! Ce n’est que ma troisième navigation à bord ! C’est fou ! Devant Jérémie (Beyou) et Franck (Cammas) de surcroit, et leur Charal très affuté ! Ce fut comme une Solitaire du Figaro, avec de nombreux changement de sections. On a connu de belles vitesses, plus de 30 noeuds, et surtout, on s’est régalé avec Thomas. Il a mis en place une super stratégie, une super trajectoire. J’étais dans mon rôle de performer. Cette combinaison a de nouveau parfaitement fonctionné. On a eu des conditions difficiles, toutes les allures et beaucoup de près dans du vent et de la mer. Le bateau reste dur, très exigeant. Il faut vraiment être dessus en permanence. Mais on sait désormais sur quoi travailler. On termine « cramés » On a tout donné, mais quel bonheur et quelle belle aventure humaine ! »

Thomas Ruyant
« Quelle belle semaine avec ce super bateau ! On le découvre et il ne cesse de nous surprendre. C’est une superbe machine, peut-être un peu moins violente que LinkedOut. Mais il remplit toutes les cases de son cahier des charges. Au delà même ! On n’a pas encore trouvé toutes les manettes. Il nous reste donc du travail mais pour un début, gagner après seulement 5 sorties d’entrainement, c’est énorme! La bagarre avec Charal a été superbe. Momo et moi avons retrouvé nos automatismes et nos réflexes de la Jacques Vabre 2021 après seulement deux sorties ensemble. C’est une belle satisfaction pour toute l’équipe. Sam (Goodchild) et Antoine (Koch) arrivent sur FOR THE PLANET pour compléter le podium. C’est ce genre de résultat que nous attendions, mais pas aussi vite. On va désormais entrer dans la finition des détails, et parler performance. »

Thomas Gavériaux – Directeur Général de TR Racing – FOR PEOPLE AND PLANET.
« Je suis très impressionné par la capacité de notre équipe FOR PEOPLE AND PLANET à trouver si rapidement les manettes et les commandes de leurs voiliers respectifs. FOR PEOPLE n’en est jamais qu’à sa 6ème sortie, et Sam Goodchild était encore très récemment dans les mers du Sud sur The Ocean Race. Nos deux duos Thomas-Morgan et Sam-Antoine sont dès cette première sortie officielle parfaitement dans le coup. C’est une belle reconnaissance pour toute les équipes de TR RACING – FOR PEOPLE AND PLANET qui ont fait un magnifique travail de préparation. C’est aussi la preuve du bien fondé de nos choix dans le montage de ces équipes. »

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The Ocean Race. Victoire à domicile pour 11th Hour devant Malizia : “C’était absolument sauvage !”

L’équipe américaine skippée par Charlie Enright remporte cette 4e étape et réalise une bonne opération au classement. Malizia termine2e à 30 minutes du premier. La course de The Ocean Race est relancée.

Biotherm est encore à 170mn de l’arrivée et devrait terminer 3e. L’équipage Guyot Environement qui a démâté la veille a réussi à récupérer du gazoil avec l’aide d’un cargo pour pouvoir rallier un port et faire l’inventaire des dégâts.
Cette étape a laissé des traces avec 2 démâtages et des avaries de voile pour Biotherm. On saura dans les jours qui viennent qui ser aau départ de la prochaine étape et dans quel état les bateaux seront pour finir ce tour du monde.

La victoire de l’étape place désormais l’équipe américaine 2e au classement général de la course, à seulement un point des leaders du classement général Holcim-PRB représentant la Suisse, et à égalité de points avec l’équipe allemande, Team Malizia. 

L’équipage à bord de Mālama, pour cette étape comprenait le skipper Charlie Enright (RI, USA), le navigateur Simon Fisher (GBR), les régleurs Francesca Clapcich (ITA) et Damian Foxall (IRL), et un membre de l’équipage des médias, Amory Ross (RI, États-Unis).

Au cours des 17 jours de course, l’équipage a dû faire face à de multiples transitions de systèmes météorologiques et des derniers milles avec 12 heures à plus de 40 nœuds, des rafales à plus de 50 nœuds, l’équipe était épuisée, mais exaltée, alors qu’elle montait sur le quai de Fort Adams. Un Enright clairement épuisé  “ C’était absolument sauvage ! C’était comme si c’était scénarisé », a-t-il commenté avec un sourire radieux. “ Quelle belle journée pour arriver à Rhode Island, avec une brise marine de sud-ouest , et avoir autant de monde sur l’eau pour nous accueillir à la maison et ici sur le quai de Fort Adams. Les dernières 24 heures ont été les plus longues de ma vie, et nous avons négocié des conditions vraiment difficiles, mais au cours des 17 derniers jours, nous avons poussé à 100% chaque jour et chaque nuit. Cela a été incroyablement difficile, mais je ne voulais pas qu’il en soit autrement », sourit-il.

La navigatrice olympique italienne et championne du monde, Francesca Clapcich : « Cette arrivée est tout simplement géniale ! C’est notre port d’attache, c’est donc une victoire incroyablement spéciale pour 11th Hour Racing. C’était notre heure”, sourit-elle à travers des yeux rouges et crus. “C’était notre moment de gagner. Nous avions travaillé trop dur pour ne pas y arriver; nous avons dû exécuter. L’équipe à terre a parfaitement préparé le bateau avant notre départ, et c’était notre travail de le faire là-bas. C’était notre moment de gagner et nous l’avons fait.

Après une étape océan Austral incroyablement difficile, où l’équipe a terminé troisième des quatre équipes restantes [Guyot Environnement – équipe Europe a abandonné à quatre jours du départ de Cape Town], l’équipe ressentait la pression de réaliser une bonne performance. Le navigateur Simon Fisher a déclaré : « J’aurais aimé que cela arrive un peu plus tôt, mais une victoire ici dans notre ville natale de Newport ne pourrait pas être un meilleur résultat.  Nous avons eu une étape difficile au Brésil, et l’océan Austral était vraiment difficile, mais la façon dont toute l’équipe s’est mobilisée à Itajaí, tout le monde a travaillé si dur, était super positif et optimiste, et tout le monde croyait que nous pouvions le faire. C’était juste agréable de pouvoir suivre sur l’eau .

Parlant des démâtages de deux équipes dans cette étape, Fisher a commenté : « C’était dévastateur d’entendre la nouvelle des démâtages de Guyot et d’Holcim car nous avons un immense respect pour le talent à bord des deux bateaux. Nous sommes ravis de gagner, mais vous voulez toujours gagner contre les autres gars sur l’eau. Je leur souhaite le meilleur et je sais qu’ils seront de retour sur l’eau dans les plus brefs délais.

Damian Foxall, vétéran marin hauturier avec plus de 450 000 milles marins à son actif, a été appelé à monter à bord de Mālama au cours de cette étape, prenant un court congé sabbatique de son travail de jour en tant que responsable du programme de développement durable de l’équipe. « C’était une belle opportunité pour moi de rejoindre une si belle équipe sur l’eau, et notre bateau a vraiment été conçu pour ce type d’étape », commente-t-il. « Cela dit, ça a été difficile ces derniers jours et j’ai travaillé dur pour garder le tout ensemble, mais nous avons réussi ! 

Lorsqu’on lui a demandé s’il échangerait un rôle de développement durable à terre contre de la voile à temps plein, il a ri : « Dois-je choisir ? Gagner sur l’eau montre que nous pouvons créer un changement dans tous les aspects de ce que nous faisons dans l’industrie maritime, que ce soit dans la construction de bateaux ou avec les matériaux que nous utilisons – et que ce n’est pas un compromis. De toute évidence, il y a des défis, et c’est pour cela que nous sommes ici. De la même manière, lorsque nous avons des défis sur l’eau, nous cherchons toujours des solutions et trouvons de meilleures façons de faire les choses – c’est la même chose pour nous à terre du point de vue de la durabilité », a-t-il conclu .

Le membre de l’équipe média, Amory Ross, « En équipe, c’est un moment que nous attendions depuis longtemps. Nous avons parlé de gagner des étapes et de gagner cette course depuis le tout début. Donc, à bien des égards, on a l’impression que nous sommes exactement là où nous devrions être. Cela étant dit, il y a un élément supplémentaire de fierté, de joie et d’exaltation à être le premier bateau à rentrer à Newport, la maison de Charlie et moi, et la maison de nos sponsors, 11th Hour Racing .

Réfléchissant à la course entre Malizia, deuxième, Ross a commenté: « Vous pouviez voir que nous avions tous les deux nos forces et nos faiblesses, et ce genre de bras de fer constant était vraiment intéressant et vraiment excitant. Nous avons eu de bons jours, et nous avons eu de mauvais jours, et c’était terrifiant d’arriver sur le fil ici parce que la nuit dernière, avec 27 ou 28 nœuds de vent arrière – c’est une de leurs forces et un peu un talon d’Achille pour nous . Nous étions dans le contre-la-montre, espérant être allés assez loin à l’ouest et au nord et dans des conditions de près plus légères, ce qui est notre force. C’était un combat jusqu’au bout . »

Attendant avec impatience la suite de la course, Skipper Enright a déclaré : « Nous sommes maintenant à un point de la tête, et il y a tout à jouer avec beaucoup de points encore disponibles. Nous allons bien et nous avons maintenant montré que nous pouvions gagner. Il s’agit simplement de prendre une jambe à la fois et de faire le travail », a-t-il conclu.

Classement général au mercredi 10 mai 2023 2045 UTC : 

5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.

Remarque : l’étape 3 était un double pointeur

1. Team Holcim – PRB – 19 points (5+5+5+4+0)

2. Équipe de course de la 11e heure – 18 points (4+3+3+3+5)

3. Équipe Malizia – 18 points (3+2+4+5+4)

4. Course Biotherm – 10 points (2+4+2+2+à confirmer)

5. GUYOT environnement – Team Europe – 2 points (1+1+0+0+0)

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Mini en mai. Abandon de la moitié de la flotte

Ils étaient 100 à prendre le départ de cette Mini en mai et ont été servis avec des conditions musclées. La moitié de la flotte a décidé d’abandonner a près 24h de course. Il y a eu 3 démâtage et les sauveteurs en mer sont intervenus à plusieurs reprises.

Yves le Blevec, directeur de course : “La situation globale est que le vent a été beaucoup plus fort que ce qui était prévu, nous nous sommes fait piégés par la météo. Nous attendions 30 nœuds dans les rafales, nous avons eu 35 nœuds établis, ce qui a levé une mer importante sur tout le plan d’eau. La progression au près a donc été compliquée. Les difficultés se sont accumulées dans un laps de temps très court et quasiment la moitié de la flotte a abandonné. L’organisation des secours s’est mise en place pour ceux qui en avaient besoin, Les Sauveteurs en Mer – SNSM sont intervenus pour plusieurs coureurs. L’organisation de dernière minute pour accueillir les coureurs à La Trinité-sur-Mer et à Lorient s’est très bien déroulée, grâce aux concurrents qui se sont fortement mobilisés. Tous sont maintenant sains et saufs, au sec dans un port.
Il reste actuellement 56 Ministes encore en course, ils naviguent super bien. Les premiers approchent de l’Occidentale de Sein dans 25 nœuds établis et une mer formée. Tous les concurrents rencontreront ces conditions à la pointe bretonne, ce sera ensuite du vent soutenu sur le bord de portant jusqu’au Pertuis charentais. La remontée vers La Trinité-sur-Mer devrait être plus estivale.”
A 16H ce mercredi, Frérots Branchet était en tête suivi de Carlos Manera.

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Mini en Mai. Bon départ pour les 100 bateaux

SNT - Mini en Mai

Le départ de la Mini en Mai 2023 a été donné ce mardi à 11h00 en baie de Quiberon . Organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT), la 9e Mini en Mai est un peu chamboulée par les conditions météo : vent et grains au départ puis des conditions un peu molles sur la fin du parcours.

Yves le Blevec, le directeur de course, a donc annulé son parcours en baie fétiche, qui fait habituellement office de prologue à cette course le long des côtes atlantiques, et a réduit le parcours, remplaçant le passage de BXA par un waypoint plus au nord. Les premiers sont attendus vendredi matin.

A 21h00, différentes options ont été choisies par les marins dans un vent soutenu. De nombreux abandons sont déjà à déplorer pour différents problèmes techniques : avarie de gréement, de safrans ou de pilote, démâtage… La nuit va être sportive pour les concurrents encore en course avec le passage du raz de Sein dans des conditions de mer très formée.

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The Ocean Race. Benjamin Dutreux : “C’est un coup dur pour une petite équipe comme nous”

The Ocean Race 2022-23 - 9 May 2023, Leg 4. GUYOT environnement - Team Europe dismasted in the North Atlantic as they were crossing a weather front, 600nm away from Newport.

La dernière nuit a été très dure pour la flotte IMOCA qui naviguait à 600 milles de Newport et dont une dépression violente a entrainé le démâtage de Guyot Environnement skippé par Benjamin Dutreux et des dégâts sur Biotherm.

Benjamin Dutreux joint à la vacation : “On a eu 40-45 nds de vent. On a essayé de gérer mais le mât est tombé. Il y a trop de vent pour l’instant pour mettre en place un gréement de fortune. C’est un coup dur. Tout le monde a fait beaucoup d’effort pour être au départ de cette étape. Je n’ai pas de mot. Ce n’est pas facile de rejoindre Newport. C’est compliqué. Cela fait 2 étapes que l’on abandonne. C’est dur. Le travail ne paie pas. Le moral n’est pas au top. On s’est donné à fond et finir comme cela à 2 jours de l’arrivée. On a du mal à trouver la raison. Il nous restait encore 1h pour traverser le frond froid. On a eu 40nds en moyenne. L’état de la mer était dure mais pas insurmontable. On était 3 ris sans voile devant pour rester le plus safe possible. On a entendu un gros boom. Le mat est tombé. Je ne sais pas comment l’expliquer. On n’a pas pris énormément de risque. C’est arrivé vite et brutalement. La prochaine étape est de rejoindre Newport, faire l’inventaire des dommages et voir ce que l’on peut faire. Ce n’est pas facile pour une petite équipe comme nous.”

L’équipage mené par Benjamin Dutreux, qui n’a pas été blessé lors de l’accident, s’est activé pour sécuriser le bateau puis sauver ce qui pouvait l’être. A présent, avec l’aide de son équipe à terre, il étudie les solutions pour rallier la côte mais les mauvaises conditions météorologiques sur zone ne lui facilitent pas la tâche.

« Cela faisait déjà cinq-six heures que le vent oscillait entre 35 et 45 nœuds. On était dans un mode « safe », hyper conservateur. On essayait de trouver l’angle le moins éprouvant pour la machine mais ça tapait fort malgré tout dans les vagues. Les conditions n’étaient toutefois pas si violentes. Pour preuve : on arrivait à se reposer », détaille le Sablais qui était à la bannette au moment de l’avarie afin de recharger un peu les batteries avant de déclencher un virement de bord dans le front. « A un moment, le bateau a tapé dans une vague plus forte que les autres et le mât s’est brisé en plusieurs parties. Ça a fait un gros bruit. On est sortis à l’extérieur. Tout était dans l’eau », détaille le skipper dont le premier réflexe, après s’être assuré de la bonne santé de ses membres d’équipage, a naturellement été de sécuriser le bateau. « Rapidement, il a fallu agir. Voir ce qu’on pouvait garder et en même temps ce qu’on devait couper parce que le mât était en train de commencer à perforer la coque et de traîner dans le foil. Très vite, on aurait pu se retrouver dans une situation très délicate. On a récupéré les outriggers, la bôme, le radar et quelques petits éléments comme ça. Malheureusement, on a perdu les voiles, le mât et les câbles »,déplore le marin. La suite ? « La situation n’est pas simple. On aimerait bien aller jusqu’à Newport au moteur mais actuellement les conditions sont très mauvaises. Au près, sous gréement de fortune, il apparaît en effet difficile de rallier l’état de Rhode Island », explique le marin qui étudie, avec son équipe à terre, les différentes options qui se présentent à eux. Dans l’immédiat, deux solutions semblent envisageables : rejoindre le port d’Halifax, au Canada, ou se faire assister d’un bateau remorqueur jusqu’aux Etats-Unis. « Pour l’instant, aucune décision n’a été prise. On va définir ça aujourd’hui », termine Benjamin Dutreux.

Devant, Paul Meilhat sur Biotherm a subit également la dépression : ” On a passé toute la garde-robe du bateau en terminant 3 ris sans voile d’avant pendant 5 à 6 heures. On a eu 57 nds à l’anémo qui ont cassé à la fin. On a abimé notre J2 qui est inutilisable. Il y a beaucoup de mer et pas beaucoup de vent. On essaie d’arriver le plus tout possible à Newport. La mer est très cassante et courte. Cela tape fort.”

Boris Herrmann : « Je suis triste pour Guyot qui avait tout fait pour reprendre à course. Je ne pense pas que les mâts soient en cause mais la façon dont on y fait attention. Je suis confiant dans mon bateau pour le Vendée Globe. Si nous pouvons aider Guyot Environnement nous le ferons.”

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Pro Sailing Tour. Début de saison 3 pour cinq Ocean Fifty

Thibaut Vauchel-Camus dans la Saison 2 episode 1 lisant les IC.

C’est à la Seyne-sur-Mer que les Ocean Fifty commenceront le Pro Sailing Tour vendredi 12 mai à 15h30, pour le premier épisode vers Bonifacio. Au programme 3 semaines de course via la Corse, La Sardaigne et le final rush vers Brest pour une saison 3 qui se jouera à 5 bateaux dont 3 nouvelles équipes.

Le long convoyage de près de 2 000 milles depuis la Bretagne pour rallier La Seyne-sur-Mer fut l’occasion d’une belle mise en jambe pour chacun des équipages réduit à 3 cette année plus un mediaman embarqué.

Audrey Ogereau issue de l’olympisme en Nacra 17 et Devan Le Bihan de la Coupe de l’America embarquent sur Koesio aux côtés d’Erwan Le Roux. Quentin Vlamynck, vainqueur du Pro Sailing Tour 2022 et l’Espagnol Pep Costa épauleront Thibaut Vauchel-Camus sur son Solidaires En Peloton-ARSEP, tandis qu’à bord du trimaran de Luke Berry (Le Rire Médecin-Lamotte), Antoine Joubert et Frédéric Denis, navigateur sur le maxi trimaran Sodebo, auquel Fred Duthil, fort de 13 Solitaire du Figaro, succèdera pour le final rush, auront à cœur de briller tout au long de cette saison 3. Christopher Pratt (Wind of Trust), lui, a choisi deux excellents techniciens pour sa première participation au Pro Sailing Tour : Ronan Treussart, Figariste de renom et compétiteur acharné, et Laurent Bourguès, longtemps directeur technique du projet de Thomas Ruyant en IMOCA. Enfin, à bord de Viabilis Océans, la jeunesse espère bien tracer les plus belles trajectoires ! Le varois Pierre Quiroga, magnifique vainqueur de la Solitaire du Figaro 2021 embarque Léonard Legrand, fan de multicoque et technicien sur Sodebo, et Baptiste Hulin jeune pousse prometteuse de l’écurie BE Racing en Class40.

Diffusion de la Saison 2 sur Canal+

Le Pro Sailing Tour entame sa saison 3 dont le concept repose sur la production d’un documentaire Série en plusieurs épisodes câlés sur les étapes. La saison 2 initialement programmée sur Canal+ le 8 mai devrait être diffusée fin mai.

Nous avons visionné les épisodes
1er épisode à Bonifacio en Corse.
La qualité des images est toujours au rendez-vous et sont magnifiques, amplifiées par le décor naturel de la Corse. On est embarqué à bord de chaque bateau où l’on retrouve les différents protagonistes de la Saison1 avec chacun son “petit” caractère : Erwan Le Roux prêt à bondir, Thibaut Vauchel-Camus fataliste, Sam Goodshild assez zen, Eric Péron parfois énervé, Quentin Vlaminck en confiance. Deux manquent à l’appel, Sébastien Rogues et Gilles Lamiré dont le bateau de ce dernier est rentré dans Primonial. On ne verra pas les images si ce n’est sur un smartphone de l’un des concurrents. Choix étonnant. Avec des conditions légères pour la course de 24h, difficile de rendre les images toniques et sportives. On est plutôt sur un mode poétique et une musique relaxante.

2e épisode à Brest dans la baston
Avec des conditions musclées et plus de contextualisation, cet épisode est sans doute le plus abouti depuis le début de la série. Les plans et la dynamique d’une course au large en Ocean Fifty sont impressionnants. A cela s’ajoute à bord des équipiers de marque comme Yann Eliès, Morgan Lagravière, Vincent Riou et d’autres nouveaux comme Pierre Quiroga, Clément Giraud avec une flotte de 7 bateaux. Gilles Chiori, le directeur de course en observateur avisé parvient à bien faire vivre la course et les temps forts. Les images des bateaux sur un patin, la prise de risque de certains équipages pour mettre un genaker ou non, les casses à bord augmentent la dramaturgie de la course. Un épisode palpitant très réussi.

3e épisode à St Brieuc et Cowes
Au large de St Brieuc le plan d’eau est tout autant piégeux que magnifique qui laisse la tension montée à bord de chaque bateau. Les relations entre les équipiers ne sont pas toujours simples sous la pression et davantage quand il n’y a plus de vent. Intéressant poir le travail de cohésion de l’équipage. L’arrivée à Cowes au son du canon ponctue une belle étape tactique où les équipages vont devoir slalomer au milieu du trafic maritime.

4e épisode le Final Rush
Partis de Cowes, les équipages vont profiter du paysage le long des côtes anglaises. De très belles images dans la brume. Primonial qui a cassé sa dérive ne participe pas. Les 6 bateaux de la flotte se retrouveront à nouveau à 5 après le démâtage du bateau de Gilles Lamiré. Un beau rush final de 1000 milles où la météo distribue les cartes. On se lasse un peu de la musique et il faut trouver de quoi faire tenir l’épisode. Il y avait peut-être matière à montrer plus d’images lorsque les bateaux ont réaccéléré, de quoi réveiller un peu.

Une saison 2 qui tient la route
En mixant les commentaires des skippers, du directeur de course avec le parcours, cette saison 2 rentre mieux au cœur de la course et de sa compréhension avec toujours un florilège de magnifiques images. Il manquerai encore peut-être un petit quelque chose pour que le format s’ajuste. Peut-être la préparation des bateaux, le briefing de chaque équipe avant que cela ne commence. Les musiques à la fin sont un peu assommantes, on a l’impression qu’on a puisé dans toute la bibliothèque de musiques gratuites. Une saison 2 sympa avec surtout l’épisode 2 qui est superbe.


Programme La Seyne-sur-Mer
Mercredi 10 mai
9 h : tous les Ocean Fifty amarrés au quai de La Grande Forme
10h-12h : rencontres skippers (apprentis de l’Institut Professionnel des Formations aux Métiers de la Mer)
14h-16h : rencontres skippers (centres aérés de la ville de La Seyne-sur-Mer)
17h : briefing skippers
Jeudi 11 mai
9h-11h : rencontres skippers (scolaires de la Seyne-sur-Mer)
13h-17h : inshores/runs de vitesse
Vendredi 12 mai
9h : briefing skippers
11h-15h : inshores/runs de vitesse
15h30 : départ de l’offshore en direction de Bonifacio

Ils ont dit

Thibaut Vauchel-Camus, Solidaires en Peloton – ARSEP
« Nous serons cinq équipages dans un contexte de mercato et de constructions de nouveaux bateaux. Il faut s’en réjouir surtout six mois après la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Ce sont de beaux projets qui s’intéressent à la classe Ocean Fifty avec un ancien vainqueur de La Solitaire (Pierre Quiroga), un « king » du Class40 et du Mini 6,50 (Luke Berry) et Christopher Pratt qui a un beau bagage technique. Ils auront un temps d’adaptation mais je ne suis pas inquiet pour eux. C’est chouette de voir autant de projets de qualité. Le parcours est nouveau et regorge d’originalité, il va y avoir du sport et de la découverte. Notre métier de navigant offre une part de voyage, c’est ce à quoi nous aspirons aussi. J’embarque à bord de Solidaires en Peloton-ARSEP l’Espagnol et excellent Figariste, Pep Costa, également Quentin Vlamynck, vainqueur du Pro Sailing Tour 2022 et deuxième de la Route du Rhum. C’était trop frustrant de le voir rester à terre, on va lui décrasser le ciré ! »

Luke Berry, Le Rire Médecin – Lamotte
« Après un convoyage de près de 2 000 milles dans toutes les conditions depuis Saint-Malo, nous voilà en Méditerranée ! Ce fut une belle mise en jambe, avec des conditions musclées au passage du détroit de Gibraltar et dans le golfe du Lion, pour prendre en main le trimaran avec les bons conseils d’Antoine Joubert qui connaît parfaitement l’Ocean Fifty. Nous avons hâte de nous confronter sur ce parcours enthousiasmant, nous allons voir du pays et naviguer dans des conditions qui pourraient se montrer parfois très incertaines. Entre les vieux briscards du circuits (Erwan Le Roux et Thibaut Vauchel-Camus) et les p’tits nouveaux dont je fais partie, il y aura de quoi engranger de l’expérience et pourquoi pas, se positionner au mieux tactiquement ! »

Nathalie Bicais, maire de La Seyne sur mer
« Cette année, La Seyne donnera le top départ du Pro Sailing Tour 2023. A travers cette course de multicoques, nous avons une occasion unique de mettre en lumière notre attachement à la Méditerranée et notre engagement en faveur du sport, de la compétition et de l’excellence. Le Pro Sailing Tour, c’est bien plus qu’une simple compétition de voile, c’est un événement qui rassemble les meilleurs navigateurs du moment, venus des quatre coins du globe pour sillonner notre littoral seynois et nous offrir un spectacle sans pareil. C’est une véritable fête de la voile, qui fait briller notre ville sur la scène internationale en accueillant des athlètes de haut niveau, des amateurs passionnés et des spectateurs venus admirer ces géants des mers, véritables chefs d’œuvre de technologie et de savoir-faire ».

Roland ROLFO, Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Var
« La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur est extrêmement honorée d’être associée au Pro Sailing Tour, via Formed Campus, centre de ressources d’excellence et lieu de rencontres entre acteurs de la filière « mer », plateau de découvertes, de sensibilisation, d’orientation, et de formations, dédié aux métiers du maritime, doté d’équipements numériques de pointe, mais aussi un lieu de création de contenus et d’expérimentation, véritable plateforme d’innovation digitale et collaborative. Nous avons plaisir à accueillir le circuit sur ce magnifique Campus de La Seyne sur Mer, lieu d’apprentissage des métiers du nautisme, et en l’occurrence « terre d’accueil » en front de mer de ce superbe événement de course à la voile en équipage à l’envergure internationale ».

Olivier Richard, Brand Marketing director, PETZL
« Fournisseur officiel du PST 2023, Petzl développe depuis plus de 50 ans des outils innovants et de qualité pour ceux qui travaillent et évoluent dans des mondes verticaux et obscurs. Associé à l’aventure et l’exploration, Petzl équipe les marins engagés dans le Pro Sailing Tour. Le monde de la voile et de la course au large cumulant à la fois la verticalité et la nuit, nous sommes très fiers de nous engager auprès de cette édition 2023, de partager cette belle aventure humaine et contribuer à éclairer la route de ces marins d’exception ».

Sandie Tourondel, Directrice de la Communication Bollé Brands
« Nous sommes très heureux d’équiper encore cette année l’ensemble des équipages et le staff à terre avec nos lunettes de soleil dédiées à la pratique de la voile et aux exigences de ce sport. Notre première saison aux côtés du Pro Sailing Tour nous a montré que cette aventure humaine, collective et innovante était en parfaite adéquation avec nos valeurs. Nous avons hâte d’écrire la suite de cette histoire et de découvrir le nouveau parcours et les nouveaux bateaux de cette saison 3 ! »

Fabrice Michel-Villaz, Head of Strategic Olympic & Sport Business Allianz France
« Le Pro Sailing Tour est une compétition de voile de renommée internationale, qui met en avant l’excellence sportive et les valeurs de performance, de compétitivité, d’innovation et de responsabilité. En tant que partenaire du Pro Sailing Tour, nous avons l’opportunité de renforcer notre présence dans le monde du sport et de mettre en avant notre engagement envers les nouveaux enjeux RSE. Nous sommes convaincus que notre expérience dans le sport, associé à notre expertise en matière d’assurance et de services financiers, nous permettra de créer, au travers de ce partenariat, de la valeur pour nos clients et nos partenaires. »

Les bateaux

Koesio (Erwan Le Roux)
Architecte : VPLP, constructeur : Persico (Italie)
Année de lancement : octobre 2020

Solidaires en Peloton – ARSEP (Thibault Vauchel-Camus)
Architecte : VPLP, constructeur : Enata (Dubaï)
Année de lancement : janvier 2018

Viabilis Océans (Pierre Quiroga)
Architecte : VPLP, constructeur : CDK
Année de lancement : septembre 2017
Anciennement : Leyton (Sam Goodchild), Ciela Village (Thierry Bouchard)

Wind of Trust (Christopher Pratt)
Architecte : VPLP, constructeur : CDK
Année de lancement : 2009
Anciennement : Groupe GCA-1001 Sourires (Gilles Lamiré), FenêtréA Mix Buffet (Erwan Le Roux), FenêtréA Cardinal (Erwan Le Roux), Crêpes Whaou 3 (Franck-Yves Escoffier)

Le Rire Médecin – Lamotte Immobilier (Luke Berry)
Architecte : Guillaume Verdier, constructeur : JPS Chantier Larros
Année de lancement : 2009
Anciennement : Primonial (Sébastien Rogues), Réauté Chocolat (Armel Tripon), Actual (Yves Le Blevec).

Programme
7 mai : arrivée des équipages à La Seyne-sur-Mer
11 mai : inshore avec invités
12 mai : départ à 14h de la première course du PST 2023 vers Bonifacio
14 mai : arrivées des équipages dans la matinée à Bonifacio
16 mai : inshore parcours côtier avec invités
17 mai : départ à 14h de la seconde course du PST 2023 vers Alghero en Sardaigne (avec tour de Corse)
18 mai : arrivée Alghero
20 mai : inshore avec invités
21 mai : départ à 11h du Final Rush, dernière course du PST 2023 vers Brest
27 mai : arrivée des équipages Brest

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Ocean Race. Démâtage de Guyot Environnement, l’équipage en sécurité

Mauvaise nouvelle. L’IMOCA de Benjamin Dutreux a démâté ce mardi matin vers 5h00 à plus de 600 milles à l’est de Newport, Rhode Island. L’équipage va bien et est en sécurité.

L’IMOCA Guyot Environnement naviguait dans des conditions difficiles, avec des vents violents dépassant les 30 nœuds. L’équipage était bien revenu sur la tête de course depuis plusieurs jours. Il restait encore moins de 600 milles à parcourir. L’équipage va devoir à nouveau rebondir alors même qu’elle avait dû abandonner la dernière étape au Cap suite à des problème de structure sur son fond de coque.

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Guyader Bermudes 1000 race. Passage du Fastnet, Charal et For People à la lutte

Les deux IMOCA Charal et For People se détachent sur cette première confrontation de la saison. Après un long bord de 280 mn au reaching, ils sont en tête au Fastnet.

Les enseignements de cette première course entre les bateaux de nouvelle génération entre Charal (Jérémie Beyou-Franck Cammas) et FOR PEOPLE (Thomas Ruyant-Morgan Lagravière) et Arkéa Paprec s’annoncent déjà intéressants. Le nouveau bateau de Thomas Ruyant For People, rivalise avec Charal en terme de vitesse au reaching. Le prochain bord au portant avec le retour vers la Bretagne donnera également des informations supplémentaires sur la qualité des nouveaux dessins.

Derrière, les poursuivants sont menés par Sam Goodchild avec Antoine Koch sur FOR THE PLANET. ils mènent la poursuite devant Paprec Arkéa (Yoann Richomme-Yann Eliès) et un peu plus loin Maître CoQ (Jean-Marie Dauris-Julien Pulvé). Mais rien n’est figé. « Ils progressent à 20 nœuds et auront beaucoup plus de vent que les deux hommes en tête, donc ça va se resserrer, assure Hubert Lemonnier. C’est génial pour le sport et pour la course ! »

Depuis le départ, skippers, membres des teams et observateurs avisés se régalent. Certes, il y a eu cette zone de molle qui a permis à Charal et FOR PEOPLE de s’échapper et de ne pas être ralentis par ce passage à niveau. Il n’empêche, on assiste à « une compétition très tactique et très stratégique, à la hauteur du niveau de la course », dixit le directeur de course. Dans le groupe des poursuivants, dans ce grand bord au reaching, une centaine de milles séparent FOR PEOPLE de Hublot (Alan Roura-Simon Koster). C’est Antoine Cornic et Jean-Charles Luro (Human Immobilier) qui ferment la marche à bord du bateau le plus ancien de la flotte, eux pointent à près de 190 milles de la tête de course.

Un changement de parcours en perspective

Vers 21h45 hier, tous les skippers ont reçu un message de la direction de course. En effet, il a été décidé de modifier le parcours de la Guyader Bermudes 1000 Race Brest – Brest. Après avoir dépassé le Fastnet, les skippers redescendront vers le Sud au niveau de la pointe Bretagne. Ils devront contourner un nouveau waypoint baptisé « Trophée Région Bretagne ». Ensuite, ils retourneront vers le large pour viser le waypoint Gallimard dont la position a également été modifiée.

Un changement de parcours expliqué par Hubert Lemonnier : « Il y avait une dorsale qui venait de l’Ouest qui pouvait potentiellement bloquer pas mal de bateaux avec une mer très forte. Il nous paraissait important d’ajuster le parcours pour varier les allures et garantir qu’il y ait du jeu jusqu’au bout dans la course ». De quoi s’assurer d’un sacré spectacle jusqu’aux arrivées, dont les premières devraient avoir lieu jeudi.

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