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Normandy Channel Race. 34 Class40 au départ !

Le Village de la Normandy Channel Race 2018, à Caen le 26 mai 2018 Photo Jean-Marie LIOT / NCR

Le succès de la CIC Normandy Channel Race ne cesse de s’affirmer année après année au sein de la Class40 qui en fait une course vraiment à part et passionnante à vivre autant qu’à suivre. Après une édition record l’an dernier, 34 Class40 sont attendus sur la ligne de départ de cette édition 2023.

6 anciens vainqueurs de l’épreuve seront présents. À commencer par ceux de l’édition 2022 qui reviennent cette fois-ci chacun sur leur propre monture. Ian Lipinski toujours sur son Crédit Mutuel n°158 vient tenter le doublé. Pour se faire il s’est attaché les services du triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre, Antoine Carpentier. De son côté Ambrogio Beccaria, le talentueux skipper italien, revient à bord de son récent Class40 Alla Grande Pirelli (181) avec lequel il a fait forte sensation sur la dernière Route du Rhum – Destination Guadeloupe qu’il a bouclé en seconde position. Axel Trehin et Nicolas Troussel (Project Rescue Ocean n°162), respectivement vainqueurs en 2021 et 2015 ont décidé d’allier leurs compétences pour tenter de reconquérir le trône normand. L’espagnol Pablo Santurde Del Arco, double vainqueur de l’épreuve (2016 et 2017), vient quant à lui épauler l’italien Alberto Bona (IBSA n°186) dont ce sera la première participation. Ces marins plus talentueux les uns que les autres devront se méfier de l’arrivée en nombre d’unités récentes tout juste mises à l’eau.

Le local de l’étape, Pierre-Louis Attwell, qui maitrise le plan d’eau comme sa poche, se présente avec son nouveau Vogue avec un Crohn (195), plan Manuard flambant neuf, dernier né de la série. On peut également compter sur la présence du plan Lombard 194, Groupe Berkem, récemment sorti du chantier local V1D2. Celui-ci sera skippé par Edgard Vincens accompagné de l’expérimenté et ancien vainqueur de la compétition Julien Pulvé (en 2018). Pour compléter la bataille des architectes, Think Big – Think Social, Pogo S4 arborant le numéro 189, représentera l’architecte Guillaume Verdier chez les derniers nés. Il sera mené par les jeunes allemands Lennart Burke et Melwin Fink. Parmi les skippers s’amarrant à Caen avec un bateau neuf, Fabien Delahaye, qui a récemment pris la barre du projet Legallais Team Voile et qui loue le Class40 n°190, fait figure de redoutable concurrent. Sans compter qu’il s’est adjoint les services de Corentin Douguet, grand animateur de la précédente édition de la CIC Normandy Channel Race dont il a franchi la ligne d’arrivée en seconde position après avoir mené la course quasiment de bout-en-bout.

Parmi les équipages qui font figures de prétendant à la victoire finale, on peut également noter les deux duos anciens spécialistes de la Classe Figaro Beneteau : Achille Nebout et Gildas Mahé à bord d’Amarris (182) ainsi que Xavier Macaire et Pierre Leboucher sur Groupe SNEF (178). Deux tandems qui commencent à bénéficier d’une solide expérience en Class40 avec un nombre de milles conséquents emmagasinés sur ces supports. Autre duo à surveiller, Aurélien Ducroz qui s’est associé au maître Vincent Riou sur son Class40 Crosscall n°166. Le vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 revient pour sa troisième participation à la grande classique Normande. Pour complexifier encore d’avantage les pronostics, la 14ème CIC Normandy Channel Race a vu un renouvellement de quasiment 50% de la flotte avec de nouveaux venus en Class40 qu’il serait judicieux d’observer de près. Enfin, il faudra aussi miser sur la présence des “tourdumondistes” de la Globe40. Après s’être défié sur les océans du monde, Mélodie Schaffer, Estelle Greck et Roger Junet s’attaquent à la Manche et la Mer Celtique, un morceau d’une distance moindre mais d’un engagement tout aussi intense.

Une couverture médiatique au niveau du plateau sportif
Pour la première fois un dispositif média d’envergure nationale couvrira l’épreuve avec la chaine L’ÉQUIPE TV et le site LEQUIPE.FR qui assureront un suivi quotidien de l’épreuve et ce avec le soutien du CIC. Du samedi 3 juin au dimanche 11 juin un programme court d’une minute, L’IMAGE DU JOUR, présentera l’actualité sportive de la course et sera rediffusé 3 à 4 fois par jour, soit une trentaine de diffusions sur la période. Cet engagement national complétera le partenariat historique avec France 3 Normandie qui se déclinera cette année avec une émission spéciale « Vous Êtes Formidables » le vendredi 2 juin, un suivi en direct du départ pendant 1h30, et la Minute CIC Normandy Channel Race qui sera diffusée deux fois par jour pendant 13 jours (également sur France 3 Haut de France) après les JT du jour. France Bleu Normandie, partenaire également depuis l’origine, sera également présent avec plusieurs rendez-vous au programme : chroniques NORMANDIE SPORT et chroniques NOUVEL ECO, interviews en matinale, 3 directs pour la journée de départ, suivi de la course dans la semaine, vacations radio en partenariat. Enfin, en ce qui concerne la presse papier / web, Ouest-France est très impliqué dans le suivi de l’épreuve tant sur le plan local que national.

Un village de course à la fête
Le village de course qui prendra place autour du Bassin Saint-Pierre quai Vendeuvre et qui ouvrira ses portes ce vendredi 2 juin à 11h (dès le jeudi 1er juin pour 500 scolaires) accueillera le grand public pour de nombreuses animations. En plus des traditionnelles navigations en vieux gréements, du modélisme naval, de l’immersion 3D, du winch Karver chronométré, des baptêmes en optimist, des démonstrations d’Aqua Dog, de la fanfare Marching Band… la Base Paddle CIC proposera aux caennais une initiation au paddle. Outre les animations, la présentation des skippers (16h – samedi 3 juin), le départ des Class40 (10h-10h30 – dimanche 4 juin) et la remise des prix (12h – dimanche 11 juin) représentent des temps forts particulièrement appréciés des caennais qui viennent en nombre acclamer les marins.

Horaires du village grand public :
• Vendredi 2 juin : 11h-20h
• Samedi 3 juin : 11h-20h
• Dimanche 4 juin : 9h-18h
• Samedi 10 juin : 11h-20h
• Dimanche 11 juin : 11h-18h

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YCF. Philippe Héral réélu à la présidence du Yacht Club de France avec une nouvelle équipe

Au cours de l’assemblée générale annuelle du Yacht Club de France réunie le 25 mai 2023, Philippe Héral, avocat, vice-président national de la SNSM, a été réélu Président du Yacht Club de France. Il poursuit ainsi la mission qui lui a été confiée en 2018. Quatre vice-présidents l’accompagnent : Patrick Boissier, Didier Le Prado, Géry Trentesaux et Jean-Louis Vichot. Roland Dubois (Trésorier) et Bernard Reynis (Secrétaire du Conseil) complètent l’équipe pluridisciplinaire en charge des opérations du club national.

Une équipe renouvelée pour poursuivre la mission
Cette assemblée générale était la première à la suite de la fusion de l’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large) réalisée en octobre 2022. Elle a été l’occasion de partager la reprise des activités de course en bateau habitable et la croissance de la Jauge IRC (cogérée avec le RORC) en France comme à l’étranger, après les périodes de pandémie.
23 nouveaux membres du Conseil d’administration ont été élus. Parmi eux, des animateurs de la course au large sur les différentes façades maritimes. On notera notamment, pour l’Atlantique : Didier Gaudoux, récent vainqueur du Spi-Ouest France en Double et Jean-Philippe Cau, président de Lorient Grand Large et organisateur de la Transatlantique Cap Martinique. Pour la Méditerranée, entre autres, Yves Ginoux qui débute la saison avec deux victoires à la SNIM et la Massilia Cup Inshore, Yves Grosjean qui, avec son nouveau bateau (Néo Jivaro – AFAZIK IMPULSE), continue à former la nouvelle génération d’équipiers de course au large.
Claude Charbonnier qui contribue activement à l’évolution technique de la jauge IRC rejoint lui aussi l’organe de gouvernance du club.
Les classes métriques seront elles aussi représentées avec l’arrivée au Conseil de Louis Heckly, actuel Champion du Monde de 6 mJI et président de l’ISMA (Internation Six Metre Association).

Des projets majeurs de développement pour la navigation de plaisance et la course amateur
La 55ème Coupe de France : 133 ans après sa première édition, plus d’une vingtaine de 12 mJI sont réunis pour 12 épreuves en Méditerranée entre septembre 2023 et septembre 2024. Au-delà du phénomène exceptionnel de réunir autant de ces majestueux coursiers venant du monde entier, le Yacht Club de France offre à plusieurs centaines d’équipiers d’embarquer !
Une bourse aux équipiers est ouverte et accessible quelle que soit votre expérience de navigation : https://coupedefrance.org/embarquer/
Le Pôle Course du YCF contribue activement à former les jeunes et rendre la course au large, par le développement du nouveau monotype, ludique et accessible. 2023 marque la création de l’Association Classe C30 et la préparation d’un circuit complet pour 2024, avec notamment un classement dédié lors de la Transatlantique Cap Martinique. Le SUN FAST 30 sera officiellement présenté à Cherbourg, lors de l’arrivée de la ROLEX Fastnet Race 2023 à Cherbourg fin juillet. Le premier bateau de série sera livré à Marseille début mi-septembre à Ludovic Gérard.
Les Championnats IRC, en équipage, double et solo sur les façades Manche-Atlantique et Méditerranée attirent de plus en plus de concurrents grâce à l’implication et l’engagement de 25 clubs de voile sur tout le littoral français organisant 33 épreuves cette année. La saison bat son plein : alors que la Paprec 600 de la Société Nautique de Saint-Tropez vient de se terminer, le Yacht Club de Cannes accueille de plus le Championnat d’Europe IRC du 28 mai au 4 juin, puis les bateaux partiront pour célébrer les 70 ans de la Rolex Giraglia, entre Saint-Tropez et Gènes en Italie.

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Tour Voile. Le parcours complet de l’édition 2023, Pornichet et la Rochelle pour l’act 2

Le Tour Voile se déroulera cette année en Figaro Beneteau 3 du 1er au 16 juillet. Il commencera avec le Tour de Bretagne à la voile entre Saint Quay Portrieux et Quiberon du 1er au 9 juillet puis les concurrents rejoindront la ville de Pornichet avant le grand final à La Rochelle.

Deux régates au sein de la baie du Pouliguen seront organisées avant l’étape de ralliement vers le port de La Rochelle, longue de 120 milles, entre les 13 et 14 juillet. Place ensuite au bouquet final avec 5 épreuves construites et inshore au large du port rochelais les 14 et 15 juillet. Le postlogue du dimanche 16 juillet précédera la remise des prix qui viendra couronner l’équipage du Tour Voile.

12 équipages sont inscrits et 4 autres tentent toujours de boucler leur budget.

Ils ont dit :
Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Je suis ravi de pouvoir annoncer aujourd’hui l’acte II du Tour Voile 2023. Cette réussite est d’autant plus remarquable que le délai de la reconstruction de cette épreuve mythique était extrêmement contraint. Je remercie les communes de Port Haliguen, de Pornichet et de La Rochelle qui ont accepté de s’engager sans tarder et qui ont su nous faire confiance pour ce beau projet. Une douzaine de bateaux est attendue pour au moins 15 jours de régates offshore et inshore, entre Saint Quay Portrieux et La Rochelle, la ville d’arrivée de l’édition 2023. Cette expérience sera une vraie découverte pour plusieurs équipages, ce qui répond parfaitement à notre souhait de relancer une compétition en équipage de courses côtières et hauturières, permettant à ces jeunes compétiteurs de découvrir la Course au Large. »

Jean-Bernard Le Boucher, Président de la Classe Figaro Beneteau : « Le Tour Voile 2023 représente un fort enjeu stratégique pour la Classe Figaro Beneteau et s’inscrit dans le programme de son Académie, lancée en 2022. Nous sommes en effet très heureux que le retour de cet événement sportif en équipage s’effectue à bord du Figaro Beneteau 3 et de confirmer une intention de participation d’au moins 12 équipages ! Un minimum de 48 marins va ainsi régater sur un parcours à la hauteur de l’enjeu sportif de cette première année de reprise du Tour Voile. Un grand merci à la Fédération Française de Voile et à Ultim Sailing avec qui nous travaillons à la réussite de ce qui sera, j’en ai la conviction, un beau succès de l’été 2023 ».

Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, dirigeants d’Ultim Sailing : « En quelques semaines, nous sommes parvenus à soutenir les marins qui souhaitaient vivre cette aventure avec nous pour que leur mobilisation soit la plus satisfaisante pour tous, à produire l’avis de course, à dessiner la seconde partie du parcours tout en poursuivant l’équilibre budgétaire indispensable. Ce dernier point n’est pas encore tout à fait réglé mais nous connaissions le pari à relever à 6 mois du départ. Il nous reste encore 5 semaines devant nous qui ne seront pas de trop pour que la renaissance du Tour Voile en 2023 soit pleinement réussie ».

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The Ocean Race. L’équipe 11th Hour Racing remporte l’étape à Arhus et prend la tête du classement général !

L’équipe américaine 11th Hour Racing a franchi en tête la ligne d’arrivée de l’étape 5 cette nuit à Aarhus, au Danemark devant Holcim-PRB et Malizia après 7 jours 8 heures 41 minutes et 49 secondes. Sa deuxième victoire consécutive sur une étape qui comptait double lui permet de prendre la première place du classement général de la course avec 28 points.

L’équipage à bord de l’IMOCA de l’équipe 11th Hour Racing, Mālama, était composé du skipper Charlie Enright (USA), du navigateur Simon Fisher (GBR), des régleurs Justine Mettraux (SUI) et Charlie Dalin (FRA) et du membre de l’équipe média Amory Ross (USA).

Enright a déclaré : « C’est génial d’être ici ! Je n’aurais pas pu imaginer meilleur résultat. Nous avons bien positionné le bateau, nous avons navigué vite et nous n’avons eu aucun problème technique. Nous savions quand nous devions pousser et quand nous devions nous préserver. Nous n’avons pas ouvert le sac à outils une seule fois et cela montre vraiment le travail acharné que l’équipe technique a consacré à la préparation à Newport. C’est une belle victoire pour toute l’équipe ! 

L’équipe a quitté sa ville natale de Newport, Rhode Island, le dimanche 21 mai et a dominé la quasi-totalité de l’étape de 3 874 milles marins [4 458 milles, 7 174 kilomètres], menant la flotte de quatre bateaux à travers l’Atlantique vers l’Europe pour le première fois depuis le départ de la course d’Alicante, en Espagne, le 15 janvier.

Dans une bataille incroyablement serrée à travers l’Atlantique, les trois meilleures équipes ont chacune affiché des distances record de 24 heures, profitant des conditions de vent portant de l’Atlantique Nord, avec 25-27 nœuds de vent et un état de mer relativement calme.

11th Hour Racing Team a été le premier à établir un nouveau record de distance IMOCA sur 24 heures à 611,9 milles nautiques. Cependant, cela a été rapidement dépassé d’abord par Holcim-PRB accumulant 640,9 nm, puis par l’équipe Malizia avec 641,13 nm, qui ont tous deux battu le record absolu de distance en monocoque sur 24 heures de 618,01 milles établi par le maxi de 100 pieds, Comanche en 2015.

Le navigateur Simon Fisher (GBR), semblant épuisé, était clairement ravi de la victoire : « C’était vraiment, vraiment difficile. C’était une étape importante et nous savions que nous devions la gagner pour rester dans la course. Arriver ici en tant que premier bateau après une étape assez difficile était absolument spectaculaire .

« Nous avions beaucoup de vent au-dessus de l’Ecosse et naviguions parfois dans des conditions assez difficiles. Nous étions dans une situation où nous savions que nous n’étions probablement pas le joueur le plus fort en termes de vitesse du bateau, mais nous avons saisi les opportunités – à la fois les attaques et les menaces – et avons vraiment prêté sur la tactique. Nous nous sommes battus contre nos concurrents et avons continué à pousser, même lorsque les conditions étaient vraiment difficiles. Tout le monde a fait un excellent travail avec le bateau dans des conditions assez horribles et c’est ce qui nous a préparés pour la victoire », a conclu Fisher.

Amory Ross (USA), l’équipier média de l’équipe, et Charlie Dalin (FRA), le double Champion du Monde IMOCA qui a rejoint l’équipage pour cette étape transatlantique, ont tous deux été blessés dans un incident survenu dans l’après-midi du jeudi 25 mai, alors que l’équipe a activé son bouton de danger pour alerter le Race Control et l’ensemble de la flotte qu’ils avaient heurté quelque chose, suspecté d’être un mammifère marin ou une mégafaune. L’équipage a été secoué par l’incident et l’équipe suivra les meilleures pratiques, signalant la frappe présumée à la Commission baleinière internationale. 

Ross, qui était confiné dans sa couchette depuis quatre jours, a quitté le bateau à Aarhus avec un grand sourire et le bras en écharpe en raison d’une blessure à l’épaule. « Ça a été quatre jours difficiles dans la couchette », a-t-il commenté. « C’était désagréable, mais aussi l’endroit le plus sûr pour moi dans les conditions implacables que nous vivions où vous avez besoin de vos deux mains à tout moment pour vous déplacer.

« Autant que je voulais être avec l’équipe et raconter l’histoire de cette étape incroyable et les vitesses et la bataille à l’avant, je ne pouvais tout simplement pas. Je suis reconnaissant au groupe de s’être occupé de moi aussi bien qu’ils l’ont fait et je suis reconnaissant de pouvoir voir tout le travail acharné porter ses fruits, menant cette étape presque dans son intégralité. J’ai passé beaucoup de temps dans la couchette cette fois à écouter au lieu de voir, et la communication, la motivation et l’expertise étaient vraiment quelque chose. C’était génial d’avoir un Ju Ju [Justine Mettraux] rajeuni à bord et vous ne sauriez jamais que Charlie Dalin était un gars en désavantage numérique : il s’intégrait si bien. Tout l’effort a été collaboratif et je suis chanceux d’avoir été témoin de tout cela », a conclu Ross.

Pour Dalin, cette étape avec 11th Hour Racing Team était la première fois où il naviguait en compétition en IMOCA en équipage complet, plus habitué à naviguer en solitaire ou en double. “ J’ai vraiment aimé la façon dont vous naviguez dur tout le temps. La vitesse de réglage et les manœuvres rapides m’ont plu, elles étaient vraiment bien exécutées, c’était presque de la chorégraphie. Tout le monde connaissait son métier et quand on décide de changer de voile par exemple, ou d’empanner, c’est tellement rapide qu’on ralentit à peine le bateau.

« Quand tu es en solo, tu es toujours à bout, toujours fatigué, mais en équipe, tu as le temps de réfléchir à ce que tu peux faire pour naviguer plus vite. En équipage complet, sur le pont, votre seul travail est de naviguer vite et ensuite vous pouvez dormir quelques heures, récupérer de votre quart, et puis vous êtes très frais lorsque vous réglez le bateau et pouvez à nouveau pousser le bateau plus vite. L’équipage à bord était fantastique, nous nous entendons tous très très bien et je pense que nous avons bien adapté nos compétences.

Dalin et Ross seront examinés par les médecins de la course à Aarhus.

Pour Justine Mettraux, cette étape transatlantique était sa dernière à bord de Mālama, ayant fait partie du noyau dur de 11th Hour Racing Team depuis 2020, co-skipper la Transat Jacques Vabre 2021 avec Simon Fisher, et naviguant sur l’étape la plus longue de l’histoire de The Ocean. Race, de Cape Town, Afrique du Sud, à Itajaí, Brésil. 

« Nous avons eu un très bon équilibre entre tous les marins à bord pendant cette étape », a-t-elle confié depuis le bord, juste avant l’accostage du bateau. « C’était génial d’avoir Charlie Dalin avec nous – il a apporté de nouveaux points de vue et d’autres idées sur les réglages et la configuration qui nous ont aidés et nous avons également vraiment poussé le bateau à fond. Nous avons tous pu nous concentrer sur notre travail, Si Fi a passé un bon moment à se concentrer sur la météo, et nous avons réorganisé les montres pour être plus efficaces et tout a très bien fonctionné.

“Nous sommes sur le point d’accoster et c’est probablement mon dernier jour de navigation sur le bateau et je me sentais un peu ému en arrivant. C’était vraiment agréable de finir avec une victoire et je souhaite à tous le meilleur pour le reste de la course. 

Positions actuelles de l’étape 5 au lundi 29 mai 2023 0655 UTC

DTF=distance à l’arrivée

DNS=n’a pas démarré

1. Équipe de course de la 11e heure 7j 8h 41m et 49s

2. Holcim-PRB

3. Équipe Malizia

4. Biotherm-DTF

5. Guyot environnement – Team Europe – DNS

Classement général au lundi 29 mai 0650 UTC

5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.

Remarque : les étapes 3 et 5 sont doublées

1. Équipe de course de la 11e heure – 28 points (4+3+3+3+5+10)

2. Team Holcim – PRB – 27 points (5+5+5+4+8)

3. Équipe Malizia – 24 points (3+2+4+5+4+6)

4. Biotherm Racing – 17 points (2+4+2+2+3+4)

5. GUYOT environnement – Team Europe – 2 points (1+1+0+0+0+0)

Classement de la course dans le port

5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.

1. Équipe de course de la 11e heure – 17 points (4+4+5+4)

2. Équipe Malizia – 16 points (5+3+3+5)

3. Holcim-PRB – 10 points (0+5+2+3)

4. Biotherm – 9 points (3+0+4+2)

5. GUYOT environnement – team Europe 5 points (2+2+1+0)

Le parcours de l’Ocean Race 2022-23 :

Etape 1 : Alicante, Espagne à Mindelo, Cap-Vert

Etape 2 : Cabo Verde à Cape Town, Afrique du Sud

Etape 3 : Cape Town, Afrique du Sud à Itajaí, Brésil

Etape 4 : Itajaí, Brésil, à Newport, Rhode Island

Etape 5 : Newport, Rhode Island à Aarhus, Danemark

Etape 6 : Aarhus, Danemark à La Haye, Pays-Bas (avec un survol après Kiel, Allemagne)

Etape 7 : La Haye, Pays-Bas à Gênes, Italie

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Pro Sailing Tour. Solidaires En Peloton-ARSEP remporte la dernière étape à Brest, Koesio remporte la saison 3

V.Olivaud

Thibaut Vauchel-Camus, Quentin Vlamynck et Pep Costa sur Solidaires En Peloton-ARSEP sont arrivés les premiers à Brest après 6 jours de course de cette 3e et dernière étape du Pro Sailing Tour. Une longue chevauchée au contact de Koesio qui termine 2e et remporte cette saison 3. Le Rire Médecin-Lamotte termine 3e et Viabilis qui a pu repartir, 4e.

Après un peu plus de 6 jours d’une longue course (1 650 milles théoriques) entre Alghero en Sardaigne et Brest, truffée de points de passages délicats (Les Baléares, le détroit de Gibraltar, le cap Finisterre et le golfe de Gascogne), Thibaut Vauchel-Camus secondé par Quentin Vlaminck et pep Costa s’adjuge la victoire de cette étape de haute montagne, pas forcément rapide mais ô combien sinueuse et tactique. Koesio, deuxième sur la ligne d’arrivée à Brest, après deux victoires sur les deux premières étapes (La Seyne-sur-Mer-Bonifacio, Bonifacio-Alghero) l’emporte donc au classement général. Erwan Le Roux (équipé d’Audrey Ogereau et de Steven Liorzou) inscrit son nom à la liste des vainqueurs du Pro Sailing Tour (après Sam Goodchild en 2021 et Quentin Vlamynck en 2022), circuit conçu spécialement pour les trimarans de 50 pieds : les Ocean Fifty.
Erwan Le Roux : “Je ne suis pas déçu de cette 2e place. Quand on a appris la casse de Viabilis, on a préféré jouer la sécurité, les conditions de mer n’étaient pas faciles. Il était sage de sauvegarder les hommes et le matériel, il y a d’autres courses à suivre. ARSEP a fait un petit décalage à l’est qui lui permettait d’avoir moins de mer. On était cramé à bord pour essayer de se recaler mais c’était trop tard. On a fait beaucoup de côtier sur cette étape. C’était magnifique notamment le long de la baie après Tarifa. L’objectif est rempli de gagner le PST. Je suis heureux d’avoir gagné cette saison 3. C’est un travail d’équipe où on emmène nos individualités pour performer ensemble.

Thibaut a mis le turbo ! Les dernières heures de ce Final Rush haletant tout du long entre Méditerranée et Atlantique ont vu le skipper et les hommes d’équipage du trimaran bleu jeter leurs dernières forces pour l’emporter à Brest. Solidaires En Peloton-ARSEP a franchi la ligne d’arrivée ce samedi 27 mai à 16h07’33’’ dans un décor splendide et des conditions météo estivales. Cette victoire ne peut que restaurer la confiance du skipper, lui qui avait chaviré en novembre dernier sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Thibaut Vauchel-Camus, également recordman de la traversée de la Manche en 6 heures et 8 mn, à 22,5 nœuds de moyenne navigue sur son multicoque depuis 2018 et le connaît sur le bout des doigts…

Suivait 44mn derrière, Erwan Le Roux sur Koesio. Le Trinitain confirme, en remportant ce Pro Sailing Tour et après avoir gagné la dernière Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Ocean Fifty (sa deuxième victoire sur la transat en solitaire), qu’il excelle dans l’exercice du multicoque. Et ce, depuis 14 ans sans interruption.

Les arrivées de l’étape 3

1 – Solidaires en Peloton-ARSEP à 16h07’33 » – 6 jours 4h58’08’’ (18pts)

2 – Koesio à 16h52’06 » – 6 jours 5h42’06’’ (15pts)

ETA : Le Rire Médecin-Lamotte ce samedi 27 mai vers 18h15

ETA Viabilis Océans : dimanche 28 mai aux alentours de 2h.

A retenir sur ce Final Rush

– 1 650 milles théoriques depuis Alghero en Sardaigne

– 100 000 milles : avec ce Pro Sailing Tour 2023, l’Ocean Fifty de Thibaut Vauchel-Camus, Solidaires En Peloton-ARSEP, passe le cap des 100 000 milles parcourus !

– 1 abandon : Wind of Trust-Marsail (Christopher Pratt, Ronan Treussart, Laurent Bourguès) au large d’Almeria

– 1 arrêt au stand à Vigo pour avarie technique : Viabilis Océans

– Plus de 36 nœuds de vitesse de pointe en Méditerranée au large d’Ibiza

– 25 virements de bord en moyenne du cap Finisterre au cap Ortegal (Solidaires En Peloton-ARSEP)

Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton-ARSEP) :

« Le premier soleil est à Brest après une Méditerranée plutôt chargée de nuages ! Nous sommes super contents, même si nous avons eu des phases de réussite et des phases de frustrations. On ne retiendra pas les deux étapes méditerranéennes, c’est sûr ! Sur ce final rush, c’était super engagé, on était bien dans le match tout le temps. C’est bon pour la confiance, cela fait du bien. Cela prouve que l’on avait bien bossé cet hiver et puis l’expérience était à bord avec Quentin Vlamynck et la jeunesse qui en veut en Pep Costa. On avait faim sur cette dernière étape : on avait plus de viennoiseries, donc on avait envie de victoire ! Pourtant rien n’était jamais gagné. Au cap Finisterre, les conditions étaient dures, notamment au niveau de la vie à bord. Nous avons beaucoup manœuvré mais senti qu’il fallait rester en forme pour la traversée du golfe de Gascogne. Nous savions que nous pouvions avoir de la casse, comme Viabilis Océans que l’on a croisé lors de son retour vers Vigo. Nous avons aussi eu notre lot de soucis, jusqu’à la fin nous nous sommes battus ! »

Erwan Le Roux (Koesio) :

« Effectivement, on s’était fixé l’objectif de gagner le Pro Sailing Tour, c’est un plaisir ! Nous avons fait de belles régates en Méditerranée, même si sur cette grande étape, on ne gagne pas, mais on a mis du rythme, on s’est bien bagarré avec Solidaires En Peloton-ARSEP, Viabilis Océans, Le Rire Médecin-Lamotte. C’est de bon augure pour la suite du circuit Ocean Fifty. Il faut remercier l’équipage et l’équipe technique, car le Pro Sailing Tour est une course en équipage. Cette édition fut dure, mais les deux premières aussi. Cette année, les offshores étaient intenses. Nous nous sommes vraiment amusés tout le temps. J’avais à bord deux bizuths du détroit de Gibraltar donc c’était chouette avec Audrey (Ogereau) qui découvrait la course au large. Elle avait toutes les qualités nécessaires, de même que Steven (Liorzou). L’énergie collective transformée en performance, c’est ce qui me motive à faire tout ce que je fais ! »

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Pro Sailing Tour. Abandon de Viabilis Océans 

Ils ne sont plus que trois Ocean Fifty en course sur les cinq au départ sur cette longue chevauchée vers Brest. L’équipage de Viabilis Océans qui était alors en tête a alerté la direction de course de la casse du hook du chariot de grand-voile de l’Ocean Fifty, ce vendredi vers 4h30.

Les trois marins, Pierre Quiroga, Léonard Legrand et Pascal Bidégorry, ainsi que leur mediaman, Adrien Cordier, vont bien. Ils se déroutent actuellement vers la côte espagnole. Dans ces conditions, le trimaran Viabilis Océans ne peut malheureusement pas poursuivre sa route et a signifié son abandon de la 3e étape du Pro Sailing Tour à la direction de course.

La course se jouera donc entre Erwan Le Roux sur Koesio et Thibaut Vauchel-Camus sur Arsep qui ont passé le cap Finisterre ce matin.

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The Ocean race. Charlie Dalin et Amory Ross blessés à bord d’11th Hour Racing

The Ocean Race 2022-23 - May 24, 2023 Leg 5 Day 3 onboard 11th Hour Racing Team . Malama enjoying flatter, calmer seas in the North Atlantic. Simon Fisher and Charlie Enright hoisting the A3 from the cockpit.

Alors que les deux bateaux en tête, 11th Hour Racing et Holcim-PRB ont battu tour à tour le record de distance parcourue en 24h avec 612 milles, l’imoca 11th Hour a heurté quelque chose à pleine vitesse projetant Charlie Dalin et Amory Ross qui se sont blessés sous le choc.

À 15 h 41 UTC le jeudi 25 mai, alors qu’il participait à l’étape 5 de The Ocean Race, l’équipe 11th Hour Racing a activé son bouton de danger pour alerter le contrôle de course et l’ensemble de la flotte qu’ils avaient heurté quelque chose, soupçonné d’être un mammifère marin ou une mégafaune. 

L’équipe était au milieu de l’océan Atlantique Nord à 52 ° N, 35 ° W – environ 750 milles marins [863 milles/1 389 km] au large de Terre-Neuve, naviguant à 29 nœuds [33 mph/54 km/h], en 28+ nœuds [32 mph/52 km/h] de vitesse du vent – certaines des conditions les plus rapides jamais vues dans la course.

L’impact a été soudain et l’équipage à bord a été projeté vers l’avant, faisant deux blessés à bord. Le régleur Charlie Dalin (FRA) a une légère commotion cérébrale présumée et Amory Ross (USA), membre de l’équipe des médias, s’est blessé à l’épaule. Le médecin de garde de la course – le Dr Spike Briggs – a parlé aux marins à bord du bateau par téléphone satellite. Le Dr Briggs a prescrit des analgésiques, des lits superposés et beaucoup d’eau pour s’hydrater, et surveille de près la situation. Les deux marins seraient à l’aise et leurs proches en ont été informés. 

L’équipage est très secoué par l’incident et suivra les meilleures pratiques, signalant la frappe présumée à la Commission baleinière internationale. 

Après l’incident, l’équipage a ralenti le bateau pour procéder à des vérifications : le bateau, pour autant qu’il puisse l’évaluer visuellement, n’a pas d’avarie.

Les trois autres marins à bord sont tous indemnes. Le skipper Charlie Enright (USA), le navigateur Simon Fisher (GBR) et le régleur Justine Mettraux (SUI) – continueront de faire courir le bateau vers leur destination finale – Aarhus, Danemark.

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Pro Sailing Tour. Les orques s’invitent à la sortie de Gibraltar !


La flotte des 4 Ocean Fifty évolue désormais groupée à hauteur de Peniche à l’ouest de la côte du Portugal. Après 50 heures de navigation depuis le départ de la Sardaigne, d’abord rapides puis très techniques pour cause de vent faible et variable, les équipages du Pro Sailing Tour 2023 sont sortis de la Méditerranée mercredi pour rejoindre la ligne d’arrivée à Brest. Il reste cependant encore 830 milles à courir devant les étraves et le rythme devrait être encore bien mou jusqu’au cap Finisterre. Là, la régate prendra une autre tournure : 35 nœuds de vent de face et une grosse mer sont attendus.

Bagarre de rue en approche du cap Saint-Vincent
Les quatre Ocean Fifty de ce Pro Sailing 2023 ne sont pas si éloignés en termes de performances, le jeu sur ce Final Rush est grandiose. Erwan Le Roux, Audrey Ogereau et Steven Liorzou sur Koesio ont fort à faire face aux p’tits jeunes de Viabilis Océans (Pierre Quiroga et Léonard Legrand) qui ont embarqué sur cette ultime étape un cador de la discipline du multicoque : Pascal Bidégorry. Alors, les coups tactiques fusent. À la côte, au large, à toi, à moi… 16 milles derrière ce duel serré, Le Rire Médecin-Lamotte et Solidaires En Peloton-ARSEP ne déméritent pas et se battent comme des chiffonniers.

« Nous avons eu une super phase de transition à Almeria et ensuite, nous n’avons pas été assez vigilants sur une histoire de courant qui a complètement faussé notre trajectoire. En tentant de contrôler la flotte en étant devant, nous nous sommes retrouvés relégués derrière à voir les autres partir. Donc grosse douloureuse avec 20 milles de retard bien tassés à Gibraltar. » expliquait tôt ce matin Thibaut Vauchel-Camus. Compte tenu de la météo peu ventée et capricieuse des prochaines 24h, tout reste encore possible pour dominer les débats. Fait de course la nuit dernière : des orques, que l’on sait rôdant dans les parages de Gibraltar, se sont invités à la régate. Coup de chaud pour les équipages, mais pas de dégâts ! « Ils ont chatouillé nos safrans » racontait dans un message Luke Berry.

Ils ne sont plus que 4 en course, Christopher Pratt, skipper de l’Ocean Fifty Wind of Trust-Marsail ayant annoncé hier, mardi 23 mai, son retrait de la troisième étape du Pro Sailing Tour. « Cela fait moins d’un mois que l’équipe MARSAIL a finalisé l’achat de l’Ocean Fifty Wind Of Trust. Nous mettions un point d’honneur à s’aligner au départ du Pro Sailing Tour, épreuve phare de la saison. Malgré tout le travail acharné de l’équipe et la détermination sans faille de l’équipage, une série d’avaries techniques mineures ne permet pas de poursuivre la course dans des conditions optimales de performance et de sécurité. » expliquait le Marseillais, qui peut se montrer fier d’avoir été présent à La Seyne-sur-Mer avec sa petite équipe, son bateau nouvellement acheté et une étape de l’Ocean Race dans les bottes ! Christopher ajoutait « vouloir revenir plus fort sur les prochaines courses en Ocean Fifty ».

Le point sur la régate ce mercredi 24 mai à 7h30 par Gilles Chiorri , directeur de course du Pro Sailing Tour

« Pour vendredi, le point dur au niveau du Cap Finisterre / Sud Gascogne reste d’actualité et changera complètement le rythme de la course, au louvoyage avec des vents de Nord-Est qui oscilleront, selon les modèles entre 25 et 35 nœuds et une mer forte. Ensuite, le Golfe de Gascogne se fera en tirant des bords avec des vents redevenant modérés dans sa partie Nord. Heure des premières arrivées estimées à Brest : dans la nuit du 27 au 28 mai. »

Ils ont dit au large de Cadix

Pierre Quiroga, Viabilis Océans
« Premier à Gibraltar ! Pas facile cette sortie de la Méditerranée ! Des grains, du courant, on se croirait du côté de la Bretagne Nord. On a fait une belle bagarre de vitesse avec Koesio. Toujours énormément de manœuvres depuis le départ, ce matin la fatigue se faisait sentir à bord et dès qu’on a eu un bord un peu long, nous avons enchaîné les siestes à tour de rôle. Juste après ce beau passage de Gibraltar en tête, le vent d’Est s’est de nouveau complètement arrêté. 3 nœuds de courant de face ! Usant, c’est le mot pour ce début de course mais magnifique aussi tant les écarts sont proches.
On commence à regarder la météo jusqu’au cap Saint-Vincent et au cap Finisterre, ça ne s’annonce pas beaucoup plus simple ! A voir, on est quand même bien content d’être à notre place ce soir 🙂 »

Erwan Le Roux, Koesio
« Tout va bien à, bord, on arrive à la pointe de Santa Maria avant le cap Saint-Vincent. Nous sommes toujours au contact avec Viabilis Océans. C’est mou et ce sera mou sur toute la remontée du Portugal. Rien n’est joué, tout reste à faire ! A bord, tout le monde mange bien, se repose bien. Nous nous sentons d’attaque pour le gros morceau qu’il reste à venir ! »

Thibaut Vauchel-Camus, Solidaires En Peloton-ARSEP
« On est arrivé à Gibraltar, on ferme la marche de la flotte après l’abandon que l’on regrette (mais pas autant qu’eux) de Wind Of Trust – Marsail.
Devant, la météo a l’air assez complexe pour ouvrir le jeu et on espère qu’elle ne le soit pas trop à la vue de ce qui nous attend au cap Finisterre pour l’instant. Mais bon, le moral est là même si ça peut grogner, mais ça c’est normal, des gens motivés qui ne sont pas récompensés de leur travail, ça grogne. »

Luke Berry, Le Rire Médecin-Lamotte
« Nous avons passé Gibraltar, tout se passe bien à bord ! Nous n’avons pas tout à fait compris ce qu’il s’est passé entre hier et cette nuit avec un vent qui a tourné dans tous les sens. Le pauvre Thibaut (Vauchel-Camus) en a fait les frais. Mais nous sommes parvenus à ne rien perdre sur les autres. Les autres, dans les phases de transition et sur les réglages des voiles, sont un cran au-dessus de nous. Nous jouons d’abord la sécurité, on réduit la voilure quand il faut car il y a parfois des grains. Tout le monde travaille bien à bord, il reste encore de la route ! »


Les équipages engagés sur la troisième étape, Final Rush, Alghero-Brest
Koesio
Skipper : Erwan Le Roux
Équipiers : Audrey Ogereau, Steven Liorzou
Mediaman : Jérémy Lecaudey
Solidaires En Peloton-ARSEP
Skipper : Thibaut Vauchel-Camus
Équipiers : Quentin Vlamynck, Pep Costa (ESP)
Mediaman : Benjamin Sellier
Viabilis Océans
Skipper : Pierre Quiroga
Équipiers : Léonard Legrand, Pascal Bidégorry
Mediaman : Adrien Cordier
Le Rire Médecin-Lamotte
Skipper : Luke Berry (FRA-ENG)
Équipiers : Antoine Joubert, Mathieu Salomon
Médiaman : Josselin Didou
Wind of Trust – Marsail
Skipper : Christopher Pratt
Équipiers : Ronan Treussart, Laurent Bourguès
Mediaman : Clément Gerbaud

Classement général provisoire après deux courses (La Seyne-sur-Mer-Bonifacio, Bonifacio-Alghero)
1 – Koesio 18 pts
2 – Viabilis 14 pts
3 – Solidaires En Peloton – ARSEP 11 pts
4 – Le Rire Médecin – Lamotte 9 pts
5 – Wind of Trust – Marsail 8 pts

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Départ de la PAPREC 600 Saint-Tropez

24 bateaux ont pris le départ ce mercredi de Saint-Tropez de la course au large en Méditerranée “PAPREC 600 Saint-Tropez” avec un parcours finalement réduit à 400 mn.

Face aux prévisions météorologiques avec un petit temps, le directeur de course, Georges Korhel a annoncé une réduction de parcours d’environ 200 nautiques pour permettre à tous les concurrents de boucler la course avant la remise des prix fixée lundi 29 mai à 16h.
Le parcours est donc d’environ 400 nautiques, au départ de Saint Tropez vers le Cap Corse Porte P4 (entre l’ile de la Giraglia à babord et l’île de la Corse à tribord), descente vers les bouches de Bonifacio en laissant la Corse à tribord, bouches de Bonifacio Porte P1 avec la Corse à tribord, arrivée à Saint Tropez.
La course est à suivre sur le lien suivant https://carto.oceantracking.fr/paprec600/carto

Les ténors du large et des courses en IRC en lice :
En lice, pas moins de sept Class 40 pour un parcours de 600 Nautiques en duo ;
Sur son MADE IN MIDI, le navigateur Kito de Pavant qui a participé depuis 2021 a entraîné avec lui ses adversaires, ACI40 avec Ivica Kostelic, BLUE PLANET avec Christian Kerl, IMAGIN’ACT SOCOMEC avec Marco Guerra, PHARE 40 avec Anthony Streicher, REVE A PERTE DE VUE avec Joel Paris et SOTRAPLANT TRS avec Matthieu Foulquier Gazagnes.
En double, nous retrouverons en lice 7 équipages : AURORE avec Thierry Rigoine de Fougerolle, HATHOR 5 avec Paul Van Gaver, HPLUS avec Laurent Buissart, JEANNE avec Pierre-Henri Duffaud, Marcher sur l’eau avec Benoit David, Milou avec Thomas Filleux et UN PALIER DEUX TOITS avec Christine Mora.
Chez les solos, on compte sept voiliers avec BLUE007- Michel Sastre, COCO – Frédéric Ponsenard, FIGOLO- Michel de Bressy, FURTIF- Gérard Guilluy, NABLA- Pascal Caussil, SOLENN FOR PURE OCEAN – Ludovic Gérard, WALILI – Richard Delpeut.
Du côté des équipages, trois voiliers entrent dans la course avec le Dufour 36 Performance ARCHITEUTHIS avec Jacques Silve, le RM 1070 CHAAC avec Emmanuel Unguran et un MULTI, Barramundi 510, DAKOTA avec Emmanuel Pironneau.
Ce qu’ils en disent (suite) :

SOTRAPLANT TRS : Class 40 – Duo- 1ère Participation Matthieu FOULQUIER GAZAGNES- Xavier BROERS
“Le projet a débuté sur les pontons du Havre lors de la dernière Transat jacques Vabre 2022 ou nous avons décidé de sauter dans le grand bain. Nous avons eu l’opportunité d’acheter le class40 157 au mois de juin 2022 afin de le préparer pour la prochaine Transat Jacques Vabre 2023
La 600 Paprec est pour nous notre premier grand rendez-vous on nous allons pouvoir nous mesurer au ténor de la class40. C’est un des plus grands rendez-vous des class40 en méditerranée et nous sommes très heureux d’y participer pour nous entraîner ! »
Matthieu Foulquier-Gazagnes est le local de l’étape puisque membre de la Société Nautique de Saint-Tropez.

FURTIF : Solo – 1ère participation Gérard GUILLUY :
“Tout au long de l’année je participe aux régates type bananes et côtières (majoritaires tout au long de l’année). Besoin de casser le rythme, de sortir de ma “zone de confort” … Un beau parcours avec de l’eau à courir, souvent engagé, avec une météo variée, des équipages affûtés, et beaucoup de convivialité d’avant match …
Tous ces ingrédients étaient présents lors de l’édition 2021 pour les 400 miles en solo, et je me suis éclaté…
Donc hâte de retrouver les copains et d’étrenner la nouvelle formule des 600 miles. On devrait être gâtés cette année !

SOLENN : Solo – Ludovic GERARD :
“Coureur amateur éclairé, je prends beaucoup de plaisir depuis quelques années à courir des régates offshores, en double et plus récemment en solitaire. Après une très belle saison 2022 où Nicolas Brossay, mon co-skipper, et moi avons gagné la transat Cap Martinique et la Drheam cup en Atlantique, puis la Rolex Middle Sea race à Malte, cette année je reviens en solo pour la 2eme fois (après les 400 nautiques d’Au Large de Saint Tropez en 2021) courir la Paprec 600’ avec mon jpk 1080 « Solenn for Pure Ocean ». Cette course s’annonce intense pour les solos sur un parcours magnifique, ce sera aussi un bon entrainement avant la transat Cap Martinique 2024 à laquelle je participerai en solitaire.
J’ai choisi depuis 3 ans de courir pour faire rayonner la fondation Pure Ocean et lever des fonds pour financer les projets de recherche soutenus par la fondation. La préservation des océans est un sujet qui me tient à cœur tout particulièrement, et je suis fier d’être un Pure Ocean lover !”

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IRC. Le championnat d’Europe IRC à Cannes !

Photo : Paul Wyeth

La 8e édition du Cannes IRC European Championship se dispute du 28 mai au 4 juin. Entre quarante et cinquante bateaux issus d’Italie, de Belgique, de Pologne, d’Angleterre, de Suède… et de France, sont attendus pour une épreuve majeure du circuit international.

Le 76ème Festival du cinéma à peine achevé et la palme d’or attribuée, les régatiers jettent l’ancre à Cannes. Organisé par le Yacht Club de Cannes (YCC), avec l’appui de l’Union Nationale de la Course au Large (UNCL), le Pôle course du Yacht Club de France (YCF), et enfin le Royal Ocean Racing Club (RORC), ce championnat se dispute sur des voiliers habitables de course-croisière, et selon la jauge IRC. Cette dernière qui signifie International Rule Club, permet à des voiliers de 8 à 16 mètres d’IRC4 à IRC0 de régater ensemble avec un handicap, et ce afin d’obtenir un classement en temps compensé.

A Cannes, pour cette 8ème édition du championnat d’Europe, l’élite internationale va régater sur deux ronds de course de part et d’autre du Yacht Club de Cannes face aux îles de Lérins, dans la rade Est ou dans la rade Ouest. Neuf manches dont une grande course côtière sont au programme. Jean-François Cutugno, président du Yacht Club de Cannes, l’avoue : « c’était une vraie gageure d’organiser un tel championnat 48 heures seulement après la clôture du Festival de Cannes, mais compte tenu des ambitions du club, il était impensable de refuser une telle opportunité. Tout cela n’a été possible aussi que grâce à la volonté des permanents et bénévoles du club, au soutien du maire David Lisnard, mais aussi du Port Canto permettant d’accueillir les concurrents dans les meilleures conditions. Outre la formation des futurs champions, la préparation olympique (Hyppolite Machetti et Aloïse Retornaz viennent de terminer 3èmes des championnats d’Europe de 470 en Italie), l’organisation des Classiques à commencer par les Régates Royales, l’idée est aussi que la voile habitable IRC soit une nouvelle facette de notre activité. Cela participe à la volonté du Yacht Club de Cannes de s’ouvrir à l’international. » Après Barcelone, hôte de la prochaine Coupe de l’America, le Yacht Club de Cannes vient de concrétiser deux nouveaux jumelages avec Naples et Dubaï.

IRC 1

Géry Trentesaux, dernier président de l’UNCL, désormais vice-président du YCF en charge du pôle course, dispute le championnat d’Europe à la barre de son nouveau Ker 43 type Sydney GTS 43 : « je suis très content de participer à cette compétition, même si je sais que Long Courrier ne sera pas totalement prêt, car nous allons découvrir la plupart de nos voiles. J’ai mon fidèle très bon équipage plus quelques recrues locales de talent comme Jean-François Cutugno, président du YCC, ou encore Sofian Bouvet (ancien champion d’Europe de 470) à la tactique et qui navigue aussi avec moi en Dragon… » Le Nordiste, qui a tout gagné du Fastnet à Sydney Hobart, ne tarit pas d’éloges sur Cannes, « un club magnifique, un superbe terrain de jeu, et des conditions météo le plus souvent exceptionnelles… »
Parcours et bouées géostationnaires

Le Comité de Courses proposera des régates visibles par le public en baie de Cannes ainsi qu’en baie de Golfe Juan du mercredi 30 mai au samedi 03 juin.
Selon des parcours construits de type banane ou des côtiers, les concurrents devront contourner des bouées géostationnaires à positionnement GPS fonctionnant avec des batteries autonomes. Ce moyen technique est mis en avant par le Yacht Club de Cannes depuis de nombreuses années et permet une préservation des fonds marins et de la biodiversité de manière écologique.
Lors du parcours longue distance, les marques de parcours seront des obstacles tel que le phare de la Fourmigue en baie de Golfe Juan (phare situé entre le Cap d’Antibes et les îles de Lérins) ou encore le phare de la Chrétienne situé aux abords du Massif de l’Estérel.

IRC 2

Le programme :

Les bateaux seront amarrés au port Canto
Tous les jours du mercredi 30 mai au samedi 03 juin, la première course quotidienne débutera à 12h00.
La remise des prix se tiendra, le samedi 03 juin à 18h00 sur l’esplanade du Port Canto face à la capitainerie.

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