Accueil Blog Page 1727

Fin de chantier pour le bateau de Bernard Stamm

Matage Poujoulat Stamm mai 2008
DR

« On n’a pas réinventé un bateau qui était déjà une bonne base de travail » explique Bernard Stamm, « mais on a touché à presque tout». Vaste programme quand il s’agit de préparer un 60 pieds pour courir le Vendée Globe et quand son skipper est l’actuel champion du monde Fico/Imoca.
Cure de jouvence en accéléré donc pour Cheminées Poujoulat. Un travail de titan qui pourrait s’égrainer à la manière de Jacques Prévert dans son poème ‘l’inventaire’ magnifiquement interprété par les Frères Jacques. Ça commençait comme ça : «Une triperie, deux pierres trois fleurs un oiseau, un amour, le raton laveur, une madame untel, un citron un pain, un grand rayon de soleil… »

Nombreuses modifications

Au chantier V1D2 de Caen, ça donne ça : De nouvelles dérives, un nouveau mât et trois barres de flèches, une nouvelle bôme, une nouvelle décoration, des nouveaux puits, un nouvel espace de vie, un satellite, une nouvelle centrale hydraulique pour la quille, de plus gros winchs, une nouvelle colonne de moulin à café, des plus grands trous d’homme, des nouvelles voiles, un accastillage tout neuf…Et les moustaches du chat de Cheminées Poujoulat…
Cheminées Poujoulat a été mis à l’eau lundi et mâté mardi. «Nous avons travaillé sur tout ce qui existait en l’optimisant au maximum. Les nouveaux plans Farr, ont été conçus à partir de celui-ci. Notre travail au chantier consistait à faire progresser et évoluer Cheminées Poujoulat sur l’ensemble, sans en changer la philosophie ni les choix techniques ».
Dès ce week-end, Bernard Stamm va pouvoir tester Cheminées Poujoulat en mer.

- Publicité -

Domination de James Spithill en Autriche

RC 44 en autriche Ceeref BMW Oracle
DR

Ce sont les derniers matches, qui ont été les plus passionnants avec notamment John Kostecki (Team Banco Espirito Santo) face à Larry Ellison (BMW Oracle) dans une bataille pour la troisième place, et Team Ceeref contre Cameron Appleton et Team Aqua dans la dernière rencontre décisive pour la tête du classement. Le match a commencé avec une pénalité pour Banco Espirito Santo et Kostecki ne trouvant pas l’occasion de l’exécuter a essayé de forcer une pénalité sur BMW Oracle sur la ligne, mais sans y parvenir.

C’est ainsi que l’équipe de Larry Ellison termine la journée en troisième place derrière Team Aqua battue lors du dernier duel de la journée par le grand vainqueur du début de cette épreuve, Team Ceeref.

- Publicité -

The Transat : le film de la course

Victoire de Loick Peyron
DR

Jour 1 (11 mai 2008) – Départ en douceur
Le début de cette treizième édition de The Artemis Transat s’annonce laborieux pour les treize solitaires en monocoque Imoca : dès le départ, la brise n’a pas dépassé dix nœuds et le clapot levé par les centaines de bateaux spectateurs gênait considérablement la progression des bateaux vers le Sud. Mais au fur et à mesure que les concurrents s’éloignaient des côtes de Plymouth, la brise tournait à l’Ouest en se stabilisant, au bénéfice de Loïck Peyron qui parait le premier le phare d’Eddystone.

Jour 2 – Montée en régime
Après une journée de mer, les treize monocoques glissent toujours sous spinnaker maxi à plus de treize nœuds de moyenne et ce rythme, encore modéré, devrait sensiblement s’accélérer la nuit prochaine avec le renforcement de la brise d’Est. Le positionnement différent en latitude des leaders marque déjà des tendances stratégiques, les plus au Sud étant en tête. 274 milles en 24 heures (soit presque 1/10ème du parcours), près de onze nœuds et demi de moyenne depuis le départ de Plymouth malgré le petit temps des côtes anglaises, quatorze nœuds lors des derniers pointages : le rythme de The Artemis Transat prend des tours !

Jour 3 – Passation de pouvoir
La face Nord d’une dépression au large de la Bretagne n’a pas été de tout repos pour les treize monocoques Imoca, au point que Marc Guillemot est tombé violemment sur une côte. Le rythme est donc encore monté d’un cran et les leaders se succèdent en tête, Yann Eliès ayant pris le commandement ce mardi après-midi. Mais la traversée d’une zone de vents faibles peut redistribuer les cartes dès demain mercredi. Au lieu de la vingtaine de nœuds annoncés, ce sont presque trente nœuds qui ont soufflé la nuit dernière et les monocoques ont pu allonger allégrement la foulée pour aligner près de 370 milles ces 24 dernières heures, soit 15,4 nœuds de moyenne.

Jour 4 – Chassé-croisé
Un repos bien mérité : voilà ce qui ressortait des commentaires des treize solitaires ce mercredi ! Il faut dire que le rythme a été extrêmement soutenu depuis trois jours et que les skippers ont investi beaucoup d’énergie pour ne pas se faire décrocher. Les skippers interrogés à la vacation radio de midi n’étaient d’ailleurs pas du tout sur la même longueur d’onde quant à savoir s’il fallait perdurer sur une voie proche de l’orthodromie à l’image des deux leaders, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali), ou s’il fallait se décaler un peu plus au Sud comme Sébastien Josse (BT) et Vincent Riou (PRB) suivi par Armel Le Cléac’h (Brit Air). En position d’attente au centre, Loïck Peyron (Gitana Eighty) était en situation de changer d’orientation au cas où l’un des deux groupes tirait mieux son épingle du jeu.

Jour 5 – Desjoyeaux sort du jeu
Hautes ou basses pressions, la situation sur l’Atlantique Nord est pour le moins fluctuante, incertaine et inhabituelle : un vent établi de secteur Sud-Ouest n’est pas attendu avant samedi. D’ici là, les solitaires avancent par à-coups au gré de risées qui balayent un plan d’eau anémique et si Sébastien Josse s’est créé un décalage favorable la nuit dernière, il était en train de perdre tous ses gains dans cette loterie météo. La lecture des vitesses instantanées ce jeudi après-midi démontre bien qu’il n’y a rien d’établi sur le terrain de jeu : à quelques dizaines de milles près, certains progressent à plus de dix nœuds quand d’autres se traînent à moins de trois nœuds ! La fin de cette journée sera marquée par l’abandon de Michel Desjoyeaux sur Foncia, victime d’une collision avec une baleine.

Jour 6 – Black-out annoncé
Avec 36 heures d’incertitude sur les choix des concurrents dès ce vendredi soir, les douze solitaires encore en course vont devoir se consacrer à la stratégie plutôt qu’à la tactique, c’est-à-dire chercher à se positionner par rapport à la dépression qui s’installe sur les bancs de Terre-Neuve et non plus tenter de contrôler les mouvements de leurs adversaires. Toujours leader, Sébastien Josse vise à glisser vers l’Ouest. Le peloton a quant à lui profité de cette longue période de calmes et de brises incertaines pour se regrouper puisque les six poursuivants du groupe de tête sont tous à moins de 2 000 milles de l’arrivée, avec un écart de soixante milles seulement.

Jour 7 – Le silence des bateaux
Si avec le black-out, personne ne sait où se trouvent exactement les douze solitaires en course, ceux-ci n’ont pas caché qu’ils naviguaient dans une brise de secteur Sud, donc au débridé à une douzaine de nœuds de vitesse, en route directe vers la porte des glaces. Mais comme le vent va tourner vers l’Ouest, il va falloir faire du près voire même tirer des bords. Quelles seront les positions dimanche à 8h00 ? Le fait de ne pas savoir où se situaient leurs adversaires n’avait pas l’air de perturber outre mesure les solitaires qui ont répondu à la vacation de ce samedi midi : ils ont même révélé leurs conditions de navigation, images à l’appui !

Jour 8 – Sébastien Josse fait demi-tour
Après le portant musclé et les longs calmes, l’Atlantique réserve aux solitaires un paysage plus conforme à sa réputation : du vent contraire, une température en baisse, une visibilité médiocre et une mer qui se forme. Sébastien Josse ayant dû faire demi tour suite à un problème de grand voile, Vincent Riou a pris le relais en tête et comme ses compagnons, il doit composer avec une brise instable en force et en direction. Il faut tricoter pour arriver à Boston ! Léger désavantage donc pour Vincent Riou (PRB) en tête depuis l’abandon de Sébastien Josse (BT), suivi sur la même route par Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui concède 25 milles et par Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 60 milles derrière le leader. Mais position de contrôle pour le premier puisque ses plus proches concurrents ne peuvent pas vraiment initier une option très différente !

Jour 9 – Prendre la porte
En approchant de la porte des glaces, les quatre leaders doivent aussi composer avec le Gulf Stream qui ralentit leur progression : sous une lune qui sera pleine la nuit prochaine, le courant chaud s’oppose à leur progression vers Boston. En attendant un bon coup de vent pour mardi ! Et derrière, le peloton grappille des milles et s’est regroupé dans le sillage de Marc Guillemot. Le Basque Unai Basurko sur Pakea Bizkaia 2009 annonce par ailleurs à la direction de course qu’il jette l’éponge. Samantha Davies (Roxy) peut se rassurer car après s’être fait remonter par Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) à l’occasion d’une grosse molle pendant le week-end, la jeune Britannique s’est offert trente milles d’écart qui libèrent un peu la pression.

Jour 10 – Encore un leader qui tombe
La porte des glaces n’a pas été facile à franchir et si elle n’a pas trop pénalisé le duo leader, elle a nettement augmenté l’écart pour les deux suivants et surtout pour le peloton qui était toute la nuit bloqué par des calmes. Les conditions de navigation sont désormais très différentes pour les deux groupes et un coup de vent violent est annoncé pour les premiers, mercredi ! Vincent Riou (PRB) est en effet de plus en plus en ballottage face à un Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui grignote à chaque classement quelques milles par ci, par là ! Mais le choc de la journée viendra du retrait de PRB, que Vincent Riou abandonnera suite à une avarie de quille, entraînée par une collision avec un requin pèlerin. Dérouté, Loïck Peyron prendra l’infortuné skipper à son bord, ainsi que les commandes de la flotte.

Jour 11 – Questions sur la route
Rien ne se déroule comme habituellement sur cette transat de l’Atlantique Nord ! Des animaux perturbateurs, des leaders qui abandonnent, des solitaires en tandem, des brises portantes molles, des bulles et des trous de vent. Et un final dans la baston qui laisse encore ouverte l’issue de The Artemis Transat jusqu’à vendredi 23 mai ! Sans compter un regroupement général du peloton ce mercredi. Diantre, il faut avoir les nerfs solides. Vaut-il mieux s’approcher au plus près des rives comme semble le vouloir Gitana Eighty ? Est-il préférable de se décaler au Sud pour friser l’itinéraire le plus court comme le fait Brit Air (second) ? Ou est-il de bon ton de foncer à toute vapeur sur ce tracé vallonné, histoire de rattraper son retard tel Generali (troisième) ?

Jour 12 – Rien n’est jamais acquis avant la ligne, mais…
A moins de 360 milles de Boston, Loïck Peyron contrôle son concurrent le plus proche, Armel Le Cléac’h : Gitana Eighty a enchaîné deux virements de bord la nuit dernière pour se caler au vent de Brit Air. L’arrivée du vainqueur est prévue en milieu de nuit américaine mais des brises irrégulières le long des côtes pourraient modifier ce scénario. Difficile pourtant d’imaginer à une grosse journée de l’arrivée de The Artemis Transat, un énorme bouleversement de la hiérarchie. Car même si Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivait à dépasser Loïck Peyron (Gitana Eighty), il faudrait encore qu’il le devance de plus de deux heures et demie. En effet, le temps de « redressement » accordé par le Jury International au Baulois, suite à son détournement vers PRB mardi pour embarquer Vincent Riou en difficulté, lui sera retiré à son arrivée.

Jour 13 – Peyron aux portes d’un troisième sacre
A une dizaine d’heures d’une arrivée nocturne, Loïck Peyron doit tout de même rester attentif car Gitana Eighty navigue près des côtes américaines où le trafic maritime est important. Avec trente cinq milles d’avance sur Armel Le Cléac’h, le Baulois possède un coussin de marge suffisant pour envisager une troisième victoire historique dans cette transat Nord Atlantique ! Un résultat construit dès les premiers milles. En tête dès le début de course, Peyron a su négocier le passage de la porte des glaces sur la bonne route (celle du sud, ouverte par le leader d’alors Sébastien Josse), puis a fait parler le potentiel de son Gitana Eighty au débridé, avec des moyennes à plus de 18 nœuds. A seulement deux heures de Vincvent Riou lorsque celui-ci a dû quitter le navire, Peyron était idéalement placé pour porter une attaque. Quel talent !

Jour 14 – Un triplé historique
Loïck Peyron s’est imposé avec panache en franchissant la ligne d’arrivée de The Artemis Transat à 5h 15′ (heure française) ce samedi 24 mai. Le skipper de Gitana Eighty a parcouru les 2 982 milles entre Plymouth et Boston en 12 jours 11 heures 45 minutes 35 secondes, ce temps de course incluant la déduction de 2h30 accordée par le Jury International en raison de son détournement pour porter assistance à Vincent Riou. Armel Le Cléach le talonne. Loïck Peyron s’adjuge le Prix Omega en améliorant aussi le temps de référence sur ce parcours mythique (détenu auparavant par Mike Golding en 2004 avec 12 jours 15 heures 18 minutes et 8 secondes) de 3 heures 32 minutes et 33 secondes. En fait, le skipper de Gitana Eighty a parcouru sur l’eau 3 185 milles (soit 203 milles de plus que la route la plus directe) à une vitesse moyenne sur l’eau de 10,68 nœuds.

Jour 15 – Generali prend la troisième place
Avec l’arrivée dans le courant de la nuit dernière de Yann Eliès sur Generali, le podium de The Artemis Transat est bouclé, ces trois solitaires ayant terminé ce parcours de 2 982 milles en moins de deux semaines ! Le prochain concurrent attendu à Boston est Marc Guillemot, ce dimanche soir. Arrivée de nuit pour Yann Eliès qui a dû lever le pied lors de ses dernières 24 heures de mer car le skipper de Generali avait constaté que sa barre de flèche tribord en haut du mât présentait des faiblesses au point de risquer de se désolidariser. Cet incident aurait pu entraîner le démâtage du monocoque et le Briochin a donc pris ses dispositions pour préserver son gréement en réduisant considérablement la voilure.

Jour 16 – Le roc Guillemot
Alors que Marc Guillemot s’est adjugé la quatrième place de The Artemis Transat ce lundi à 12h 18′ 47” (heure française), ils sont encore cinq en mer au large de la Nouvelle-écosse dans une brise de secteur Sud-Ouest qui se renforce. Les derniers milles de Marc Guillemot n’ont pas été de tout repos : du petit temps au Sud de la Nouvelle-écosse dimanche, du vent variable dans la nuit et une brise de Sud-Ouest pour finir ce lundi matin après deux virements de bord. De quoi encore solliciter un corps déjà bien fatigué par cette blessure aux côtes dès le troisième jour de mer !

Jour 17 – Rafale d’arrivées
L’arrivée de Dee Caffari ce jour à Boston (à 15h 05′ 34" GMT) ne laisse plus qu’un concurrent en mer, Steve White, dans la classe IMOCA. Sam Davies a cette nuit pris l’avantage sur Yannick Bestaven et Arnaud Boissières, ces derniers se livrant un beau duel final et terminant à 1h28 d’écart sur la ligne d’arrivée à Boston ! La bataille rangée que se livraient les trois plans Finot-Conq "ancienne génération", selon la typologie établie par Yannick Bestaven (Cervin EnR) aura donc tourné à l’avantage de Samantha Davies (Roxy), cette dernière s’échappant hier au grand dam du skipper de Cervin EnR, collé dans une bulle sans vent.

Jour 18 – Steve White à bon port, la flotte est au complet
Steve White, à bord de son Open 60 Spirit of Weymouth, a terminé The Artemis Transat dans la nuit du 27 au 28 mai en 9ème position au terme de 17 jours, 15 heures, 4 minutes et 54 secondes de mer. Il complète la flotte IMOCA, qui compte 9 bateaux à l’arrivée contre 13 au départ. L’aventure de ce skipper témoigne de sa grande détermination, et de sa passion dévorante pour la course océanique.

Résultats complets catégorie IMOCA 60 :

1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) le samedi 24 mai à 3h15’35” UTC en 12j 11h 45′ 35 (redressement de 2h30 du Jury inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28′ 40” à 7h 43′ 05” du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00′ 22” à 1j 3h 14′ 47” du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18′ 47” à 2j 9h 33′ 12” du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00′ 51" à 2j 22h 15′ 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31′ 17” à 3j 02h 45′ 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00′ 03" à 3j 04h 14′ 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05′ 34" à 3j 14h 19′ 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04′ 54" à 4j 03h 19′ 19" du premier

- Publicité -

Bonifacio : un “stade nautique” vertigineux.

YC Bonifacio
YC Bonifacio

On l’oublie trop souvent, mais avec ses falaises de 50 mètres de haut sur plus de 4 kilomètres de long (jusqu’au cap de Pertusato), Bonifacio est un véritable "Colisée naturel" avec vue imprenable jusqu’en Sardaigne.

Dans cet immense stade nautique naturel se déroulent les régates internationales d’automne, réparties sur plusieurs week-ends des mois de septembre et octobre. C’est donc avec une lumière douce (excellente pour les photos) et sous un soleil caressant que, du haut des falaises, vous pourrez assister gratuitement au grand spectacle des voiles multicolores.

Mieux encore: Bonifacio vous offre aussi sa Marine incomparable, véritable et seul fjord de la Méditerranée. Là, vous pourrez assister à la préparation des équipages et qui sait, cela arrive souvent lors des courses de voiles latines, trouver un embarquement de dernière minute pour régater avec les passionnés.

L’arrière-saison est belle partout en Corse et particulièrement à Bonifacio. Raison pour laquelle, tant les compétiteurs et que les spectateurs se retrouvent gaiement pour larguer les amarres et vivre les derniers beaux week-ends de l’année de façon inoubliable.

Source : Yacht Club de Bonifacio
www.euroyacht.fr

    

- Publicité -

Class 40 : Soldini, Herrmann et Bouchard sur le podium

Thierry Bouchard Class 40
DR

Pendant la nuit, Boris Herrmann (Beluga Racer) a donc coupé la ligne de The Artemis Transat, s’actroyant ainsi la seconde place de la course, le lendemain du jour anniversaire de ses 28 ans. Thierry Bouchard est arrivé, lui, dans la matinée, grimpant ainsi sur la troisième marche du podium (lire par ailleurs rubriques "articles" et "dépêches"). Bref, la flotte des Class 40 commence à arriver à Marblehead. Ce matin, Louis Duc (Groupe Royer) voyait ses chances de monter sur le podium s’envoler puisqu’il se trouvait à 21 milles de Mistral Loisirs – Pole Santé ELIOR: "Je n’ai pas eu de vent hier soir" dit-il alors à la vacation. "Je ne pense pas pouvoir rattraper Thierry Bouchard". Agé de 25 ans, Louis Duc est le plus jeune skipper de la flotte, mais son enthousiasme parle pour lui : « Le bateau glisse tout seul. une journée idéale pour arriver à Marblehead ! »

Belle bagarre pour la 4e place

A 70 milles de l’arrivée, Halvard Mabire sur Custo Pol, alors 5e, est en pleine forme : « Je suis en train de voir mon plus beau lever de soleil de la Transat » raconta-t-il au PC course ce matin. «J’effectue mon dernier bord en direction de Marblehead.» Au final Custo Pol était devant Fujifilm de 11 milles, grâce à un joli dernier virement de bord : « Je pense que j’ai mieux négocié la bascule de vent que Fujifilm, ce qui m’a permis de gagner quelques milles sur lui ».
En 7ème position, Miranda Merron, décrit sa nuit : «un ciel très étoilé, avec de nombreuses étoiles filantes, ainsi que beaucoup d’avion certainement en direction de Boston.» À 106 de l’arrivée, les effets de la civilisation sont déjà présentes: « Je suis dans une zone remplie de casiers de pêche, je pourrais facilement en prendre un, à 15 nœuds de vent. Ils sont supposés être visibles au radar, mais c’est pas vraiment le cas. Maintenant qu’il fait jour, ils vont être plus faciles à repérer. » Après 19 jours de navigation en Atlantique nord, le fait de sentir la ligne aussi proche, augmente la tentation de se relaxer : « Il fait toujours aussi froid, je garde ma tête en dehors du sac de couchage afin de ne pas dormir trop longtemps.»

Avarie pour Parnaudeau

Suivant 40 Degrees de 21 milles cet après-midi, Benoit Parnaudeau explique son avarie : « le chariot de grande voile est sorti du rail. Je navigue seulement avec la trinquette. Je vais essayer de faire quelques réparations en attendant que le vent se calme afin de la réparer correctement." Alors que Benoit Parnaudeau était sous-toilé, il a réussi à gagner du terrain sur Miranda Merron, qui navigue entre les casiers.
À l’arrière de la flotte, Christophe Coatnoan sur Groupe Partouche en 9ème position et Simon Clarke sur Clarke Offshore Racing en 10ème sont séparés de 57 milles. Tous les deux ont subi des avaries aux cours des derniers jours. Christophe Coatnoan a déchiré sa voile d’avant, a une fuite au niveau de sa dérive, tandis que Simon Clarke a des problème informatique: « mon ordinateur m’a lâché hier, je crois qu’il n’a pas aimé l’eau.» Simon Clarke a réussi à le faire redémarrer, cependant il ne peut recevoir les positions et les fichiers météo. «Je ne sais pas d’où vient cette eau, ce n’était en plus qu’une toute petite quantité.. Peut-être de mes mains.» s’interroge Simon Clarke.
Clarke Offshore Racing a choisi l’option sud pour plusieurs raisons: «mon seul choix était d’aller au sud de la route directe, mais Dieu merci, j’ai maintenant de l’adonnante». Les fichiers météo annoncent l’arrivée d’une bonne brise du secteur sud-ouest pour les 206 milles qu’il lui reste à parcourir jusqu’à Marblehead : «le vent va augmenter, il faut juste être patient.» Après une course difficile, le Britannique de 42 ans est impatient de retrouver sa femme et sa fille à Marblehead « il n’y aura pas de grosse fête à l’arrivée vu que tous mes amis sont à un mariage ce week-end.» Mais Simon Clarke sera peut-être surpris de voir que ses concurrents attendent avec impatience le dernier bateau pour fêter dignement cette transat…

- Publicité -

ICAP Leopard dérouté pour cause d´icebergs

Icap Leopard
DR

La visibilité étant très réduite, le navigateur et les chefs de quart ont pris la décision de mettre le cap plus au sud afin de limiter le risque de croiser des growlers, ce qui va rajouter 180 milles à leur voyage. Maintenant ce sera à Roger Badham, leur consultant météo de les suggérer une nouvelle trajectoire.

Les prochaines 24 heures seront critiques, car la distance perdue hier soir complique la tâche. ICAP Leopard n’a plus désormais qu’une quarantaine de milles d’avance sur le record…

- Publicité -

Class 40 : le jeune Boris Herrmann termine 2e !

Boris Herrmann Beluga Racer
DR

A 01h09’4744 TU ce jeudi matin, Beluga Racer skippé par Boris Herrmann a coupé la ligne d’arrivée de The Artemis Transat à Marblehead.

Le jeune Allemand, qui a fêté son 28ème anniversaire hier, occupait la seconde place derrière Soldini depuis dimanche, et se trouvait dans le paquet de tête depuis le neuvième jour de course.

Beluga Racing a terminé l’épreuve en 17 jours, 12 heures, 9 minutes et 4 secondes, à la moyenne de 6,99 nœuds. Boris Herrmann a coupé la ligne d’arrivée 14 heures après le grand vainqueur Giovanni Soldini, qui lui a rendu hommage en ces termes, juste après son arrivée : "Je vous avais bien dit avant le départ que le gars à bord de Beluga serait dangereux !"

- Publicité -

Bataille navale au plus haut niveau, en rade sud de Marseille

TP52 Breitling Medcup Hyeres 2007
DR

A Marseille, c’est en plein cœur de la ville que la ‘caravane’ de l’Audi MedCup fait escale pour la deuxième des six étapes du circuit. Du 2 au 7 juin, les 14 bateaux inscrits seront amarrés dans le vieux port, face à la Mairie, tandis que le Village de l’Audi MedCup jouxtera l’Hôtel de Ville, de l’autre côté de l’avenue.

5 jours de compétition et 10 manches en Rade Sud
Les courses se disputeront quant à elles dans la fameuse Rade Sud. Cette large baie, ceinturée d’un côté par la Corniche et de l’autre par les Iles du Frioul, constitue un stade nautique idéal, pour la beauté du site mais aussi pour la qualité et la variété des conditions de navigation qu’elle offre : fort Mistral, brise thermique et plus rarement vent d’est, tout est possible en cette période printanière.

“Les marins adorent régater ici. Marseille a tout pour elle : soleil, vent, plan d’eau exigeant et un paysage superbe. Les images tournées pendant cette semaine de compétition et les clichés de nos meilleurs photographes de mer seront là pour en témoigner," confie Bruno Troublé, un des organisateurs de l’étape marseillaise.

Les régates débutent lundi 2 juin par une série de manches d’entraînement qui offrent par ailleurs aux media et aux VIP une occasion unique d’embarquer à bord de ces monocoques high tech que sont les TP 52. Les choses sérieuses commencent dès le mardi 3 juin et ce jusqu’au samedi, où la meilleure équipe se verra décerner le Trophée de la Ville de Marseille. Au menu : 10 manches maximum, soit trois parcours “banane” par jour et une régate côtière (qui compte double en points) programmée le jeudi. Le résultat de toutes les manches disputées à Marseille sera additionné à celui d’Alicante pour compléter le classement général du circuit, actuellement dominé par Mean Machine, vainqueur en Espagne il y a 15 jours.

Mean Machine, l’équipe à battre
Cet équipage en majorité néo-zélandais, mené par le propriétaire et barreur du bateau, le hollandais Peter De Ridder, navigue sous les couleurs monégasques. En Espagne, la coque noire de leur tout nouveau plan Judel/Vrolijk s’est adjugée 5 victoires de manche. Ce sera sans nul doute l’équipe à battre la semaine prochaine. A suivre également deux solides concurrents qui ont parfaitement entamé la saison : Bribón, le bateau armé par José Cusi, traditionnellement skippé par Sa Majesté le Roi Juan Carlos et barré cette année par le néo-zélandais Dean Barker. Deux équipiers français y officient sur la plage avant : RomainTroublé et Gilles André. Bribón n’est qu’à un point de Mean Machine au classement général, il faut donc s’attendre à quelques belles escarmouches en Rade Sud. Enfin, les Américains de Quantum Racing, emmenés par Terry Hutchinson, occupent la troisième place du podium provisoire.

Oracle débarque
A Marseille, Quantum ne sera plus le seul représentant du pavillon américain, puisque l’équipage du très attendu USA-17 va faire son apparition. Ce tout nouveau TP 52 (un plan Reichel/Pugh, sistership du nouveau Artemis (SWE), qui a effectué ses premiers entraînements mercredi dernier à Valencia, appartient au challenger de la 33e America’s Cup : BMW Oracle Racing. Il sera mené dans les eaux phocéennes par l’incontournable Russell Coutts, épaulé par James Spithill.

Sébastien Col à la tactique de Mutua Madrileña
Côté français, on retrouvera Philippe Presti et Thierry Peponnet, respectivement cellule arrière et entraîneur de Audi Q8, l’équipe italienne de Ricardo Simoneschi, de même que Jean Marie Dauris, N°1 à bord de Platoon-Team Germany (skippé par Jochen Schuemann). Ils seront rejoints par un de leur collègue de l’équipe de France de Match Racing et ancien barreur d’Areva Challenge, Sébastien Col. Ce dernier embarque en tant que tacticien de Mutua Madrileña, aux côtés du truculent Vasco Vascotto.

Classement général Audi MedCup Circuit Top 10
(Position, bateau, pays, points)
1er Mean Machine MON 41
2e Bribón ESP 42
3e Quantum Racing USA 46
4e TAU Ceramica Andalucía ESP 55
5e Platoon by Team Germany GER 58
6e Artemis SWE 60
7e Mutua Madrileña ESP 65
8e El Desafío ESP 65
9e Matador ARG 67
10e Cristabella GBR 85

Les épreuves suivantes de l’Audi MedCup sont :
– Cagliari, Sardaigne, Italie (30 Juin – 5 juillet),
– Puerto Portals, Majorque, Espagne (21 – 26 juillet),
– Carthargena, Espagne (25 – 30 Août)
– Portimao, Portugal (15 – 20 septembre).

- Publicité -

Class 40 : la victoire pour Giovanni Soldini

Telecom Italia Class 40
DR

Depuis le départ de Plymouth, le dimanche 11 Mai, l’expérience ainsi que la connaissance technique de Giovanni Soldini, lui ont permis de garder la tête de la course : « Je me sens vraiment bien » dit-il une fois les pieds posés sur le ponton. « La course a été bonne pour moi ». Le seul point négatif de cette course a été le passage de cette Ice Gate, rendu obligatoire par la direction de course de The Artemis Transat, afin de garder au maximum les concurrents en dessous des icebergs qui sont à la dérive au sud de la Nouvelle-Ecosse : « Le passage de la Ice Gate n’a pas été facile, m’obligeant à faire face au courant du Gulf Stream et à rester au sud. Normalement on navigue plus au nord que cela, nous limitant dans les choix techniques. »

Trois victoires en 6 mois !

Les options prises par Giovanni Soldini ont permis à Telecom Italie de garder son avance par rapport au reste de la flotte : « Je pense que ma navigation a été correcte » admet-il modestement. « C’était la bonne option de rester dans le nord au début de la course afin de passer la première zone de haute pression. Afin de traverser la deuxième dorsale, je suis passé plus au sud, ce qui m’a permis de garder de nombreux milles sur les autres. »
Cependant le skipper italien, reconnaît rapidement ses erreurs et félicite ses concurrents : « Durant les derniers jours, je n’ai pas très bien navigué permettant aux autres de diminuer mon avance. Beluga Racer (Boris Hermann) a été très bon sur la fin de la course. »
The Artemis Transat est sa troisième victoire en six mois avec Telecom Italia un plan Guillaume Verdier. Ses deux précédentes victoires étaient la Transat Jacques Vabre en novembre dernier et ainsi que le Grand Prix Petit Navire.

- Publicité -

Steve White termine la Transat pour les 60 pieds

Steve White TAT
DR

Steve White, à bord de son Open 60 Spirit of Weymouth, a terminé The Artemis Transat cette nuit en 9ème position au terme de 17 jours, 15 heures, 4 minutes et 54 secondes de mer; Il complète la flotte IMOCA, qui compte 9 bateaux à l’arrivée contre 13 au départ. L’aventure de ce skipper témoigne de sa grande détermination, et de sa passion dévorante pour la course océanique.
L’arrivée de Steve White à Boston prouve qu’il existe encore, malgré la professionalisation grandissante de la discipline, une place pour les "aventuriers", véhiculant d’une certaine façon l’esprit d’origine de la navigation océanique en solitaire – celui-là même qui a présidé à la création, en 1960, de l’épreuve originelle (OSTAR) dont The Artemis Transat est l’héritière.

Un "aventurier"

Ancien restaurateur de voitures classiques, l’homme a décidé de tout plaquer un beau jour, à la suite d’une navigation enthousiasmante aux abords du Fastnet – "Il y avait 40 nœuds, les rafales nous faisaient décoller de nos bottes. c’était fantastique. Sur le chemin du retour, dans ma voiture, j’ai décidé que je participerais un jour au Vendée Globe. Je venais de suivre les aventures de Christophe Auguin, elles m’avaient passionné." Nous sommes alors en 1998, et Steve lâche son boulot, se reconvertit dans la construction navale et intègre l’équipe de Pete Goss, travaillant alors sur le chantier du maxi-catamaran Team Phillips. Puis il travaille pour Chay Blyth, en tant qu’entraîneur des équipages engagés dans le Global Challenge (course autour du monde à l’envers par étapes, pour amateurs).
Steve et son épouse hypothèquent leur maison, rachètent l’ancien Gartmore (plan Finot) à Josh Hall, et se mettent en quête de sponsors, fonctionnant sur un budget minimal mais investissant toute leur énergie. Le rêve ultime de Steve reste le Vendée Globe, et venant de prouver sa détermination et sa capacité à mener une campagne sérieuse, il a désormais à 36 ans une crédibilité qu’il s’est forgée sur l’eau. Car si être au départ est bel et bien un premier défi, parvenir à l’arrivée est une vraie réussite, quelque soit le résultat sportif.
Ce soir aura lieu la cérémonie de remise des prix au Boston Harbor Hotel.

Le classement complet en IMOCA 60 :

1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) en 12j 11h 45’35 (redressement 2h30 inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28′ 40” à 7h 43′ 05” du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00′ 22” à 1j 3h 14′ 47” du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18′ 47” à 2j 9h 33′ 12” du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00′ 51" à 2j 22h 15′ 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31′ 17” à 3j 02h 45′ 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00′ 03" à 3j 04h 14′ 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05′ 34" à 3j 14h 19′ 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04′ 54" à 4j 03h 19′ 19" du premier

- Publicité -
- Publicité -