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Gildas Morvan remporte la Course des Falaises

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Au terme du Tour de Belle-Ile couru aujourd’hui dans une petite brise en guise de dixième et dernière manche, trois solitaires totalisent exactement le même nombre de points (93) : Gildas Morvan, Frédéric Duthil (Distinxion Automobiles) et Eric Drouglazet (Luisina). Ces trois ex-æquo sont départagés par les meilleurs classements obtenus durant la semaine. Gildas Morvan est fort d’une victoire et de quatre places de deuxième. Il rafle la mise. Fred Duthil a récolté une victoire et deux places de troisième. Il se classe deuxième. Eric Drouglazet n’a pas remporté de régate, il est troisième.

Précisons que Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) a remporté le Tour de Belle-Ile devant Fred Duthil.

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Gitana : le 13 en chantier à Hong-Kong, l’Eighty au Record SNSM

Gitana 13 bat record Pacifique Nord 2
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Avec quasiment l’équivalent d’un tour du monde dans son sillage, il est l’heure de la pause estivale pour le maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild. Après six mois de navigation et autant de chronos glanés par l’équipage de Gitana 13, le bilan est plus que positif pour les hommes de Lionel Lemonchois. Partis de New York le 16 janvier dernier, les marins du Gitana Team ont enchaîné avec succès les records et temps de référence qu’ils s’étaient fixés : la Route de l’Or, la Traversée du Pacifique Nord puis une tournée asiatique de Yokohama à Hong-Kong, en passant par Dalian, Qingdao et Taipei.
« Depuis notre départ au pied de la Statue de la Liberté en janvier dernier, tout s’est très bien enchaîné, tant sur le plan sportif que technique. Le temps de la Route de l’Or était tout à fait accessible puisqu’il était détenu par un monocoque, mais ce premier parcours n’en restait pas moins exigeant et compliqué, avec près de 43 jours de mer et le Cap Horn a passé d’Est en Ouest. Puis il y a eu le Pacifique Nord, où nous avons battu de près de 4 jours le temps de Geronimo (maxi-trimaran d’Olivier de Kersauson, ndlr). Et enfin, nos différents records asiatiques qui ont été riches de rencontres tant sur l’eau, qu’à terre lors de nos différentes escales » déclarait Lionel Lemonchois.
Samedi 14 juin, le maxi-catamaran de 33 mètres a été sorti de l’eau, non loin de Hong-Kong, pour un chantier estival de quelques semaines. Outre le gréement, qui sera remplacé dans sa totalité, l’équipe de Gitana 13 mettra à profit cette immobilisation pour refaire les enduits des appendices (safrans et dérive), malmenés par les nombreuses rencontres avec les filets de pêche dérivants de la Mer de Chine. Ce sera également l’occasion de réaliser un check-up complet du bateau ; une vérification générale nécessaire après plus de 21 000 milles parcourus, dans des conditions parfois musclées.
Le prochain défi de Lionel Lemonchois et de ses équipiers n’est autre que la Route du Thé, un parcours de près de 15 000 milles entre Hong-Kong et Londres. Gitana 13 s’attaquera à ce nouveau record, détenu depuis 1990 par Philippe Monnet (en multicoque et en solitaire) en 67 jours 10 heures et 26 minutes. Départ programmé dans le courant de l’été.

Gitana Eighty pour les sauveteurs en mer

Dimanche 22 juin, à 18h, le monocoque aux couleurs du Groupe LCF Rothschild, sera au départ du record SNSM. Une épreuve en l’honneur des sauveteurs en mer, qui pour sa quatrième édition change de format et propose un parcours deux fois plus long aux concurrents de la classe Imoca engagés. En effet, les bateaux de plus de 50 pieds quitteront Saint-Nazaire dimanche, pour un aller-retour de plus de 568 milles, avec une bouée à virer au large de Saint-Malo. Un tour de Bretagne, qui selon les dernières prévisions météorologiques, se fera pour majorité au près et dans des vents modérés à faibles : un scénario synonyme d’une course qui s’annonce tactique, car avec des bords à tirer les options ne manqueront pas, mais également assez long. A bord de Gitana Eighty, ils seront cinq pour disputer ce record SNSM.

De retour à La Trinité-sur-Mer la semaine dernière, après avoir effectué un retour en solitaire de Boston, Loïck Peyron et l’équipe du Gitana Team se sont remis au travail pour déquiller le monocoque et le doter d’un nouvel appendice. « L’équipe du Gitana Team a réalisé un superbe travail pour que nous soyons présents dans les temps à Saint-Nazaire. Ce n’était pas une mince affaire, car dès mon retour de Boston, en milieu de semaine dernière, il a fallu démâter Gitana Eighty, le sortir de l’eau, le déquiller, le doter de sa nouvelle quille, puis le remettre à l’eau … Des opérations rondement menées ! Je suis heureux de pouvoir participer à cette course en équipage, car c’est toujours intéressant de se comparer aux autres, de comparer le potentiel de vitesse de Gitana Eighty. Et puis c’est une épreuve pour la « bonne cause », en honneur des sauveteurs en mer. Ce sont des bénévoles courageux qui répondent toujours présents lorsque l’on a besoin d’eux » précisait Loïck Peyron.
L’équipage de Gitana Eighty sur le record SNSM : Loïck Peyron (Skipper), Cyril Dardashti, Antoine Mermod, Didier Le Vourch, Sébastien Thétiot

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Les records de Gitana 13
La Route de l’Or* (New York – San Francisco, via le Cap Horn) : 43 jours 3 minutes et 18 secondes
La Traversée du Pacifique Nord* (San Francisco – Yokohama) : 11 jours 12 minutes et 55 secondes
Taipei – Hong Kong*: 1 jour 45 minutes et 59 secondes
*records homologués par le WSSRC

Les nouveaux temps de référence
Yokohama – Dalian : 3 jours 20 heures 19 minutes 11 secondes
Dalian – Qingdao : 23 heures 50 minutes 20 secondes
Qingdao – Taipei : 3 jours 52 minutes 15 secondes

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Jeanneau : le nouveau Sun Odyssey 44i.

Jeanneau - SO 44i
Jeanneau - SO 44i

Entièrement conçu avec CATIA, le logiciel de conception de loin le plus performant, ce voilier est un bateau d’exception sur lequel chaque détail est abouti. Véritablement contemporain, le design intérieur a bénéficié de tout le talent de Philippe Briand.
En navigation comme au mouillage, l’élégance, les performances et le grand confort du Sun Odyssey 44i feront la différence.

Le Sun Odyssey 44i, conçu dans la bonne tradition marine Jeanneau, allie :
-une carène performante signée Philippe Briand et certifiée par le Bureau Veritas ;
-des lignes élégantes et un grand cockpit sécurisant ;
-un pont en injection qui offre un gain de poids de l’ordre de 30 % et permet un meilleur confort en mer, une bonne raideur à la toile et une performance exceptionnelle ;
-un accastillage Harken.

Ce nouveau voilier, bien toilé avec un plan de voilure très équilibré dans sa version standard, est également disponible en version Performance avec des voiles Mylar et une surface de voilure augmentée.

L’aménagement intérieur, lumineux et fonctionnel, privilégie les équipements de confort :
-les meubles intérieurs, réalisés en « Fine Teak » et accentués par du capitonnage blanc, procurent une ambiance de luxe ;
-l’aération et la luminosité sont assurées par 9 panneaux de pont ouvrants, 6 hublots ouvrants, 4 grands hublots de coque et 6 grands vitrages fixes ;
-la cuisine en long est très bien équipée avec un frigo de 175l et une glacière de 80l… ;
-le carré, la cuisine et les cabines offrent de nombreux meubles de rangement.

Le Sun Odyssey 44i est proposé en trois versions d’aménagement :
-une version 3 cabines (disponible avec 2 ou 3 salles d’eau) bénéficiant d’une cabine avant propriétaire avec un grand lit central, de 4 panneaux de pont ouvrants et d’une salle d’eau privative avec douche séparée;
-deux cabines arrière disponibles dans toutes les versions avec deux lits doubles ;
-une version 4 cabines avec deux cabines avant transformables en une unique grande cabine grâce à une cloison amovible qui se range sous la couchette. De plus, le Sun Odyssey 44i peut bénéficier de deux couchages supplémentaires avec l’option lits superposés.

Le Sun Odyssey 44i se décline en version « Performance » pour tous les marins qui rêvent de régates et de courses au large. Cette version propose un mât plus grand, des voiles en sandwich Mylar full-batten, une surface de voilure augmentée, un pataras réglable et bien d’autres options pour des sensations encore plus fortes.

Caractéristiques techniques :
Longueur HT : 13.75 m
Longueur coque : 13,41 m
Longueur flottaison : 11,45 m
Largeur HT : 4,37 m
Déplacement lège : 9930 kg
Poids lest fonte GTE : 2954 kg
Tirant d’eau GTE : 2.05 m
Poids lest fonte PTE : 3160 kg
Tirant d’eau PTE : 1,65 m
Poids lest fonte TGTE : 2850 kg
Tirant d’eau TGTE : 2,30 m
Motorisation Maxi : 75 Hp
Cabines : 3/4
Couchages : 6/8 (+2 opt)
Capacité carburant : 240 l
Capacité eau : 615 l
Grand-voile classique (std) : 47,6 m²
Grand-voile enrouleur (opt) : 38,1 m²
Grand-voile performance : 51,2 m²
Génois 150% : 52,0 m²
Génois performance 145% : 52,2 m²
Spinnaker : 120,0 m²
Spinnaker performance : 128,0 m²
Catégorie CE demandée: A-B-C 10-12-14 Pers
Architecte : Briand & Jeanneau Design

Source : Chantiers Jeanneau
www.jeanneau.com

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J-30 de la 7e Transat Québec – Saint-Malo

Crêpe Whaou a Quebec
DR

Seule course transatlantique à la voile disputée d’Ouest en Est, la Transat Québec – Saint-Malo propose une diversité de paysages uniques qui excite les imaginations et complique à l’envi les stratégies de course des navigateurs. De l’île d’Orléans aux îles de la Madeleine, c’est toute la magie du fleuve Saint-Laurent, immense et sauvage, qui s’offre aux concurrents avant le passage entre Saint Pierre et Miquelon puis la glissade sous Terre Neuve et sa porte océane. L’Atlantique et le marasme météo de la mer d’Irlande débouchent souvent sur une Manche alanguie dans sa paresse estivale, idéale pour offrir mille et un rebondissements.

Les Class’ 40 en force
La Transat Québec – Saint-Malo est une épreuve de type OPEN, on y retrouve donc plusieurs classes et types de bateaux multicoques et monocoques. La course devant être courue en équipage, il doit y avoir un minimum de trois personnes à bord de chaque bateau. La très éclectique Class 40’ en pleine expansion sera indiscutablement la Classe Reine de l’épreuve, avec pas moins de 21 engagés, présentant d’intéressantes confrontations architecturales entre les bateaux de conceptions parfois très opposées, et un florilège de talents venus de tous les horizons de la grande famille de la voile, des champions du large confirmés aux amateurs éclairés.

Tous les visages de la course au large
Les multicoques de 50 pieds, légers et surtoilés seront à n’en pas douter les premiers à franchir en temps réel la ligne d’arrivée devant Saint-Malo. Eternels rivaux sur l’eau, Franck-Yves Escoffier (Crêpes Whaou!), le Malouin Victorien Erussard (Laiterie de Saint-Malo) et Pascal Quintin (Forget Formation) vont retrouver une vieille connaissance, lui aussi grand spécialiste du trimaran de 50 pieds, le Brestois Hervé Cléris et son « Open Explorer ». S’ils comptent sur les calmes du Saint-Laurent pour se faire la belle dès la première partie de la course, ils devront néanmoins se méfier des performances au portant du monocoque Imoca emmené cette année et malgré la proximité du Vendée Globe par Yannick Bestaven et son Cervin enr.
Mais la grosse bagarre très attendue de cette édition 2008 aura lieu au sein de la flotte des monocoques de la Class 40′. Très marins, héritiers à de nombreux titres des grands 60 pieds, les voiliers de la Class 40 présentent une homogénéité garante de spectacle équitable sur l’eau.

Menés en équipage de 3 à 4 personnes, ils afficheront dans le petit temps du Saint-Laurent comme dans la brise de l’Atlantique, des performances similaires et donc prometteuses de nombreux et quotidiens bouleversements au classement général.
L’italien Giovanni Soldini, fraîchement auréolé de sa victoire dans la Transat anglaise peut faire figure d’épouvantail. Mais son dauphin à Boston, l’allemand Boris Hermann affiche de légitimes ambitions de revanche avec son « Beluga Shipping ». Viennent ensuite à l’esprit toute une génération de jeunes navigateurs Français aguerris aux rudes joutes du Figaro et de la Classe Mini 6,50. Oliver Krauss, brillant troisième à Boston le mois dernier est de ceux-ci. Il applique à la navigation en Class 40 la même exigence et la même rigueur qui ont fait de lui un des talents remarqués du circuit Figaro.
A profil et ambition similaire, on a envie de nommer également les Tanguy De Lamotte et sa « Dream team », Sam Manuard, Ronan Deshayes et Fabrice Morin, qui vient de s’attribuer, en route vers Québec, la course « Marblehead-Halifax », les Ministes qui, à l’instar d’un Jean-Edouard Criquioche ou d’un Pierre-Yves Châtelin, lâche métiers et famille pour vivre leur passion le temps d’une transat.

Liste des inscrits à la 7e Transat Québec – Saint-Malo :

CLASS 40’ :
– ANGOULVANT François / CLASS’40 Fermiers de Loué-Sarthe
– CARPENTIER Patrice – LAJOYE Luc / CLASS’40 Les Entreprises Lorraines
– CATHERINE Gwenc’hlan / CLASS’40 Tchuda Popka
– CHATELIN Pierre-Yves / CLASS’40 Destination Calais
– CLERTON Wilfrid / CLASS’40 CGMER
– COATNOAN Christophe / CLASS’40 Groupe Partouche
– CRIQUIOCHE Jean-Edouard / CLASS’40 Océans Eleven
– DE LAMOTTE Tanguy / CLASS’40 Cheekytatoo
– DUTOIT Gilles / CLASS’40 Techneau
– FORCIER Luc / CLASS’40 YME
– GALMARD Éric / CLASS’40 Khat 7
– GRINDA Alain / CLASS’40 Rêv’86
– HARDING Peter / CLASS’40 40 Degrees
– HERRMANN Boris / CLASS’40 Beluga Shipping
– KRAUSS Oliver / CLASS’40 Mistral Loisirs
– MABIRE Halvard / CLASS’40 Courrier de L’Odet
– NOBLET Yvan / CLASS’40 Appart-City
– PARNAUDEAU Benoît / CLASS’40 Prévoir Vie
– SOLDINI Giovanni / CLASS’40 Télécom Italia
– TABARDEL Éric / CLASS’40 Bleu Voile Océanique
– VALLÉE Philippe / CLASS’40 Groupe SEFICO

CLASSE 50’ Open :
– ANTOINE Pierre / Class 50’Open Imagine
– CLÉRIS Hervé / Class 50’Open 50 Open Explorer
– DE CARLAN Hervé / Class 50’Open Délirium
– ERUSSARD Victorien / Class 50’Open Laiterie de Saint-Malo
– ESCOFFIER Franck-Yves / Class 50’Open Crêpes Whaou!
– QUINTIN Pascal / Class 50’Open Forget Formation

CLASSE IMOCA
– BESTAVEN Yannick / Classe IMOCA Cervin enr

MONOCOQUE OPEN
– BULLENS Christophe / Open monocoque Smiles – Red Sapphire
– DOUILLEZ Denis / Open monocoque Iapuka
– LEBLANC Georges / Open monocoque Port de Québec

MULTICOQUE 60’
LAMIRE Gilles / Trimaran Horizon Loisirs

Seule Transat vers le Vieux Continent
En 1534, Jacques Cartier et ses compagnons avaient mis près de deux mois pour rentrer à Saint-Malo après avoir découvert le Canada. Deux mois de mers incertaines et de dangers permanents dont le souvenir habitera sans doute les marins lorsqu’ils sillonneront à haute vitesse cet univers qui n’a guère changé au fil des siècles… Cette Transat présente deux particularités : d’une part, c’est la seule course Ouest-Est, et d’autre part c’est une épreuve "fluviale", avec la descente du fleuve Saint-Laurent sur près d’un tiers de son parcours qui permet de suivre depuis la terre l’évolution des concurrents.

Un peu d’histoire
Route historique des grands défricheurs d’océans et de continents, la Transat Québec – Saint-Malo en appelle à tous les imaginaires, ceux de Jules Verne ou d’Hermann Melville (Moby Dick) pour offrir aux navigateurs plus qu’une simple compétition, un voyage extra ordinaire dans quatre siècles d’aventures maritimes.
C’est à l’occasion du 450e anniversaire du 1er voyage de Jacques Cartier, navigateur de Saint-Malo, dans le Golfe du Saint-Laurent en 1534, qu’eut lieu la 1ère Transat Québec – Saint Malo, en 1984. Elle fut longtemps l’apanage des grands multicoques avant de s’ouvrir peu à peu à des classes de voiliers plus "accessibles". D’une poignée de ces grands voiliers, on est passé cette année à plus de 35 inscrits. 35 bateaux qui vont cette année encore noircir d’une foule curieuse et enthousiaste les bords du grand fleuve Québécois. Le record de l’épreuve a été établi en 1996 par Fujicolor II, barré par Loïck Peyron en un temps de 07 j. 20 h. 24 m pour parcourir les 2 950 milles.

Palmarès des éditions de la Transat Québec – Saint-Malo

1984
1/ Royale / Loïc Caradec 8j 19h 57m
2/ Charente-Maritime / Pierre Follenfant 8j 20h 13m
3/ Fleury-Michon / Philippe Poupon 9j 15h 59m

1988
1/ Jet Services / Serge Madec 7j 21h 35m
2/ Lada Poch / Loïck Peyron 10j 23h 40m
3/ VSD Paca / Bruno Peyron – 10j 23h 58m

1992
1/ Primagaz / Laurent Bourgnon – 8j 5h. 49m.
2/ Groupe Pierre 1er / Florence Arthaud – 8j 7h 17m
3/ Haute-Normandie / Paul Vatine – 9j 14h 18m

1996
1/ Fujicolor II / Loïck Peyron – 7j 20h 24m
2/ Banque Populaire / Francis Joyon – 7j 23h 28m
3/ Région Haute-Normandie / Paul Vatine – 8j 0h 31m

2000
1/ Groupama / Franck Cammas – 9j 23h 16m
2/ Biscuits La Trinitaine / Marc Guillemot – 9j 23h 26m
3/ Bayer en France / Yvan Bourgnon – 9j 23h 43m

2004
1/ Sergio Tacchini / Karine Fauconnier – 7j 21h 00′
2/ Groupama / Franck Cammas – 7j 21h 59′
3/ Géant / Michel Desjoyeaux – 7j 22h 01′

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La Route du Rhum ouverte aux Géants

sodebo
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« Pen Duick s’inscrit toujours dans le principe d’origine qui donne toute sa dimension et son aura aux courses au large : l’aventure et l’esprit de liberté » explique Pierre Bojic. « Et nous souhaitons respecter cette logique sur laquelle repose nos valeurs. Or, depuis deux ans, on ne voit rien se dessiner du côté de l’ORMA. Pas un nouveau projet, pas un architecte qui planche sur un nouveau bateau, pas un nouvel armateur. Cette stagnation était flagrante lors de la Route du Rhum 2006 qui a pourtant toujours été l’occasion de découvrir de nouvelles unités. Par conséquent, et parce que nous sommes convaincus que les multicoques doivent rester des acteurs majeurs de la course au large, nous avons décidé de ne plus être simples spectateurs et souhaité proposer un vrai projet, dont la Route du Rhum- La Banque Postale 2010 sera le premier acte ».

L’Esprit d’ouverture !
Michel Etevenon, le créateur de La Route du Rhum avait en 1978 insufflé un esprit de liberté. Avec l’ouverture des inscriptions aux G-Class, pour sa 9ème édition, l’épreuve reine, rebaptisée depuis 2006 Route du Rhum-La Banque Postale revient donc à ses origines.
On se souvient qu’en 1978, la Route du Rhum avait fait tomber bien des préjugés avec l’improbable victoire de Mike Birch sur le plus petit trimaran engagé et qui, cerise sur le gâteau, devançait le monocoque géant du favori Michel Malinovsky de 98 secondes. La légende de la course était née, portée par cet exploit et par la confrontation de monocoques et de multicoques, sans restriction de taille, entre Saint-Malo et Pointe à Pitre.

Le retour des grands bateaux
Pour l’édition 2010, Pen Duick a décidé de rouvrir la course aux grands multicoques océaniques, entendez par là, tous les multicoques, sans limite de taille, du 60 pieds Orma aux G Class, c’est à dire ces incroyables machines taillées pour faire un tour du monde. Un retour à l’esprit d’origine, avec son lot de surprises, d’innovations, d’images exceptionnelles : Un Homme, un Bateau, l’Océan et tout le reste n’est que liberté. C’est en 1990, que les derniers grands multicoques avaient tenté de pointer leurs étraves à Saint-Malo avec Bruno Peyron, Francis Joyon et Hervé Laurent. Privés de départ, certains d’entre eux avaient tout de même fait la traversée.

Pas gagnée d’avance pour les Géants
Pour autant, les pronostics resteront difficiles, même si, sur le papier, on peut penser que les plus grands seront les premiers en Guadeloupe, selon les conditions météo, les 60 pieds Orma pourraient bien tirer leur épingle du jeu, face aux Maxis pensés pour des conditions plus extrêmes. Aux grands multicoques existants d’autres devraient les rejoindre. C’est la dynamique en laquelle Pen Duick croit.

Première réaction de Thomas Coville
Thomas Coville, skipper du maxi-trimaran Sodeb’O de 32 mètres, est bien sûr heureux de la décision d’ouvrir à nouveau la Route du Rhum à tous les types de bateaux. Il met aussi en avant l’intérêt du public "qui veut avant tout voir des choses neuves et différentes". Il espère aussi que " cela va permettre à de nombreux projets de voir le jour". Il poursuit en notant qu’à Saint Malo, face au bassin Vauban, tout le monde pourra s’identifier à un bateau, monocoque, multicoque, rouge ou jaune, grand ou petit". Le skipper de Sodeb’O et son partenaire qui se sont orientés en 2007 vers un programme de records, rappelle que "le terme Open est synonyme de liberté et de plaisir de naviguer", deux notions qui lui sont chères.
D’un point de vue sportif, cette ouverture pose une question fondamentale, celle de la compétitivité. Qu’est ce que donne un maxi multicoque conçu pour les tours du monde et les records face à la puissance et à la vélocité d’un trimaran 60 Pieds catégorie ORMA ? Thomas et les architectes du maxi Sodeb’O ont du pain sur la planche.

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Thomas Ruyant et Yann Riou remportent le Mini Fastnet

Ruyant victoire Mini Fastnet 2008
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Trois heures après l’arrivée victorieuse de Thomas Ruyant et Yann Riou cette nuit, un groupe de protos s’annonce sur la ligne : une bagarre acharnée se joue depuis plusieurs heures déjà entre eux. Au final, c’est le duo sud-africain Trautman/Schandevy qui prend la seconde place 5 petites minutes devant Etienne Bertrand, Rémi Aubrun et Henri-Paul Shipman : ces trois là se tiennent en… 34 secondes !
Fatigués, trempés, détrempés… sur le quai, à Tréboul, les marins vident leurs bottes… L’arrivée sur l’occidentale de Sein (haut fond qui génère une mer fifficile) associée au coup de vent de cette fin de nuit a achevé les skippers. Plus un seul d’entre eux ne regrette le Fastnet. « C’était dur… Dur physiquement. On est à fond depuis hier après-midi ! C’est épuisant… Ce n’est plus un sport de vieux», lance Etienne Bertrand, qui termine pourtant à une belle 3e place. Sentiment largement confirmé par un skipper plus jeune, Rémi Aubrun : « c’était dur tout le temps…. Mais très plaisant en même temps… plein de vitesse, plein de planning, ça été éprouvant pour le matériel aussi. Je n’ai aucun regret pour le Fastnet, on a eu notre lot de souffrance… Mais le parcours était très sympa. Il n’y a pas eu de temps morts, c’était intense tout le temps. Un peu tactique aussi à BXA : il fallait le tenter ce coup à l’Ouest, c’était risqué ! Un grand bravo à Thomas et Yann, ils ont très bien calculé leur coup ! »
« Un mot sur cette course ? Rapide ! », s’exclame Henri-Paul Shipman en… vidant ses bottes. « On a fait une descente d’anthologie : ça accélérait tout le temps, on se demandait quand ça allait s’arrêter ! Le retour a été un peu dur, moralement d’abord parce que notre routage nous disait effectivement d’aller à l’Ouest, mais quand on a vu tout le monde partir Nord, on a laissé tomber l’option du large. Du coup, toute la nuit on a eu un vent faible… Mais bon on allait vite, donc ça va. On ne s’en sort pas trop mal. Un grand bravo à Thomas en tous cas d’avoir joué cette option ! »

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L’interview des vainqueurs

Thomas Ruyant : «à fond tout le temps »

La première impression?
Thomas Ruyant : « On est contents! D’autant plus que l’on ne savait pas que l’on était en tête! Après BXA, comme nous sommes partis à l’Ouest nous n’étions plus à portée de VHF, nous n’avions aucune nouvelle. Alors depuis hier après-midi on a tiré sur le bateau, on était à fond tout le temps. Nous n’avons pas le bateau le plus rapide dans les conditions que nous avions hier, alors, nous avons tiré sur la machine pour compenser. »

Vous étiez encore « à fond » pendant le coup de vent cette nuit ?
"Non, là, c’était dangereux, vraiment dangereux. Nous sommes arrivés sur l’occidentale de Sein au plus fort du coup de vent. On a eu jusqu’à 40 nœuds, la mer était démontée : c’était très impressionant… Le bateau est rempli d’eau. On était sous 3 ris et trinquette. Ça brassait… » (Yann Riou ajoute : "c’est mon 5e Mini Fastnet et de loin le plus musclé.")

Cette option Ouest, c’était prémédité ?
« Oui. Nous avions prévu de partir au large avant le départ de la course. En plus, nous sommes arrivés au bon moment à BXA : il y avait encore du vent et nous avons pu faire 4 heures de nav’ vers le large pour aller chercher la dorsale, ensuite on a repris notre cap. Ce n’était pas évident de partir dans son coin, mais il fallait s’y tenir… »

Tout s’est joué sur cette option ?
"C’est un tout : on a un bon bateau (plan Finot 2007, l’ancien bateau d’Isabelle Joshke), nous nous sommes très bien entendus et nous avons fait de bons choix tactiques. C’est intéressant d’avoir deux solitaires à bord. On est plus autonome… » (« On était en confiance. On n’a pas fait de bêtises », renchérit Yann Riou)

Cette victoire change-t-elle tes objectifs pour le reste de la saison ?
"Elle met en confiance. Je suis content aussi d’avoir pu tirer sur le bateau comme ça. Et puis, le Mini Fastnet, c’est une grande course ! C’est bien de la gagner… 4 podiums en 4 courses en 2008 (2e à la MAP, 2e à la Demi-clé et 3e à la Sélect 6.50), c’est pas mal. Je maintiens mon objectif sur les Sables – les Açores – les Sables : j’ai un bon bateau, je peux gagner… » Yann Riou confirme : « Ce n’est sûrement pas la dernière victoire de Thomas ! Il n’est bien sûr pas le seul à bien naviguer en Mini, mais on le reverra sur les podiums…»

On retrouvera Thomas Ruyant cet été sur le prochain grand rendez-vous des Mini : la course Les Sables – Les Açores – Les Sables. Yann Riou lui, aimerait être au départ de la Transat 6,50 2010, « puisqu’elle partira de Douarnenez… ».

Arrivées des 10 premiers :

1er – 667 Faber France – RUYANT Thomas / RIOU Yann à 3h17
2 – 419 Shaya Moya – TRAUTMAN Matt / SCHANDEVYL Bert à 6h03’59’’
3 – 719 Senor Blue – Etienne Bertrand / Hervé Devic à 6h08’12’’
4 – 630 Profil Composite – Rémi Aubrun / Vincent Barnaud à 6h08’34’’
5 – 716 Maisons de l’avenir-Urbatys – SHIPMAN Henry-Paul / SAULEAU Vincent à 6h08’36’’
6 – 346 Adrénaline – BOURGUES Laurent / Remi Beauvais à 6h30’55’’
7 – 348 Région Nord Pas de Calais – Ripolin – BRASSEUR Pierre / REINHART Thibault à 6h59’34’’
8 – 679 Cultisol-Institut Curie – LE DIRAISON Stéphane / GRAULLE Bénédicte à 7h04’33’’
9 – 509 Mare.de – RIECHERS Joerg / HAJNSEK Kristian à 7h11’15’’
10 – 198 Kickers – PICAULT Sébastien / LIPINSKI Ian à 7h29’22’’

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A mi-course Frédéric Duthil prend l´avantage

Fred Duthil 2008 course des falaises
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Vent de force 3 et soleil : la Baie de Quiberon était un terrain de jeu parfait à 10h30 ce mercredi matin pour la première manche du jour, la quatrième du programme. Fred Duthil donnait le ton en virant les bouées en tête. Nicolas Bérenger (Kone Ascenseurs) le talonnait et Gildas Morvan était dans la position du chasseur. Discret hier, Gildas Morvan imposait sa grande carrure de Figariste en tête de la flotte au gré d’une petite manœuvre habile sous spi, comme il l’expliquait avec un grand sourire juste après l’arrivée : "Nicolas Bérenger avait pris l’avantage, mais il avait conservé son génois (voile d’avant), ce qui l’empêchait d’empanner (virer de bord au vent arrière avec le spi). Le vent s’est renforcé sur la droite et en deux manœuvres je l’ai doublé. Ensuite, je ne l’ai pas laissé revenir. Je termine une longueur devant. Je suis content !"

La deuxième régate, toujours sur un parcours banane (allers-retours face au vent), mettait en évidence Jean-Pierre Nicol (Gavottes). Il s’emparait de la tête des opérations à la première bouée, grâce à une bonne analyse de l’évolution du vent sur le plan d’eau. La pression était forte dans son sillage, car Gildas Morvan poussait de concert avec Ronan Guérin (Solarinox). Grégory Gendron (Sopra Group) et Gérald Véniard (Macif) emmenaient le peloton. Ronan Guérin profitait du bord de près pour enrouler la dernière bouée en tête. Gildas Morvan croquait Gavottes à cent mètres de la ligne, tandis que Ronan Guérin s’offrait une victoire conquise de haute lutte. Gildas Morvan s’inclinait en deuxième position et Jean-Pierre Nicol signait une belle troisième place, devant Nicolas Bérenger.

Le vent de force quatre du milieu d’après-midi permettait au comité course de lancer les 37 Solitaires sur le Mémorial Didier Blanchy, un parcours côtier de dix milles qui passait par le chenal de la Teignouse, la porte océanique de la Baie de Quiberon. Neuvième et dix-huitième le matin, Nicolas Troussel goûtait avec peu d’appétit le menu du jour. Cette troisième régate était donc une parfaite occasion pour exprimer son immense talent. Départ de qualité, louvoyage inspiré et manœuvres comme dans les livres : le Champion de France réalisait la régate parfaite : "Ces petits parcours techniques, c’est à la fois très différent d’une manche de la Solitaire du Figaro, mais cela permet aussi de mesurer à quel niveau on se trouve par rapport aux autres. Cela permet de voir si on a la vitesse ou pas. Ce soir, je suis conforté dans mes choix. Cela me met en confiance pour le reste de la saison. Psychologiquement, c’est un avantage".

Ce jeudi, le même programme est prévu et le vent a promis de toujours animer les débats des 37 Solitaires, avant le Tour de Belle-Ile de vendredi.

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Premières arrivées aujourd’hui

Record SNSM
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La Semaine du Record SNSM va battre son plein dès aujourd’hui avec l’arrivée des Pen Duick et de plusieurs monocoques Imoca et multicoques Orma, véritables stars de l’évènement aux côtés des quatre Class’40 et des trente courses-croisières qui se sont inscrits à cet aller-retour. Pour ce dernier rendez-vous avant le Vendée Globe de novembre prochain, les solitaires du tour du monde vont profiter de ce parcours pour valider les dernières évolutions de leur monture, plusieurs d’entre elles étant tout juste sorties de chantier ou de retour de la transat anglaise. Aux dernières nouvelles, Marc Guillemot (Safran) ne sera finalement pas présent à Saint-Nazaire, son bateau ayant cassé une dérive lors de son convoyage retour de Boston. De même, Brian Thompson (Pindar) ne pourra pas venir, son voilier venant d’être remis à l’eau et le Britannique a préféré assurer sa qualification pour le Vendée Globe, qualification qui doit être validée avant la fin du mois de juin…

Des évolutions constantes

Si les deux trimarans Orma Groupama 2 et Banque Populaire IV, feront le spectacle et risquent fort de battre le record entre Saint-Nazaire et Saint-Malo (13h 26’ 49’’), les regards se tourneront aussi vers les sept monocoques Imoca qui s’élanceront dimanche à 18h00 car beaucoup d’entre eux sont quasiment finalisés dans leurs évolutions avant le tour du monde en solitaire. Ainsi, Michel Desjoyeaux (Foncia) a changé de mât et de quille après sa transat anglaise écourtée pour cause de dérive abîmée. De même pour le vainqueur de cette épreuve mythique, Loïck Peyron (Gitana Eighty) ayant dû changer de voile de quille après son convoyage retour car celui-ci a été vrillé à la suite de plusieurs chocs avec des animaux marins. Le vainqueur de la Barcelona World Race, Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a lui aussi optimisé son monocoque désormais doté de « strakes », ces excroissances sur la coque entre l’étrave et le pied de mât ayant pour but de limiter les risques d’enfournement au portant. Le Britannique Mike Golding (Ecover) a lui aussi changé son voile de quille en carbone et se présentera dans sa version finale après ses déboires lors de la transat BtoB l’hiver dernier. Jean Le Cam (VM Matériaux) dévoilera les modifications sensibles qu’il a apportées à son bateau cet hiver, en particulier son nouveau système de safrans relevables. Enfin, Jérémie Beyou (Delta Dore) va se confronter pour la première fois à ces concurrents avec son nouveau mât tandis que Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) a très sensiblement transformé son monocoque cet hiver avec une grosse cure d’amaigrissement…

Les premiers bateaux arriveront donc dès aujourd’hui et Groupama 2, Banque Populaire IV, Delta Dore, Pen Duick, Pen Duick II et Pen Duick V sont attendus en milieu d’après-midi à Saint-Nazaire, les autres voiliers devant écluser vendredi entre 6h et 9h le matin, et entre 16h30 et 20h30 le soir.

Inscrits à la Semaine du Record SNSM

7 Monocoques IMOCA
Cheminées Poujoulat – Bernard Stamm
Delta Dore – Jérémie Beyou
Ecover – Mike Golding
Foncia – Michel Desjoyeaux
Paprec Virbac – Jean-¨Pierre Dick
VM Matériaux – Jean Le Cam
Gitana Eighty –Loïck Peyron

4 Monocoques Class´40
Neurodon.fr (Pogo 40) – Christian Chardonnal
IXFUN (Jumbo 40) – Olivier Rabine
CG MER (Akilaria 40) – Wilfrid Clerton
Monbato (Tyker 40) – Damien Grimont

13 Monocoques IRC
Aegide (Surprise) – Gilles Avril
Brava (Sun Fast 40.3) – Erik Ranieri
DCNS Esprit d´entreprise (Dehler 39) – Yves Grellier
Naos (First 40.7) – Jean-François Queldan
SNSM Le Croisic (JFA 41) – Patrice Kergadallan
Arlova (Sun Odyssey 40) – Jean-Claude Lancou
Asgo (Proto Vaton) – Gilles Buekenhout
Optim´x (X 40) – Franck Lang
Mordicus offshore – Guillaume Hauser
SNSM Côte d´amour (Pogo 8.50) – Dominic Bichon
Luhona (Kaïdos 31) – Bernard de Ravignan
La Baule Nautic (Mach 45) – Nicolas Groleau
Merlin – Laurent Ducheny

17 Monocoques HN
SNSM Pornic-Pays de retz (J109) – Jean-Noël Tourin
Chalima (First 260 Spirit) – Jean-Michel Jeauneau
VSC Destineo (First 29) – Patrick Héroux
Destineo 2 (First 32) – Serge Hardy
Firbris Gigatest (Melody) – Jean-Pierre Texier
Groupe Overlap (Kelt 8.50) – Didier Lavoine
Hormiguero (Océanis 393 Clipper) – Jean-Yves Fourmy
Prim´Avel (Pogo 8,50) – François Bothorel
Ti Moun ( First 260 Spirit) – Cédric Andrieu
Vitamin Sea (Dufour 34) – Guillaume Bobrie
Squewel 4 – Jean-Yves Berthou
Ad Libidum (Hanse 370) – Pierre Le Berre
MACIF 10 (Dufour 40) – Pierre Potier
Groupe Fit Memoris – Christophe Dalichampt
Sauveteurs 1 – Jean-Michel Méhat
Sauveteurs 2 – Julien Masson
Ubik245 – Julien Masson

2 Multicoques ORMA
Banque Populaire IV – Pascal Bidegorry
Groupama 2 – Franck Cammas

3 Multicoques Class’50 Open
Avocet 50 – Xavier Gosselin
Port Médoc – Hello Doc – Lalou Roucayrol
Croisières Anne Caseneuve – Anne Caseneuve

5 Multi 2000
Corsair Marine – Aymeric de Chezelles
Restabern – Jean-Christophe Lair
Magic Hecalou – Jean-Baptise Fedide
600 vies sauvées – Martin Guillaume
Original – Eric Dumont

Gréements traditionnels de plus de 10m
Pen Duick – Mathieu Feurprier
Pen Duick II
Pen Duick V
Pen Duick VI – Jean-Philippe Hudhomme
Le Mutin

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Sprint sportif final

Mini Fastnet
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A la mi-journée ce mercredi, Thomas Ruyant et Yann Riou (Faber France) pointent toujours en tête des prototypes. Leur option Ouest, prise dès le début de leur remontée vers la Bretagne hier après-midi semble leur donner un double avantage sur leurs poursuivants : Thomas et Yann devraient toucher du vent plus tôt et bénéficier d’un meilleur angle pour surfer vers Dournenez.

Les solitaires de l’Ouest contre les groupes du centre
Plus proche de la côte, un groupe de huit protos ne se lâche plus depuis hier : Rémi Aubrun (Profil Composite), Henry-Paul Shipman (Maisons de l’avenir-Urbatys), Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais-Ripolin), Matt Trautman (Shaya Maya), Sébastien Picault (Kickers), Laurent Bourguès (Adrénaline), Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie), Paul Marette (Maï-moana), Joerg Riechers (Mare.de).

Qui de ce groupe ou de l’actuel leader tirera le meilleur parti de son option ? Réponse dès ce soir avec l’arrivée du vent attendu par l’Ouest. Il semblerait cependant que Thomas Ruyant et Yann Riou soient judiscieusement placés : au fur et à mesure de la bascule de la brise sur la gauche, ils pourront progressivement ouvrir les voiles, abattre et… accélérer. Manœuvre qui ne sera pas offerte de façon aussi nette à leurs poursuivants.

Du coté des bateaux de série, le schéma se ressemble mais les rôles sont inversés : le groupe de 4 leaders composé de Pierre-Yves Lautrou (Altaïde moovement), Damien Guillou (Demi clé), Antoine Debled (Régions Job.com), Olivier Bond (Base Camp) a opté pour une route Nord (plus proche des îles et de la côte), tandis que Jérôme Samson (Black Mamba) trace une route décalée à l’Ouest… Là encore, qui de… ? Même réponse.

25-30 nœuds cette nuit
Quoiqu’il en soit, la cadence va s’accélèrer franchement en fin d’après-midi. Le front approche. Un avis de grand frais a été lancé par Météo France sur la pointe Bretagne.
Pour l’heure, la flotte évolue à la faveur d’une brise d’environ 10 nœuds de Sud Ouest. Le vent va s’orienter à l’Ouest en se renforçant à 28-33 nœuds avec rafales sur Penmarc’h ce soir. Le plus fort est prévu entre 21h et 3h du matin.
Plus les concurrents vont approcher des côtes bretonnes et plus le vent va forcir. Les premiers devraient être au Sud de Penmar’ch dans la nuit puis en baie d’Audierne au plus fort du coup de vent.

Après 2 jours et 2 nuits de course, les marins vont devoir puiser dans leurs réserves de tonus pour maîtriser les accélérations de leurs puissantes petites « bêtes de largue »… Savoir ne pas accélérer trop vite, ni trop fort, se préserver et préserver le matériel : une équilibre difficile à trouver lorsque la ligne d’arrivée approche et qu’il faut à tous prix, car ce sera là ou jamais, gagner quelques précieux mètres sur les concurrents les plus proches…

Le peloton, protos et séries confondus évoluait ce matin de façon groupée. Seuls 50 milles séparaient l’avant dernier bateau des premiers. Seul un concurrent est à l’écart, le Thunder (proto 598) de Piers Dudin qui compte quelques 24 heures de retard sur la tête de flotte.


Classement prototypes du 18 juin à 11h (prochain classement vers 18h30)
1er – 667 Faber France – RUYANT Thomas / RIOU Yann
2 – 419 Shaya Moya – TRAUTMAN Matt / SCHANDEVYL Bert
3 – 348 Région Nord Pas de Calais – Ripolin – BRASSEUR Pierre / REINHART Thibault
4 – 716 Maisons de l’avenir-Urbatys – SHIPMAN Henry-Paul / SAULEAU Vincent
5 – 346 Adrénaline – BOURGUES Laurent / Remi Beauvais
6 – 198 Kickers – PICAULT Sébastien / LIPINSKI Ian
7 – 265 Maï Moana – MARETTE Paul / MASLARD Stan
8 – 679 Cultisol-Institut Curie – LE DIRAISON Stéphane / GRAULLE Bénédicte
9 – 509 Mare.de – RIECHERS Joerg / HAJNSEK Kristian
10 – 276 Parole – LE GAL Arnaud / CHAMPANHAC Benoît
….

Classement séries du 18 juin à 11h00 (prochain classement à 18h30)
1er – 543 Altaïde-Moovement – LAUTROU Pierre Yves / URIEN Stevan’
2- 438 Base camp – BOND Oliver / BRENNEN Nicko
3 – 616 Demi clé – GUILLOU Damien / PONTU Sylvain
4 – 455 Régions Job – DEBLED Antoine / CASTELNERAC Bertrand
5 – 529 Black Mamba – SAMSON Jérôme / LE MASSON Guillaume
6 – 523 Achavip.com – CORBEL Matthieu / BRAULT Joseph
7 – 488 Cap Gemini – RUBIO DETERAN Lionel / BUNOUST Nicolas
8 – 612 Galanz – QUELEN Jean François / LE BRETON Thomas
9 – 525 Kervilor Vanek – NISIN Emmanuel / TANGUY Philippe
10 – 435 Charliedalin.com – DALIN Charlie / KERBOURIOU Vincent

9 abandons :
– Louis Mauffret et Philippe Vicariot (Solidaire – proto 629)
– Erwan Leroux et Daniel Souben (Gedimat – proto 621)
– Anthony Marchand et Antoine Barnaud (Ninano 3 – proto 335)
– Vincent Busnel et quentin Monegier (Piscine Carrée bleu – proto 151)
– Nicolas Charmet et Elie Canivenc (la Ligue contre le cancer – proto 625)
– Isabelle Magois et Antoine Grau (Marine Pool – série 442)
– Yves Poirier et Frédéric Roux (Atchiki 2 – série 596)
– Davy Beaudart et Sébastien Rogues (Port à sec Guy Beaudart – série 674)
– Ysbrandt Endt et Christa Ten Brinke (Pro 3 Oc 2 – proto 713)

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Nuit tactique

Mini Fastnet
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En prototype, Thomas Ruyant et Yann Riou (Faber France) sont toujours en tête. Ils sont les seuls du groupe leader des proto à s’être décalés nettement vers le large.

Les 8 protos (Rémi Aubrun, Henry-Paul Shipman, Pierre Brasseur, Matt Trautman, Sébastien Picault, Laurent Bourguès, Stéphane Le Diraison, Paul Marette, Joerg Riechers) qui les suivent de prêt, ont tous opté pour la « route côtière »…

Thomas et Yann se sont positionnés à l’Ouest de la flotte en prévision du flux plus soutenu qui doit arriver du large dans la journée de ce mercredi. A la faveur de la rotation des vents à l’Ouest, Faber France devrait également bénéficier d’un meilleur angle de vent que ses concurrents. A la côte, le groupe des 8 a, lui, peut-être profité cette nuit de brises synoptiques qui soufflent sur le littoral ?

En série, la bagarre est serrée également, les leaders changent à chaque classement, mais on retrouve toujours le même « noyau » de 4 bateaux déjà aux avant-postes hier. Ils se tiennent en 2 petits milles… Avec l’avantage ce matin à Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) qui mène devant Damien Guillou, Antoine Debled, Olivier Bond.

Jérôme Sanson (Black Mamba), 5e à 6 milles du leader, est le seul à tenter l’option large dans ce groupe de tête des « séries ».

Ce matin, un seul concurrent (Piers Dudin) devait encore enrouler la bouée BXA.

La brise devrait rentrer progressivement par l’Ouest dans la journée, et le tempo s’accélérer jusqu’à l’arrivée. "On attend 5 à 6 beaufort ce soir à Penmar’ch", précise Philippe Coatmeur directeur de course, "le pasage de l’occidentale de Sein s’annonce mouvementé pour les premiers!"

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