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Top départ de la Palermo-Montecarlo

IVe edition de la Palermo-Montecarlo
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Cette course hauturière, organisée par le Circolo della Vela Sicilia et le Yacht Club de Monaco, s’annonce des plus serrées, avec des équipages très affutés qui ont offert, hier dimanche, un très beau spectacle lors de la régate d’entraînement, organisée devant les plages de Mondello.
 
Bien décidé à défendre son titre, c’est Guido Miani, à la barre de Out of Reach, membre sociétaire du Yacht Club de Monaco et vainqueur de l’édition 2007 en IMS, qui s’est imposé lors de cette régate préliminaire, avec quelques petites minutes d’avance devant le Farr 53 Lauria, emmené par Gabriele Bruni, l’ancien membre de +39, le défi sicilien pour la 32e America’s Cup. Ourdream bateau du Circolo della vela Sicilia, skippé par Augustino Randazzo, termine troisième. Forcé l’an dernier, à l’abandon, suite à une avarie de grand’voile alors qu’il était en tête de la course, Augustino Randazzo entend reconquérir le trophée. Il s’est entouré cette année d’un équipage de professionnel de très haut niveau, avec notamment Lorenzo « Rufo » Bressani, champion du monde en Melges 24 et Lorenzo Bodini, champion du monde IMS en 2008.
 
Parmi les autres prétendants à la victoire, il faudra également compter sur le célèbre maxi ketch Néozélandais Steinlager II, vainqueur en 2007 ainsi que surSenso One. Cette goélette de 42 mètres (ex-Maricha IV) affiche de réelles ambitions avec la volonté de battre le record actuel de 2 jours 7 heures 25 minutes et 15 secondes, avec à la barre Gianluca Perris, membre du YCM.
« Hier, cette régate côtière nous a permis de mieux faire connaissance avec le bateau et les membres qui composent l’équipage. Notre objectif est d’établir un nouveau record sur ce parcours très tactique ; et si possible, passer sous la barre des 40 heures ! Dès le départ, il est important de prendre la bonne option : à l’Est ou à l’Ouest de la Corse ou encore entre les Bouches de Bonifacio».
 
Pour les plus rapides, l’arrivée est prévue entre mardi soir et mercredi midi en baie de Monaco. La remise des prix aura lieu le samedi 23 août au Yacht Club de Monaco.

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Médaille de bronze en 470 pour Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset

Médaille de bronze en 470 pour Nicolas Charbonnier et Olivier BaussetMedaille de bronze en 470 pour Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset
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La manche a comme hier laissé place au suspens puisqu’elle s’est courue en deux temps. Première partie de course : le duo français fait un excellent premier bord de près. Ils sont 2ème derrière les Australiens à l’issue du premier tour. On pense alors à l’argent… Mais c’est sans compter sur le 2ème près où Nicolas et Olivier n’ont pu empêcher trois adversaires de les passer sur un plan d‘eau toujours aussi difficile à lire. Ils rétrogradent alors à la 6ème position et les Anglais réussissent à se glisser devant eux. Mais la joie est totale dans le camp français puisque Nicolas et Olivier conservent le bronze. Une superbe performance pour les jeunes Sudistes dont le barreur affiche un palmarès impressionnant avec notamment trois titres de champion d’Europe et un titre de champion du monde jeune. Amis de longue date, Nicolas et Olivier, âgés respectivement de 27 et 26 ans, avaient également terminé 4ème du championnat du monde cette année. Entrainés par Philippe Michel et Baptiste Meyer, le duo faisait partie des grandes chances de médailles pour la France en voile. Pour leurs premiers JO, ils ont répondu présent en jouant sans cesse aux avant-postes jusqu’à obtenir aujourd’hui cette médaille de bronze ! Superbe. Et un très beau cadeau pour cet équipage qui effectuait sur ce plan d’eau de Qingdao leurs derniers bords communs, Olivier ayant décidé d’arrêter la voile olympique après les JO pour se consacrer à ces études en pharmacie.

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Victoire d’Howard Hamelin à San Francisco

F18 San francisco
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Traditionnellement dominée par les ailes volantes, cette « classique » américaine des fanas de la glisse vient de voir son palmarès honoré par la victoire d’un acteur majeur de la classe internationale des 18 pieds. Venu en voisin de Long Beach (Los Angeles) le vétéran Howie Hamelin, 56 ans, aidé de Mike Martin et Paul Allen, s’est imposé de façon magistrale. Auteur d’un très bon départ, le skippeur du skiff aux couleurs d’Harken a parfaitement géré sa descente en réalisant la performance de boucler le parcours sur un seul et même bord. « Ma stratégie a consisté à suivre la limite de formation du brouillard, synonyme de vent, en veillant à ne pas me laisser surprendre par les vagues très creuses formées par le courant. Je ralentissais à chaque fois que je l’estimais nécessaire, pour éviter le dessalage fatal »…bien lui en a pris puisque les jeunes recrues australiennes de Gotta Love It 7, Seve Jarvin, Sam Newton et le nouveau (bien)venu Tom Clout, leaders de la flotte pendant le premier tiers du parcours, dessalaient violemment. Sautant de vagues en vagues sur des eaux californiennes minées par une solide brise de 20 nœuds et un courant contraire, le jeune équipage (22 ans chacun) qui domine actuellement la classe mondiale (vainqueurs du JJ Giltinan Trophy 2008 et champions d’Australie) a fini par se faire piéger.

Difficile pour autant de parler de navigation « conservatrice » de la part de l’expérimenté Howie. A la barre d’un 18 pieds lancé au portant, la marge de manœuvre reste limitée pour ceux qui veulent éviter la casse et « négocier » au mieux les vagues les plus pentues. Avec près de 80 m2 (avec le petit gréement – 110 pour le grand) de toile établie pour une longueur de coque limitée à 5,49 m, la puissance développée par ces machines n’autorise qu’une maîtrise très relative aux allures abattues…et exige de la part de l’équipier d’avant chargé de la bonne tenue du spi, une concentration extrême. Le massif Paul Allen précisait après la course : « Je dois avouer que je n’ai pas vu grand-chose de la course. Dans ce type de conditions, la gestion du spi demande une attention extrême, pour être relâché au bon moment, sous peine de planter l’avant du bateau et de dessaler…j’ai compris que nous étions premiers a l’arrivée seulement !».
Incluse au sein de la « 18′ Skiff International Regatta », courue cette année entre le 12 et le 16 août et réputée pour ses conditions de navigation particulièrement musclées, la Ronstan Bridge to Bridge Race a permis à Howie Hamelin de mieux accepter la perte du titre qu’il était venu défendre. Car si les jeunes Australiens de Gotta Love It 7 n’ont pas pu s’emparer de cette prestigieuse course débridée (bouclée par l’équipage américain en 17 minutes et 52 secondes), ils ont fini par remporter le duel qui les opposait au vétéran américain. Insolants de domination dans les premières manches, Seve Jarvin, Sam Newton et Tom Clout ont fini par l’emporter avec 3 points d’avance sur l’équipage américain emmené par Howard Hamelin. Suivent 4 équipages australiens (respectivement Slam, Active Air, Kinder Care Home Nursing et Yandoo) et 3 jeunes équipages américains venus se confronter au meilleur niveau mondial. Tous garderont le souvenir d’une navigation très virile où la survie a largement primé sur la stratégie…ce qui n’était pas forcément pour déplaire aux compétiteurs !

Résultats :
1. Gotta Love It 7, Seve Jarvin/Sam Newton/Tom Clout, Sydney, Australe, 1-1-1-1-4-1-(12/DNF)-5, 14 points.
2. Harken 1, Howard Hamlin/Mike Martin/Paul Allen, Long Beach, Californie, USA., 2-2-2-(12/DNF)-2-3-2-1, 14.  
3.  SLAM, Grant Rollerson/Matt Noble/David Mann, Perth, Australie, 5-9-3-2-3-4-1-(12/DNF), 27.
4. Active Air, Matthew Searle/ Dan Wilsdon/Archie Massey, Australie, 6-3-6-6-(12/DNF)-2-4-2, 29.  
5. Kinder Care Home Nursing, Brett Van Munster/Paul Montague/Ayden Mezies, Sydney, Australie 4-4-4-3-1-(12/DNF)-12/DNF-6, 34.
6. Panasonic, Jonathan Whitty/Tom Anderson/John Herman Winning, Sydney, Australie7-7-9-5-6-(12/DNS)-54-3, 42.
7. Harken 2, Joey Pasquali/Chad Freitas/Rory Giffen, Santa Cruz, Californie, (8)-6-8-7-7-5-3-(12/DNF), 44.
8. Yandoo, John Winning/Andrew Hay/David Gibson, Sydney, Australie 3-5-5-4-
(12/DNF)-12/DNS-12/DNF-12/DNF, 53.
9. Cabot Cheese, Patrick Whitmarsh/Danny Cayard/Joe Penrod, San Francisco, USA 9-8-7-8-5-6-(12/DNF)-12/DNF, 55.
10. Natural Blues, Dan Brandt/Cooper Dressler/Pike Harris, San Francisco, USA (12/DNF)-10-12/DNF-9-12/DNF-12/DNS-12/DNF-4, 71.   
11. Skiffsailing.org., Jonny Goldsberry/Jay Scott/Andy Casey, Alameda, Californie., (12/DNF)-12/DNF-12/DNF-12/DNF-12/DNF-12/DNS-12/DNF-12/DNF, 84.

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Démâtage et dos rond

Les Sables les Açores
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Dilemme ! Faut-il profiter de ces conditions de glisse qui restent tout de même assez techniques et plutôt sollicitantes pour aligner les milles comme un TGV ou rester prudent lorsque la mer n’est pas encore bien régulière et se consacrer à la maintenance du matériel et à la conservation de l’énergie du skipper pour les jours à venir ? C’est la question qui se pose aux vingt-cinq solitaires encore en course, puisque Rémy Andréan (Soleto) a démâté la nuit dernière… Une information qui a forcément fait le tour de la flotte par radio VHF interposée et il faut imaginer que la diffusion du bulletin météo par la Direction de Course ainsi que le classement par rapport au but, ont dû changer un peu la perception des solitaires selon l’état de leur bateau et la fatigue accumulée au bout de trois jours et trois nuits de mer. Et comme les prévisions sont encore assez musclées jusqu’à lundi soir en raison du passage d’une dépression qui se décale sur l’Irlande, il faut savoir gérer le temps, donner du rythme quand la mer est maniable (même s’il peut y avoir plus de cinq mètres de creux) et que le vent s’est stabilisé, et faire le dos rond en préservant le matériel sans pour autant réduire trop la toile…

Laisser passer le front
Car cette journée de dimanche a été marquée par le passage d’un front froid, et donc d’un renforcement jusqu’à trente noeuds et plus sous les rafales d’une brise de secteur Ouest à Sud-Ouest : des grains, une mer plus croisée difficile à négocier sous pilote, des vagues qui secouent le gréement, des trajectoires à la barre qui doivent composer avec les éléments… L’objet était avant tout de passer sans encombre en attendant que tout se régularise, ce qui va se faire progressivement lorsque le ciel de traîne va lisser la mer et calmer la brise. Il y aura encore plus de vingt-cinq noeuds sur la route ces prochaines heures mais la nuit prochaine devrait montrer que les solitaires vont de nouveau accélérer le tempo. Certains l’ont déjà fait à l’image du vainqueur de la première étape, Francisco Lobato (Looking for…) qui a aligné plus de 210 milles en 24 heures et qui pourrait bien friser les dix noeuds de moyenne les heures prochaines pour faire le break. Il a d’ailleurs profité des problèmes de bout dehors du leader actuel, Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie), pour revenir à une quinzaine de milles… Toute la flotte est désormais au dessus de la route directe et les plus extrêmes au Nord comme le Britannique Oliver Bond (Base Camp), très rapide ces dernières heures, sont même déjà au dessus de la latitude du cap Finisterre. Un golfe de Gascogne qui n’est plus qu’à 400 milles et qui devrait être beaucoup plus maniable dès la pointe de la péninsule ibérique franchie. Il y a donc encore du match entre les dix premiers voiliers de série, même si le comportement et la
trajectoire du Portugais laisse entendre qu’il a désormais pris l’ascendant et ne le lâchera pas.
Et parmi les prototypes, si le leader actuel marque le pas suite à ses soucis techniques, il va devoir faire attention au retour de Sébastien Stéphant (Déphémèrides) qui dispose d’un vieux prototype certes, mais très rapide dans ces conditions de vent portants. Le Trinitain devrait d’ailleurs dépasser Sébastien Picault (Kickers) dans la nuit si on en juge par sa vitesse moyenne, l’une des plus élevées de la flotte.

Démâtage nocturne
Pour Rémy Andréan (Soleto), la course est belle et bien finie car son mât s’est écroulé aux approches de minuit samedi : « A 23h15, j’étais dans ma cabine, le bateau sous gennaker et grand voile à un ris : je dormais et j’ai été réveillé par un crac… Je suis monté sur le pont pour constater que le mât était par terre. J’ai fait le tour du bateau et j’ai déduit que le démâtage était dû à une rupture du pataras bâbord. J’ai passé cinq heures pour récupérer mon mât et ma grand voile mais pas mon gennaker. La rupture a eu lieu au dessus de la liaison des bas haubans (au dessus du premier étage de barre de flèche). Dehors c’est propre, je me suis donc reposé et j’ai mangé. J’avance pour l’instant à deux noeuds dans le 80°. Il reste environ deux mètres de mât, et l’idée est de remettre l’autre partie du mât à la place pour gagner en vitesse, si elle est en bon état… » Le voilier accompagnateur Maya était sur zone dans l’après-midi de dimanche afin d’aider le skipper à monter un gréement de fortune. Vu que la brise est portante et sous grand voile à trois ris et tourmentin, Rémy Andréan va rallier un port espagnol, entre Vigo et La Corogne.

Classement des prototypes du dimanche 17 août à 15h00
1-Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) à 723 milles de l’arrivée
2-Sébastien Picault (Kickers) à 25,5 milles du leader
3-Sébastien Stéphant (Déphémèrides) à 26,4 M
4-Arnaud Vasseur (Nat’Che) à 20,7 M
5-Pierre Rolland (D2-Marée Haute) à 47,9 M

Classement des voiliers de série du dimanche 17 août à 15h00
1-Francisco Lobato (Looking for…) à 738,6 milles de l’arrivée
2-Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) à 14,2 M
3-Charlie Dalin (Antalis) à 16,4 M
4-Jérôme Lecuna (I feel good) à 20,1 M
5-Oliver Bond (Base Camp) à 20,4 M

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Beau final du Raid Bleu Normandie

raid bleu normandie
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Un final haletant, commenté en direct par Jacques Vincent qui est parmi ce qui se fait de mieux sur la planète mer en matière de multicoque. Détenteur du Trophée Jules Verne, responsable technique du bateau de Thomas Coville, on pouvait difficilement trouver plus expert pour commenter une course de catamaran de sport.

Un succès confirmé
Et la régate fut à la hauteur des commentaires avec pas moins de quatre changements de leaders sur ce parcours très technique, où il fallait savoir composer avec le courant, jouer avec les dévents de l’île de Tatihou, manoeuvrer rapidement en passant du foc au spinnaker sans relâche. A ce petit jeu, c’est à nouveau Jérémie Lagarrigue et Yann Riou qui s’imposaient devant Gurvan Bontemps et Matthieu Marfaing revenus en trombe à moins d’une minute des leaders pour assurer leur première place. A peine plus d’une minute séparait à l’arrivée les quatre premiers bateaux de la course, ce qui témoignait de l’âpreté de la bagarre.

Classement général final :
1 FRA 004 – BONTEMPS Gurvan, MARFAING Matthieu en 13h15’47’’
2 FRA 1 – RIOU Yann, LAGARRIGUE Jérémie à 06’29’’ du premier
3 946 – BOURGNON Yvan, HOUDET CAZENEUVE Djamina à 32’39’’ du premier
4 FRA 482 – VAUCHEL-CAMUS Thibaut, DULOT Christian à 39’52’’ du premier
5 AUS 104 – THAREAU Philippe, AUBINEAU Louis à 40’52’’ du premier

Ils ont dit :

Matthieu Marfaing : « Nous sommes très fiers d’avoir remporté cette épreuve, car nous avons porté les couleurs du
Raid Bleu Normandie pendant toute la saison. L’épreuve est belle, l’organisation top niveau, l’accueil à Saint-Vaast plus que chaleureux… C’est le bonheur. »

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Guillaume Florent, médaille de bronze en Finn

Guillaume Florent
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Pour Guillaume Florent, « c’était inespéré avant de venir ici. C’est ma première régate à Qingdao. C’est évidemment génial !!! ». Voici les quelques mots lancés par Guillaume à son arrivée au parking des Finn sous une pluie battante. Pour le licencié du YC de Dunkerque, 8ème des Jo d’Athènes et 15ème des JO d’Atlanta,  l’enjeu était clair ce matin au départ de cette ultime manche : intercaler au moins deux adversaires entre lui et le suédois Daniel Birkmark.
2ème à la première marque loin devant le Suédois, Guillaume est ensuite 3ème à la fin du premier portant. Mais la bagarre est forcément intense sur cette Medal Race disputée dans un vent oscillant entre 15 et 20 nœuds et Guillaume se fait passer in extremis à la fin de la manche par l’Espagnol Rafa Trujillo. Juste de quoi faire monter la pression dans le clan Français puisque finalement, l’Americain et le Polonais s’intercalent entre Guillaume et le Suédois. Deux places d’écart qui valent le bronze à Guillaume !
La France ouvre donc son compteur de médailles dès la  deuxième Medal Race et grâce à Guillaume Florent, 34 ans et entrainé par son père, Michel. C’est la première médaille en Finn depuis Serge Maury en 1972.

Podium des JO de Qingdao en Finn :  
Médaille d’or : Ben Ainslie (GBR)
Médaille d’argent : Zach Railey (USA)
Médaille de bronze : Guillaume Florent (YC Dunkerque)

Anne Le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant, 5ème des JO de Qingdao en Yngling
La Medal Race se disputait également ce matin heure française (13h en Chine) pour les Yngling. L’équipage français composé de Anne Le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant se classe 5ème au général à l’issue de cette dernière manche. Le trio a malheureusement vu toutes ses chances de podium s’envoler dès les premières minutes de course. Suite à un refus de priorité, l’équipage russe a en effet heurté le bateau tricolore au départ de la manche trouant ainsi la coque des Françaises. Un handicap certain que le jury a reconnu en reclassant Anne, Julie et Catherine à la 5ème de la manche. Elles terminent donc, comme elles étaient classées hier, à la 5ème de ces JO de Qingdao.

Podium des JO de Qingdao en Yngling :
Médaille d’or : Ayton/Webb/Wilson (GBR)
Médaille d’argent : Mulder/Bes/Witteveen (NED)
Médaille de Bronze : Bekatorou/Papadopoulou/Kravarioti (GRE)

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Tricotage dans le flux de mousson d´été

Top départ de Cadix pour Gitana 13
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Depuis son départ de Hong-Kong jeudi, l’équipage de Gitana 13 a parcouru près de 570 milles, mais un peu moins de 500 milles sur la route directe ; un léger différentiel dû aux bords tirés par le maxi-catamaran de 33 mètres, notamment dans la journée d’hier : «Nous sommes toujours au près, tribord amure, et nous devrions virer une nouvelle fois de bord dans la matinée. Nous avons viré quatre fois depuis hier, pour accompagner les oscillations du vent. On ne chôme pas sur le pont, même si les conditions de mer particulièrement clémentes, rendent les manœuvres assez simples » expliquait Ronan Le Goff.

Ces virements sont le prix à payer pour aller chercher le vent plus soutenu, dans l’Ouest de la route directe : «  La bonne nouvelle est que le vent a forci. Nous avons actuellement un vent est au 225 (secteur Sud-Ouest), qui souffle entre 17 et 18 nœuds. L’ambiance est toujours aussi lourde, avec une chaleur étouffante. La nuit dernière, nous avons même pu apercevoir quelques éclairs au loin » commentait l’un des trois N°1 du bord.

Fidèle à sa réputation, la Mer de Chine a déjà apporté son lot de rencontres aux dix marins : « Les pêcheurs sont assez présents à nos abords, de même que les cargos ; nous en avons croisé quatre à peu d’intervalle ce matin. Les filets de pêche dérivants ne manquent pas non plus. Il faut rester vigilant quoi qu’il arrive mais pour l’heure tout se passe bien. L’équipage qui a réalisé la tournée asiatique entre Yokohama et Hong-Kong est assez rodé sur le sujet … Par contre, nous avons croisé des embarcations, avec semble t-il des séchoirs à poissons. L’odeur qui se dégageait de cela, même à quelques longueurs, était assez incroyable ! » ajoutait Ronan Le Goff.

Ronan Le Goff, un marin d’expérience
Fidèle du Gitana Team, Ronan Le Goff a été durant de longues années équipier d’avant lors des Grand Prix de multicoques. Engagé aux côté de Franck Cammas en début d’année, Ronan n’avait pu faire partie des hommes de la Route de l’Or ou encore de la Traversée du Pacifique Nord, mais il n’aurait manqué la Route du Thé pour rien au monde. Et bien que ce septième record représente sa première navigation 2008 avec Lionel Lemonchois et ses hommes, il n’en demeure pas moins l’un des marins qui connaît le mieux le navire. En effet, le breton compte à son actif un tour du monde et demi à bord de Gitana 13 : en 2002, lors du Trophée Jules Verne victorieux de l’équipage de Bruno Peyron en 64 jours, puis l’année suivante avec la navigatrice anglaise Ellen Mac Arthur après son rachat du maxi-catamaran. Cette tentative de Jules Verne se solda malheureusement par un abandon sur démâtage au Sud-Est des îles Kerguelen. 

Quelques chiffres
Gitana 13 a quitté Hong-Kong le jeudi 14 août à 9h55’32’’ (heure française)

Samedi 16 août à 9h15 (heure française), Gitana 13 navigue par 13°N 45.53 N/113° 15.23 E
En 1990, Philippe Monnet avait mis 67 jours 10 heures et 26 minutes pour accomplir ce parcours entre Hong-Kong et Londres. 

Quart n°1 : Lionel Lemonchois (Skipper / chef de quart / barreur) / Olivier Wroczynski (régleur /responsable informatique et énergie)  / David Boileau (N°1 responsable accastillage)

Quart n°2 : Ludovic Aglaor (chef de quart / barreur) / Laurent Mermod (régleur) / Ronan Le Goff (N°1)

Quart n°3 : Pascal Blouin (Chef de quart / barreur) / Ronan Guérin (régleur) / Léopold Lucet (N°1, responsable intendance et médical)

Hors quart : Dominic Vittet (navigateur)

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En route directe vers les Sables d’Olonne

Les Sables 2008
DR

Pleine lune…
Mais c’est en fait la nuit prochaine que les choses vont un peu plus se corser avec le passage dans le Nord de la flotte des vingt-six Mini, d’une dépression creuse, active et véloce, qui va induire un renforcement passager de la brise d’Ouest à plus de vingt-cinq noeuds, avec peut-être quelques rafales à trente noeuds sous les grains. Mais comme même les plus extrêmes au Nord à l’image de Damien Guillou (Demi-Clé), sont finalement toujours en dessous de la latitude du cap Finisterre, ils ne toucheront que la partie la plus méridionale de cette perturbation et du front froid associé. Comme en sus, la dépression passe très vite, son influence ne durera que quelques heures au lever du jour dimanche et la seule conséquence visible pour les solitaires, sera une double bascule du vent. D’abord une orientation légèrement Sud-Ouest qui devrait entraîner un empannage pour rester sur la route vers minuit ce samedi, puis un deuxième empannage après le passage du front vers 8h00 quand la brise va s’orienter de nouveau à l’Ouest, puis au Nord-Ouest vers midi en faiblissant à une vingtaine de noeuds. Pour l’heure, les skippers se préparaient à leur troisième nuit de course, une nuit qui s’annonce très agréable car, point important pour un solitaire en mer, la présence de la pleine lune change sensiblement les perceptions : on peut voir son spinnaker sans allumer une torche, on peut observer l’arrivée des nuages par derrière, on peut sentir la mer se former, on peut régler plus facilement et aussi se rassurer quand à son environnement quand celui-ci change comme annoncé avec le passage du front froid.

Ce samedi après-midi, Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) conservait une quinzaine de milles d’avance sur le peloton emmené par deux autres prototypes, ceux d’Arnaud Vasseur (Nat’Che) et de Sébastien Stéphant (Déphémérides) qui réalisent tous les deux un début de course au bon rythme, avec une vitesse régulière et une trajectoire très pure. A noter que Sébastien Picault (Kickers) s’est fait décrocher dans la journée, probablement suite à des ennuis techniques après ceux réparés hier (arceau de quille, pilote…) alors que Pierre Rolland (D2- Marée Haute), vainqueur chez les prototypes lors de la première étape, semble moins véloce au portant animé. Mais l’homme connaît aussi parfaitement le circuit Mini au grand large et préfère peut-être rester en position d’attente avant de lancer une attaque quand la brise va monter…
Enfin, Maxence Desfeux (Matmut) s’est fait décrocher la nuit précédente suite à des soucis de barre (résolus) et de pilote (de secours) mais peut faire route vers le but à bonne vitesse.

Rassemblement général
Chez les voiliers de série, les écarts par rapport au but se sont amoindris en ce samedi : il y a à peine douze milles de différentiel entre les dix premiers ! L’Italien Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) mène le bal grâce à sa trajectoire très directe au milieu du « chemin » tandis que le Portugais Francisco Lobato (Looking for…) et le Britannique Oliver Bond (Base Camp) sont positionnés plus au Nord, et encore plus pour Damien Guillou. Ce décalage aura-t-il les effets escomptés la nuit prochaine ? Difficile à dire car les modèles météo ne semblent pas tout à fait correspondre à la réalité sur l’eau : en milieu d’après-midi, c’étaient les plus méridionaux qui progressaient le plus vite ! Les Mini ont tout de même effectué un quart du parcours de 1 270 milles en un peu plus de deux jours et une arrivée aux Sables d’Olonne pourrait bien être au programme pour jeudi matin… Car si depuis le départ de Horta jeudi à 15h00, le rythme de la course reste modéré, il devrait prendre des tours dès dimanche !

Classement des prototypes du samedi 16 août à 15h30
1-Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) à 914 milles de l’arrivée
2-Arnaud Vasseur (Nat’Che) à 16,2 milles du leader
3-Sébastien Stéphant (Déphémèrides) à 16,8 M
4-Pierre Rolland (D2-Marée haute) à 26 M
5-Sébastien Picault (Kickers) à 26,3 M

Classement des voiliers de série du samedi 16 août à 15h30
1-Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) à 931 milles de l’arrivée
2-Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) à 1,8 milles du leader
3-Jérôme Lecuna (I feel good) à 2,7 M
4-Mathis Prochasson (Manu Poki) à 8,5 M
5-Fabien Sellier (Yemaya) à 8,8 M

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Stéphane Le Diraison a fait le break

Mini
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La flotte a bien progressé depuis le départ donné jeudi à 15h00 devant Horta et l’archipel des Açores est déjà à plus de cent milles des Mini qui avancent depuis la nuit dernière sous
spinnaker. Il a en effet fallu parer l’île de Sao Jorge sur un seul bord au près débridé avant de choquer les écoutes dans une brise de secteur Nord-Ouest d’une dizaine de noeuds. Et au fur et à mesure que les solitaires gagnaient dans le Nord-Est, ils pouvaient accélérer et rapidement envoyer le spinnaker dans une brise qui tournait progressivement au secteur Ouest douze noeuds. Une mer plate, un flux régulier, un soleil bien présent, une lune montante, des bateaux à vue, cette entrée en matière est plutôt paisible et les skippers peuvent se mettre dans le rythme après quelques jours seulement d’escale à Faïal.

Dichotomie à Graciosa
Il faut en profiter car si la nuit prochaine et la journée de samedi seront encore baignées par ce régime d’Ouest régulier et modéré, il n’en sera plus de même dès samedi soir lorsque la
dépression venue de Terre-Neuve et se déplaçant rapidement vers l’Irlande, va intéresser la flotte. Ce flux puissant d’Ouest va dépasser les vingt-cinq noeuds et surtout générer une mer plus agitée voir forte. Des creux de plus de trois mètres, de la pluie et des grains, des rafales à trente noeuds et plus, le tempo va sensiblement changer et les skippers devront avoir conservé du jus pour profiter pleinement de cette accélération : il faut s’attendre à des moyennes très élevées dimanche, l’avantage étant que ce coup de vent sera vécu en pleine mer, donc avec une houle propre et régulière qui favorise les surfs…
Du côté de la flotte, la dispersion latérale est la conséquence directe du choix des solitaires de laisser à tribord ou à bâbord la dernière île de l’archipel, Graciosa… Et il s’avère que par rapport au but, la divergence de route n’a pas apporté une réelle différence de vitesse ou de cap. Certes Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) donne déjà la cadence avec des moyennes proches des huit noeuds sur une route directe vers les Sables d’Olonne puisqu’il avait laissé Graciosa à son vent la nuit dernière. Il a dans son sillage Sébastien Stéphant (Déphémèrides) alors que Arnaud Vasseur (Nat’che) a incurvé sa route après avoir laissé Graciosa à bâbord, pour revenir dans les traces du leader. Tandis que Sébastien Picault (Kickers) qui a indiqué qu’il avait dû faire une stratification pour renforcer son arceau de quille à l’intérieur, perdure plus sur un cap septentrional qui pourrait porter ses fruits puisque le renforcement du vent se fera sentir d’abord par le Nord.
Et pour les voiliers de série, les leaders ont tous choisi de passer l’île de Graciosa à son vent pour sortir de l’archipel plus décalé au Nord. Charlie Dalin (Antalis) menait un peloton très groupé puisque le vainqueur de la première étape, Francisco Lobato (Looking for…) n’était qu’à moins d’un mille sur une route similaire, suivi par Benoît Sineau (Cachaca). Le Britannique Oliver Bond (Base Camp) et le second à Horta, Jérôme Lecuna (I feel good) se recalaient dans leurs sillages après avoir opté pour la voie intérieure dans les îles. Difficile encore de dire s’il y a un réel avantage d’une option sur une autre puisque les divergences sont faibles et les vitesses similaires. Même s’il faut tout de même souligner que ce sont les premiers arrivés à Horta qui donnent le rythme et il faut s’attendre à des écarts beaucoup plus marqués dès samedi soir quand la brise va rentrer par l’arrière de la flotte. En tous cas, après 28 heures de mer, les Mini ont déjà parcouru plus de 150 milles, un changement majeur par rapport à la première étape !

Classement des voiliers de série le 15 août à 17h00
1-Charlie Dalin (Antalis) à 1 135 milles de l’arrivée
2-Francisco Lobato (Looking for…) à 0,5 milles du leader
3-Benoît Sineau (Cachaca) à 1,5 M
4-Oliver Bond (Base Camp) à 4,5 M
5-Jérôme Lecuna (I feel good) à 5,5 M

Classement des prototypes le 15 août à 17h00
1-Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) à 1 120 milles de l’arrivée
2-Sébastien Picault (Kickers) à 11 milles du leader
3-Arnaud Vasseur (Nat’Che) à 15,5 M
4-Sébastien Stéphant (Déphémèrides) à 16,5 M
5-Marine Feuerstein (C20) à 20 M

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La France en position de médaillable

Fin JO Pekin
DR

Guillaume Florent, solide 3ème vendredi, à quelques encablures du second, a terminé 21ème de la manche des Finn. Son plus mauvais résultat depuis le départ largement expliqué par un marquage drastique de l’Américain qui a voulu, avant la Medal race, tenter d’assurer sa médaille d’argent. 4ème vendredi soir à 6 points du 3ème, le suédois Daniel Birgmark, Guillaume doit impérativement intercaler deux adversaires avec ce dernier pour espérer enlever au moins le bronze demain. Cela sans se désintéresser du résultat des trois concurrents qu’il devance au classement et qui mathématiquement peuvent également jouer le podium. Une tache compliquée mais qui n’a rien d’impossible.
Tout comme celle d’Anne Le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant en Yngling qui se sont données vendredi le droit de rêver au podium grâce à leur superbe place de 2ème dans la manche du jour. De 9ème, elles grimpent à la 5ème place, à 4 points de la 3ème (soit la valeur d’un bateau intercalé). Dans cette série, les deux premières sont quasiment certaines de jouer l’or et l’argent entre elles mais il en est autrement pour le bronze, 10 points seulement séparant la 3ème de la 9ème. Les configurations comptables possibles sont donc nombreuses. Mais le plus important est ailleurs : comme il y a 4 ans à Athènes pour Anne, la barreuse, nos représentantes en Yngling vont jouer le podium dans l’ultime régate avec une stratégie simple : attaquer !

Dans les autres séries, on notera la bonne 3ème place en 470 hommes de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset qui terminent devant tous leurs plus proches adversaires. 2ème au général, ils ont pris des points précieux à tous y compris aux leaders australiens. Courant ascendant aussi en Laser où les deux benjamins de l’équipe poursuivent leur joli chemin : 3ème de la manche, Sarah Steyaert pointe à la 5ème place du général chez les femmes et 9ème, Jean-Baptiste Bernaz à la 4ème chez les hommes… Demain, le classement devrait s’éclaircir avec une plus mauvaise manche enlevée. Deux fois 9ème, Ingrid Petitjean et Gwendolyn Lemaitre restent stables à la 11ème place.

En RS :X hommes, Julien Bontemps termine 10ème ce qui ne paye pas ses efforts : en 2ème position à la dernière marque, il subit un « trou » de vent impossible à anticiper et voit tout un groupe de poursuivants le passer. Une malchance mais rien de dramatique pour le Nantais qui est 5ème au général ce soir. Chez les filles, Faustine Merret s’est battue autant que possible mais subit ce qu’il faut bien appeler une loi des séries. Alors qu’elle remontait dans la manche, elle a  pris un objet en plastique dans son aileron ce qui l’a freiné littéralement. Conséquence : elle rétrograde et termine 12ème de la manche : notre championne olympique en titre est 10ème au général.

Tornado et Star
Pour finir, Tornado et Star ont du essuyer dans le rond A, le plus proche de la terre, de très grosses bascules de vent pour leur entrée en compétition. Elles leur ont souri différemment : extrêmement bien partis, Xavier Rohart et Pascal Rambeau ont, comme la moitié de la flotte, choisi la droite du plan d’eau et c’est la gauche, plus à terre, qui s’est avéré le bon choix. Le jeu était donc fait dès le premier bord de près et leur place, de 12ème au final, aussi. Après un départ tout aussi magnifique, Xavier Revil et Christophe Espagnon ont, au cours de leur manche, rencontré un vent très perturbé mais ont pu garder une 7ème place qui les satisfait vu les conditions.

Ce samedi, programme chargé avec 28 manches prévues concernant une fois de plus toutes les séries dont évidemment, clous de la journée, les deux Medal race des Finn et Yngling. Les 49er disputeront également leurs trois dernières régates en flotte avant leur Medal race dimanche. Si le vent l’autorise…
       

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