Accueil Blog Page 1694

Banque Populaire V : les premiers bords du géant

Banque Populaire V premiers bords
DR

Cinq heures durant et dans des conditions idéales, les hommes du bord ont partagé le plaisir immense de ce moment unique, appréciant tout à la fois la vitesse, la sécurité et les très belles sensations de glisse procurées par le cinquième multicoque à porter les couleurs de la « Banque de la Voile ». Du très grand bonheur pour un skipper et toute son équipe…
Il était certainement difficile de trouver un marin plus heureux que Pascal Bidégorry en cette journée d’été indien. Pour le skipper basque et Ronan Lucas, le Directeur du Team Banque Populaire, ce mardi était chargée en émotions, celles de la découverte et de la concrétisation d’un projet qu’ils mûrissent depuis de longs mois.

"Vigilance, excitation, émotion"

Le Maxi Trimaran Banque Populaire V a tiré ses premiers bords et offert à son équipage les premières sensations fortes de son histoire. « C’était une très belle journée ! Il y avait à bord un étrange mélange de vigilance, d’excitation et d’émotion. J’éprouve un grand sentiment de satisfaction. Nous n’avons découvert que de bonnes choses, qu’il s’agisse du comportement du bateau, des voiles, du mât, des appendices ou encore de nos systèmes embarqués. Il y reste bien sûr beaucoup de mises au point à mener mais cette première sortie en mer nous a procuré beaucoup de plaisir. C’est aussi un grand soulagement pour moi. J’attendais cette journée depuis longtemps, au même titre que toute l’équipe, et je suis particulièrement heureux d’avoir vu autant de sourires à bord aujourd’hui ».

Pour assister aux premiers bords du Maxi Trimaran Banque Populaire V, Pascal Bidégorry était entouré d’une partie de ceux qui ont contribué à lui donner naissance, au rang desquels Hubert Desjoyeaux, responsable du chantier CDK Technologies : « C’est une belle satisfaction que de voir les sourires des hommes qui étaient à bord. Même si le bateau est à présent à l’eau, nous allons continuer à avoir un œil attentif dessus. Quand il aura fait ses preuves, ce sera la fin d’un cycle pour nous ».

Sur un flotteur après 3h de nav’

Si cette journée était fixée depuis plusieurs semaines comme celle devant donner lieu à la première sortie du Maxi Trimaran Banque Populaire V, Pascal Bidégorry et son équipe ne pouvaient rêver meilleures conditions pour l’évènement. 14 nœuds de vent, une mer plate, difficile d’envisager scénario plus idéal pour mettre fin à la session de tests d’efforts au ponton menée ces derniers jours et découvrir pour la première fois le comportement du bateau. Pascal Bidégorry : « Nous avons essentiellement mené Banque Populaire V au près et au portant. Ce bateau est très sain. Il glisse bien et n’a aucune traînée dans l’eau. Il est vraiment bien dans ses lignes. Il est étonnant ! C’est un bateau qui va très vite, avec des angles très fermés il est monté à 25 nœuds. Au bout de trois heures pour sa première sortie, nous étions déjà sur un flotteur avec une mise en charge maximale. Un plaisir extraordinaire ! C’est un peu comme si nous avions déjà navigué plusieurs jours à bord tellement tout marche bien ! ».

Au sein du Team Banque Populaire, la satisfaction est palpable, partagée par tous et c’est le travail de toute une équipe qu’il faut saluer, ainsi que le rappelle son directeur, Ronan Lucas : « C’était une superbe navigation dans de bonnes conditions. Pour nous c’est un peu l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Je suis très heureux de tout ça. Le fonctionnement global du bateau est très satisfaisant et vient récompenser chaque membre de cette équipe. Nous restons toutefois prudents parce que cette sortie était la première et qu’elle s’est faite dans des conditions favorables. Il nous reste encore du travail. Sitôt rentrés, nous nous sommes concentrés sur la mise au point pour pousser encore plus loin Banque Populaire V la prochaine fois… ».

Soulagement, satisfaction et plaisir… Si les mots de Pascal Bidégorry sont ceux-là à l’issue des premiers bords du Maxi Trimaran Banque Populaire V, c’est bien qu’une fois encore l’équipe qui l’entoure a mis le meilleur d’elle-même pour faire de cette journée un moment proche de la perfection. Le dernier né de la Class-G ne devrait pas ressortir avant la semaine prochaine pour un nouveau stade dans la mise au point : « Nous n’aurons pas de conditions fondamentalement différentes ou plus maniables cette semaine. Nous allons donc tirer les enseignements de cette première navigation. Il nous faut continuer à valider les différents systèmes et mettre au point ce qui doit l’être pour aller crescendo dans la découverte de notre monture ! ». Si dans une histoire d’amour, le premier rendez-vous est celui dont on se souvient toute une vie, il y a fort à parier que Pascal Bidégorry et l’ensemble du Team Banque Populaire auront longtemps en tête cette belle journée du 9 septembre, date de leur première vraie rencontre avec celui qui occupe leurs pensées et leurs journées depuis près de deux ans…

- Publicité -

Gitana 13 à l’équateur

Top départ de Cadix pour Gitana 13
DR

En franchissant l’équateur pour la quatrième fois de sa campagne de records, Gitana 13 devait basculer cette nuit de mercredi à jeudi dans l’hémisphère Nord. Et alors que Lionel Lemonchois et ses neuf hommes d’équipage attaquent leur 27ème jour de mer (1), 3 700 milles – soit quasiment l’équivalent d’une « Route du Rhum »- séparent encore Gitana 13 de Londres. Mais si pour l’heure, le maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild bénéficie de conditions portantes et relativement rapides, cela changera dans les prochains jours, comme l’expliquait le navigateur embarqué : « A l’approche de l’équateur, le vent mollira tout en refusant mais nous entrerons dans l’hémisphère Nord à la faveur d’un phénomène de mousson bien établi le long des côtes africaines. Ce flux de Sud-Ouest devrait nous accompagner jusqu’au Sénégal même si des grains et des zones de vents instables, plutôt faibles, sont à envisager … nous allons tout de même traverser le Pot-au-Noir ! Par contre, les prévisions, qui se confirment jour après jour, nous promettent des vents contraires – du Nord-Est – entre le Sénégal et l’Europe. Ce qui signifie forcément que nous aurons des bords à tirer. Bien qu’il soit encore un peu tôt pour garantir ces données et pour établir des stratégies sur cette dernière partie, une chose est sûre : notre rythme va ralentir. »

Outre ses connaissances météorologiques, Dominic Vittet se passionne pour les statistiques. Ainsi, il s’est aventuré dans un calcul d’ETA (Estimated Time of Arrival, ndlr) tout à fait intéressant, mais à mettre au conditionnel tant la route qui mène à Londres est encore longue et semée d’embûches : « Je pense que nous pouvons espérer boucler ce record dans 10 à 12 jours. Je me suis appuyé sur les statistiques de nos journées moyennes sur la Route de l’Or. Et, tout compris, on peut considérer qu’en moyenne nous parcourons 350 milles par jour. Une distance qui peut paraître assez faible mais qui s’explique très facilement. » En effet, les phénomènes météos se déplacent d’Est en Ouest ou inversement et lorsque les voiliers participent à des courses ou records suivant ces axes, ils accompagnent les systèmes météos. Mais, pour Gitana 13, la donne est tout autre, du moins sur la Route du Thé. Le maxi-catamaran réalise un parcours Nord-Sud et Sud-Nord, qui le contraint à traverser les phénomènes et non à les accompagner. D’où de nombreuses zones de transitions marquées et des changements incessants de conditions qui ralentissent nettement la progression et font chuter la moyenne.

Délicat Atlantique Nord

Pour la « carte postale », les stratus qui bouchent le ciel de Gitana 13 depuis son passage au large de la Namibie s’épaississent au fil des jours, se transformant peu à peu en cumulus : « Nous commençons à avoir quelques percées de soleil et cette nuit nous avons pu apercevoir la lune, mais globalement c’est assez gris autour de nous. Cet univers grisâtre dans lequel nous évoluons depuis plusieurs jours est assez étonnant près de l’équateur ! Nous avons tombé la 2ème couche polaire il y a uniquement 36 heures et les fins de nuit sont encore fraîches dans les bannettes. C’est très différent de ce que j’ai pu connaître lors de mes expériences passées dans le coin » précisait Pascal Blouin, l’un des trois chefs de quart du bord et nouveau venu. Et Pascal sait de quoi il parle …. Ce marin possède une solide expérience des géants des mers et des parcours autour du monde pour avoir successivement navigué à bord des maxi-catamarans Explorer et Cheyenne et des maxi-trimarans Geronimo et Groupama 3. Il a d’ailleurs été le boat-captain de ce dernier, de sa mise à l’eau à son Jules Verne avorté l’hiver dernier.

Selon les dernières observations, la zone équateur / Pot-au-Noir devrait se montrer plutôt clémente avec Gitana 13. Même si il est toujours délicat d’avancer des théories dans ces latitudes réputées aléatoires. Par contre, l’Atlantique Nord s’annonce d’ores et déjà délicat à gérer pour l’équipage de Lionel Lemonchois : « Tout est possible sur cette dernière partie … C’est un peu comme une pochette surprise, dont nous ne connaissons pas encore le contenu. »

(1) Rappel : Gitana 13 a quitté Hong-Kong le jeudi 14 août à 9h55’32’’ heure française.

- Publicité -

Neuf pointures en stage solo à Port-la-Forêt

Delta Dore Jeremie  Beyou
DR

Cette formation, préparée par le Pôle France Finistère Course au Large, a été pensée pour contribuer à l’optimisation du niveau de performance des athlètes gérés par la structure. L’entraînement collectif, l’échange d’informations au cours des stages sur l’eau et à terre, constituent l’essence même de l’état d’esprit du pôle, une véritable richesse.
Menée durant deux années, cette formation permet de suivre les compétitions tout en assurant une veille technique et d’aborder en profondeur les techniques de navigation et de sécurité, la météo et la stratégie, la formation et le suivi médical, la communication. En complément, les skippers qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une préparation physique individualisée. Dans quelques jours, deux stages de navigation en solitaire seront les deux dernières sessions, l’aboutissement de deux ans de préparation au Vendée Globe.

"Comme un examen blanc"

Le premier stage, qui se déroulera du 17 au 19 septembre, permettra de travailler des facteurs interactifs essentiels en course au large : assurer sa sécurité, celle de son bateau et de son matériel, améliorer la fluidité des automatismes en solitaire dans toutes les conditions, optimiser son rythme de course face à différentes situations et à un grand nombre d’adversaires et enfin, optimiser ses trajectoires. Si ce stage ne permettra pas de modifier les éléments technologiques du bateau vu l’échéance proche du départ, il devrait permettre aux skippers d’effectuer un constat objectif de leurs atouts et de leurs manques techniques face à une partie de leurs adversaires. Chaque journée sera composée d’une navigation en solitaire, d’un débriefing vidéo à huit clos entre les skippers, les entraîneurs du centre et les experts.
Et c’est bien l’échange des informations et des points de vue, la collégialité des avis qui constituent cet état d’esprit si spécifique au Pôle Finistère Course au Large.
Les prémices de cette formation avaient été mis en place en 2000, en vue de la préparation de Michel Desjoyeaux et de Roland Jourdain au Vendée Globe. En 2004, une préparation plus structurée avait été proposée aux coureurs du pôle. La formation, proposée en 2007, est la plus aboutie. Non seulement elle permet de travailler les principaux axes de performance du skipper et de son bateau mais elle participe aussi à renforcer leur environnement sportif. En effet, les structures d’accueil portuaires et terrestres du site de Port la Forêt ont été développées.

Le commentaire de Christian Le Pape :
"Ces stages ressemblent à un examen blanc, une sorte de préparation au bac ; mais beaucoup plus courts que la réalité d’un Vendée Globe. C’est toujours le paradoxe de préparer en baie une course transocéanique. Nous ne maitrisons pas la durée qui représente pourtant une donnée fondamentale de la réussite. Pour trouver un axe d’entraînement efficace, il faut travailler de manière interactive tous les éléments qui interviennent dans la performance ; cela de manière plus intensive que sur la course afin d’accentuer les effets liés à la fatigue. La gestion d’un 60 pieds en solitaire dans un contexte de confrontation constitue l’élément principal de cette démarche. Il s’agit aussi pour toutes les équipes de valider à 53 jours du départ la préparation d’un projet sur le plan technique et humain ou de procéder à quelques ajustements."

PARTICIPANTS :
BRITAIR Armel le Cléac’h
BT Sébastien Josse
CHEMINEES POUJOULAT Bernard Stamm (invité)
DELTA DORE Jérémie Beyou
FONCIA Michel Desjoyeaux
GENERALI Yann Eliès
PAPREC VIRBAC Jean-Pierre Dick
SAFRAN Marc Guillemot
VM MATERIAUX Jean le Cam

- Publicité -

Seldén lance sa propre gamme d´accastillage.

Selden Mast
Selden Mast

« De nombreux constructeurs de bateaux ont exprimé le souhait de limiter leur nombre de fournisseurs. Nous avons donc répondu à leurs attentes en élargissant notre gamme de produits », explique Mats-Uno Fredrikson, responsable marketing du Groupe Seldén.

Ce nouveau produit Seldén se composera de poulies à frictions et à billes, poulies pour câbles, poulies pour forte charge, taquets coinceurs et coinceurs à sifflets, mais aussi de tourelles avec taquets coinceurs (coinceurs à came), et des poulies winch pour la voile légère et les quillards.
 
« Nous mêmes, utilisons environ 100 000 poulies par an avec nos gréements. Vous comprendrez donc le fait que nous soyons devenus notre propre fournisseur. Nous avons commencé à utiliser nos propres poulies il y a 1 an. Cela veut dire que certains constructeurs de bateaux qui achètent nos gréements ont déjà distribué des voiliers équipés par ce nouveau produit. De plus, si la distribution se fait aussi chez  d’autres chantiers, nous aurons une meilleur ouverture sur le marché », précise Mr Fredrikson.
 
Pour chaque utilisation, les solutions techniques de la gamme offrent une grande résistance mécanique et une friction de roulement particulièrement faible. Les poulies à billes (billes et bagues faites en inox) sont destinées à des charges dynamiques relativement faibles. L’utilisation du roulement à bille en inox a permis à Seldén de profiter du fort potentiel de conception : une charge de travail représentant 50% de la charge de rupture. Les billes sont encastrées dans une cage à bille en acétal pour minimiser la friction.
Les poulies à friction sont prévues pour des charges supérieures. Sur ce produit, on peut souligner un renfort en inox qui supporte la charge. Les corps des poulies sont fournis par Grivory® composite (50% en fibre de verre et 50% en polyamide). Ce composite  est un produit unique qui permet d’avoir des joues latérales très rigides réduisant les frottements avec le réa. Les tourelles de mat, de ponts et à œil pour la voile légère et les quillards sont spécialement conçus pour une complète articulation facilitant les réglages de voiles faits par l’équipier.
 
Durant plusieurs années, de multiples tests ont été réalisés en laboratoires, ainsi qu’en navigation, dans de fortes conditions, durant diverses régates en Match-racing ainsi qu’en transats. Avec la participation de divers chantiers se fournissant chez Seldén, la gamme Accastillage de pont Seldén sera bientôt disponible sur le marché et sera totalement prête à affronter l’important marché de la deuxième monte.
 
Cette nouvelle gamme d’accastillage de pont Seldén apparaitra aux prochains salons d’automne.

Source Selden
www.seldenmast.com

- Publicité -

Cap Istanbul : Solitaires solidaires

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

« Si nous voulons que perdure cette belle épreuve, il va falloir que tout le monde joue le jeu… » Christian Gout directeur de course de « Capitale Européenne de la Culture – Cap Istanbul » n’a pas mâché ses mots en réunissant les préparateurs en début de matinée puis les navigateurs dans la journée. « Pour réussir, la course doit faire appel à des réflexes de solidarité collective. Nous sommes une colonie embarquée avec des moyens matériels limités. Si chacun reste dans son coin, le système que nous avons monté ne pourra pas fonctionner… »
Il faut dire que la Cap Istanbul diffère sensiblement des autres courses par le format qu’elle propose. Rallier Nice au détroit du Bosphore en passant par des escales en Sardaigne, en Sicile, en Crète ou sur l’île de Bozcaada, village de 2500 âmes au large des côtes de Turquie, impose d’abandonner toute idée de suivi logistique par la route. Fini le règne des préparateurs qui sillonnent les routes d’Europe à bord de camionnettes-ateliers chargées jusqu’à la gueule de matériel de rechange.
Pour cette édition 2008, préparateurs et organisation suivent la course sur l’eau à bord de bateaux affrétés spécialement pour l’occasion. Bien évidemment, cela suppose de savoir gérer une organisation a minima, d’accepter l’idée que le matériel des uns peut servir aux autres…  Il faut donc briser le cercle des vieux réflexes individualistes, de retrouver des valeurs qui feront que la « Capitale Européenne de la Culture – Cap Istanbul » sera autre chose qu’une course de plus dans le calendrier de la série, mais aussi une très belle aventure qui laissera des traces dans les mémoires.
 
Le dispositif d’accompagnement en quelques mots  :
Les navigateurs solitaires seront accompagnés par une flotte de quatre bateaux.
– Le bateau comité de course : il aura à son bord, les arbitres chargés de mouiller lignes de départ et d’arrivée, de vérifier le bon déroulement sportif de l’épreuve. A bord de ce bateau trois préparateurs embarqueront.
– Le bateau direction de course et médias : il abritera, en sus de Christian Gout, directeur de course, l’équipe médias de la course : caméraman, monteur, rédacteur. C’est le seul bateau qui n’embarquera pas de préparateurs, compte tenu de la nature des décisions qui peuvent être prises à bord.
– Deux bateaux d’assistance qui embarquent les préparateurs : chaque préparateur sera affecté à deux concurrents. Ils auront droit à une quantité de matériel limité pour des questions de poids embarqué.
Les conséquences : les préparateurs et les navigateurs devront s’entendre pour, collectivement, être capable de résoudre n’importe quelle situation tant en mer qu’à terre. L’ensemble de la petite caravane embarquée devra jouer le jeu de la solidarité collective. Elle devrait goûter en retour le plaisir d’une aventure commune.
 
 
Ils ont dit :
Joachim Brard, préparateur du Figaro Athema d’Erwan Tabarly :  
« Cette course bouleverse nos habitudes. Pour la première fois, on n’est pas attaché exclusivement à un navigateur. Il va falloir aussi qu’on se parle beaucoup entre préparateurs, qu’on soit intelligent. Et puis ça peut donner des résultats amusants. On va peut-être se retrouver aux escales à accueillir un concurrent direct du navigateur avec qui on travaille. Mais, si on joue bien le jeu, cela devrait créer une ambiance unique dont on reparlera encore longtemps… »

- Publicité -

Empannage imminent vers l´équateur

Gitana 13
DR

« Nous avons récupéré du vent depuis hier après-midi. L’alizé est soutenu et souffle entre 20 et 25 nœuds, ce qui permet aux barreurs de s’offrir de belles sessions de glisse. Nous sommes quasiment au milieu de l’Atlantique loin de tout … » confiait Dominic Vittet, avant de nous dresser « le plan d’attaque » de Gitana 13 pour les prochains jours : « Notre empannage vers le Nord ne devrait pas tarder. C’est un moment important en termes de stratégie et c’est pourquoi nous ne cessons d’affiner notre timing avec Sylvain Mondon, à terre, et Lionel.»

En effet, l’équipage du maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild, va profiter d’un cas de figure peu courant pour aller franchir l’équateur et surtout le Pot-au-Noir, un peu plus au Nord : « En empannant (changement d’amure au portant, ndlr) aujourd’hui, l’objectif est de remonter plein Nord, tribord amure, et de profiter au maximum du flux de mousson africaine (vents de Sud-Ouest) pour franchir le Pot-au-Noir dans son Est. Une opportunité qui va nous permettre de « couper le fromage » et de gagner de précieux milles sur la route »  se réjouissait le navigateur embarqué.

Sylvain Mondon nous apporte des éclaircissements sur ce scénario peu classique, mais qui se révèle être une belle opportunité pour Lionel Lemonchois et ses neuf hommes d’équipage : « Le Pot-au-Noir ou Zone de Convergence Inter-Tropicale est provoquée par l’opposition des alizés de l’hémisphère Nord (secteur Nord-Est) et ceux de l’hémisphère Sud (secteur Sud-Est). Cette zone est synonyme de vents instables, avec une alternance de calmes et de violents grains. Dans une situation standard, le Pot-au-Noir se trouve être plus étendu à l’Est et donc bien souvent très difficilement franchissable près des côtes africaines. Mais parfois, un flux de mousson, qui génère des vents de Sud-Ouest, peut se former et venir troubler le scénario originel. On observe ce phénomène lorsque le continent africain chauffe suffisamment pour créer une dépression thermique qui dévie les alizés de Sud Est de l’hémisphère Sud. Et c’est justement le cas en ce moment au large des côtes de la Guinée, du Sierra Leone ou encore de la Côte d’Ivoire. »

Les dernières prévisions permettent toujours d’espérer un retour du maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild dans l’hémisphère Nord, pour la journée du jeudi 11 septembre.

- Publicité -

La nouvelle affiche des Voiles…

Voiles de Saint Tropez
Voiles de Saint Tropez

En présence de Monsieur le Maire de Saint-Tropez, Jean-Pierre Tuvéri, de quelques élus, de la Semagest et de la presse locale, André Beaufils, le président de la Société Nautique de St-Tropez a présenté le jeudi 4 septembre, l’affiche des Voiles de Saint-Tropez 2008.
 
L’œuvre signée par l’artiste Michel Gambier met à l’honneur sa muse préférée : la femme sensuelle avec une robe aussi légère que la voilure qui l’entoure. Sa fière allure est également  à la hauteur du clocher tropézien reproduit à l’arrière plan et son entrain à la mesure de tous les passionnés et marins qui attendent ce rendez-vous annuel.
C’est donc accompagné de cette égérie dans le vent (ou au vent) que les concurrents prendront le départ des régates dès le lundi 29 septembre prochain !
 
« Cette affiche a une histoire », précise André Beaufils : « j’avais demandé l’an passé à Michel Gambier de réaliser une œuvre pour récompenser l’équipage féminin. Michel m’a proposé ce tableau avec lequel j’ai vu tout de suite l’affiche 2008 ! ».
L’original du tableau de Michel Gambier restera donc au Club.
Nouveauté cette année, il y aura deux formats pour l’affiche, une plus petite destinée aux commerçants qui n’ont pas toujours la place de la mettre sur leur vitrine et le format habituel destiné aux concurrents, visiteurs…
 
Un Concours pour l’affiche des Voiles de Saint-Tropez 2009
 
André Beaufils poursuit son discours « le problème des affiches, c’est que cela plaît ou ne plaît pas…j’ai l’habitude de dire que ‘c’est ce qui plaît qui est beau et non l’inverse’. Pour l’année prochaine, je proposerai un concours ouvert à tous avec un jury indépendant… »
 

Source :  Societe Nautique de Saint-Tropez
www.snst.org

- Publicité -

Le pari légèreté de Jean Le Cam

VM Materiaux 2008 Le cam
DR

Partir sur un bateau que l’on connaît sur le bout des écoutes est loin d’être un désavantage dans une course où il faudra parfaitement connaître les limites de sa monture. Depuis son premier périple autour du monde, Jean Le Cam n’a qu’une obsession : démontrer que son pari tenté en 2004, celui de la légèreté, est fondé. Et plutôt que se lancer à corps perdu dans un nouveau projet, le skipper de Port la Forêt a préféré jouer la carte d’une optimisation de son premier monocoque. Une manière de mettre en pratique tous les enseignements accumulés lors de son tour du monde de 2004-2005. Aux risques et incertitudes du lancement d’une nouvelle machine, il a préféré faire évoluer une plate-forme qui lui convenait parfaitement.
De prime abord, VM Matériaux serait-il un « vieux » bateau ? Oui, si l’on tient compte des dernières tendances qui veulent que pour gagner le Vendée Globe, il faut un bateau encore plus puissant. Mais non, si l’on constate que les plans Verdier – Van Peteghem de Marc Guillemot et Kito de Pavant ont totalement adhéré à la philosophie de Jean Le Cam. Non encore, lorsqu’on mesure qu’au record SNSM, VM Matériaux s’est classé deuxième derrière le Gitana de Loïck Peyron et qu’aux dires de l’ensemble des skippers présents, les différences de vitesse entre les sept bateaux présents (dont deux bateaux de 2004 optimisés) demeurent infimes.

Une évolution, pas une révolution

On le sait, la voile est un sport à maturation lente. Et le Vendée Globe 2008-2009 se jouera peut-être sur des détails infimes. Puisqu’a priori les potentiels de vitesse des bateaux sont extrêmement proches les uns des autres, c’est bien la capacité des hommes qui devrait faire la différence. Or, depuis maintenant quatre ans, Jean Le Cam ne cesse de peaufiner son bateau, de gagner du poids quand il le faut, de travailler l’ergonomie. Petit à petit VM Matériaux est devenu un autre bateau, plus réactif, plus léger, plus rapide, plus fonctionnel. Si lors des premières éditions du Vendée Globe, on a vu des avancées significatives en matière de performances, on sait qu’aujourd’hui ce sera à la marge que pourront se gagner les quelques dixièmes de nœuds.

La puissance peut être un handicap

L’équipe technique a fait le choix de la légèreté plutôt que celui de la puissance pour plusieurs raisons. La première tient au fait que dans les grosses mers du Sud, la puissance devient plus souvent un handicap qu’un atout. Ce qu’il faut, c’est pouvoir maîtriser le potentiel de machines soumises à des vents forts, des mers abruptes. Un bateau puissant travaille plus qu’un bateau léger : les contraintes sont supérieures, mettant à mal la résistance du navigateur comme celle du matériel, l’homme et la machine étant tous deux soumis à rude épreuve. Et pour faire marcher au mieux un bateau puissant, il faut un « moteur » adapté. Donc un jeu de voiles plus conséquent, alors qu’un bateau léger conservera plus de souplesse dans ce domaine et aura besoin de moins de « toile » pour donner le meilleur de lui-même. En conséquence, il sera un peu moins exigeant pour son pilote.

Chasse au poids

Par rapport au bateau qui prenait le départ du Vendée Globe en 2004, VM Matériaux a économisé près d’une demi-tonne. Et ce, sans sacrifier une seule seconde aux impératifs de sécurité : meilleure ergonomie du cockpit, refonte du tableau arrière, nouveau mât, tels sont quelques-uns des chantiers majeurs auxquels a répondu l’équipe technique.
Les aménagements intérieurs ont, eux aussi, été entièrement refondus. Avec deux obsessions majeures : chasser les poids inutiles et gagner en ergonomie et confort de vie. Deux objectifs qui peuvent paraître contradictoires, mais qui permettent de faire les justes choix. L’expérience de Jean sur le Vendée 2004-2005 s’est avérée déterminante dans ce domaine : chaque jour, le navigateur notait les améliorations qu’il pourrait apporter à son bateau. La cellule de vie est donc passée au crible des observations du navigateur. Espace simplifié, centrage des poids de l’espace cuisine, plus grandes ouvertures pour déplacer les voiles, sans pour autant sacrifier aux éléments de confort de base, comme le fait de disposer de couchettes confortables ou disposer d’une hauteur sous barrots décente. « Un Vendée dure trois mois. Et on passe plus de temps à l’intérieur du bateau que sur le pont… Il faut aussi se sentir bien à l’intérieur. » Comme le dit souvent Jean, choisir c’est aussi savoir renoncer. L’intelligence des choix se mesure à cette capacité à tout mettre en balance. Sur ce point aussi, VM Matériaux sera un bateau totalement abouti.

- Publicité -

Alinghi remporte le Grand Prix Romandie.com Act 1

Alinghi2352008Myimage
DR

Après un parcours côtier vendredi et deux jours de régates bananes samedi et dimanche, le Grand Prix Romandie.com Act 1 s’est terminé sur la victoire d’Alinghi. Grâce à des airs très bien établis (vent de sud- ouest de 15 à 20 nœuds), le comité de course a pu lancer quatre belles manches sous un soleil magnifique. Alinghi a remporté 4 manches sur 8, dont 3 aujourd’hui avec 5 minutes d’avance dans la dernière. Une victoire qui permet au team d’Ernesto Bertarelli de creuser l’écart au classement général : « On n’avait pas bien commencé le week-end, mais là on est satisfaits, affirme Yves Detrey. Nous avons augmenté notre avance, il nous reste qu’à faire de même à l’Act 2 et on devrait être bons », poursuit le N°1 de SUI 1.

Foncia 2e

Foncia se maintient à la seconde place du classement général après sa deuxième place dans le Grand Prix de ce week-end. Même cas de figure pour Zen Too qui reste à la troisième place du trio de tête avec sa 5ème place au Grand Prix : « C’était mon dernier week-end avec Zen Too et je suis content. Il faut crocher pour garder cette place», explique le barreur Stève Ravussin. Mais attention la lutte sera bien là pour la troisième place, Okalys n’étant plus qu’à un petit point du bateau de Guy de Picciotto : « On se rapproche du podium, et il nous reste deux manches pour l’atteindre », dit Nicolas Grange, propriétaire de SUI 2 .
A noter aussi la belle performance de Ladycat, le D35 de Dona Bertarelli-Spaeth s’est adjugé la sixième place ce week-end, mais aussi celle de Julius Baer qui a obtenu une belle quatrième place pour le plus grand plaisir de son propriétaire Philippe Cardis : « Nous sommes très contents, surtout de notre dernière manche (2ème place) ».
Soulignons également le chavirage de Romandie.com juste avant la deuxième manche, incident qui a malheureusement marqué la fin des régates pour SUI 8.
Au terme du premier Act de ce Grand Prix, notons la grande avance d’Alinghi que les équipiers du Challenge feront tout pour combler lors des deux dernières manches. Rendez-vous à Versoix les 20 et 21 septembre prochain pour le Grand Prix Romandie.com Act 2.

Classement général Grand Prix Romandie Act 1 :

1. SUI 1 – Alinghi 12pts
2. SUI 5 – Foncia 20pts
3. SUI 2 – Okalys 22pts
4. SUI 3 – Julius Baer 30pts
5. SUI 4 – Zen Too 31pts
6. SUI 10 – Ladycat 40pts
7. SUI 7 – Zebra 7 43pts
8. SUI 6 – Cadence 45pts
9. SUI 9 – Smart Home 48pts
10. SUI 8 – Romandie.com 61pts

Classement général Challenge Julius Baer :

1. SUI 1 – Alinghi 7pts
2. SUI 5 – Foncia 15pts
3. SUI 4 – Zen Too 19pts
4. SUI 2 – Okalys 20pts
5. SUI 6 – Cadence 25pts
6. SUI 7 – Zebra 7 28pts
7. SUI 10 – Ladycat 28pts
8. SUI 3 – Julius Baer 28pts
9. SUI 9 – Smart Home 32pts
10. SUI 8 – Romandie.com 40pts

- Publicité -

Francis Joyon repart à l’assaut de l’Atlantique

Joyon sur un flotteur
DR

Le stand-by commencera dès la fin de ce mois de septembre à Cadix, au sud de l’Espagne, pour le navigateur de la Trinité-sur-mer. Un Francis Joyon pas fâché de s’attaquer à ces 3884 milles dans les traces du parcours de Christophe Colomb. La flèche rouge – comme on a surnommé IDEC pendant le tour du monde – va de nouveau devoir fendre les flots et tenir une moyenne supérieure à 15,5 nœuds pour améliorer le chrono de Thomas Coville. Quelques jours avant de prendre la mer pour convoyer IDEC en Espagne, Francis Joyon explique son nouveau défi. Interview.

Francis Joyon, vous êtes de retour aux affaires, comme on dit ?
Je prépare le bateau, avec Romuald Favraud et Christophe Houdet. Les 4000 milles parcourus avec IDEC en Méditerranée cet été nécessitent ce check-up complet. On passe en revue tous les postes, des voiles à l’électronique en passant par le matelotage et l’accastillage. Ce sont des petits travaux qui s’avèrent toujours très importants avant de reprendre la mer.

Et donc vous avez choisi de repartir sur la Route de la Découverte…
Oui, je vais m’attaquer de nouveau à ce parcours entre Cadix et San Salvador qui n’est autre que celui de Christophe Colomb quand il est parti découvrir l’Amérique. Voilà aussi pourquoi il y a une porte de passage obligatoire aux Canaries, où Colomb avait fait escale. Lui, en arrivant de l’autre côté, avait massacré quelques populations locales… moi j’aurai un objectif beaucoup plus pacifique, à savoir simplement améliorer le chrono de Thomas Coville. C’est un record que j’ai déjà détenu en 2004 à bord du premier IDEC et Thomas l’avait amélioré de quelques heures (15h et 27 minutes exactement, ndr) avec son 60 pieds, en 2005.

Pour battre le record, il faut faire mieux que 10 jours, 11 heures et 50 minutes. Un chrono difficile ?
Oui, le temps de Thomas est très bon à plus de 15 nœuds de moyenne, il faudra faire mieux et je me souviens qu’en 2004, je considérais déjà avoir réalisé un bon chrono à 14,53 nœuds, à bord du premier IDEC. Il faut comprendre que comme on est toujours vent arrière ou presque, le bateau doit prendre de l’angle pour conserver de la vitesse et ainsi parcourir environ 30% de route supplémentaire. Il faudra donc être toujours au-dessus de 20 nœuds de vitesse pour espérer tenir une moyenne de 16 nœuds calculés sur la route directe. C’est loin d’être évident. Aussi, je ne me fixe pas d’objectif quantifié. Je veux juste tenter de faire mieux que le temps de Thomas.

La météo idéale sur ce parcours ?
Il faut espérer l’anticyclone aux Açores pour pouvoir partir dans un bon flux de nord-nord-est à Cadix et accrocher ensuite l’anticyclone des Bermudes. En octobre, on a souvent une situation perturbée, on peut aussi être amené à naviguer sur le dos d’une dépression tropicale… Cette fois encore, je vais travailler avec le routeur Jean-Yves Bernot qui est motivé pour repartir sur cette nouvelle aventure en solitaire.

Le Stand-by est prévu à partir de quelle date ?
Je serai à Cadix au plus tard le 27 septembre, IDEC devant être opérationnel là-bas pour un départ à compter du 29. Ensuite , il faudra savoir être patient pour prendre la bonne fenêtre météo, la date limite que je me fixe pour partir étant fin novembre. Mais je ne crois pas que j’attendrai aussi longtemps car, statistiquement, à cette époque de l’année une fenêtre météo favorable se présente là-bas toutes les trois semaines.

Content de reprendre la mer ?
Impatient, oui ! J’adore naviguer sur ce beau parcours qui est aussi celui où j’ai fait mes toutes premières armes, avec mon premier multicoque que j’avais bricolé moi-même, à l’époque où le parcours se poursuivait jusqu’en République Dominicaine. C’est un parcours où l’on peut s’attendre à des vents assez forts, soutenus et portants, c’est à dire les conditions où IDEC s’exprime le mieux. Ce sera sportif… j’aime ça !

- Publicité -
- Publicité -