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Aucun souci majeur pour les équipes techniques

Telephonica Black
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Les chantiers sont moins importants que lors des autres étapes et normalement quatre bateaux devraient être remis à l’eau dès lundi prochain avec la remise à l’eau d’Ericsson 3 et les deux Telefonica prévue le lendemain. Rien qu’un entretien régulier et donc peu de stress pour les équipes techniques cette fois-ci.  C’est Telefonica Black qui aurait le plus souffert pendant cette remontée vers Boston ayant heurté une baleine et rencontré des soucis avec la drisse du foc. De petites fissures sont apparues autour de la quille et un trou important trouvé dans le crash box à l’étrave. Selon l’équipe technique, les dégâts restent superficiels.
Pour Telefonica Blue, une nouvelle couche de peinture va être appliquée au voile de quille.  Quant au responsable technique d’Ericsson, il se félicite de la condition des deux bateaux "Quand un bateau gagne, cela veut dire qu’il est en forme. On a un peu d’entretien à faire qui va prendre cinq ou six jours, mais on n’a pas vraiment eu de la casse."  Une satisfaction partagée par le patron de l’équipe de Puma, "On n’a pas eu besoin de recruter.  Les gars ont certes du travail, mais rien de majeur.  On a prévu 3 ou 4 journées de travail cosmétique." 
Sur Delta Lloyd, ils parlent de quelques petites pièces à remplacer mais rien de trop important, tandis que le calme règne également chez Green Dragon. Des contrôles seront effectués à bord du bateau sino-irlandais mais le directeur technique avoue être surpris par la condition du VO70, "C’est la première fois que nous sortons le bateau de l’eau et que la quille a l’air d’être en parfait état.  Pas d’égratignures du tout!  Nous allons sortir mercredi, jeudi et vendredi prochains.  On est dans une position enviable."

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Edition spéciale pour les 10 ans

Grand Prix Petit navire
DR

Mise en bouche
La fête commencera avec le Grand Prix des 60 pieds Open et des Class 40 le 30 avril. A partir de 11 heures, ce jeudi, la valse des runs devant le port du Rosmeur donnera le ton. Après deux journées consacrées à l’établissement de records, place aux courses côtières « le bon goût du large » les 2 et 3 mai à suivre dès 10 heures 30 depuis le Rosmeur. Entre les 60 pieds et les Class 40, ce sont près de 20 bateaux de ces séries de courses au large qui évolueront en baie.
Les Dragon entreront dans la danse le 2 mai avec la coupe de Bretagne qui se poursuivra jusqu’au 4 mai. Là encore, c’est la promesse d’un spectacle rarissime avec une centaine de Dragon et 18 nations en lice.

Les petits aussi
Le dimanche 3 mai, les Optimist régateront dans le chenal de Tréboul. Et c’est le lendemain que les choses sérieuses commenceront pour près de 200 élèves de CM2 de Douarnenez. Dès 9 heures 30, les peut être futurs champions attaqueront leur Grand Prix Petit Navire qui, après une petite pause mercredi, prendra fin le jeudi 7 avec une remise des prix toujours ‘rafraîchissante’ au port de Tréboul. En effet, du haut de leurs 10 ans, les petits Douarnenistes ont déjà le sens de la fête et entonnent de bien belles chansons, même s’ils connaissent déjà la régate et qu’il n’est pas rare de les entendre porter ‘proteste’ comme des grands…

Bon anniversaire !
Le Grand Prix Petit Navire a 10 ans, les Dragon fêtent leurs 80 ans, pour saluer ce double événement les organisateurs ont programmé une régate exceptionnelle le mardi 5 mai : le Nautic Champions’ Race auquel vont participer les vainqueurs des 9 grands prix précédents rejoints par des champions invités à se confronter avec ces spécialistes de la série. On y attend, entre autre, Bruno Peyron, Lionel Lemonchois, Franck Yves Escoffier, Armel Le Cléac’h, Nicolas Troussel, Kito de Pavant, Roland Jourdain, Luc Pillot, Gildas Philippe, Fabienne d’Ortoli…

Kites et Dragon
Le Grand Prix Petit Navire Dragon se déroulera du 6 au 9 mai. Près de 100 Dragon y sont attendus. Ils quitteront les pontons tous les matins à 9 heures 30 pour regagner Tréboul en saluant la bouée du cœur devant la plage des Sables Blancs vers 17 heures.
Le troisième Grand Prix Petit Navire Kitesurf, championnat d’Europe s’ouvrira le 7 mai pour s’achever le 10 mai. Les départs et évolutions des Kites, moitié volant, moitié glissant, font désormais partie du paysage du Grand Prix Petit Navire.

A terre
Port Rhu mettra à l’honneur les traditions maritimes du 8 au 10 mai avec ses journées portes ouvertes auxquelles le Musée participera également avec un accès libre et gratuit. Au programme : Expositions, concerts, films, visites et découvertes…

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Le GGYC conteste la date annoncée par la SNG

Trimaran BMW ORACLE Racing - Russell Coutts
DR

"New York, le 28 avril 2009 – La Cour Suprême de l’Etat de New York a publié aujourd’hui, à la demande du Golden Gate Yacht Club, une directive intimant l’ordre au Defender, la Société Nautique de Genève, de motiver les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas se soumettre à la Cour.
La SNG a refusé de se soumettre à l’ordre et au jugement du 7 avril 2009 au sujet des dates de la prochaine America’s Cup.
La Cour a planifié une audition le 14 mai 2009 à 09h30. Au début du mois d’avril, la Cour d’appel de l’Etat de New York avait jugé à l’unanimité – 6-0 – que le GGYC était le challenger pour la prochaine America’s Cup et que le prochain match se déroulera dans dix mois, au début du mois de février 2010.
Or, la SNG a unilatéralement déclaré, dans une lettre envoyée au GGYC la semaine passée, que le match devrait se dérouler au mois de mai 2010, en opposition avec l’ordre et le jugement de la Cour daté du 7 avril 2009.
La SNG et les responsables d’Alinghi ont fait des déclarations similaires à la presse. « En mettant en cause notre challenge légitime, ils ont déjà repoussé le match de juillet 2008 à février 2010 », a déclaré le porte parole du GGYC, Tom Ehman. « A présent, ils demandent un nouveau délai de trois mois, défiant par la même occasion le mandat clairement énoncé par la Cour. Trop c’est trop.»
A l’occasion d’une réunion à la SNG la semaine passée, le GGYC a clairement réitéré son désir de disputer une America’s Cup conventionnelle, en monocoques, ouverte à toutes les équipes.
Cette proposition a été catégoriquement rejetée par la SNG."

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Rétrospective d’une édition atypique

Erwan Tabarly / Athema
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Dimanche 5 avril : un départ en douceur
C’est dans les tous petits airs que la flotte de la Transat BPE s’élance au pied de la Citadelle de Le Palais. D’emblée, les ténors pointent aux avant-postes : Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) emmène la flotte dans son sillage, suivi de près par Gildas Morvan (Cercle Vert), Franck Le Gal (Lenze) ou bien encore François Gabart (Espoir Région Bretagne). Mais le grand beau temps qui accompagne les concurrents n’est qu’un leurre. Tous savent que la traversée du golfe de Gascogne risque d’être mouvementée.
 
Lundi 6 avril : bataille tactique au près
Malgré un début de nuit proche de l’idyllique, les concurrents rencontrent vite des conditions plus musclées. Le vent monte en s’orientant progressivement au sud-ouest. D’ores et déjà, la flotte se divise : à l’ouest un petit groupe composé de Franck Le Gal, Thierry Chabagny et Isabelle Joschke (Synergie) part à l’assaut du premier front attendu quand la majorité cherche à suivre la route la plus courte vers la pointe de l’Espagne. Erwan Tabarly (Athema), Nicolas Troussel (Financo) et Armel Tripon (Gedimat) mènent la danse, tandis que Gildas Morvan, à la faveur d’une route plus serrée que ses adversaires, se positionne au centre du plan d’eau à égale distance des deux extrêmes.
 
Mardi 7 avril : un autre Finisterre
Il ne s’agit pas là du département qui nourrit au lait près de la moitié de la flotte des solitaires engagés sur cette Transat BPE, mais bien de ce cap qui marque une véritable frontière météorologique entre les régimes perturbés d’ouest et les alizés portugais. Nicolas Troussel comme Eric Drouglazet (Luisina) ont-ils plongé au sud trop tôt ? Toujours est-il qu’ils vont devoir tirer des bords le long de la côte nord de Galice quand leurs adversaires positionnés plus à l’ouest peuvent envisager de passer d’un bord. Et déjà, les premiers pépins techniques se profilent : Franck Le Gal, victime de rupture de drisses de voiles d’avant concède un terrain précieux. Yannig Livory (CINT 56) contacte quant à lui la direction de course pour signaler qu’il ne peut plus recharger son iridium ; d’ici peu le navigateur lorientais va entrer en solitude sans moyens de communication avec la terre.
 
Mercredi 8 avril : les quatre de l’ouest contre l’homme du sud
Le cap Finisterre est maintenant dans le sillage de la tête de flotte. Anticipant sur la prochaine rotation des vents au nord-ouest, quatre navigateurs ont franchement opté pour une route au large. Thierry Chabagny en capitaine courageux ouvre la route devant Gérald Veniard (Macif), Adrien Hardy (Agir recouvrement) et Yannig Livory (CINT 56). François Gabart, quant à lui, a choisi de plonger au sud le premier. Le vent est toujours fort, la mer formée ; la sortie du golfe de Gascogne n’a rien d’une sinécure.
 
Jeudi 9 avril : courage, glissons
Cette fois-ci, toute la flotte a touché la bascule de vent qui va leur permettre de plonger vers le sud et de contourner l’anticyclone des Açores. La route du nord est bouchée et le scenario de 2007 qui avait vu un décalage de près de 1000 milles entre les deux concurrents les plus extrêmes, ne semble pas en passe de se reproduire. Pour l’heure, il s’agit avant tout de s’accrocher. Rivés à la barre de leur monotype, les solitaires enquillent les milles à plus de 10 nœuds de moyenne dans une mer chaotique. Un exercice de haute voltige qui n’est pas sans conséquence.
 
Vendredi 10 avril : adieu Droug
La nouvelle est tombée dans l’après-midi : Eric Drouglazet abandonne. Le skipper de Luisina a failli sancir. Sous un grain à plus de quarante noeuds de vent, alors qu’il manœuvrait pour affaler son spi, le vainqueur du Trophée BPE 2005 n’a pu empêcher l’étrave de son Figaro Bénéteau d’enfourner jusqu’au pied de mât. Plusieurs milliers de litres d’eau se sont alors engouffrés dans la cabine, noyant tous les instruments électriques et l’électronique de bord. Privé de pilote et de tous moyens d’anticiper sa navigation, le navigateur de Nevez choisit d’abandonner… Une décision qui témoigne de son grand sens marin, même si l’on imagine que renoncer n’est jamais simple pour un compétiteur. D’autres navigateurs ont laissé des plumes dans ces conditions plus que difficiles : Armel Tripon a dû passer plusieurs heures dans son mât quand Franck Le Gal devra effectuer une marche arrière par plus de trente-cinq nœuds de vent suite à un bout flottant entre deux eaux qui s’était enroulé dans sa quille.  Ils ne le savent pas encore, mais le retard pris ne sera jamais rattrapé. Nicolas Troussel dans un départ au lof a endommagé sa girouette de tête de mât. A petite cause, grands effets : le tenant du titre ne pourra plus utiliser son pilote en mode vent. Un handicap certain au vu d’une course qui va se jouer aux allures portantes : un spi mal réglé et ce sont des dixièmes de nœuds qui s’envolent quand le résultat n’est pas sanctionné par un coquetier quand le spi s’enroule autour de l’étai.
 
Samedi 11 avril : le péril jeune
Ils sont les deux benjamins de la flotte mais n’ont aucun complexe. Adrien Hardy au nord, François Gabart au sud, ont choisi de se positionner aux extrêmes de la flotte. Lequel des deux aura raison ? C’est l’heure des choix stratégiques : tout le monde s’apprête à mettre de l’ouest dans son sud, mais qui saura trouver le bon timing ?  Le profil de cette cuvée 2009 se dessine : il n’y aura pas de grands écarts latéraux entre les concurrents, mais la victoire risque de se jouer sur la capacité des uns et des autres à saisir la moindre opportunité tactique.
 
Dimanche 12 avril : à frôler Madère
Ils sont maintenant trois solitaires aux avant-postes sur la route du sud. Gildas Morvan, Erwan Tabarly et François Gabart vont passer à quelques milles à peine de Madère dont ils pourront admirer le sommet noyé dans les nuages…  A nouveau, François Gabart prend l’initiative et empanne pour plonger encore plus au sud. Un choix stratégique qui lui vaudra notamment l’admiration d’un Gildas Morvan encore étonné de ce mélange de culot et de maturité. Au nord-ouest, Adrien Hardy prend le parti de raser la bordure de l’anticyclone quitte à s’y bruler les ailes.
 
Lundi 13 avril : dans l’attente
Toute la flotte navigue maintenant sous spinnaker. Ils ne l’affaleront plus avant de contourner Marie-Galante. L’alizé n’est pas encore bien établi. La problématique est simple : plus on est proche de la courbure de l’anticyclone, meilleur est l’angle pour gagner dans le sud-ouest. En revanche plus on est au sud, plus on peut espérer des vents soutenus. Angle ou pression, tel est le dilemme…
 
Mardi 14 avril : Nicolas Troussel prend la tête
Les cloches de Pâques ont déposé un joli cadeau dans le cockpit de Financo. Mais son skipper sait ce qu’il advient des œufs en chocolat… Une fois dévorés, il n’en reste rien. Ce qui justifie la prudence de Nicolas qui considère cette place comme un cadeau provisoire. Il est encore bien tôt pour espérer capitaliser les quelques milles chèrement acquis. Avantage provisoire aux tenants de la route nord… qui gardent un oeil inquiet sur les hommes du sud.
 
Mercredi 15 avril : Erwan marque un point
Ils appellent ça un « pif-paf ». La manoeuvre consiste à opérer un petit décalage à la faveur d’une petite bascule de vent. Une jolie trajectoire opérée à la faveur de la nuit par Erwan Tabarly qui, grâce à ce petit zigzag, fait coup double. D’une part, il se replace devant François Gabart et d’une autre, il prend l’initiative sur la route du sud empêchant du même coup Gildas Morvan de venir se recaler, au risque de glisser dans le tableau arrière d’Athema. C’est ce qu’on appelle, marquer son territoire.
 
Jeudi 16 avril : temporisation et contre-attaque
En tête de flotte, le doute s’installe. Les modèles météo laissent encore planer une certaine incertitude sur la pertinence des différentes options. Chacun temporise, cherche à réduire les écarts latéraux. Gildas Morvan, fort d’une stratégie qui avait déjà failli lui réussir lors de la Transat AG2R 2008, s’est positionné sur une route centrale en essayant de trouver le bon compromis entre une route plus courte et un différentiel de vitesse faible par rapport à ses compères du sud. Plus à l’arrière, certains commencent à jouer d’options radicales, tel Armel Tripon qui n’hésite pas à plonger jusqu’à des latitudes proches de l’archipel du Cap-Vert. Le skipper de Gedimat, en allant chercher la pression, la met sur ses adversaires directs.
 
Vendredi 17 avril : le retour du Géant Vert
Malgré une résistance acharnée, Nicolas Troussel a fini par céder sa place de leader à Gildas Morvan. Le skipper de Cercle Vert ne la lâchera plus jusqu’à vingt-quatre heures de l’arrivée. Petit à petit, les hommes du sud grignotent le terrain perdu. Mais surtout, une certaine forme de routine bienheureuse s’est installée sur la flotte qui profite des surfs sous spi, du soleil et d’une carène à plat sur l’eau… Adrien Hardy, calé au nord de la flotte, reprend des couleurs et du vent après deux jours passés à se débattre dans des vents erratiques. Le piège de l’anticyclone qui s’était refermé sur lui s’ouvre un peu.
 
Samedi 18 avril : plus que six
C’est comme pour les élections. Au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine. De petites avaries en choix stratégiques inadaptés, de pertes de vigilance en minutes de sommeil en trop, la flotte s’est maintenant divisée en trois groupes. Six navigateurs peuvent encore prétendre à la victoire : Gildas Morvan, Nicolas Troussel, Erwan Tabarly, Gérald Veniard, François Gabart et Thierry Chabagny. Trois semblent décrochés : Louis-Maurice Tannyères, Yannig Livory et Victor Jean-Noël… Armel Tripon, Franck Le Gal, Isabelle Joschke comme Adrien Hardy peuvent espérer encore décrocher un accessit.
 
Dimanche 19 avril : Gildas sans souci, Isabelle a des ennuis
Tout va bien pour le leader de la course. Petit à petit, Gildas Morvan creuse son sillon vers une victoire attendue… Tranquille comme Baptiste, le skipper de Cercle vert affiche une sérénité impressionnante…  Ses adversaires attendent toujours leur heure, mais pour le moment, le Champion de France 2008 réalise quasiment le sans-faute. En milieu de flotte, Isabelle Joschke souffre depuis plusieurs jours : en butte à des problèmes d’énergie, la navigatrice se doit d’économiser sur tout… Du coup, elle doit barrer environ dix-neuf heures sur vingt-quatre… La jeune navigatrice avouera quelques jours plus tard à la vacation souffrir fréquemment d’hallucinations et de coups de pompes à répétition.
 
Lundi 20 avril : à l’ouest, rien de nouveau
Pourquoi faudrait-il qu’il se passe toujours quelque chose sur une course ? Ce lundi est désespérément calme… Chacun continue de glisser sous les alizés retrouvés. Peu de changements au classement, pas de grandes décisions stratégiques, c’est la pause.
 
Mardi 21 avril : le sud pointe son nez
Erwan Tabarly, François Gabart, Armel Tripon ; les hommes du sud ont enclenché la surmultipliée. Ils progressent en moyenne à un, voire deux nœuds plus vite que leurs adversaires. Le suspense est relancé, d’une part pour le podium, mais aussi pour la première place. Même si Gildas Morvan tient tête, sa marge de manœuvre risque d’être ténue.
 
Mercredi 22 avril : Erwan la menace
Pour Gildas Morvan, le danger s’identifie de plus en plus clairement… Il viendra d’Erwan Tabarly qui continue de progresser à vitesse grand V. Toujours dans le sud, François Gabart pointe le bout de l’étrave et fragilise les défenses de Nicolas Troussel et de Gérald Veniard. Néanmoins, Gildas garde confiance : les prochaines heures devraient lui permettre de se recaler correctement à la faveur d’une bascule du vent vers l’est.  Pour les places d’honneur, Franck Le Gal, Armel Tripon et Isabelle Joschke continuent de se battre comme des chiffonniers. Naviguant parfois à vue, les trois solitaires y trouvent là une motivation supplémentaire.
 
Jeudi 23 avril : il court, il court le furet
Il est passé par ici, il repassera par là… Tel le furet de la chanson, la perspective de la victoire oscille au gré des fichiers de vent entre les deux leaders de la flotte. Il semble que l’écart pourrait être inférieur à quinze minutes… une misère au vu du nombre d’heures passées à régler le bateau, à barrer jusqu’au bout de la fatigue, à compulser les fichiers météo pour élaborer une stratégie gagnante.
 
Vendredi 24 avril : un grain relance la donne
Alors qu’il semblait que la victoire avait choisi son camp, un grain instable est venu tout bouleverser. Pendant deux heures, Gildas Morvan s’est vu contraint d’avancer à deux nœuds, voire moins. Et pendant ce temps, Erwan Tabarly a continué de progresser à près de dix nœuds. Tant et si bien, que le skipper d’Athema a pris la tête du classement provisoire pour un petit mille. Une seule certitude : rien n’est certain…
 
Samedi 25 avril : la lutte finale
Après une journée au coude à coude où les deux solitaires ont navigué à vue, la victoire a choisi son camp. Cette fois-ci, c’est Erwan qui s’est vu ralenti par un grain permettant à son adversaire de reprendre l’avantage. Il n’en fallait pas plus pour le skipper de Cercle Vert qui s’impose finalement avec moins de cinq minutes d’avance sur Erwan Tabarly. On aurait aimé un match nul tant la bataille fut acharnée… Mais la voile n’accepte pas de renvoyer deux adversaires dos à dos et ce, malgré toute l’estime qu’ils peuvent se porter. François Gabart complètera le podium… Suivront ensuite Nicolas Troussel, Gérald Veniard puis Thierry Chabagny. Armel Tripon et Franck Le Gal se livreront à un duel d’anthologie pour la septième place. Isabelle Joschke ira au bout de sa fatigue pour aller chercher la neuvième place, suivie par Adrien Hardy au cœur de la nuit marie-galantaise.
 
Samedi 26 avril : clap de fin
Victor Jean-Noël aux premières lueurs de l’aube, puis Yannig Livory qui mettra fin à son long parcours de solitude, précéderont donc Louis-Maurice Tannyères qui clôturera donc cette édition 2009 qui aura attendu jusqu’aux dernières heures pour décider de son vainqueur.

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Gildas Morvan : “ma préparation d’hiver a payé”

Gilda Morvan Cercle vert
DR

Gildas, à froid quel bilan tires-tu de ta course et de ta victoire ?
"On dit souvent qu’une course se gagne avant le départ, dans la préparation… et bien c’est vrai ! Je pense qu’on a vraiment bien travaillé cet hiver. J’avais fait le choix de laisser carte blanche sur le bateau à mon assistant, Mathieu Couture. Il gérait le technique comme il voulait et ne m’appelait qu’en cas de doute. Pour résumer, lui s’occupait exclusivement de préparer le bateau et moi exclusivement de préparer le bonhomme. Grâce à ça, j’ai pu travailler dans d’excellentes conditions au Pôle France de Port-la-Forêt. Le bateau, lui, était nickel sans que je m’en occupe, je pense que ça a joué."

Une préparation tous azimuts côté skipper ?
"Oui. J’ai bossé le physique, avec de la piscine trois fois par semaine, le mental avec le coach Gilles Monnier, la météo avec Jean-Yves Bernot et Jean-Luc Nélias. J’ai aussi beaucoup travaillé sur les logiciels, dont le nouveau ‘Tactique’ et ‘Maxsea’ pour me familiariser encore plus avec ces deux outils que j’avais à bord. J’étais à 100% dedans. Au final, j’étais parfaitement serein au départ… et pendant la course. Il faut ajouter à cela l’avantage d’avoir un partenaire aussi fidèle que Cercle Vert, qui me donne les moyens de bien faire les choses, c’est très important."

C’est un tout donc ?
"Absolument. La conjugaison de ces trois paramètres – le technique, la préparation du bonhomme et le soutien de mon partenaire – m’ont permis d’entrer dans une spirale vertueuse. Et le travail accompli tout l’hiver au Pôle France de Port-la-Forêt me convient très bien aussi : il y a beaucoup de compétences réunies là-bas et elles me servent énormément."

Finish à suspense mis à part, à quel moment la course s’est-elle jouée ?
"Dans la courbure de l’anticyclone des Açores. Il y avait une belle ‘aile de mouette’ à faire et j’ai réussi à l’exploiter au mieux, c’est à dire à être en phase avec les phénomènes météo sans toutefois m’enfermer trop au nord ou trop au sud. A tout moment ou presque je pouvais revenir. Je crois que j’ai trouvé le meilleur compromis entre le bon angle au vent qu’avait Nicolas Troussel au nord et la pression de vent supplémentaire qu’avait Erwan Tabarly au sud. Ce n’était pas évident, j’ai eu le soupçon de réussite qu’il faut, mais j’ai réussi à toujours rester « placé-gagnant », sans m’emporter, sans aller dans les extrêmes. Je pouvais jouer à la fois l’attaque et la défense, à la différence de mes principaux adversaires qui ne pouvaient plus revenir de leurs options respectives, beaucoup plus marquées. J’ai fait une belle trajectoire, je crois."

Sur le final au contact contre Erwan Tabarly, on imagine que ton expérience du match-race a servi ?
"Oui. Mine de rien, mon vécu avec Marc Pajot sur la Coupe de l’America et aux Jeux Olympiques en Soling m’a beaucoup aidé. Je savais que si ça se terminait bord à bord, j’avais ce plus par rapport aux autres… et effectivement, cela m’a bien servi dans le duel final avec Erwan. Je savais ce qu’il fallait faire pour contrôler au maximum, je n’étais pas perdu… ça m’a beaucoup aidé, c’est clair."

Tu dégages une impression de grande sérénité…
"A un moment tu es dans la bonne spirale, tu as l’impression que tout s’enchaîne bien, que rien n’accroche. Je ne me prends pas la tête. J’ai été particulièrement serein à bord pendant la course – encore une fois grâce à ma préparation hivernale. Juste avant le départ, à une manche d’entraînement au Pôle France, j’avais déjà terminé 1er juste devant Erwan et au Prologue c’était un peu la même chose, avec Thierry Chabagny intercalé : cela donne confiance aussi."

Avec cette victoire tu te retrouves en tête du Championnat de France…
"Oui mais le Championnat n’est pas vraiment l’objectif de la saison. L’autre grand objectif après la Transat, c’est la Solitaire du Figaro. J’ai déjà reçu quelques messages de ‘clients’ (d’autres skippers, ndr) qui disent m’attendre au tournant… mais la pression ne me dérange pas, je suis prêt pour la guerre (rires) ! Sur cette Transat aussi j’étais attendu à cause de mon titre de champion de France, mais ce n’est pas un problème. C’est du bon stress, je sais que je peux le transformer en pression positive, en faire de belles choses."

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Green Dragon : Déçu mais pas démoralisé

Green Dragon
DR

À bord du bateau, plusieurs grands noms de la course au large :  Damian Foxall, le vainqueur de la Barcelona World Race, Neal McDonald et Justin Slattery qui a déjà remporté la Volvo et le médaillé olympique Ian Walker. La déception est donc au rendez vous pour cet équipage expérimenté mais dans cette remontée de Rio, le skipper Ian Walker refuse d’incriminer son équipage affirmant que le véritable problème a été la vitesse du bateau. Selon lui, au reaching, Green Dragon a une performance 5 à 10% inférieure aux autres bateaux, notamment à cause de son bulbe qui pèse une tonne de moins que le maximum permis.  Pour le navigateur, Ian Moore, la première moitié de cette étape ne comportait pas de soucis de navigation. De plus, au départ les attentes n’étaient pas très élevées car au reaching, "il devient impossible de rester avec le peloton.  Avec une tonne de plus, on aurait vraiment un bateau rapide.  Il y avait toujours l’éventualité que nous allions terminer dernier dans cette étape, mais on n’a pas voulu le dire au début, car on gardait l’espoir d’une surprise, mais malheureusement ce ne fut pas le cas." Pour les Irlandais, l’escale à Boston offre néanmoins un peu de repos dans une ville historiquement très liée avec l’Irlande.
L’équipage souhaite désormais oublier cette 7ème place et anticiper le retour vers Galway. Philip Harmer, régleur: "Galway va être fabuleux.  On n’arrête pas d’en parler.  Cela va être une des étapes les plus dures de la course, ce qui nous convient parfaitement.  Notre bateau est conçu pour l’océan plutôt que les passages le long des côtes et l’arrivée à Galway va être extraordinaire.  Tout le monde a hâte de partir sur ce parcours".

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Jeanneau 57 : un site dédié.

Jeanneau 57
Jeanneau 57

A Saint-Tropez, samedi 25 avril 2009, Jeanneau organisait une grande cérémonie pour révéler officiellement le Jeanneau 57.

De nombreux propriétaires étaient présents pour découvrir en première mondiale ce nouveau Jeanneau 57 dévoilé par les architectes et designers Philippe Briand, Vittorio Garroni et Jean-François de Premorel.                                                                                                                      
A l’occasion du lancement de ce voilier, un site internet dédié au Jeanneau 57 a été créé : http://www.jeanneau.com/jeanneau57/fr

Cet élégant voilier de croisière associe un intérieur somptueux et un design de pont parfaitement pensé pour faciliter les manoeuvres de son équipage. Chaque espace sur ce yacht d’exception contribue à procurer le plus grand confort en navigation.
Les matériaux les plus nobles ont été soigneusement sélectionnés : cuirs de grande qualité, planchers en bois exotique et équipements inox. Les nombreux hublots panoramiques et la large baie coulissante laissent entrer la lumière en abondance.

En navigation, vous apprécierez les performances de ce voilier de 17,7 mètres digne d’un Jeanneau Yacht. D’une grande intelligence de conception signée Philippe Briand et Garroni Design, sa longue ligne de flottaison et la répartition précise de la technique lui assurent une vitesse inégalée dans  sa classe.

Source : Jeanneau

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BMW Group DesignworksUSA : des perfectionnistes en coulisse…

Bavaria 55 Cruiser
Bavaria 55 Cruiser

BMW Group DesignworksUSA est une filiale de BMW Group. Fondée en 1972 à Los Angeles, c’est dans les années 80 que l’entreprise réalise – sous sa raison sociale d’alors, DesignworksUSA – ses premiers travaux pour BMW Group. Dès le début, elle attire des clients aussi prestigieux que Nokia et HP, fascinés par un cocktail unique mêlant compétence stratégique, intuition, sensibilité et créativité tous azimuts. Aujourd’hui, la société, dont BMW Group a fait l’acquisition en 1995, opère à l’échelle mondiale à partir de trois implantations, en Europe, en Amérique et en Asie. En plus des impulsions données aux ateliers de design des trois marques de BMW Group, elle sert également de moteur d’innovation à un grand nombre de clients de renom relevant de secteurs aussi variés que les technologies de l’information, l’électronique de divertissement, la construction aéronautique, la médecine, l’environnement, les articles lifestyle et les équipements sportifs. Ainsi, d’un côté, BMW Group DesignworksUSA alimente la créativité du groupe en incorporant, en interne, l’expérience acquise à travers la diversité de ses clients externes. De l’autre, elle se sert de la vision du milieu automobile pour enrichir les projets développés dans les autres secteurs d’activité. Obéissant au principe de la « fertilisation croisée », ce transfert de technologies intersectoriel est unique en son genre.
 
La clé du succès de BMW Group DesignworksUSA réside dans sa capacité à développer un langage unique et spécifique à chaque client, en traduisant les valeurs intrinsèques d’une marque en un produit concret, au design affirmé, afin de créer une expérience intense.

Un exemple récent en a été présenté dans cette rurbrique à travers le dessin de la silhouette du Cruiser 55, le plus grand voilier de la firme Bavaria jamais construit à ce jour :
https://www.courseaularge.com/infos_pro/11769/Bavaria-presente-son-nouveau-Cruiser-55.html

Laurenz Schaffer, directeur de l’atelier de design munichois, résume la philosophie de cette réalisation : " Le design du Cruiser 55 est orienté vers une fonctionnalité et une performance au plus haut niveau. Nous l’avons conçu dans un grand souci de netteté et de pureté des lignes. Le pont est débarrassé de tout superflu, la disposition des fonctions est parfaitement claire pour mettre en avant une nouvelle qualité du plaisir de la voile le plus pur. S’inspirant des thèmes classiques de la ligne Cruiser existante, le concept est cependant nettement plus moderne par l’emploi, entre autres, de surfaces élégantes et lisses, sans solution de continuité. Les écoutilles affleurent le pont. Intégrés dans une large bande décorative courant sur les flancs de la coque, les hublots ont un dessin étroit, volontairement accentué dans le sens horizontal. L’impression de dégagement et de clarté ainsi obtenue suggère le calme et focalise l’attention de l’équipage sur l’aspect essentiel de ce yacht, à savoir ses qualités véliques. Et malgré sa subtile simplicité, le Cruiser 55 revêt un caractère tout à fait particulier qui suscite l’émotion chez l’observateur : avec sa ligne de pont efficacement surélevée, la section moderne de sa coque à l’arrière, un pont large au niveau du cockpit arrière, un tableau arrière large, au dessin caractéristique des surfaces, et une zone de convivialité étonnement spacieuse, le Cruiser 55 s’affirme avec sérénité comme le vaisseau amiral de la flotte BAVARIA, remplissant les carnets de commande avant même le lancement de la production en série. Il est disponible dès à présent en version trois, quatre ou cinq cabines."

Source : BMW Group France

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Glowfast : lumineux !

Glowfast
Glowfast

Glowfast Marine commercialise une gamme de bandes lumineuses pour les voiliers de course. Ces bandes deviennent automatiquement lumineuses dans le noir vous permettant de voir la forme de la voile et ainsi de mieux la régler, ce qui vous offre une performance accrue jusqu’à 20% la nuit selon Glowfast.  Grâce à une technique de pointe déposée et un traitement révolutionnaire, les bandes lumineuses de Glowfast offrent des caractéristiques exceptionnelles. Après seulement 10 minutes d’exposition à la lumière, elles restent lumineuses pendant plus de 20 heures et se rechargeront la prochaine fois qu’elles seront exposées à la lumière. Ces bandes lumineuses sont fabriquées spécifiquement pour la voile à partir des mêmes matières premières que celles couramment utilisées, ce qui les rendent légères, résistantes et faciles à mettre en place.

Poids : 220 grammes par mètre carré. Comparable aux bandes traditionnelles et avec un poids bien inférieur à la bande réfléchissante et à d’autres matériaux lumineux sur le marché.

Résistance : fabriquées à partir des meilleures matières premières, les bandes lumineuses de Glowfast contiennent un adhésif pour une utilisation extérieure. Mises en place correctement, elles ont une espérance de vie équivalente à votre voile.

Utilisation facile : elles peuvent être appliquées à la voile en utilisant les mêmes techniques que celles employées pour la mise en place de bandes classiques.

Glowfast Marine vient aussi de sortir une gamme d’étiquettes lumineuses pour les bloqueurs sur les voiliers de croisières et de course. Fabriquées en utilisant une technologie de pointe, les étiquettes lumineuses Glowfast deviennent une nécessité absolue sur tous les voiliers navigant de nuit.

Grâce à une technique de pointe déposée et un traitement révolutionnaire, les étiquettes lumineuses de Glowfast Marine offrent des caractéristiques lumineuses exceptionnelles et un produit léger et résistant.   Conçues pour résister à l’agression de l’environnement marin, elles contiennent un produit qui une fois exposé à la lumière, reste lumineux pendant plus de 20 heures. Que ce soit en course ou en croisière, rien ne remplace ces étiquettes !  Elles permettent une rapide identification du bloqueur que vous cherchez pendant le jour ou la nuit sans avoir recours à une lampe de poche. Cela vous permet de limiter les dégâts éventuels qui peuvent vous coûter cher, et également les blessures, causés parce que vous avez mal reconnu le bloqueur la nuit. Disponible en trois formats, elles conviennent à tous les bloqueurs.  Une version personnalisée est également commercialisée.

Source : Glowfast Marine
www.glowfast.com

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Victoire de Thomas Ruyant à Pornichet

Thomas Ruyant
DR

Avec maîtrise…
 Thomas Ruyant et son voilier n’ont pas quitté la place de leader sur cette épreuve qui a débuté samedi à 13h00 de Pornichet. Ils ont enroulé toutes les marques de passage en tête de la flotte, qui comprenait 25 prototypes. Le skipper de 28 ans, a plutôt bien maîtrisé la Pornichet Select 6.50 réputée comme l’une des compétitions les plus dures du circuit. Mission accomplie pour Thomas sur ce premier acte de sa saison… Les quelques modifications apportées au plan Finot ont porté leurs fruits et les nombreux entraînements hivernaux sur le plan d’eau de Lorient ont clairement apporté au skipper nordiste plus d’assurances et de maîtrise de la navigation en solitaire. En ne faisant pratiquement pas de fautes tactiques et stratégiques, en restant en forme physique tout au long de la course, Thomas, après trois années passées sur le circuit des Mini 6.50, semble désormais bien en phase avec les éléments et son bateau.  Il confirme sa bonne année 2008 avec rappelons-le des victoires sur le Mini-Fastnet, la Mini-Barcelona et sur l’Open Demi-Clé.
 
Thomas Ruyant : « Ma tête pour penser ! »
« Je suis hyper content car il y avait un peu de pression avant le départ de cette première course de la saison car l’ensemble de mes concurrents étaient présents » déclare Thomas. « Je n’ai eu aucun souci technique, cela m’a permis de rester en pleine concentration sur les manœuvres et sur la stratégie. J’avais ma tête pour penser alors que sur certaines courses, je passais plus de temps à régler des pépins sur mon voilier et évidemment à moins réfléchir aux options. Aux moments importants, j’ai pris les bonnes décisions comme cette nuit où j’ai bien anticipé une bascule du vent au nord-ouest. L’arrivée a été musclée avec 30 nœuds de vent mais je suis resté dans ma course. Avec le Mini-Fastnet l’an dernier, c’est vraiment une belle victoire. Je remercie mes partenaires qui me suivent au jour le jour. Je pense notamment à Faber France et la Communauté Urbaine de Dunkerque ».
 
Le prototype « Faber France »  
Le Mini 6.50 n°667 a été construit en 2007 au chantier AMCO de Thierry Fagnant d’après les plans de Jean Marie Finot. Entièrement construit en carbone, il est doté de ballasts d’inertie pour le près et arrière pour le reaching, quille basculante, dérives asymétriques, mât rotatif et basculant, safrans relevables. Ce bateau est résolument moderne. Il a démontré au coté d’Isabelle Joschke, l’ancienne propriétaire, toute sa fiabilité et surtout sa puissance à toutes les allures.

Le classement de la Pornichet Select 6.50 :
 
1 667 RUYANT Thomas Faber France 12 h 05
2 716 SCHIPMAN Henry-Paul Maisons de l’avenir – Urbatis 13 h 04
3 618 AVRAM Olivier Cap Monde 13 h 05
4 617 DESPRES Fabien Soitec 13 h 06
5 348 BRASSEUR Pierre Région Nord Pas de Calais – Ripolin 13 h 10
6 346 BOURGUES Laurent Adrénaline 13 h 15
7 621 NORMAND Thomas Déphémérides 3 13 h 35
8 432 HAIZE Xavier Interface concept

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